CAS PEDRO-CAMILO
Dans No Mundo Maior, André Luiz et Calderaro ont examiné le cas Pedro-Camilo.120 Les bienfaiteurs se sont arrêtés près du lit de Pedro dans un grand hôpital. Faible et pâle, il demeurait connecté à une entité désincarnée déplorable. Des fils très fins entrelaçaient les deux mutuellement depuis le thorax jusqu’à la tête. Ils semblaient viscéralement unis l’un à l’autre, comme s’ils étaient prisonniers des mêmes pensées, commotions et sentiments. Calderaro expliqua que ce sont deux malades : l’un dans la sphère corporelle, l’autre en dehors, qui ont leur cerveau intoxiqué et ajusté l’un à l’autre. En voici l’histoire :
Il y a environ vingt ans, Pedro, le malade alité tua celui qui est maintenant son bourreau. Ils travaillaient ensemble dans une grande ville dans un commerce de quincaillerie. L’homicide travaillait pour la victime depuis son enfance et, arrivé à la majorité, il exigea de son patron qui était aussi son tuteur le paiement de plusieurs années de service. Le patron refusa avec véhémence et allégua l’effort fourni pour l’aider au cours de son enfance et de sa jeunesse. Il lui donnerait une position avantageuse dans les affaires, des intérêts substantiels, mais ne lui paierait rien relativement au passé. Jusque-là, il l’avait considéré comme un fils qui lui réclamait de l’aide en permanence. Subitement, la discussion commença. Des mots rudes échangés dans des vibrations de colère ont enflammé le cerveau du jeune homme qui, dominé par furie sauvage, tua son patron. Avant de fuir, le criminel courut au coffre où étaient entassés des billets de banques, prit un montant considérable (qui lui revenait de droit, d’après lui) et laissa le reste intact pour confondre la police le lendemain. En effet, le lendemain matin, il est arrivé au magasin où le cadavre de la victime avait passé la nuit (sa famille était à la campagne). Il fit semblant de s’inquiéter de voir les portes fermées et invita le gendarme à le suivre pour briser l’une des serrures. En peu de temps, la nouvelle du crime se répandit. Cependant, la justice humaine, trompée par l’habileté du délinquant ne put résoudre l’affaire. L’assassin déploya tous ses efforts pour protéger les intérêts du mort. Il fit mettre les scellés sur les coffres et sur les livres. Il dressa des inventaires précis. Il demanda l’assistance des autorités légales pour un examen minutieux de la situation. Il a joué le rôle d’un avocat auprès de la veuve et des deux enfants du tuteur décédé, lesquels, en raison de son dévouement ont reçu un bon héritage. Il pleura le décès de son tuteur comme s’il avait été son père. Étant donné que la justice ne put jamais trouver une solution à l’énigme, il partit discrètement vers un grand centre industriel où il plaça les fonds dans des activités rentables.
Il réussit à tromper les hommes, mais ne put se tromper lui-même.
Calderaro continua à raconter ce qui se passa après le geste extrême. Camilo, l’entité désincarnée se mit à le poursuivre partout. Il s’est accroché à l’organisation psychique comme du lierre sur un mur. Pour se débarrasser du harcèlement constant, Pedro redoubla d’activités. Il mit sur pieds de nombreuses affaires et vit sa fortune se multiplier. Mais il ne parvint pas à trouver la paix. Il épousa une jeune femme de très bonne famille et celle-ci lui donna cinq enfants charmants.
Son épouse l’aida beaucoup, mais son persécuteur ne lui donna pas de répit. Il eut des dépressions nerveuses, des cauchemars horribles. Sa famille était son seul soulagement. Afin de les entourer de confort, il avait une activité fébrile et incessante. Il n’avait pas encore cinquante ans et son corps terrestre montrait des signes de décrépitude. Comme il vivait uniquement dans la région intermédiaire du cerveau, le cortex moteur, il n’avait la paix que lorsqu’il travaillait. Il se couchait exténué par la fatigue du corps et se levait le lendemain, fatigué parce qu’il ne pouvait pas se débarrasser de son persécuteur pendant le sommeil.
En conséquence, il provoqua le déséquilibre de l’organisation périsprituelle, qui se reflétait dans la zone motrice et installait le chaos organique.
Au cours de l’examen,, André Luiz se rendit compte du risque de ramollissement cérébral. Calderaro expliqua qu’il existe une chimie spirituelle au même titre que la chimie physiologique. Et le long processus d’obsession l’amena au déséquilibre du chimisme périsprital et, en conséquence, au déséquilibre organique.
André manifesta l’envie de parler à l’entité persécutrice et l’instructeur répondit :
- Peine perdue, André, parce que nous ne pouvons pas encore les aimer comme s’ils étaient nos frères ou nos fils. Pour nous deux, des esprits qui ont un raisonnement plus avancé mais des sentiments moins sublimes - ils sont deux malheureux et rien de plus.
Et il ajouta : si la connaissance peut aider à l’extérieur, il n’y a que l’amour qui soutient à l’intérieur. Et nous deux, nous connaissons seulement et ne savons pas aimer…
À ce moment, quelqu’un frappa à la porte d’entrée. C’était une femme sublime ! La sœur Cipriana, porteuse du divin amour fraternel.
Sous l’impact des vibrations d’amour de ce bon cœur – des radiations puissantes superultracourtes, semblables aux rayons gamma – les voiles sombres de la haine et de la vengeance se déchirèrent : Camilo fut emmené dans les écoles de l’au-delà et Pedro revint heureux auprès de sa famille.121
Des explications approfondies sur les rayons superultracourts se trouvent dans le chapitre 3 de la Partie II.
L’AMOUR EST TOUJOURS LE PLUS FORT
En visite aux régions infernales profondes, à la recherche de Gregório et de moyens qui contribueraient au rétablissement de Margarida qui se trouvait aux portes de la désincarnation, Gúbio et André Luiz entendaient le prêtre dire : 122
- J’ai besoin de nourriture psychique. Il n’y a que l’esprit de Margarida que peut me la donner.
Nous reproduirons ici la leçon de Plutarque en raison de la justesse de son raisonnement : « Certains démons tyranniques exigent pour leur plaisir une âme incarnée ; incapables de satisfaire leurs passions autrement, ils l’incitent à la révolte, à la débauche et aux guerres et ainsi, ils atteignent leur but.123
Gregório est le chef d’un autre groupe d’esprits malheureux, cristallisés dans le mal et qui lui obéissent aveuglément, Il commit des crimes crapuleux et appartient au groupe des Dragons, ennemis de l’Évangile où il agit en grand prêtre.
La mission de Gúbio était parrainée par Matilde, mère du prêtre aux temps de la Toscane, qui le suit depuis 700 ans à partir des Plans Supérieurs. Au cours des cinq dernières décennies, elle a déjà réussi à s’approcher mentalement de lui, car elle s’aperçoit que son fils s’ennuie, doute de la victoire du mal et abrite des interrogations dans son esprit avili.
Gúbio fit promettre à Gregório de ne pas intervenir dans l’action qu’il souhaitait développer auprès de Margarida. Finalement, ils étaient auprès du lit de la malade. Deux désincarnés d’aspect horrible s’inclinaient, confiants et dominateurs, sur la poitrine de la malade pour lui faire subir une opération magnétique compliquée. L’observation d'André Luiz fut très inquiétante : « quelques dizaines de « corps ovoïdes, de plusieurs tailles et de couleur grise, qui ressemblaient à des semences vivantes, étaient attachées au cerveau de la vivante, par des fils très subtils, soigneusement disposés dans la médule allongée.
C’était la première fois qu’il observait un siège techniquement organisé. Évidemment les formes ovoïdes avaient été amenées par les hypnotiseurs qui commandaient l’opération.
Nous avons pu voir que tous les centres métaboliques de la malade étaient contrôlés ainsi que la pression artérielle. La région thoracique présentait des plaies sur l’épiderme provoqué par l’inhalation de substances foncées qui non seulement pesaient sur ses poumons, mais explosaient en ulcérations de la peau.
La vampirisation était incessante. Les énergies habituelles du corps semblaient transférées aux « formes ovoïdes » qui se nourrissaient d’elles automatiquement, en un mouvement de succion.
Les hypnotiseurs entouraient les nerfs optiques et dominaient les voies d’équilibre dans le cervelet. De ce fait, la malade gardait les yeux écarquillés et on pouvait voir les phénomènes hallucinatoires qui traversaient son esprit.
Soixante persécuteurs du groupe de Gregório étaient en fonction dans le cas de Margarida.
D’après les informations de Saldanha, le chef de l’opération, ils travaillaient plus intensément depuis dix jours et la solution ne tarderait pas. La solution envisagée était la mort de la malade.
On peut imaginer ce qu’avait représenté cette scène pour Gúbio, père spirituel de Margarida.
Le livre Libertação raconte le dénouement de cet extraordinaire cas de possession.
Il est important de souligner l’intervention remarquable d’un modeste centre spirite qui eut une influence décisive dans un cas compliqué de vampirisme : La séance de désobsession, le détachement des ovoïdes et l’acheminement (suite à l’endoctrinement) d’un des hypnotiseurs à une maison d’assistance du monde spirituel par les mentors.
Mais la cure de Margarida et l’hospitalisation de Gregório en vue d’une future réincarnation ont été des conquêtes inoubliables, une victoire triomphante de l’amour, sublime amour.
La possession peut s’installer par divers mécanismes. Dans le cas de Pedro-Camilo, elle a duré 20 ans et était le fait d’un seul persécuteur. On a pu observer une modification du chimisme spirituel ou de la physiologie du périsprit : un déséquilibre organique, des perturbations et le risque d’un ramollissement cérébral.
Dans le cas de Margarida, la possession s’est installée plus effectivement en 10 jours. L’organisation technique compétente d’un groupe de soixante persécuteurs parmi lesquels deux hypnotiseurs et des dizaines de parasites ovoïdes ont conduit à la décadence organique presque totale en raison du contrôle qu’ils avaient sur le système endocrinien, sur la pression artérielle et sur des fonctions importantes de l’économie organique.
EPILEPSIE ET OBSESSION
D’habitude, on place sous la rubrique épilepsie, la crise épileptique avec tous les symptômes et signes caractéristiques – c’est une maladie taboue et entourée de préjugés -. Du point de vue médical, elle fait partie des arythmies cérébrales, des perturbations complexes du potentiel électrique du cerveau et se caractérise par des crises d’aspects cliniques variables dues à une décharge synchronique d’un ensemble de neurones.
L’épilepsie se manifeste par une gamme variable de symptômes et signes parmi lesquels on remarque les convulsions et les perturbations de conscience avec des effets divers dans le domaine organique.
Il y a deux références dans l’œuvre d'André Luiz sur ce sujet. Avant de les aborder, il est utile de rappeler les réponses données par Chivo Xavier (Emmanuel) lors d’une interview à Folha Espírita qui se trouve dans notre livre Lições de Sabedoria124 :
« L’arythmie cérébrale, dans la plupart des cas, est un élément de fixation d’onde de l’esprit communicant. Bien souvent, la même arythmie cérébrale se trouve dans le processus d’obsession. Ce sont des questions que l’avenir nous expliquera plus en détail avec les solutions nécessaires pour résoudre le problème. »
Lorsque je lui demandai si l’épilepsie était toujours le résultat du processus d’obsession, il répondit :
« Parfois, mais ce n’est pas toujours le cas. Nous comprenons que le problème nerveux est présent dans tous les phénomènes considérés épileptoïdes parce que le traumatisme de la créature dans le domaine émotionnel peut générer des manifestations épileptoïdes sans la présence de l’esprit persécuteur ».
Voyons les exemples de la série André Luiz.
Le 1er cas est traité dans Nos Domínios da Mediunidade.
Les observations sont faites dans un centre spirite, où Clementino, Hilário, Áulus et notre Dante Alighieri du XXème siècle se sentent plus à l’aise pour travailler125
Le malade poussa un cri aigu et tomba désemparé : sa vieille mère n’a pas eu le temps d’éviter une chute spectaculaire.
Le jeune homme fut, alors, placé dans un lit isolé du public. Pedro et le persécuteur qui le dominait semblaient fondus l’un dans l’autre. Ils étaient deux ennemis en lutte féroce.
La crise épileptique s’était installée avec tous les symptômes classiques. Le malade était extrêmement pâle, avait des mouvements toniques-cloniques, la tête fléchie vers l’arrière, les dents serrées et les yeux en mouvement continu dans les orbites. La respiration était saccadée et les sphincters se relâchaient. Le malade semblait torturé, vaincu sur le champ de bataille. Le persécuteur, sourd à tout appel de clémence, était entré dans le corps de la victime.
Je me vengerai ! Je me vengerai ! Je ferai justice par mes propres mains ! Hurlait-il colérique.
Suite à une anamnèse et un examen physique, André Luiz constata que le cortex cérébral était entouré d’une masse sombre fluidique. Et Piulus en établit un diagnostique : c’est la possession complète ou encore l’épilepsie essentielle.
Hilário voulut savoir si le malade était inconscient. L’assistant répondit affirmativement et ajouta : si on le considère comme malade terrestre, en ce moment il n’a pas de lien avec le cerveau du plan corporel. Toutes les cellules du cortex sont bombardées par les émissions magnétiques toxiques. Les centres moteurs sont désorganisés. Tout le cervelet est envahi de fluides nocifs. Les voies d’équilibre semblent complètement perturbées. Temporairement, Pedro ne dispose ni de contrôle pour se maîtriser, ni de la mémoire pour fixer l’événement inquiétant duquel il est un protagoniste. Ceci se passe au niveau de la forme humaine car son esprit enregistre toutes les particularités de la situation où il se trouve afin d’approfondir ses expériences.
André Luiz posa au mentor une question importante pour nos études, à savoir, si nous pouvons considérer le fait observé comme étant une transe médiumnique. Áulus répondit :
- Oui, nous avons vu une crise épileptique, selon la définition de la médecine terrestre, cependant nous sommes obligés de l’identifier comme une transe médiumnique de faible teneur parce que nous avons aperçu ici l’association entre deux entités déséquilibrées qui sont accrochées à la toile de la haine réciproque.
Ensuite, le bienfaiteur raconta que Pedro et l’adversaire se sont battus pendant des années dans les zones du purgatoire. La situation s’était améliorée, mais le malade a gardé des lésions sur le corps périsprital, les rencontres entre les deux étaient plus espacées et expliquaient la périodicité des attaques épileptiques. Et il se mit à raconter les événements d’une autre vie qui avaient engendré cette souffrance :
Cet antagonisme entre les deux existe depuis longtemps. À la fin du siècle dernier, Pedro était un médecin qui abusait de sa mission curatrice. Une analyse mentale spécifique le montrait dans de nombreuses aventures moins dignes.
Le persécuteur qui domine présentement ses énergies était son frère consanguin dont la femme notre malade essaya de séduire. Pour ce faire, il fit une cour assidue à la femme et essaya de nuire à son frère dans toutes ses affaires financières et sociales. Il n’hésita pas à l’enfermer dans un hospice où il demeura, idiot et inutile, jusqu’à sa mort. Au moment de désincarner, le persécuteur vit le malade avec sa femme et il est devenu fou de rage ; une rage qui le nourrit jusqu’à présent. Il leur a empoisonné l’existence et attendit son frère outre-tombe où ils se réunirent pour une procédure difficile de régénération. La compagne, moins coupable, fut la première à revenir au monde où, plus tard, elle reçut dans ses bras de mère le médecin délinquant comme son propre fils et purifia l’amour de son âme. Le frère trahi auparavant n’a cependant pas trouvé de forces pour se modifier et il continue à le vampiriser, obstiné dans la haine à laquelle il se livre inconditionnellement.
Et regardant ses disciples, il continua :
- Nous pénétrons obligatoirement dans l’enfer que nous créons pour les autres afin de goûter à notre tour au feu avec lequel nous brûlons notre prochain. Personne ne peut tromper la justice. Les réparations peuvent être retardées dans le temps, mais elles ont fatalement lieu.
Aidé par la prière de Celina et des amis spirituels, le persécuteur ressentit un léger soulagement et Pedro put ainsi dormir profondément. Le persécuteur, à demi-endormi fut envoyé à un centre d’urgences.
Pedro serait-il médium ? La question était posée et Áulus répondit :
Par la passivité avec laquelle il reflète l’ennemi désincarné, on pourrait le croire, mais il faut considérer qu’avant d’être un médium proprement dit, c’est un esprit endetté qui essaye de se racheter.
Pour le bienfaiteur, Pedro avait la médiumnité d’épreuve. Comme le développement de la médiumnité doit être compris comme « faire progresser » ou « produire », il serait nécessaire avant tout qu’un candidat malade comme lui développe des moyens personnels pour son propre réajustement. Et les fréquentes visites au centre spirite lui donneraient les moyens nécessaires pour ce réajustement.
- Des appareils médiumniques précieux ne peuvent pas être improvisés. Comme toutes les édifications précieuses, ils réclament effort, sacrifice, courage, temps…. Et sans amour et dévotion, il ne serait pas possible de créer les groupes et les instruments dignes pour les travaux d’échange, dit-il.
Est-ce que le malade sera guéri en peu de temps ? Demanda André Luiz. Áulus rappela que cela dépendait de lui et de la victime. Étant donné que tous les drames obscurs de l’obsession résultent d’un esprit malade, il faut que l’obsédé pratique le bien. Ainsi, il arrivera à modifier le tonus mental de l’adversaire qui se verra entraîné dans son renouvellement par ses exemples de compréhension et de renoncement, d’humilité et de foi.
Quant à la maladie, le bienfaiteur expliqua qu’après cet effort d’amélioration, les accès de possession pourraient se terminer, cependant les phénomènes plus légers de l’épilepsie secondaire continueraient à émerger pour un certain temps, en raison des souvenirs plus forts de bagarre qu’il traverse jusqu’à ce que son périsprit se réajuste intégralement. Ainsi, nous voyons que les crises épileptiques, propres de ce qu’on appelle le grand mal, seraient remplacées par les perturbations du petit mal, comme des absences, par exemple.
- Il faut apprendre sans se décourager et servir sans répit, conclut Áulus.
LA VICTOIRE DE MARCELO
Nous avons pris le 2ème cas dans Missionário da Luz126.
Marcelo, un jeune homme généreux et noble venait de finir en compagnie de ses parents, le culte de l’Évangile au Foyer où leurs âmes étaient plongées dans de profondes vibrations de paix. Calderaro et André Luiz ont coopéré spirituellement aux travaux de la nuit.127
Le jeune homme avait déjà passé la pire phase de la maladie qui l’avait atteint, mais les souvenirs des événements passés surgissaient sous forme de phénomènes épileptoïdes.
Marcelo, dans des vies passées, avait abusé de son autorité. Son intelligence était supérieure, mais il n’a pas toujours utilisé ses dons intellectuels pour venir en aide à son prochain. Il a préféré suivre ses penchants criminels. Un bon nombre de victimes l’attendaient outre-tombe, dans les régions inférieures, et ceci perturbait son organisme périsprituel. Ses amis, avec leur part de générosité, priaient pour lui.
- Malgré les supplications des intervenants, la libération se fit attendre, car les remords sont toujours le point de syntonie entre le créancier et le débiteur et notre ami avait la conscience remplie de cruels remords, expliqua Calderaro.
Avec le temps, il réussit à passer les pires épreuves. Après de longues années de déséquilibre au cours desquelles il eut d’horribles convulsions, des chocs et des souffrances provoqués par les adversaires, il fut secouru par un directeur spirituel très savant, un ami d’un passé lointain. Il se mit à suivre un plan de renouvellement spirituel. Il insista ensuite pour obtenir la réincarnation et aujourd’hui, dans la présente existence, il est bon, obéissant, docile et tendre depuis sa petite enfance. Il eut une enfance tranquille, bien que ses anciens persécuteurs l’aient eu dans le collimateur. En raison du travail régénérateur qu’il suivait, il n’était plus attiré vers eux, bien qu’il eût des souvenirs amers qui surgissaient dans son sommeil physique lorsque l’esprit est partiellement détaché du corps.
À quatorze ans, lorsqu’il se souvint des phénomènes vécus, les crises épileptiques surgirent. Marcelo ne se laissa pas abattre. Il trouva les antidotes nécessaires au problème : des prières constantes, des relations amicales, la pratique du bien et le maintien d’une spiritualité élevée.
Il n’avait pas besoin d’hypnotiques ni des remèdes habituels pour ce mal parce qu’il recevait constamment de l’aide du plan spirituel.
Après le culte et les prières au lit, Marcelo-esprit se détacha du corps physique et rencontra Calderaro. Il était content de le voir et de connaître également André Luiz. Ils étaient en pleine conversation lorsque deux ombres s’approchèrent des trois. Subitement, le jeune homme abandonna les amis spirituels et revint vers son corps qui se débattait en convulsions. C’était la crise épileptique nocturne.
- La simple approche des ennemis d’une autre époque peut changer les conditions mentales. Craintif, angoissé, il a peur de replonger dans la douloureuse situation où il se trouvait, il y a des années, dans les sphères inférieures et cherche, affolé, le corps physique comme quelqu’un qui s’abrite dans le seul refuge dont il dispose face à une tempête imminente, expliqua Calderaro.
En observant le malade, André Luiz remarqua que son épiphyse émettait des rayons anormaux.
Dans l’encéphale, le déséquilibre était complet. Des zones les plus élevés du cerveau partaient des rayons de lumière mentale qui bombardaient, pour ainsi dire, la ruche des cellules du cortex. Les divers centres moteurs, y compris, ceux de la mémoire et du langage étaient désorganisés, inanimés. Ces rayons anormaux pénétraient les couches les plus profondes du cervelet, perturbaient l’équilibre et la tension musculaire ; ils engendraient d’étranges transformations dans les neurones, émergeaient dans la matière grise et annulaient l’activité de ses fibres. Marcelo-esprit se tordait d’angoisse, juxtaposé au Marcelo-forme, prisonnier de la conscience organique, en proie à des convulsions, décrivit le médecin désincarné. Comment pourrait-on expliquer l’événement ? Il n’y avait pas d’esprit directement impliqué dans ce phénomène, d’autre part, la chambre du malade était protégée par une barrière magnétique en raison de son comportement spirituel digne. Il ne faut pas oublier que les trois avaient eu une conversation édifiante. Où était le problème ?
Calderaro rappela le phénomène des réflexes conditionnés de Pavlov et les associa à l’événement. Dans le cas de Marcelo, les lésions du périsprit provoquées par les remords et par l’attitude des victimes dans le monde spirituel n’étaient pas encore complètement cicatrisées. Le corps spirituel avait gardé un souvenir très fidèle des discordes vécues dans l’au-delà et, de ce fait, au cours de l’existence actuelle, les zones motrices, siège des « forces conscientes » constituent une « région périsprituelle en convalescence ». À l’approche d’anciens ennemis, le jeune homme qui n’a pas encore consolidé l’équilibre intégral est soumis à des chocs psychiques violents qui perturbent ses émotions. L’esprit désorienté abandonne le gouvernail de l’organisation périspritale et des éléments physiologiques. Ainsi, il assume une position anormale, disperse ses propres énergies dans des mouvements désordonnés ; ces énergies s’entrechoquent et émettent des radiations de basse fréquence semblables à celle qui provenait de la pensée hallucinée de ses victimes. Ces ondes destructrices envahissent la matière délicate du cortex encéphalique, s’emparent des centres corticaux, perturbent le siège de la mémoire, du langage, de l’audition, de la sensibilité, de la vision et d’autres centres sensoriels. Ainsi, le « grand mal » s’installe.
Suite aux explications de Calderaro, André comprit l’impossibilité de pratiquer la psychiatrie sans avoir de connaissances sur l’esprit.
D’après Calderaro, le déséquilibre périsprital relié au phénomène épileptoïde, se caractérise par une gradation extrêmement complexe.
Nous avons des millions de personnes irascibles qui se mettent en colère très facilement, contaminent les centres nerveux fondamentaux en raison des excès de l’esprit indiscipliné et se convertissent en porteurs du « petit mal », en déments précoces, en neurasthéniques de toutes sortes ou en malades épileptiques soumis à une hypoglycémie traitée à l’insuline ou par metrasol ; tandis que s’ils étaient éduqués mentalement afin de corriger leurs propres attitudes internes au jour le jour, le traitement serait plus adéquat et efficace puisqu’il serait régénérateur et substantiel, expliqua le mentor.
À partir de ces enseignements, on peut conclure que la psychiatrie illuminée qui place l’Esprit immortel comme centre des maladies recommande dans les cas de lésions périspritales de remonter à l’origine des perturbations et non pas d’offrir simplement des thérapies verbales. Il est impératif de secourir les malades avec la force de la fraternité et de l’amour pour leur donner la force de changer et de modifier leurs propres forces…
Finalement, Marcelo-esprit a repris connaissance de l’environnement. Il regretta avoir été faible. Calderaro le caressa et lui dit qu’il était encore sous traitement et qu’il faudrait du temps avant de parvenir à une cure intégrale. Marcelo demanda s’il devait prendre des hypnotiques et le bienfaiteur le lui déconseilla. Dans votre cas, le traitement le plus efficace serait la foi positive et le travail digne.
D’après l’instructeur, les médicaments peuvent exercer une tutelle despotique sur l’organisme si l’esprit n’en exerce pas le contrôle, bien qu’il existe des cas où ils sont nécessaires.
Après la tempête, le beau temps : les trois sont partis en voyage d’étude tandis que le corps physique de Marcelo reposait tranquillement.
Vous trouverez dans la Partie II des textes sur les réflexes conditionnés, le phénomène hypnotique et médiumnique, les courants de pensée et autres.
7 – Synthonie : divers degrés d’hypnose, fascination
Le centre spirite dirigé par Raul Silva, cet homme bon et énergique, était la faculté où André Luiz faisait son cours de perfectionnement en médiumnité sous l’orientation compétente de l’assistant Áulus.
Lychanthropie partielle déformante - xenoglossie – Un cas de plus pour en tirer des leçons128. Une femme se leva, tourna sur ses talons comme si un moteur agissait sur ses nerfs, tomba en convulsion en se débattant sur le plancher du salon.
Elle prenait la forme d’un animal et hurlait comme une louve blessée. Des entités de l’ombre commandaient l’esprit de la pauvre femme, dont une en particulier qui semblait vouloir la supprimer.
Aidée par les prières de Raul et l’intervention du mentor Clementino, la malade s’est levée et s’est assise à côté de son mari.
Áulus expliqua qu’il s’agissait d’un cas complexe de fascination. Un terrible hypnotiseur, aidé par des compagnons qui voulaient également se venger, utilisait la suggestion pour l’humilier. Sans la protection spirituelle de la maison spirite qu’elle fréquente, cette femme aurait été victime de lycanthropie déformante.
L’instructeur affirma que des esprits très intelligents mais orientés vers la criminalité sont responsables de scènes déprimantes observées dans les hôpitaux psychiatriques où de nombreux malades, sous hypnose intense, imitent les coutumes, les positions et les attitudes de certains animaux.
Ce phénomène est très généralisé dans les processus expiatoires où les complices de la délinquance deviennent des brutes.
André Luiz a l’idée de les séparer, mais le bienfaiteur rappelle que toute obsession est fondée sur la réciprocité.
À ce moment, la jeune femme se mit à parler une langue étrange. Après étude du cas, Áulus, apprit que la divergence durait depuis plus d’un millénaire. Il réussit également à déchiffrer le vieux dialecte de Toscane à travers lequel le persécuteur s’exprimait et découvrit que cette femme l’avait transformé en un cruel étrangleur. Il était légionnaire d'Ugo, le puissant duc de Provence, au Xème siècle… L’entité raconta le pillage auquel elle avait participé à l’époque quand elle eut le malheur de tuer ses propres parents pour satisfaire cette femme qui partageait son existence.
Dans ces cas de xenoglossie ou de médiumnité polyglotte, le filtre médiumnique et l’entité qui l’utilisent sont tellement ajustés l’un à l’autre que la passivité de l’instrument est absolue.
Ici, nous analysons un cas où le persécuteur garde les habitudes de quelques siècles passés et s’exprime par le médium en phrases et manières qui lui étaient caractéristiques à l’époque.
Intrigué par le phénomène, Hilário demanda à l’assistant si c’était attribuable à la médiumnité proprement dite ou à la syntonie complète et le bienfaiteur lui répondit :
- C’est un problème de syntonie.
Hilário reprit : Cependant, si la malade n’avait pas partagé son expérience terrestre, comme légitime associée de son destin, le communicant pourrait-il s’exprimer par le dialecte qui lui était propre.
- Absolument pas – expliqua Áulus – Dans tous les cas de xenoglossie, il faut rappeler que les forces du passé sont amenées vers le présent. Les désincarnés qui engendrent des phénomènes de cet ordre interviennent presque toujours par des impulsions automatiques dans les énergies de la subconscience, mais exclusivement par l’intermédiaire de personnalités qui sont ajustées avec eux dans le temps. Lorsqu’un médium analphabète se met à écrire quand il est soumis à un ami domicilié dans notre plan, ceci ne veut pas dire que le messager spirituel a éliminé miraculeusement les pierres de l’ignorance. Cela veut dire que le psychographe amène avec lui, des incarnations passées, l’art de l’écriture qui se trouve gardée dans la mémoire dont le compagnon désincarné peut manœuvrer les centres.
Hilário insiste encore : Nous pouvons conclure alors que si la malade avait été seulement un simple médium sans le passé qu’elle a vécu, l’entité ne se serait pas exprimée dans une langue différente de celle qui lui était propre…
- Oui, sans aucun doute – acquiesça l’instructeur – en médiumnité il y a également le problème de la syntonie dans le temps… Ce cas peut être comparé à des courants d’eau. Chacun a son niveau. Les eaux à la surface de la terre gardent l’utilité et le charme qui leur sont particuliers. Seulement les eaux profondes gardent le trésor éduqué ou inculte des énormes forces latentes qui peuvent être convenablement utilisés lorsqu’elles sont amenées à la surface.
D’après les notes du directeur, même à distance, après une séparation, le bourreau et sa victime demeuraient unis par fusion magnétique.
Même si l’esprit persécuteur avait été éliminé, la jeune femme continuait à crier et à se plaindre qu’un cruel étrangleur voulait la suffoquer. Il s’agissait maintenant, d’après Áulus, d’un phénomène hallucinatoire naturel dans des processus de fascination comme celui-ci. Et il ajouta : Le persécuteur et sa victime se rencontrent sur une ligne télépathique ; ils agissent et réagissent mentalement l’un sur l’autre.
Le remède définitif pour la douloureuse situation avait été trouvé : bientôt, la malade et le bourreau deviendraient mère et fils et continueraient ensemble le travail de rédemption.
Et Áulus ajouta : Dieu soit loué pour la gloire de la famille ! Ce cas de syntonie complète illustre bien le niveau élevé d’hypnose, de conjonction des ondes, qui permet la passivité absolue et en conséquence l’accès aux archives où se trouvent les faits des vies passées qui amènent des souvenirs du passé dans le présent, de manière inconsciente. C’est une conjonction dans le temps ; le phénomène survient d’autant plus facilement que la liaison des âmes est ancienne.
Selon le professeur Torres Pastorino129 : « Nous pouvons alors établir un principe : les communications télépathiques, par la glande pinéale pituitaire se font par « syntonie vibratoire et les fluidiques (liaisons par fil) se réalisent par les chakras-plexus, par magnétisme positif-négatif. Dans notre hypothèse, le magnétisme pourra influencer sur « l’incorporation », sur la liaison fluidique, mais ne touchera pas à l’inspiration ou à l’intuition car celles-ci se font par simple réception d’ondes vibratoires. »
Nous ne sommes pas d’accord avec le prof. Pastorino sur un point : dans les deux processus, la glande pinéale participe de façon décisive. Nous verrons ci-après divers niveaux de conjonction d’ondes, de syntonie et nous aborderons l’obsession occulte pendant le sommeil physique et l’obsession collective.
OBSESSION OCCULTE
L’hypnose est un phénomène courant sur la terre et engendre des associations maléfiques et destructives. Une grande partie des crimes, des scandales et, même en quelque sorte, des suicides y trouvent là leur origine. Bien souvent, le magnétiseur agit sur l’esprit passif, hypnotisé et le conduit à des états hallucinatoires. (Nous verrons dans la Partie II, la capacité d’induction du courant mental et ses autres propriétés. Nous soulignerons, en particulier, l’importance des réflexes conditionnés).
Afin d’éviter une telle calamité, l’être humain doit faire attention à la nature de ses propres pensées et idéoplasties, autrement dit, à la qualité des rayons mentaux choisis afin de stimuler ses émotions les plus profondes.130
Kardec a cité les centaines de formes prises par l’obsession occulte. Nous rappelons également les notes de l’évangéliste João, lorsqu’il décrit l’action d’un Esprit persécuteur qui aurait mis dans le cerveau de Judas l’idée de nier l’apostolat.
André Luiz131 souligne les aspects de cette médiumnité ignorée et rappelle que le réflexe conditionné spécifique est à la racine de divers vices si courants dans la vie sociale, telle la malédiction, la critique systématique, les abus de nourriture et les exagérations sexuelles. Il souligne également l’amplitude du phénomène132 :
Dans tous les continents, il existe des milliers d’individus, commandés par des Esprits détachés des liens physiques, certains qui entreprennent des tâches dignes et d’autres des tâches moins dignes – en particulier les conférenciers et les artistes de la parole – en tribune ou la plume à la main – dont les propos sont immédiatement accessibles à la pensée. Ces Esprits accomplissent des œuvres et influencent certaines personnes pour aboutir à des fins supérieures ou inférieures, dans de vastes processus de médiumnité ignorée. Ces faits sont courants à toutes les époques de l’histoire de l’humanité.
Nous raconterons un de ces cas ci-après133. Dans un bar, dans une ambiance nocturne où les vibrations spirituelles sont terribles en raison des libations alcooliques, de la fumée et des pensées déséquilibrées, un jeune homme écrivait sous l’effet du cognac et de la cigarette. À ses côtes, un esprit repoussant contrôlait son cerveau : il l’enivrait avec une substance sombre et pâteuse qui coulait de ses mains. Le jeune homme ne se doutait pas qu’il était un médium psychographe très habile et qu’il assimilait dans son imagination les idées du bourreau spirituel. Il s’agissait d’un phénomène d’induction magnétique puisque le jeune journaliste souhaitait produire un article à sensation et l’entité inférieure avait trouvé un écho pour son désir de nuire à une jeune femme.
L’article servirait à impliquer la jeune femme dans un scandale. Il y avait eu un homicide. La jeune femme n’était pas directement impliquée, mais sous l’emprise du persécuteur, le jeune homme la placerait au centre des événements. Dans quel but ? Bourreau de la jeune femme, l’esprit avait l’intention de déstructurer son caractère pour la plonger dans le vice et pouvoir ainsi la dominer plus facilement et revenir au vampirisme habituel.
Et le jeune homme ? Il devint un instrument du persécuteur parce qu’il souhaitait produire un article scandaleux qui aurait un impact auprès du public.
L’aimantation des âmes survient donc naturellement par la nature des rayons mentaux émis de part et d’autre. André Luiz commenta le phénomène :
- La scène en question induit à méditer sur les phénomènes généraux d’échange où toute l’humanité est concernée sans le savoir…
Et Áulus conclut :
-Ah ! Oui ! des facultés médiumniques et de coopération du monde spirituel surgissent partout. Là où se trouve la pensée, il y a des courants mentaux, là où il existe les courants mentaux il y a association. Et toute association signifie interdépendance et influence réciproque.
OBSESSION PENDANT LE SOMMEIL PHYSIQUE
Les êtres humains qui se sont rendus compte de la communication continue entre les Esprits et les aspects néfastes qu’elle peut prendre ne sont pas encore suffisamment conscients de la nécessité de surveiller les états passifs. Ainsi, la méditation et le sommeil physique sont habituellement des portes ouvertes pour la réception des pensées suggérées par des intelligences désincarnées qui ne veulent pas notre bonheur spirituel et nous entraînent dans l’obsession.
Dans le livre Libertação134 pendant la mission dans les régions infernales pour sauver Gregório, André Luiz et Elói, sous la tutelle de Gúbio, observèrent l’intense échange entre incarnés et désincarnés, pendant la période de sommeil physique.
Gúbio expliqua : Pendant certaines heures de la nuit, trois quarts de la population de chaque hémisphère de la Croûte terrestre sont dans les zones de contact avec nous, et la plupart de ces individus à moitié libérés de leurs corps, sous l’influence naturelle du sommeil, sont détenus dans les cercles de basse vibration comme celui où nous nous trouvons provisoirement. Par ici, bien souvent, on forge des drames douloureux qui se déroulent dans les sphères charnelles.
Nous avons été informés que les grands crimes survenus sur la terre sont élaborés au cours de la nuit dans ces régions malheureuses et que des événements encore plus épouvantables pourraient se passer si le travail actif des Esprits protecteurs voués au bien de l’humanité n’avait pas lieu.
Lorsque nous lisons ce passage, nous nous souvenons des films qui montrent des scènes de violence, des personnages monstrueux qui présentent d’énormes déformations de caractère, des scènes de débauche où le sexe est utilisé à mauvais escient et nous sommes convaincus que certains directeurs, artistes et producteurs de cinéma doivent fréquenter habituellement ces malheureux parages.
La vie est un bien commun à tous, mais sa gestion dépend de tout un chacun, dit Gúbio.
Dans le livre Evolução em Dois Mundos135, André Luiz affirme que, pendant le sommeil physique, l’esprit subit l’influence des désincarnés, évolués ou non, et qui sont attirés par notre aura. Si nous nous montrons inclinés à l’élévation morale, les Esprits supérieurs profitent du repos du corps pour nous offrir de l’aide ; au contraire, si nous avons dans le halo psychique des signes d’oisiveté ou d’intention maligne, nous attirons des entités méchantes qui nous influencent par des obsessions vicieuses.
CAS MARINA
Comme exemple, nous avons un cas d’obsession survenue pendant le sommeil physique de deux femmes.136
Celle qui habite le plan extra-physique interpella l’autre, Marina, à propos des engagements qu’elles avaient pris l’une envers l’autre. La compagne incarnée dit que son mari s’est mis à fréquenter un groupe de prières et qu’il se sent plus calme, plus serein et que leurs relations sont devenues plus pacifiques.
L’interlocutrice répondit brutalement que Marina ne pouvait pas laisser son mari continuer ce genre de fréquentations car les gens qui prient deviennent dociles. Et elle ajouta : Il faut l’humilier, le torturer, le blesser pour que la révolte le garde dans notre cercle. Si la pitié le domine, il gâchera notre plan et cessera d’être notre instrument.
Et la persécutrice continua… : il fallait éviter les dictateurs du salut, le mari et les autres personnes qui se joignaient au service, comme elles l’avaient prévu. Et à la fin, elle dit : Retourne à ton corps et ne cède pas d’un pouce. Fais-toi aider comme tu le peux. Enchaîne João, contrôle son temps. Blesse-le tout doucement. Nous parviendrons à réveiller son désespoir et, avec les forces de l’insoumission extériorisées en notre faveur, nous atteindrons le but que nous nous sommes fixé.
Gúbio expliqua que cette pauvre femme était incapable de percevoir que le Seigneur lui avait, fort heureusement, concédé un mariage digne et tranquille. Lorsqu’elle se réveillera de bonne heure, son âme sera méfiante et vulnérable. Aimantée à cette sœur, ignorante et malheureuse, qui la persécute et la soumet pour parvenir à une déplorable vengeance, elle se convertira en obstacle à la vie de son mari et l’empêchera de suivre sa rééducation spirituelle.
Que faire pour se débarrasser d’une telle ennemie ? – demanda un de nos apprentis. Gúbio répondit :
- Il faut être orienté vers le bien et garder un niveau de fermeté supérieure.
D’ailleurs, c’est le programme de celui qui est disposé à se renouveler avec le Christ. La régénération morale est une disposition intime. Il est difficile d’ajuster celui qui ne veut pas s’ajuster. Ceux qui sont dominés par l’énergie aveugle, qui s’accommodent des coups et des suggestions de la force tyrannique émises par les intelligences perverses qui les harcèlent, demeurent longtemps dans la condition d’appareils récepteurs du désordre psychique.
Malheureusement, l’ignorance et la rébellion sont les sources d’innombrables maux en ce monde.
INATTENTION DES MÉDIUMS
Cas Vieira et Marcondes
Le Spiritisme évangélique est également le grand restaurateur d’anciennes églises apostoliques qui travaillent dans l’amour de Dieu. Ses fidèles interprètes seront de précieux auxiliaires dans la transformation des discours théologiques en académies de spiritualité, des cathédrales en pierre en foyers accueillants de Jésus, disait Alexandre à André Luiz lorsqu’ils sont entrés dans la maison spirite où se déroulaient les travaux de la nuit. Il était deux heures moins cinq.137
Dans cette noble institution spirite vouée au service des malheureux et de ceux qui sont dans le besoin, où l’esprit sacré de la famille évangélique demeure vivant, Alexandre parlerait à des désincarnés et des incarnés détachés du corps physique par le sommeil. La conférence s’adressait à tous ceux qui se vouent aux tâches d’échange médiumnique.
Les désincarnés étaient prêts, mais, deux élèves étaient absents. Sertório et André Luiz furent chargés d’aller aux nouvelles.
Comme ils se rendaient chez Vieira, un des absents, Sertório dit que les incarnés ne se rendent pas compte du volume ni de la qualité des travaux spirituels réalisés par des entités dévouées pendant le sommeil physique. S’ils étaient vraiment disposés à ce genre de tâche, ils obtiendraient de meilleurs résultats dans les domaines psychiques même s’ils sont encore dans la sphère charnelle. Il regretta, cependant, le fait que bon nombre d’individus se servent du repos nocturne pour aller chercher des émotions frivoles et moins dignes.
Les défenses se relâchent et certaines impulsions, endormies pendant la veille, sont libérées dans toutes les directions par manque d’éducation spirituelle, véritablement sentie et vécue, souligna-t-il.
Serait-il possible que ce fut également le cas des élèves d’un instructeur aussi efficace qu’Alexandre ? – demanda André Luiz.
- Pourquoi pas ? répondit aimablement Sertório. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Combien prêchent la vérité sans y adhérer intimement ? Il y a toujours beaucoup « d’appelés » dans tous les secteurs de construction et de perfectionnement du monde ! Les « élus », cependant, ne sont que quelques-uns. – souligna-t-il.
Lorsqu’ils arrivèrent chez Vieira, ils le virent se débattre sur son lit en faisant un bruit singulier. À ses côtés, se tenait une entité dont les habits étaient totalement noirs. Vieira laissa échapper des cris d’horreur.
Sertório constata que Vieira faisait un horrible cauchemar et qu’il avait lui-même attiré le visiteur jusqu’à lui. Sertório parla à l’entité et apprit que ce soir-là, Vieira, une vieille connaissance, l’avait lors d’une conversation à son sujet avec sa famille, accusée de fautes qu’il n’avait pas commises.
Pendant le sommeil physique de Vieira, l’entité attendait pour expliquer certaines choses ; en particulier, elle ne voulait plus être calomniée, mais dès qu’elle s’est approchée, l’ami ingrat avec une expression d’horreur souhaita ne plus entendre d’explications :
- L’ami infidèle qui se sert de la morte pour calomnier ne sera-t-il pas soumis à une punition ? demanda l’entité à Sertório. Celui-si s’excusa pour son ami, appela André Luiz et lui demanda de partir parce que Vieira, ne pourrait certainement pas assister au cours d’Alexandre ce soir-là.
Ensuite, ils se mirent en route à la recherche de Marcondes, l’autre absent.
Ils l’ont trouvé dans une chambre d’appartement avec trois entités féminines de la pire espèce qu’André Luiz connaissait dans les régions de l’ombre.
Marcondes, honteux, essaya de s’excuser en affirmant qu’il était difficile de garder le cœur dans le droit chemin. Sertório le laissa auprès des femmes et lui rappela que chacun choisit les compagnies qu’il préfère.
CAS ISAURA SILVA
Dans le livre Libertação138, André Luiz décrit le cas de Isaura Silva, médium, qui travaillait normalement dans la maison spirite.
Après les travaux d’échange médiumnique, la pauvre femme ne présentait pas les radiations brillantes habituelles, elle était entourée d’émissions de substance gris foncé, comme si une lampe invisible s’était éteinte brusquement.
Sidônio, le directeur spirituel de la séance, expliqua à André Luiz qu’elle était sous une véritable tempête de fluides nocifs envoyés par des entités malheureuses qu’elle avait contactées par les fils noirs de la jalousie. Elle avait été une précieuse collaboratrice et comptait sur la protection d’amis spirituels dévoués, mais elle n’avait pas encore perdu la notion d’exclusivité sur la vie de son mari. Vu sa jalousie, elle avait des fortes vibrations de colère et perdait d’excellentes occasions de servir et de s’élever.
Sidônio souligna que : Tant que la créature demeure dans la vulgarité et n’est pas attirée par des aspirations d’ordre supérieur, les intelligences perverties ne s’inquiètent pas, mais aussitôt qu’elle manifeste des intentions de sublimation, son niveau vibratoire sera vérifié. La créature qui se fait remarquer par son élévation sera naturellement poursuivie par ceux qui se sont réfugiés dans la jalousie ou dans la rébellion silencieuse puisqu’ils n’acceptent pas le progrès d’autrui.
Pendant le sommeil physique, dona Isaura chercha deux malfaiteurs désincarnés, logés dans une vieille maison inhabitée. André Luiz fut alors témoin du dialogue de la médium avec ces entrepreneurs de l’ombre, rusés et envoûtants qui se faisaient passer pour des Esprits Protecteurs. Ils avaient une voix douce et trompeuse : ils doutaient de ses dons médiumniques et essayaient de la brouiller avec son mari. Ce sont quelques exemples de d’obsession pendant le sommeil physique. Que cela nous serve de leçon : il faut être vigilant pendant la journée parce que pendant le temps consacré au repos du corps, notre âme est attirée par les mêmes choix ou prédilections manifestées ou cultivées pendant l’état de veille.
OBSESSION COLLECTIVE
L’obsession collective, connue depuis longtemps, est racontée dans des livres d’histoire et dans le Nouveau Testament.
Kardec analyse le sujet à plusieurs reprises. Dans L’obsession il affirme : « On comprend que, tel un nuage de sauterelles, un groupe de mauvais Esprits peut s’accrocher à un certain nombre de créatures, s’en approprier et produire une espèce d’épidémie morale. »139
Edith Fiore parle aussi de ce sujet : « Certains endroits sont peuplés de groupes de désincarnés. Deux malades qui ont vécu près des canyons, ont cité d’innombrables accidents, des incendies, des désastres, des visions d’esprits et des morts malheureuses dans ces endroits ».140 Nous avons déjà cité l’intervention de Philippe racontée dans les Actes, versets 5 et 7 du chapitre 8, qui a guéri bon nombre de boiteux et de paralytiques, parmi les Samaritains, pendant qu’il prêchait le message du Christ. Dans les lynchages, nous voyons une conjonction d’esprits qui forment une réaction en chaîne pour commettre des crimes barbares.141 Dans ces cas-là, les Esprits incarnés pris de folie collective échangent entre eux des idées malades et commettent des actes d’une extrême férocité, mais ils répondront plus tard à l’interrogatoire silencieux de la Loi Divine.
7-Pensées sonorisées (Mécanisme semblable à celui de la radiophonie et de la télévision)
Chico Xavier décrit un autre genre d’obsession qui est accompagné d’une espèce de crise hallucinante de labyrinthite et de gêne provoquée par le bruit caractéristique de cette maladie.
Lorsqu’on lui demanda ce qu’il avait à dire sur les médiums qui se désistent du service médiumnique parce qu’ils sont harcelés par des entités malheureuses, Chico répondit142 :
« Curieuse question. Nous sommes passés par là. Un an avant notre déménagement de Pedro Leopoldo à Uberaba, vers 1959, nous avons eu une terrible crise de labyrinthite. L’inconfort provoqué par la maladie et le bruit caractéristique dans le crâne bouleversa notre état émotionnel. Nous n’avions pas assez de concentration pour réaliser la psychographie dans les réunions publiques du Centro Espirita Luiz Gonzaga. Cela nous a énervés. Lorsque le malaise a atteint son comble, nous sommes allés voir l’ophtalmologue, Dr Hilton Rocha, de Belo Horizonte.
Nous lui avons dit : Dr Hilton Rocha, je ne peux plus supporter cette labyrinthite ; elle va finir par me tuer. Ce bruit incessant me donne le vertige et je ne peux plus m’acquitter convenablement de ma tâche de psychographe. Je vous autorise donc à retirer mes globes oculaires si cette labyrinthite est provoquée par la maladie de mes yeux. D’ailleurs, vous pouvez arracher mes yeux parce que je dois continuer à travailler.
Le Dr Hilton Rocha nous rassura et nous dit que la labyrinthite n’était pas provoquée par nos maladies oculaires. Il nous recommanda la patience car le malaise disparaîtrait. En effet, lorsque nous nous sommes installés définitivement ici à Uberaba, la crise de labyrinthite a pris fin. Récemment, cependant, le malaise se fit fortement sentir il y a environ deux ans. Cette fois, non seulement nous entendions le bruit caractéristique de la labyrinthite, mais nous entendions nettement la voix des esprits ennemis de la Cause Spirite Chrétienne et cela perturbait notre paix intérieure. Depuis lors, la présence d’esprits malheureux est constante. Nous entendons tous les jours des critiques du message chrétien et de la doctrine spirite ; des suggestions désagréables ; des inductions au déséquilibre ; des sarcasmes au sujet des expériences de notre existence ; des allusions méprisantes au sujet des événements moins dignes de nos cercles doctrinaires ; des calomnies au sujet de faits que nous connaissons et même des malédictions adressées à notre cercle d’amis. Tout ceci limite notre liberté de pensée ».
« Nos amis spirituels classent ce type d’action sous la rubrique ‘pensées sonorisées des persécuteurs en nous-mêmes’. Le Dr Bezerra de Menezes nous recommanda d’analyser le sujet avec beaucoup de calme et nous a même encouragés à parler en pensée à ces frères malheureux. Nous devons leur montrer notre point de vue et leur demander d’être patients et compréhensifs à propos de nos activités médiumniques. Nous avons essayé de dialoguer avec ces esprits : dans 80 % des cas, ils abandonnent leur sinistre but de retarder nos tâches. Mais, 20 % poursuivent leurs malheureuses activités. Un jour, nous en avons parlé à notre mentor Emmanuel et il nous a demandé d’avoir un peu plus de patience. D’après lui, cela durerait un certain temps et ensuite, la vie reprendrait son cours normal ».
Nous avons déjà observé deux cas de labyrinthe dont l’origine est spirituelle. Nous n’avons pas suffisamment de données pour traiter le sujet convenablement. Les cas rapportés par les collègues et les maisons spirites nous aideront à inventorier ce type d’obsession et recommander une thérapeutique spirituelle.
8 –Processus allergique (Mécanisme d’action)
« L’obsession est un processus allergique qui attaque l’équilibre de l’esprit », affirme le médecin et instructeur désincarné Dias da Cruz143. Dans son message, il rappelle la définition classique de Von Pirquet : l’allergie est la réaction modifiée dans les cas d’hypersensibilité humaine.
Les éléments qui causent l’allergie physique sont appelés allergènes. Il existe des allergènes exogènes ou endogènes, soit qu’ils soient du milieu externe ou interne. Parmi les facteurs ou allergènes externes nous avons les aliments, la poussière, le pollen, les parasites, les bactéries, etc… Ces facteurs agissent comme agresseurs, les antigènes sont responsables du déclenchement du processus allergique. L’organisme, à son tour, se défend et produit des anticorps correspondants pour faire face à l’action des antigènes. La confrontation se fait dans l’intimité de la cellule et engendre une libération de substance semblable à l’histamine, substance H qui agit sur les vaisseaux capillaires, les fibres et le sang et provoque des perturbations diverses comme la dermatite, le coryza, l’asthme, l’œdème, l’urticaire, la migraine etc.
Dias da Cruz fait un parallèle entre cette réaction physique et la réaction spirituelle.
Toutes nos pensées, définies par des vibrations, des paroles ou des actions font jaillir de nous des rayons spécifiques qui peuvent être bons ou mauvais. Les radiations mentales se présentent comme des agents R qui sont à la base de la formation de la substance H, qui est présente dans presque toutes les perturbations neuropsychiques et qui utilise le cerveau comme organe de choc.
La colère et l’irritation, la légèreté et la malédiction, la cruauté et la calomnie, l’irréflexion et la brutalité, la tristesse et le découragement produisent une grande quantité d’agents R de nature destructive en nous et autour de nous, aussi bien exogènes qu’endogènes, susceptible de nous laisser pendant longtemps dans des déplorables labyrinthes de dysharmonie mentale.
Pour guérir l’obsession chez les autres ou en nous-mêmes, il faut penser aux agents R que nous émettons. Ce faisant, nous extériorisons des courants de maladie et de mort – qui atteignent ou non leur but - mais qui se retournent facilement contre nous, suivant le principe de l’aimant.
Ainsi, la pensée est la force déterminante qui peut détruire ou édifier le bonheur dans nos vies.
Le médecin Dias da Cruz rappelle le passage de Paul à l’Église de Filippos :
« Que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honnête, tout ce qui est noble, tout ce qui est pur, tout ce qui est saint, soit à tout moment de votre vie, la lumière de vos pensées ».
Enseignement à ne pas oublier !
9 – Obsession à effets physiques (Poltergeist)
L’obsession peut même avoir lieu physiquement, rappelle Allan Kardec.
Dans ce cas, les persécuteurs produisent des manifestations bruyantes et persistantes comme des coups, des battements, des transports d’objet ou encore la combustion instantanée, etc…
De temps à autre, les journaux décrivent des cas où des pierres sont jetées sur le toit et sur les habitants de la maison, des vitres sont cassées ; des casseroles et des ustensiles volent à travers les pièces, des assiettes et des tasses tombent et se brisent ; des fauteuils, des armoires et même des matelas de bébé prennent feu spontanément. Personne n’est capable de trouve l’auteur de ces actes, même pas la police qui est appelée dans ces cas-là, mais ne peut que montrer sa perplexité face à l’inconnu. Ainsi, ce genre d’événements inspire surtout crainte et découragement.
Voici la description d’un cas observé par l’ingénieur Hernani Guimarães Andrade144 : « Le désordre le plus total régnait dans la maison où nous sommes entrés, le 4 septembre. L’air avait une odeur nauséabonde. Les vêtements avaient spontanément pris feu plusieurs fois et ce qui restait n’était pas suffisant pour couvrir les huit enfants et les six adultes qui y habitaient ! Huit matelas, dix couvertures et des couettes, des draps et des oreillers, etc… étaient déjà carbonisés ! Il n’y avait plus une seule vitre entière aux châssis et aux fenêtres. Les tuiles brisées laissaient passer l’eau et toutes les pièces de la maison étaient inondées !
Une véritable désolation… Cette souffrance collective durait déjà depuis sept mois ! »
L’Institut Brésilien de Recherches Psychobiophysiques (IBPP) dont le Dr Andrade est président, possède dans ses archives des cas de poltergeist, des cas semblables à celui que nous avons décrit qui a eu lieu dans une modeste maison de la banlieue de S. Paulo.
« Poltergeist est un mot d’origine allemande, composé de deux parties : poltern = faire du bruit et geist = esprit.145 Étymologiquement poltergeist veut dire Esprit bruyant, moqueur et désordonné : uniquement une entité d’ordre inférieur serait responsable du phénomène. Bien que le terme soit déjà utilisé en parapsychologie, certains spécialistes de conviction matérialiste le trouvent inadéquat parce qu’ils n’acceptent pas l’intervention d’entités désincarnées dans ces phénomènes ».
L’explication d’André Luiz pour ces phénomènes est la suivante146 : Lorsque la personnalité incarnée montre une désarticulation potentielle de ses forces animistes, on se trouve en présence d’une médiumnité aux effets physiques susceptible de s’exprimer à diverses intensités. Voilà pourquoi nous sommes confrontés sur la Terre à des jeunes à peine sortis de la première enfance qui servent d’intermédiaire à des désincarnés moins intelligents. Ces derniers se connectent aux jeunes et produisent des phénomènes physiques tels que des battements, des déplacements et des voix dont le timbre est étrange.
D’après le Dr Andrade :
« La plupart des chercheurs admettent que le poltergeist est provoqué par un certain type d’énergie produite par une personne vivante présente là où les phénomènes ont lieu. L’agent humain qui soit disant fournit l’énergie en question est techniquement appelé épicentre.
D’après cette hypothèse de travail, l’épicentre non seulement fournit l’énergie, mais peut même inconsciemment la commander.147
L’épicentre des parapsychologues, est en général jeune, participe inconsciemment au phénomène et ne montre aucun épuisement des forces physiques, bien qu’il y ait une grande production d’énergie. André Luiz confirme cette constatation au paragraphe ci-dessus.
Nous n’entrerons pas dans les détails quant aux théories explicatives des divers courants de la parapsychologie. Nous pensons que le livre Poltergeist est une excellente indication pour ceux qui veulent comprendre ces phénomènes terribles qui provoquent la panique et le désespoir dans bon nombre de familles.
Dans le Livre des Médiums148 Allan Kardec fait une étude détaillée à ce sujet et présente, comme toujours, des recommandations claires.
Plus d’une fois, dans la Revue Spirite, le maître de Lyon eut l’occasion de commenter ces phénomènes, certains survenus à son époque, comme celui de l’Esprit batteur de Bergzabern149 en Bavière, au cours des années 1852 et 1853.
Le Codificateur eut l’occasion d’interviewer bon nombre de ces esprits sur leur nature et sur leurs buts. Il conclut que, pour la plupart, leur seul but est de s’amuser. Et il explique :
« (.....) Ce sont des Esprits plus frivoles que méchants : ils se moquent des terreurs qu’ils causent et des recherches inutiles entreprises pour découvrir la cause du remue-ménage. Ils s’accrochent fréquemment à un individu et se plaisent à le tourmenter partout. Dans d’autres cas, ils sont attachés à un lieu par pur caprice. Souvent, ils cherchent aussi à se venger. (...) ».
« Dans certains cas, ils cèdent à des intentions plus dignes : ils cherchent à attirer l’attention et à se mettre en communication avec certaines personnes pour les avertir ou pour demander un service. Bon nombre d’entre eux demandent des prières ; d’autres demandent que des vœux qu’ils n’ont pu réaliser soient accomplis en leur nom ; d’autres encore souhaitent, pour leur repos, réparer une mauvaise action qu’ils ont faite lorsqu’ils étaient vivants. »150
Kardec recommande dans ces cas-là d’appeler l’Esprit perturbateur par l’intermédiaire d’un bon médium et de l’interroger. « Par les réponses, nous verrons à qui nous avons affaire et nous agirons en conséquence. »151
Les Esprits supérieurs ont affirmé à Kardec qu’il faut avoir un responsable pour les phénomènes, autrement, ils ne se produisent pas. En général, les entités agissent par vengeance ou dans le but de s’amuser en provoquant la peur et le désespoir.
Dans les recherches du Dr Andrade, on trouve des centaines de cas de magie, de « travaux de quimbanda » commandés par des incarnés pour nuire à certaines personnes. Les désincarnés de condition inférieure sont soumis à ce type de commerce de forces spirituelles, qui plaisent à l’appétit bassement matériel de la chair, et sont associés à ces vengeances.
Dans le poltergeist de Suzano, l’un des 32 cas examinés et décrits dans le livre cité, on trouve les quatre conditions proposées dans son modèle :
1) le sorcier ;
2) les agents – ou agent - incorporels ;
3) pratiques magiques capables d’appeler les agents incorporels ;
4) la présence de l’épicentre sur les lieux.
Dans la conclusion, le Dr Hernani souligne :
« Les faits ont montré que l’exorcisme des esprits a donné de bons résultats et a bloqué la deuxième condition. Autrement dit, il a supprimé l’action des agents incorporels ».
Le lecteur pourra se renseigner sur les détails en lisant cette œuvre.
Pour conclure, nous aimerions souligner que dans ces cas, nous avons une action animiste / spiritale en pleine association, et pour la plupart d’entre eux, il existe une coopération manifeste des âmes incarnées qui commandent et provoquent les phénomènes. Nous avons classé ces événements comme des obsessions spiritales, mais nous pouvons les transposer tranquillement dans le tableau des obsessions animistes.
Ce sont les phénomènes partagés qui peuvent se retrouver sous les deux rubriques puisque les différences entre les deux sont infimes.
Mais, comme l’ordre des facteurs ne modifie pas le produit, nous devons les considérer comme une terrible association entre incarnés et désincarnés qui forment un groupe organisé dans le but de réaliser un acte de vengeance collectif.
Ainsi, lorsque nous sommes appelés à aider dans ces cas de poltergeist ou d’obsession à effet physique, il faut prêter attention à la forte participation des incarnés et autant que possible prêcher l’excellence de l’Évangile de Jésus pour que le pardon entre incarnés soit définitif et que la paix règne pour toujours.
10 – Thérapeutique et prophylaxie
En général, quatre-vingt-dix pour cent des cas d’obsession sont des problèmes douloureux et compliqués parce que la plupart des êtres humains ont le cerveau hypertrophié et le cœur atrophié152 par des manquements aux Lois divines. Le manque d’amour fait de nous des otages de nos vies passées, nous transforme en êtres stationnaires des zones cérébrales instinctives qui ruminent des souvenirs moins dignes, en général au sujet de ceux que nous avons blessés.
Nous sommes encore dans les stages inférieurs de l’évolution spirituelle.
D’après tout ce que nous avons vu lors de l’étude de la série d’André Luiz, il est facile de conclure que nous, les esprits en évolution sur la Terre, avons notre part d’obsession plus ou moins grande selon les cas. Et nous travaillons tous pour notre libération. De temps en temps, il est donc très important que nous fassions un test sur notre procédure de désobsession pour que chacun d’entre nous puisse se situer à son propre sujet.153
Nous savons que la prière, la fluidothérapie, les réunions pratiques de désobsession, constituent des moyens importants utilisés pour combattre les obsessions, mais uniquement la régénération morale qui comprend l’étude, le renouvellement intérieur et l’exercice constant du Bien peuvent produire des résultats effectifs dans le domaine de la désobsession. Kardec souligne la valeur de la prière dans tous les cas d’influence négative puisqu’il la reconnaît comme étant le secours le plus puissant contre l’Esprit persécuteur.
Dans l’Évangile selon le spiritisme, Augustin (le saint) prescrit également pour ceux qui sont attaqués par des obsessions cruelles, un remède infaillible : la foi, le regard dirigé vers le ciel (chap. V). La prière est un des moyens les plus sublimes de la foi par laquelle nous rejoignons la source abondante d’où provient la Force supérieure.
Il est important de faire usage de la passe comme instrument thérapeutique de désobsession.
« À l’instar de la transfusion sanguine qui représente un renouvellement des forces physiques, la passe est une transfusion d’énergies psychiques. Cependant, les moyens organiques sont retirés d’un réservoir limité tandis que les éléments psychiques ont un réservoir illimité de forces spirituelles » explique Emmanuel.154 Jésus posait ses mains sur les malades et les malheureux, y compris les possédés et soignait leurs maux. Les apôtres ont également adopté cette pratique.
Pour la fluidothérapie, on utilise en complément la magnétisation de l’eau pour soigner les malades.
La réunion pratique de désobsession où l’on soigne les désincarnés malheureux peut être comparée « à une clinique psychiatrique qui travaille au nom de la bonté de Notre Seigneur Jésus Christ », comme le souligne Efigênio S. Vitor.155
Pendant des décennies, une clinique de ce genre a existé à Pedro Leopoldo, au sein du groupe Meimei, et Chico Xavier était un des médiums collaborateurs. Emmanuel a montré une statistique importante à partir des données obtenues en deux ans de travail dans ce centre d’accueil. Les états de service sont vastes : environ 1 500 compagnons désincarnés – dont le stade d’évolution était différent - ont été soignés au cours de 206 séances pratiques.156 Il est intéressant de réfléchir sur ces données.
Le livre Desobsessão de la série André Luiz est indispensable pour tous ceux qui souhaitent s’occuper de l’organisation de séances de cette nature. Dans les centres spirites du Brésil qui assistent les malades spirituels, ce livre a servi de repère fiable et il permet que le secours soit apporté de manière efficace. Nous sommes particulièrement dévoués à ce travail comme médium psychophone depuis plus de 36 ans ; nous avons donc consulté ce livre au début de nos activités à Uberaba et nous le consultons toujours à São Paulo où nous travaillons à l’heure actuelle.
Nous affirmons que la régénération morale des patients est la condition fondamentale pour l’amélioration effective de cette pathologie de l’âme.
Nous apprenons avec Kardec que, d’une part, les qualités morales du médium exercent une influence capitale sur la nature des Esprits qui agissent sur lui. D’autre part, toutes les imperfections morales sont des portes ouvertes aux mauvais Esprits et l’orgueil est le principal défaut car il représente ce que la créature refuse d’accepter.157
Ainsi, on comprend que le moyen le plus puissant pour lutter contre l’influence des mauvais Esprits est s’approcher le plus possible de la nature des bons.
Carlos Toledo Rizzini souligne que cette régénération morale ainsi que l’étude et la pratique du bien sont absolument nécessaires pour tout le monde.158 La régénération morale est le résultat de l’étude constructive et d’une discipline constante, de l’effort pour dompter les mauvais penchants et d’une action infatigable orientée vers le bien d’autrui. Par la lecture et l’étude, la créature humaine augmente sa capacité de discernement ; par ses actions, dans le domaine de la régénération intérieure qui a comme soutien fondamental la pratique de la charité et de l’amour, elle s’approche le plus possible de la nature des bons.159
Dans Ação e Reação,160 l’accent est mis sur les mêmes sujets : dans la régénération mentale on regroupe le besoin d’étudier pour assimiler la connaissance supérieure et celui de servir son prochain pour cueillir la sympathie ; sans ces éléments tous les chemins de l’évolution sont compliqués et difficiles à parcourir.
Clarêncio a résumé ce programme comme suit : la réalisation digne demande trois critères fondamentaux, à savoir : le premier est de souhaiter, le deuxième est de savoir souhaiter et le troisième est de mériter ou autrement dit, il faut avoir une volonté active, accomplir un travail persistant et avoir du mérite.161
La Psychologie de l’épanchement est très valable, sans aucun doute, car le malade chasse les résidus toxiques de sa vie mentale. Ainsi, le soutien d’individus disposés à l’entendre est très important : aussi bien ceux qui assurent l’accueil fraternel dans les centres spirites que les spécialistes idoines qui favorisent l’acquisition de nouvelles formes pensées qui guérissent le cerveau malade. Malheureusement, il y a peu de professionnels qui ont le courage d’aller travailler en collaboration avec les centres spirites afin de résoudre le problème de l’obsession. Le travail du Dr Edith Fiore est admirable en ce sens : La psychologue, non seulement étudie le sujet mais essaye de divulguer des livres dans lesquels elle expose les effets néfastes de l’obsession. Bien que ses arguments ne suivent pas ceux de notre doctrine – Edith Fiore ne la connaît pas d’ailleurs, nous estimons que sa lutte pour proner l’inclusion de ce grave problème dans le programme des études universitaires est d’une importance capitale.
André Luiz, dans Paz e Renovação, rappelle qu’il n’existe pas de travail de désobsession sans le réajustement de l’émotion et de la pensée parce que toutes les méthodes éducatives et rééducatives de l’âme sont organisées en premier lieu dans la pensée.162
À l’instar du fleuve qui repose sur son lit, la médiumnité repose sur la pensée.163 Clara164 recommande de faire attention à la parole afin que notre voix ne devienne pas des cris sauvages ou des considérations cruelles, lors des moments de tension de notre monde émotif, parce que nous pouvons provoquer contre nous l’antipathie et la révolte.
Et Clarêncio souligne que – Toute antipathie est une perte de temps qui est bien souvent accompagnée de lamentables engagements.165
Dans A Loucura Sob Novo Prisma, Bezerra de Menezes souligne également que l’on doit chercher à élever les sentiments de l’obsédé en lui suggérant patience, résignation et pardon envers son persécuteur et souhaita l’obtenir s’il a été l’offenseur dans une autre existence.166
La charité doit être exercée comme une norme élémentaire de santé mentale.
Lorsqu’il sert la collectivité avec dévouement, l’obsédé grandit moralement et devient plus fort que le persécuteur ; ce faisant il lui montre le chemin du pardon.
Une femme dit, un jour, à Chico Xavier : « Chico, j’ai un mauvais esprit collé à moi, retire-le ». La réponse fut rapide : « pourquoi le retirer ? Nous nous évangéliserons tous ensemble, incarnés et désincarnés ».167 Voilà le but auquel nous devons tous aspirer.
En thérapeutique, n’oublions pas les mesures prophylactiques pour éviter l’apparition de l’obsession et pour s’ajuster sur la syntonie des ondes du Christ.
Dans le livre Paz e Renovação ainsi que dans l’Évangile selon le Spiritisme et d’autres œuvres importantes nous trouvons d’excellentes indications pour garder ces attitudes prophylactiques.
Dans l’avenir, la médiumnité sera pour l’être humain un immense domaine de travail constructif et de réalisation supérieure. À l’instar du fleuve qui repose sur son lit, la médiumnité repose sur la pensée : si l’être humain comprend cette notion, il disciplinera chaque idée, chaque idéoplastie au service du Bien sans perdre le temps de la coaguler dans des prisons mentales connues comme l’antipathie, le chagrin, la colère, la vengeance et d’autres tumeurs maladives.
Comme le rappelle Élzio Ferreira de Souza : « À mesure que le médium nettoie son esprit et emploie ses facultés au service de son semblable sans exiger de rétribution, il se concentre et, paradoxalement, s’ouvre de plus en plus pour que les Forces Supérieures l’envahissent et envahissent l’humanité (…) » Et il ajoute : L’essence de la médiumnité, prise au sens large, devient une nouvelle perception du Divin dans la Nature et dans l’Homme. Non seulement, il est permis à l’individu de voir les réalités d’un monde différent, ses connections avec lui, mais également de le mener à dépasser la relativité du corps et de l’esprit (la raison) pour atteindre une intégration plus vaste et plus solide avec le Pouvoir Supérieur qui est Force, Lumière, Amour et Vie et qui veut se montrer à l’homme afin qu’il puisse connaître son unicité.168
11 – Amour, sublime amour
Les études de Spitz à propos de l’enfant qui est sous la tutelle de l’assistance publique montrent que l’être humain s’en va droit vers le décès s’il est traité comme un objet par un autre être humain qui, machinalement lui tend des mains glaciales et des bras rigides en fixant les yeux ailleurs, indifférent à l’appel angoissé de son semblable qui ne peut se défendre.
Le biberon, la soupe et le jus de fruit ne sont pas suffisants : l’enfant a besoin d’un autre aliment. Bien qu’invisible, il est élémentaire, essentiel, unique. Ce sentiment sublime dirige l’humanité depuis la nuit des temps.
D’après André Luiz : ... en provenance de la Sphère spirituelle, le principe divin a atterri parmi les hommes et a amené dans sa structure l’archétype auquel il est destiné…169
Cet archétype est la soif de l’Amour Infini de Dieu qui nous pousse vers l’avant, vers le haut, vers la lumière !
L’amour que nous retrouverons seulement lorsque nous accueillerons la Présence Divine dans nos cœurs illuminés par la bonté inconditionnelle.
Sûrs de cette destination extraordinaire incrustée dans notre âme, je ne pourrais pas terminer cette première partie sans parler de ce sentiment sublime. Après avoir parlé de drames tristes et douloureux, de souffrances cruelles et interminables, il faut admettre que la fraîcheur de l’amour calme notre cœur et nous pousse à l’élévation spirituelle. Il n’y a pas d’autre chemin pour l’humanité que celui de l’amour.
L’âme se nourrit exclusivement d’amour. D’une part, nous devons nous élever sur le plan de l’évolution et, d’autre part, nous devons reconnaître cette vérité, affirma Madame Laura (Esprit) à l’auteur de cette série.170
Il cita l’amour comme étant l’aliment des âmes et ajouta : l’homme incarné saura, plus tard, que la conversation amicale, le geste affectueux, la bonté réciproque, la confiance mutuelle, la lumière de la compréhension, l’intérêt fraternel – des biens dérivés de l’amour profond – constituent de solides aliments pour la vie…171
À la fin de la lecture d’Entre a Terra e o Céu, nous avions l’impression d’avoir vu un film dont le dénouement était du genre « happy ending ».
Les conseils de Clara ont changé Odila qui n’est plus la persécutrice insensible. Elle se mit à travailler intensément pour le bonheur de la famille : elle apporte son soutien à l’ex-mari et sa deuxième femme - celle qui la remplace à la maison - et sert d’ange gardien à ses enfants ; Eveline s’est fiancée, Julio et Leonardo se débrouillent très bien. Devenus grands amis, Amaro et Zulmira, Mario et Antonina après avoir traversé la tempête savouraient des moments de beau temps. La fin du livre semble inspirée par le dernier mouvement de la symphonie pastorale (la sixième) de Beethoven.
Le ministre Clarêncio approuva cette tranquillité et s’exclama : Ainsi, l’amour est une force qui transforme le destin.172
Le médecin désincarné conscient du bonheur général, demanda au ministre si l’histoire de ces âmes terminait, comme dans les films, par un mariage réussi.
Fort de son savoir, Clarêncio sourit et dit :
- Non, André. L’histoire n’est pas finie. La crise qui nous a donné une leçon est passée. Nos amis, suite à l’effort admirable par lequel ils se sont dévoués au réajustement, disposent maintenant de quelques années de paix relative, pendant lesquelles ils pourront semer à nouveau le champ du destin. Cependant, plus tard, la douleur, l’épreuve, la maladie et la mort reviendront pour vérifier l’apprentissage de chacun. C’est la lutte qui perfectionne la vie jusqu’à ce que cette dernière s’harmonise, sans lutte, avec les Desseins du Seigneur.173
Que de beautés dans ces expressions : jusqu’à ce que nous obéissions aux Lois Divines sans réserves ; il y a des cycles de douleur et de larmes, de souffrances et de désespoir. Ainsi, il faut continuer à vivre sans découragement quelle que soit l’épreuve.
Ah ! Oui…, l’amour est également présent dans la mission de Félix. Márcia Nogueira174, déséquilibrée, calculatrice croisa le regard tendre de son petit-fils, un dimanche matin sur une plage de Rio de Janeiro. Elle ne put résister ; elle se sentit perturbée au plus profond d’elle-même et exclama :
- Mon Dieu ! Quel bel et étrange enfant… C’était Félix qui revenait dans ses bras : ses derniers jours seraient ainsi moins amers, plus clairs, plus ouverts à la lumière infinie du Christ.
Ernesto et Evelina ont déployé toutes leurs forces à orienter les membres de leur famille. Comme fruit de ce travail, Desidério, le père d’Evelina, réincarne et il était prévu qu’il rencontrerait Elisa, l’ex-épouse d’Ernesto Fantini, pour ensuite l’épouser ; Caio, l’ex-mari d’Evelina, reste marié à Vera Celina, la fille de Fantini, et se prépare à recevoir Túlio, son ancien ennemi, comme fils.
Qui pourra mesurer la force de Dieu dans les prodiges de l’amour ? demanda André Luiz.
Finalement libres, Evelina et Ernesto se marient, dans le monde spirituel, bénis par tous leurs amis de la Vie supérieure.
Áulus, le bienfaiteur, signala :
Le véritable amour est la sublimation du renoncement. Celui qui ne peut céder, en faveur du bonheur de l’être aimé, saura sans doute aimer avec enthousiasme et tendresse, mais ne pourra couronner son amour avec la gloire de l’amour pur. Après la mort, habituellement nous apprenons par le sacrifice de nos propres rêves la science d’aimer, non pas selon nos désirs, mais selon la Loi du Seigneur : des mères sont obligées de livrer leurs enfants aux épreuves qu’ils doivent endurer, des pères sont obligés de refaire des projets afin de protéger leur famille, des épouses doivent donner leur mari à d’autres âmes sœurs, des maris sont obligés d’accepter la collaboration des maris en secondes noces dans le foyer qu’ils ont quitté (…) Tout ceci se trouve sur la Terre. La mort est une convocation à l’entente fraternelle.175
Face au cas complexe de Pedro-Camilo, Calderaro demande le soutien de l’amour sublimé convaincu que seuls ceux qui aiment peuvent atteindre les causes profondes.
Après quelques minutes de prière, Cipriana était transfigurée. Des yeux, du thorax, des mains jaillissaient de faibles rayons de lumière (…) Elle était belle en apparition miraculeuse, était radieuse comme si elle avait été la matérialisation de la Madonna de Murilo.176
Pedro se prosterna devant elle et, en larmes, avoua qu’il avait tué un homme. C’était le cri qui depuis 20 ans l’étouffait.
Cipriana lui parla tendrement, elle lui rappela son triste chemin de meurtrier et lui demanda pourquoi n’avait-il pas eu recours à la prière, pourquoi ne s’était-il pas humilié aux pieds de sa victime dans le but sincère de se régénérer.
Mais, il n’est jamais trop tard pour élever son cœur et guérir sa conscience blessée, ajouta-t-elle. Qui pourra condamner quelqu’un, après la somme des vicissitudes sur le plan corporel ? Reconsidère et prend de nouveaux engagements auprès de la Justice Divine. Elle tendit les bras et dit :
- Lève-toi et viens à moi. Je suis ta mère spirituelle au nom de Dieu.
Le malade, les yeux brillants et pleins de larmes, se leva et dit :
- Est-ce que je mérite cette grâce ?
- Pourquoi pas, mon fils ? Notre Père ne répond pas à nos prières par des condamnations.
Elle le prit dans ses bras, comme une mère affectueuse :
- Mère céleste, personne ne m’a jamais parlé ainsi sur la Terre… gémit le malade.
Cipriana, tout en gardant Pedro dans ses bras, s’adressa alors à Camilo, le persécuteur.
On assiste ensuite à l’un des endoctrinements les plus extraordinaires jamais vus dans la littérature spiritualiste. Camilo se repent au cours de la longue conversation affectueuse tenue avec Cipriana.
Et la conversation se termine chez Pedro auprès de l’épouse et des enfants du pauvre malade.
- Il y a précisément vingt ans que ton seul but est de la tuer. Vaut-il la peine de recevoir les lauriers sanctifiés de la douleur pour descendre aussi bas dans l’échelle de la vie ? demanda cette femme extraordinaire.
Camilo se mit à pleurer à la fin d’une longue conversation.177
Cipriana le prit dans ses bras et les garda tous les deux près d’elle.
Camilo s’agenouilla, demanda de l’aide afin de chasser la haine et dit :
- Vos paroles ne m’ont pas convaincu, mais votre sentiment me transforme !
Camilo fut placé dans une école de régénération du monde spirituel et Pedro retourna auprès de sa famille, guéri et prêt à commencer une nouvelle étape de son existence.
Après avoir participé à cette réunion, André Luiz écrit : Nous avons gardé la lumière de l’amour divin et seules les larmes qui coulent sur notre visage pouvaient en témoigner !
Le médecin désincarné avait compris la leçon de Calderaro : Le cœur qui aime est plein d’un pouvoir rénovateur.178
Finalement, le cas Margarida, l’obsession la plus difficile de toutes celles que nous avons vu dans la Série.
Après l’extraordinaire intervention de l’instructeur Gúbio et d'André Luiz qui l’ont libérée et rendue à la vie, il y eut la rencontre entre mère et fils, Matilde et Gregório dans les « camps de sortie »179
Gregório et des centaines d’esprits inférieurs, ses subordonnés, se sont dirigés vers ces camps à la recherche de Gúbio, pour le passer par le fil de l’épée. Jaloux de la guérison de Margarida, furieux du changement de ses objectifs, le prêtre rencontra Gúbio, à genoux, en état de profonde méditation. Il servait de médium à la matérialisation de Matilde. À travers une gorge ectoplasmique, elle s’adresse d’une voix douce à Gregório et lui parle des temps de la Toscane et de la Lombardie.180
Désespéré, le prêtre veut toujours se venger et il crie :
- Aux armes ! Aux armes !
À ce moment-là, Matilde apparaît entièrement matérialisée devant son fils pris de folie et exclame :
- Je n’ai pas d’autre épée sinon celle de l’amour avec lequel je t’ai toujours aimé !
Gregório laissa tomber l’épée et se prosterna, à genoux, en criant :
- Mère, ma mère ! Ma mère !
Matilde l’embrassa et s’exclama :
- Mon fils ! Mon fils ! Que Dieu te bénisse ! Je te veux plus que jamais !
Cette embrassade fut un choc terrible entre la lumière et les ténèbres et les ténèbres n’ont pas résisté… dit André Luiz. Finalement, la libération de Gregório commençait.
Gúbio embrasse notre André et dit :
- « Jésus te récompense, mon fils, de ton intervention dans cette libération.
N’oublie jamais que l’amour a raison de la haine et que le bien élimine tout le mal ».
Nous en étions tous convaincus. Aussi noir que puisse être le paysage de la vie humaine, l’aurore viendra toujours, claire et radieuse, comme un sourire de Dieu à toutes les créatures.
12 - Conclusion
Nous avons condensé, dans cette première partie, tout ce que nous avons jugé important à propos de l’obsession dans l’œuvre d'André Luiz et dans d’autres livres de cette extraordinaire collection, apportée du Ciel vers la Terre par l’intermédiaire de Chico Xavier, le médium du siècle.
Dans la Partie II, nous publions les études sur la Pensée, compilées dans ce recueil. Elles peuvent être consultées à tout moment de la lecture. En fait, nous aurions dû inverser l’ordre des textes, mais nous comprenons que la Partie II ne constitue pas une matière primordiale pour celui qui étudie les obsessions, et, finalement, nous avons décidé de garder l’ordre choisi au départ.
Nous pensons qu’un jour, les obsessions et ses psychopathologies seront étudiées par la Science officielle, surtout dans les domaines de la santé. Kardec avait prévu ce moment :
« Un jour, (les obsessions) seront incontestablement classées parmi les causes pathologiques qui requièrent, en raison de leur nature spéciale, des moyens de traitement qui dévoileront la cause du mal, le Spiritisme a découvert une nouvelle voie à l’art de guérir et fournit à la Science un moyen de réussir là où, jusqu’à présent, ses efforts ont échoué puisque la cause du mal n’a pas été attaquée. »181
Le Dr Inacio Ferreira a consacré près de 50 ans de sa carrière de médecin à prouver cette vérité prévue par Kardec. Dans Novos Rumos à Medicina, il affirme : « À l’aide des enseignements, des séances de recherche précise et dont les résultats ont été confirmés, à l’aide aussi des médiums sincères, des créatures bonnes et simples, nous avons pu expliquer toutes les défaillances que nous avons rencontrées. Partout où nous avons travaillé, nous avons un nombre de guérison jamais vu auparavant, même si nous manquions d’équipement. »182
Il n’y avait pas assez d’équipement, de physiothérapie, d’infirmiers et de médicaments, mais le Dr Ferreira obtint des résultats très positifs. Ce fut le cas, par exemple d’un jeune homme qu’il a classé comme pseudo-épileptique lorsqu’il eut constaté que les symptômes de la maladie étaient provoqués par un esprit persécuteur et qu’ils ont cessé après un traitement de désobsession.183
Nous prendrons la liberté de citer Chico Xavier à propos de la relation entre arythmie et obsession : « Ce qu’on appelle arythmie cérébrale, dans la plupart des cas, est un élément de fixation des ondes de l’esprit communicant. Souvent, cette arythmie cérébrale est retrouvée dans l’obsession. L’avenir nous montrera le fond du problème et les moyens nécessaires pour y remédier. 184
Edith Flore considère également que le « concept de la possession devrait être inclus aux disciplines du cours de Psychologie et Psychiatrie anormale, etc. dans nos écoles, universités et écoles de médecine. »
Et elle ajoute : On devrait commencer des recherches dans le but d’approfondir notre compréhension du rôle que les esprits jouent dans la vie humaine. »185
Nous pensons qu’avec le temps, il y aura un nouveau classement des maladies mentales avec l’introduction de modifications importantes qui tiendront compte des obsessions et de ses psychopathologies.
Pour ce faire, les médecins spirites et spiritualistes, ainsi que les autres professionnels de la santé mentale doivent présenter des études et des recherches qui contribueront à cette nouvelle classification.
Ce livre, bien que modeste, est la preuve de notre gratitude au groupe du Bien qui, par l’intermédiaire de Chico Xavier, a contribué au progrès de l’humanité au cours de ce siècle. Nous avons condensé ici les principaux textes de la Série André Luiz et d’autres livres apportés du Ciel à la Terre par cet Apôtre des Nouveaux Temps, sur le sujet Pensée et Obsession. Nous regrettons que l’espace limité ne nous permette pas de couvrir d’autres œuvres importantes – Pensamento e Vida du bienfaiteur Emmanuel - qui enrichiraient sans aucun doute l’étude en question.
J’espère qu’elle pourra contribuer à approfondir le débat sur ce sujet pratiquement inconnu des milieux académiques et scientifiques contemporains. En réalité, c’est un fléau ignoré qui fait de plus en plus de victimes partout sur la Terre et qui est à l’origine de bon nombre de maladies, de crimes, de rébellions et de guerres dont souffrent les humains.
Nous rappelons ici l’affirmation du Dr Miguel Couto, ce remarquable médecin brésilien : « La science mentale fondée sur les principes qui président à la prospérité de l’Esprit, sera dans l’avenir le nouveau pilier de la santé humaine. »186
Nous luttons de toutes nos forces pour introduire l’âme dans la Médecine et nous espérons que cet avenir n’est pas très éloigné afin de parvenir à de plus vastes conquêtes dans le domaine de la santé et du bonheur réel.
Chapitre II - ÉLÉMENTS D’ÉTUDE DE LA PENSÉE
1- Plasma divin
Depuis le 18 avril 1857, date de parution du Livre des Esprits et, par conséquent, date de naissance de la Doctrine Spirite, nous connaissons un élément primordial qui est à l’origine des enveloppes périssables de l’Esprit – corps et périsprit – et de ses innombrables combinaisons avec la matière et qui est susceptible de produire une multitude de choses dont nous ne connaissons qu’une petite parcelle. Les Instructeurs spirituels ont appelé cet élément fluide cosmique ou universel ou encore primitif.187
Au cours de ce siècle, les Esprits supérieurs, par l’intermédiaire de Chico Xavier ont fourni des informations complémentaires : l’Univers est constitué d’un élément élémentaire primordial – le fluide cosmique ou plasma divin, également nommé le souffle du Créateur ou la force nerveuse du Tout-Puissant.188
L’Univers est la projection de l’Esprit divin, disent-ils.189 Les grandes Devas de la théologie hindoue ou les Archanges d’autres conceptions religieuses travaillent avec cette substance originelle et construisent des habitations cosmiques, radieuses ou obscures, gazéifiées ou solides qui obéissent à des lois pré-determinées. C’est la dénommée co-création, sur le plan des Intelligences glorieuses associées au Père. Ces co-créations peuvent durer des millénaires, mais elles finissent par s’user et se transforment puisque l’Esprit créé peut former ou co-créer, mais seul Dieu est le Créateur de toute l’Éternité. « La matière, l’espace et le temps se structurent à l’intérieur de ces étonnantes formations qui se renouvellent constamment pour offrir des domaines gigantesques au progrès de l’Esprit. »190
Au cours du siècle dernier, l’esprit de Galilée, dans un message adressé à Allan Kardec, s’exprima ainsi :
« Revêtue de lois et de la pulsion initiale inhérente à sa propre formation, la matière cosmique primitive donna naissance successivement à des tourbillons, à des agglomérations de ce fluide diffus, à des accumulations de matière nébuleuse qui se sont divisées et se sont modifiées à l’infini pour former des centres de créations simultanées ou successives dans les immenses régions. »191
Galilée se référait à la formation de l’Univers, à partir de plusieurs centres de créations, c’est-à-dire, de plusieurs big-bangs simultanés ou successifs.
À partir des années 40, les scientifiques ont élaboré une théorie, selon laquelle l’univers a commencé il y a 15 milliards d’années au cours d’une explosion colossale, qui a catapulté matière et énergie dans toutes les directions. Avec le temps, les galaxies, les étoiles et les planètes se sont formées. Comme l’univers est en expansion, un jour les étoiles consommeront toute leur énergie et s’éteindront pour plonger dans l’espace, dans l’obscurité éternelle et glacée. Ce serait le Big Crunch, la grande implosion, la fin de la vie. Des physiciens renommés s’intéressent à cette étude, Stephen Hawking, Penrose, Fred Hoyle et tant d’autres.
À partir de 1983, cependant la théorie du Big Bang subit un changement radical. Andrei Linde, un des plus importants astrophysiciens actuels travaillait dans l’institut Lebedev de Physique lorsqu’il formula une théorie nouvelle et révolutionnaire, celle de l’expansion inflationniste de l’univers.
D’après Linde, « l’univers est formé par une ‘soupe’ de plasma où il n’existe pas d’atomes, ni d’électrons, ni de galaxies. »
La densité et la température du plasma sont variables. Il existe des régions de l’univers plus ou moins denses et cette densité varie également avec le temps. Lorsqu’un point déterminé de l’univers atteint une densité maximum, ce point explose en un Big-Bang pour créer dans une région de l’espace ce que nous appelons univers-bulle. En ce moment, la théorie originale du Big-Bang est valable puisque la bulle en expansion se met à produire des particules subatomiques et ensuite des atomes, des galaxies et des étoiles.192
Linde explique qu’il existe d’autres parties de l’Univers où le plasma n’a pas encore atteint cette densité. Il y a aura de nouveaux univers-bulles lorsque la densité voulue sera atteinte. Ainsi, il existe des régions qui se sont formées et ont créé d’autres univers-bulles parallèles au nôtre. C’est un processus continu d’expansion universelle : la région où nous vivons est une parmi les innombrables qui ont déjà existé et qui existeront dans l’avenir. Il ajoute : « Il n’y a pas de fin dans l’évolution de l’univers, l’inflation ne finit jamais. Chaque Big-Bang peut créer un univers-bulle avec ses propres lois physiques. »
Galilée révèle qu ‘il existe plusieurs centres de créations simultanées et successives et la théorie de l’univers inflationniste de Andrei Linde le confirme.
Galilée, dans le même message à Kardec, a émis une phrase intéressante : « L’Univers est un enfant ». Aujourd’hui l’expression « univers-bébé est très employée par les physiciens. L’explication d’André Luiz est également intéressante : c’est la pensée divine qui décide le point de densité maximum des régions de l’univers. Ce fait n’a pas encore été détecté par la plupart des scientifiques terrestres.
Il faut se rappeler la Théorie des Supercordes, fondement théorique le plus récent pour l’élément primordial constitutif de toutes choses. Cette théorie semble comprendre des prévisions révolutionnaires comme l’existence d’un grand nombre de nouvelles particules du temps, de nouvelles dimensions, outre celles déjà connues, l’existence possible d’une nouvelle forme de matière dans l’univers avec laquelle le contact ne peut se faire que par gravitation. D’après cette théorie les particules atomiques et subatomiques seraient des cordes énergétiques : la vibration d’un groupe de cordes, dont la forme serait « x », par exemple, formerait un électron, une forme « y » qui serait un neutron et ainsi de suite. D’après les Esprits, la forme fondamentale serait la corde stable, autrement dit, l’élément-clé du fluide cosmique universel ou plasma divin. Les laboratoires les plus sophistiqués de la Planète ne peuvent pas prouver cette théorie. Il faut attendre, car nous verrons la suite au fur et à mesure que la science progresse.
Nous aimerions surtout mettre l’accent sur la co-création qui a trait aux intelligences humaines. Les Esprits, en raison de leur capacité créative originale, utilisent le fluide cosmique qui circule dans l’Univers pour former leur périsprit ou leurs caractéristiques psychosomatiques et fonder les civilisations. L’Humanité incarnée et désincarnée est comprise dans ces créations ainsi que les lieux obscurs du purgatoire infernal où se regroupent les esprits déséquilibrés ou criminels.
André Luiz explique : essentiellement toute matière est énergie rendue visible et que toute énergie, à l’origine, est la force divine que nous nous approprions pour interposer nos propos à ceux de la Création dont les lois récompensent la pratique du bien et nous incitent à transformer le mal que nous faisons, en bien que nous devrons faire, parce que le Bien de tous est le seul Principe Éternel193.
Ainsi, sur le plan spirituel, l’homme désincarné traitera plus directement avec sa pensée continue : fluide vivant multiforme, ardent et inépuisable qui naît de son âme. Celui-ci serait un sous-produit du fluide cosmique à travers lequel la créature assimilerait la force émanant du Créateur, répandue sur tout le Cosmos, et lui donnerait substance afin qu’elle puisse influencer la Création par elle-même.194
Ce fluide vivant est la matière mentale d’une importance fondamentale pour l’entendement de l’homme et de ses moyens de communication avec les autres êtres de l’univers, avec son Créateur et sa propre essence divine.
2-Matière mentale
Penser c’est créer. Toute la création possède vie et mouvement et impose une responsabilité à la conscience créatrice. Et comme la vie et le mouvement sont liés aux principes de permutation, il est indispensable d’analyser ce que nous donnons afin d’évaluer ce que nous devons recevoir.195 Ainsi, nos pensées sont à l’origine de nos actes et nos actes sont à l’origine des pensées d’autrui.196
Ce qui signifie : Là où se trouve la pensée, il y a des courants mentaux, là où il existe les courants mentaux il y a association. Et toute association implique interdépendance et influence réciproque.197
Ces concepts sont d’une importance fondamentale pour l’étude de la médiumnité et, par conséquent, de l’obsession, parce que tout le processus d’échange est fondé sur les bases de l’esprit et de son prodigieux champ de radiations.
Pour Emmanuel – « l’esprit humain est un miroir de lumière qui émet des rayons et les assimile ».198 Ces rayons ou radiations mentales sont la source de ténèbres ou de lumière, de bonheur ou de malheur, de ciel ou d’enfer où que l’Esprit se trouve.
Les Esprits supérieurs, nous apprennent à voir l’Univers comme un ensemble de forces dynamiques qui exprime la Pensée du Créateur. La matière mentale qui nous est propre - avec laquelle nous formons, selon notre progrès spirituel, les créations temporaires - essaye de se superposer à cette dimension.199
En réalité, le fluide cosmique ou plasma divin est la base de soutien de toutes les associations dans tous les recoins du Cosmos.
La pensée incommensurable du Créateur vibre dans les fondements de la Création et sur ce plasma divin vibre la pensée mesurable de la créature qui se forme dans le vaste océan de force mentale où les pouvoirs de l’Esprit se manifestent, souligne André Luiz.200
Dans l’au-delà, il est possible de classer les rayons super-ultra-courts, par lesquels s’expriment les légions angéliques à travers des processus encore inaccessibles à notre observation, les oscillations courtes, moyennes et longues par lesquelles s’exprime l’esprit humain et également les ondes fragmentaires des animaux qui émettent seulement des rayons discontinus.201
La pensée est la base vivante de toutes les réalisations sur le plan physique et extra-physique. Elle est matière, mais sur une autre échelle de vibration, elle est constituée d’éléments atomiques plus compliqués et subtils que l’hydrogène et l’uranium. Ces éléments transcendent le tableau périodique des éléments chimiques connus dans le monde.202
Il n’existe pas de terminologie adéquate pour les désigner et André Luiz emploie la même nomenclature terrestre : nucléons, protons, neutrons, positrons, électrons ou photons mentaux.203
Les caractéristiques de la pensée parfaitement mesurables, d’après les informations des Esprits, sont subordonnées au type d’excitation auxquel sont soumis les « atomes mentaux ». Nous savons que si l’excitation a son origine dans les noyaux atomiques, dans des circonstances extraordinaires de l’esprit, quelles que soient les émotions profondes, les douleurs lancinantes, les concentrations laborieuses de force mentale ou les supplications angoissées, la pensée émettra à partir du champ spirituel des rayons très courts ou qui ont un immense pouvoir transformateur théoriquement semblable aux rayons gamma.204
C’est ainsi que les grandes âmes, celles qui suivent les chemins épineux de l’abnégation, celles qui renoncent à l’amour, ont tant de pouvoir transformateur.
La particule de pensée, comme corpuscule fluidique semblable à l’atome, est une unité en essence qui se subdivise en divers types, conformément à la quantité, qualité, comportement et trajectoires des composants qui l’intègrent. Ainsi, la particule de pensée, bien que vive et puissante dans la composition déversée par l’esprit qui l’a produite, est également passive devant le sentiment qui lui donne forme et nature pour le bien ou pour le mal.
Ainsi, le fluide résultant peut être acide ou basique, doux ou amer, vivifiant ou mortel, selon la force du sentiment qui l’a produit et qui a engendré les rayons de l’émotion ou du désir.205
Le progrès est remarquablement accéléré par le fluide mental qui a des qualités magnétiques d’induction.206
INDUCTION MENTALE
Nous pouvons électriser un corps ou le charger d’électrons en l’approchant ou en le plongeant dans un champ électrique ou magnétique. Ceci s’appelle induction.
De la même manière, le courant de particules mentales sort de chaque Esprit avec une qualité d’induction mentale d’autant plus grande que les facultés de concentration et de persistance dans les buts à atteindre sont évidentes.207
Nous savons que tout corps qui possède des propriétés électromagnétiques peut les transmettre à un autre corps sans contact visible. Cette qualité intrinsèque existe également dans le courant mental, puisqu’il est capable de reproduire ses propres particularités sur un autre courant mental qui s’y ajuste.
Dans le cas de l’électricité comme du mentalisme, le phénomène est lié à la conjugaison des ondes aussi longtemps que le flux énergétique perdure.208
Ainsi, la matière mentale est l’instrument subtil de la volonté et agit dans la formation de la matière physique : elle engendre les motivations de plaisir ou de dégoût, de bonheur ou de douleur, d’optimisme ou de désespoir qui ne peuvent être réduites à des abstractions puisqu’elles représentent des tourbillons de force dans lesquels l’âme crée ses propres états d’esprit inductifs. Elle attire vers soi les agents (pour l’instant impondérable sur Terre) de lumière ou d’ombre, de victoire ou d’échec, de malheur ou de bonheur.209
Par le biais de l’induction mentale nous influençons sur les autres Esprits et nous recevons leur influence. Son importance est donc indiscutable.
Ainsi, le choix de nos objectifs dans la vie est également important. Nous ne pouvons pas oublier que le but de notre attention se convertit en facteur inductif et nous pousse à émettre les valeurs de la pensée continue dans la direction que prend notre idée. Dans cette direction nous trouvons les principes qui s’ajustent aux nôtres. De ce fait, nous sommes automatiquement liés en esprit à tous les incarnés ou désincarnés qui pensent comme nous pensons. Cette liaison est d’autant plus étroite que l’atmosphère mentale qui nous lie les uns aux autres est proche, indépendamment de facteurs spatiaux.210
Cette propriété intrinsèque de l’âme explique l’affirmation de Kardec selon laquelle la faculté médiumnique « est inhérente à l’homme et n’est pas un privilège exclusif de quelques élus. » André Luiz affirme aussi que la médiumnité comme la faculté de respirer est un don inhérent à tous les êtres.
La question 459 dans Le livre des Esprits traite également de l’influence constante et décisive des désincarnés sur les incarnés et souligne les aspects de cette capacité d’influence du courant mental.
Il est très important de connaître la direction de nos pensées. Lorsque nous sommes en conversation, lorsque nous faisons une lecture ou une visite, lorsque nous regardons un tableau ou assistons à un spectacle artistique, lorsque nous donnons un conseil ou émettons une opinion, par cette propriété inductive, nous influençons d’autres esprits, incarnés et désincarnés et nous recevons leur influence.
Certains minimisent l’influence de la lecture, de la télévision, du cinéma et des moyens de communication, en général, sur les âmes humaines. Une étude plus détaillée de la pensée, comme élément de l’Esprit pourrait signaler aux communicateurs le grand pouvoir d’induction des formes pensées et, donc, de la matière première qu’ils manipulent tous les jours. Il faudrait que la violence, le sexe irresponsable, l’oisiveté nuisible et autres éléments destructifs du bonheur spirituel ne cessent d’être prônés dans les moyens de communication au profit d’un autre type d’idée qui véhiculerait le bien-être durable.
Nous analysons dans la première partie, chap.4, la situation négative vécue par un écrivain, dans le monde spirituel, parce qu’il a diffusé des idées incompatibles avec les Lois Divines.
Mais l’évolution est lente et progressive. Des siècles s’écouleront avant que nous découvrions l’immense potentiel de notre esprit. De ce fait, la patience est de mise envers nous-mêmes et envers nos frères.
Le temps ne passe pas en vain.
3 – Ondes, courants et circuits
Pour établir une liaison entre les circuits électriques et médiumniques, il faut rappeler certains concepts importants. Nous avons cité la vibration plus d’une fois, mais pour mieux la comprendre, il faut imaginer l’oscillation du pendule. Nous suivrons l’explication du professeur C. Torres Pastorino, parce qu’elle est didactique.211
Sur le pendule nous distinguons : a) le « moment de repos » ou « d’équilibre », lorsqu’il se trouve exactement dans la verticale ; b) les « points maximum » atteints lorsqu’il bouge.
Nous reconnaissons alors que la vibration peut être :
Simple : parcours d’un point maximum A à un autre point maximum A (Fig. 1)
Double : constituée d’aller et de retour (de A à A’ et de A’ à A) (Fig. 2). Cette vibration double est appelée oscillation.
Le temps d’une oscillation, mesuré en secondes, est la période.
Pour que cette mesure soit précise, on a l’habitude de diviser l’oscillation en quatre parties dénommées phases.
D’après la Fig. 2, nous pouvons voir la première phase (de A à B) ; la deuxième phase (de B à A’) ; la troisième phase (de A’ à B) ; la quatrième phase (de B à A).
Fréquence : nombre d’oscillations exécutées pendant une seconde. Plus le nombre d’oscillations est élevé, plus la fréquence est élevée et inversement plus le nombre est faible, plus la fréquence est basse.
Par exemple, une source qui exécute dix oscillations en une seconde a une basse fréquence ; si elle exécute dix mille oscillations en une seconde, on dira que la fréquence est élevée.
Les cycles sont le nombre d’oscillations (ou fréquence) comptées sur un point déterminé pendant une seconde. L’oscillation (fréquence ou vibration) circule d’un côté et de l’autre et constitue une onde. Sur cette dernière, il faut considérer l’amplitude ou la force de l’onde, mesurée par la – longue ou courte - distance de montée et de descente sur une ligne moyenne ; autrement dit, c’est la taille de l’oscillation.
L’onde aura une faible amplitude lorsque les oscillations sont petites ; au contraire, elle aura une amplitude élevée lorsque les oscillations sont grandes.
Il faut encore considérer la longueur de l’onde (Fig. 3) qui est la distance entre les deux oscillations. Pour que cette mesure soit uniforme, il faut mesurer la distance entre les deux « crêtes » consécutives. La crête est l’amplitude maximale d’une oscillation.
Pour mesurer la longueur de l’onde, nous utilisons le mètre pour les plus longes et l’angström pour les plus courtes. Il est bon de rappeler qu’un millimètre a dix millions d’angström.
Pour les besoins de notre étude, voici les divers types d’onde :
« Ondes Longues : ce sont toutes les ondes supérieures à 600 mètres de longueur. Elles circulent le long de la surface terrestre et sont à courte portée.
« Ondes Moyennes : ce sont les ondes qui ont une longueur comprise entre 150 et 600 mètres. Elles circulent le long de la surface terrestre mais se projettent vers les couches supérieures de l’atmosphère. Elles sont à plus longue portée que les précédentes, mais ne sont pas très longues.
« Ondes Courtes : ce sont celles qui varient entre 10 et 150 mètres. Elles se dirigent vers l’atmosphère supérieure et sont captées par « ricochet ». Elles ont une très longue portée et peuvent être captées même aux pôles de la Planète.
Ondes Ultra-courtes : ce sont celles qui ont moins de dix mètres. Elles ont une portée beaucoup plus longue et plus forte et se répandent dans les couches supérieures de l’atmosphère. ».
Syntonie : en physique, elle désigne la condition d’un circuit dont la fréquence de vibration est égale à celle d’un autre circuit
Ainsi, on sait ce que signifie identité ou harmonie vibratoire.
Du point de vue spirituel, c’est le niveau de ressemblance des émissions ou des radiations mentales de deux esprits ou plus qui ont des pensées, des sentiments et des idéaux identiques. C’est la syntonie vibratoire que nous connaissons si bien.
Au chapitre précédent, André Luiz affirme que les anges s’expriment par des rayons super-ultra-courts, dans des processus encore inaccessibles à l’observation commune, tandis que l’esprit humain s’exprime par des oscillations courtes, moyennes et longues. Pour parvenir à des états plus élevés, la créature humaine devra vivre des situations extraordinaires comme par exemple, des émotions profondes, des douleurs très intenses, des concentrations difficiles, des supplications angoissées. De ce fait, son esprit émettra des rayons très courts ou qui ont un immense pouvoir transformateur, proches des rayons gamma.
Le graphique montre que ces rayons - très courts - sont mesurés en angströms et ont un grand pouvoir de pénétration.
Nous renvoyons le lecteur à certains passages de l’œuvre d'André Luiz, cités dans la première partie. En particulier, le passage qui raconte que les Esprits illuminés - Cipriana et Matilde - triomphent des ténèbres et transforment des cœurs endurcis en utilisant seulement l’émission de ces rayons super-ultra-courts provenant des profondeurs de ces âmes élevées et réussissent à éliminer de façon suave et définitive la cuirasse de mal qui entourait leurs subordonnés. (chap. 18)
CIRCUIT ÉLECTRIQUE ET MÉDIUMNIQUE
Le courant électrique est un déplacement de masse électrique par un fil conducteur.
Lorsque l’intensité et le sens de propagation du courant sont invariables, le courant est continu ou direct. Lorsque l’intensité et les sens varient périodiquement obéissant à un mouvement de va et vient, le courant est alternatif.
Dans la médiumnité, nous pouvons avoir un courant continu ou direct, dans les cas de passivité absolue, lorsque le courant médiumnique circule seulement de l’Esprit communicant vers le médium. Lorsque le médium réagit par la pensée sur l’Esprit communicant, nous avons le courant alternatif. Dans les manifestations d’entités malheureuses par le courant alternatif, l’esprit du médium pourrait aider dans l’endoctrinement. Mais ce courant alternatif peut aussi expliquer le niveau d’interférence du médium dans la communication reçue.
Le circuit électrique est l’ensemble des appareils où l’on peut établir un courant électrique. Le générateur est la partie interne du circuit ; les autres appareils constituent le circuit externe.212
En réalité, le générateur électrique transforme une forme quelconque d’énergie en énergie électrique.
Fermer un circuit c’est effectuer la liaison qui permet le passage du courant électrique ; ouvrir c’est interrompre ce courant. Pour réaliser ces opérations, nous utilisons une clé.
André Luiz fait une analogie entre circuit électrique et circuit médiumnique : 213
On applique le concept de circuit médiumnique à l’extension du champ d’intégration magnétique où circule un courant mental, à chaque fois qu’il y a syntonie psychique entre ses extrêmes ou, plus exactement, entre émetteur et récepteur.
Ainsi, le circuit médiumnique exprime une « volonté-demande » et une « volonté-réponse » respectivement sur le trajet d’aller et retour et définit la direction de l’entité communicante et l’accord du médium. Ce phénomène s’applique aussi bien à la sphère des Esprits désincarnés qu’à celle des incarnés puisqu’il exprime une conjonction mentale. Pour réaliser ces activités, l’émetteur et le récepteur possèdent des ressources particulières dans le cerveau dans lequel sont traités des circuits élémentaires du système nerveux, à savoir, l’idéation, la sélection, l’autocritique et l’expression.
Pour que le courant électrique passe, il est nécessaire que le circuit soit fermé, c’est-à-dire, que l’interrupteur soit branché. Pour que le courant mental passe dans le circuit médiumnique, il faut également que ce circuit soit fermé. Autrement dit, il faut que l’entité communicante ait la pensée d’acceptation ou d’adhésion du médium en équilibre constant. Si le médium n’est pas attentif, le courant d’association mentale ne pourra pas passer.
RESISTANCE, INDUCTANCE ET CAPACITÉ
Quand on applique de même la différence de potentiel entre les extrêmes de deux barres - l’une en cuivre, l’autre en bois - les courants résultants sont très différents. Dans ce cas, la résistance du conducteur joue un rôle important.
Tout conducteur oppose certaine une résistance au passage du courant. Celui-ci varie selon divers facteurs : matériel du conducteur, température, caractéristiques du fil, etc.
André Luiz rappelle 214: La résistance est la propriété qui signale l’absorption d’énergie électrique - transformée en chaleur - sur le circuit, et qui correspond à la perte d’énergie due au frottement en mécanique.
De la même manière, sur un circuit médiumnique, la résistance est la dissipation d’énergie mentale destinée au soutien élémentaire entre l’Esprit communicant et le médium.
Et le médecin désincarné souligne un autre facteur important qui doit être analysé :
Dans le circuit électrique, l’inductance est la propriété à travers laquelle l’énergie est accumulée dans le champ magnétique provoqué par le courant qui en empêche l’augmentation ou la réduction. En raison de l’inductance, lorsque le courant varie, une force accrue apparaît sur le circuit et s’oppose à la variation. Cette propriété joue un rôle semblable à l’inertie en mécanique. Si le circuit électrique en action subit une discontinuité abrupte, l’effet en étude produit une décharge électrique dont les conséquences varient selon l’intensité du courant puisque le circuit - qui comprend bobines et moteurs - est de nature inductive. Ces éléments ne doivent pas être interrompus et leurs mouvements doivent être réduits lentement car c’est le seul moyen d’empêcher l’apparition d’autres courants, susceptibles d’engendrer des fermetures ou des ruptures désastreuses pour les appareils utilisés.
Le circuit médiumnique possède cette même propriété vis-à-vis de l’énergie mentale-électromagnétique conservée dans le champ de l’association mentale, entre l’entité communicante et le médium, provoquée par l’équilibre entre les deux. Cet équilibre évite toute variation possible. En raison de ce principe, lorsqu’une modification se fait sur le courant mental, une augmentation de force qui empêche la variation apparaît dans les profondeurs de la conjonction médiumnique. Si la violence intervient et crée des changements brusques, l’inductance sur le plan mental engendre une décharge magnétique, dont les effets sont classés selon l’intensité de l’intégration en cours.
Les explications d’André Luiz ne sont pas difficiles à comprendre lorsqu’on se souvient que le circuit médiumnique comprend des éléments du périsprit et des tissus cellulaires complexes, aussi bien sur le plan physique que spirituel. Ce circuit est fortement inductif et ne doit pas être soumis à des interruptions intempestives.
Il faut tout faire pour empêcher la formation d’autres courants magnétiques, capables d’engendrer des déséquilibres et des perturbations perispritaux et émotionnels, de résultats aux effets imprévisibles pour le médium ou pour l’entité en processus de communication.
Dans la première partie, nous avons vu des cas où l’Esprit persécuteur ne pouvait être soustrait de façon abrupte et violente sans provoquer de sérieuses perturbations aux deux consciences en contact. Nous avons le cas Odila-Zulmira, d’Entre a Terra e o Céu, qui contient des enseignements importants pour les doctrinaires et les chercheurs de la médiumnité en général.
Sur le circuit électrique, on doit tenir compte d’une autre caractéristique : la capacité. Elle permet d’accumuler de l’énergie dans le champ électrique : cette énergie accompagne la présence du voltage, semblable à l’effet de l’élasticité en mécanique. Nous avons ainsi les condensateurs : appareils qui gardent l’énergie dans le champ électrostatique du circuit. Avec eux, on conserve de l’énergie électrique pendant le chargement qui est ensuite restituée au circuit, lors de la décharge.
Ces appareils sont construits de manière à avoir de bons conducteurs d’électricité et du matériel isolant (diélectrique). Les conducteurs n’ont pas de contact entre eux et le courant ne passe pas, mais un champ électrique se crée entre eux.
Il y a des condensateurs fixes et des condensateurs variables. Les premiers reçoivent et émettent de l’énergie sur une seule longueur d’onde. Les variables ont la possibilité de choisir les diverses longueurs d’onde, sur une surface plus grande ou plus petite établie par les « plaques ». L’exemple le plus connu de condensateur variable est celui qui existe dans le radio-récepteur que nous utilisons fréquemment.
André Luiz fait le rapprochement naturel avec le circuit médiumnique. Dans ce cas, la capacité exprime la propriété selon laquelle on vérifie le stockage des ressources spirituelles sur le circuit. Des ressources qui correspondent à la syntonie psychique.
Ceci a lieu, en particulier dans les tâches médiumniques dont les fins sont nobles, là où chaque médium est subordonné à « l’Esprit-guide » traditionnel ou à un directeur de la Spiritualité, la formation d’un circuit est toujours nécessaire.
Dans le livre Nos Domínios da Mediunidade, André Luiz dessine sur la tête d’Ambrosina un petit entonnoir de lumière, un appareil magnétique ultra-sensible à travers lequel elle garde le contact avec le responsable de l’œuvre spirituelle, Gabriel.215 Ce serait comme un condensateur de l’au-delà.
Ainsi, un circuit par lequel le médium et son directeur s’associent intimement est formé. Un développement plus vaste des facultés médiumniques exige cette mesure, surtout, si on considère que le médium est désigné pour secourir la collectivité humaine.
Enfin, un mandat médiumnique exige de l’ordre, de la sécurité et de l’efficacité pour être mis en œuvre.
Dans cet extrait, nous avons la liaison Chico-Emmanuel parfaitement décrite et l’extraordinaire mandat d’amour que le médium a développé en ce siècle, pendant 70 ans, de médiumnité bénie qui est célébrée le 8 juillet 1997.
4- Courants de pensée
En raison de son extraordinaire capacité biopsychique, le cerveau humain développe différentes fonctions : gérer, exciter, transformer, induire, conduire, extérioriser, capter, assimiler et désassimiler l’énergie mentale, comme un générateur électrique commun. Mais il dépasse de beaucoup ces fonctions parce que non seulement il crée une force électromotrice et des potentiels magnétiques en conséquence, mais il possède également d’autres ressources. Par le biais de son réseau neuropsychique organique, il émet et reçoit des ondes comme une station de radiotéléphonie et de télévision. En outre, le cerveau est capable de produire des valeurs ignorées sur la Terre.216
C’est dans ce prodigieux microcosme que la matière mentale, la pulsion de l’Esprit s’exprime en un mouvement constant et produit des courants qui se répandent dans l’espace et dans le temps. Ainsi, elle conserve un grand pouvoir dans l’aura de la personnalité par laquelle elle s’exprime, par action et réaction permanentes, comme dans un générateur, lorsque celui-ci atteint la valeur maximum selon la résistance intégrale du champ et dont l’intensité diminue sur la courbe de saturation.217
Les courants mentaux, formés d’atomes, circulent dans toutes les régions du cerveau.
Comme la pensée est une force subtile et inépuisable de l’Esprit, nous pouvons la classer comme un courant vif qui possède des propriétés multiples d’auto-excitation et d’auto-élaboration de formes.
Toute particule du courant mental prend son origine dans les émotions et désirs cachés de l’Esprit. Par des phénomènes intimes et profonds de la conscience - dont la structure n’a pas encore été étudiée - elle se déplace en produisant des irradiations électromagnétiques dont la fréquence varie selon les états mentaux de l’émetteur (…)218
Le courant mental stimule tous les centres de l’âme et passe par tous les centres endocriniens et plexus nerveux qui sont l’origine de la vie organique. Ainsi, l’esprit procède à l’émission et à la réception ou à l’extériorisation des pensées personnelles en assimilant les pensées d’autrui.219
Naturellement, il existe des courants mentaux soit constructifs soit destructifs. Afin que l’homme produise des résultats harmonieux et constructifs avec ses pensées, il est indispensable de suivre le chemin du travail méthodique dont la base est la maxime : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fît ». Où qu’il soit, l’Esprit est appelé à servir en faveur d’autrui.
S’il émet des forces mentales déséquilibrées et destructrices, il attire automatiquement les mêmes forces et entre dans des tourbillons terribles qui le mènent souvent aux délits et aux actions néfastes.220
Ainsi, les courants vivants jaillissent de l’intérieur de chaque Intelligence et forment un « halo énergétique » qui structure son aura ou sa photosphère psychique, suivant des charges magnétiques constantes, selon sa propre nature. Ces charges ressemblent aux courants de force qui partent de la masse planétaire et composent l’atmosphère qui nous entoure.221
L’âme incarnée ou désincarnée est enveloppée dans sa propre aura - ou tunique de forces électromagnétiques - et les irradiations caractéristiques circulent dans ses tissus.222
Pietro Ubaldi, médium et prophète italien, a écrit : « tout l’univers se transforme en noúres (courants de pensée). Et il ajoute : « tout ce qui existe émet une pensée et ainsi je sens l’univers comme un puissant organisme conceptuel lorsque je suis dans mes états médiumniques. La véritable noúre à laquelle je me réfère est l’émanation harmonique et organique de la pensée infinie de Dieu.223
Comment comprendre les mécanismes qui produisent les courants mentaux ? Quel est le centre de force du périsprit responsable de leur distribution puisque la production est restreinte à l’Esprit et au corps mental qui sont pour l’instant inaccessibles à notre compréhension ? Nous avons juste une vague idée de ce que pourrait être le périsprit par les révélations contenues dans la collection citée.
André Luiz explique que le centre coronarien, par un ensemble de centres du diencéphale, possède dans le thalamus un vaste système de gérance de l’Esprit.224 Pour lui, toutes les voies afférentes au cortex cérébral sont confluantes, à l’exception de la voie olfactive. Il ajoute également que même si la voie olfactive ne passe pas par le cortex cérébral, elle possède avec certains de ses centres des connexions par des fibres provenant du corps mamillaire de l’hypothalamus.
Il souligne encore : Dans le thalamus, dans ce délicat réseau de forces (…) la pensée - ou fluide mental - est déversée par une sécrétion subtile, non pas du cerveau, mais de l’esprit – fluide - qui influence d’abord toute la région corticale et toutes les zones psychosomato-sensitives par des impulsions répétées. Ainsi, il stimule tout le cosmos biologique pour ensuite, suivant la continuité propre à son flux incessant, se répandre autour du corps physique de l’individu conscient et responsable de la qualité et de l’application du fluide. De ce fait, il organise la psychosphère ou le halo psychique (…)225
Quel que soit le lieu où nous nous présentons avec cette carte de visite nous sommes connus par les Esprits par le « nuage de témoins » dont nous parle Paulo de Tarso.
5 - L’aura humaine
Bon nombre d’entre nous ont déjà vu des tableaux connus dont les motifs sont des personnages mythiques ou saints qui portent des auréoles sur leurs têtes ou parfois autour de leurs corps.
Cette luminescence montre que l’aura - couche lumineuse qui entoure autant les objets inanimés que des êtres vivants - est une croyance ancienne à qui peut être détectée par certaines personnes douées d’une sensibilité visuelle particulière.
Les théosophes y distinguent cinq subdivisions : l’aura de la santé, l’aura vitale, l’aura karmique, l’aura caractérielle et l’aura spirituelle. D’après sa couleur, les personnes sensitives peuvent décrire les états émotionnels des créatures observées. Ainsi, le rouge foncé indiquerait passion et sensualité ; le rouge brillant serait la colère (rage) et la force ; le marron serait l’avarice ; le jaune serait l’activité intellectuelle supérieure ; le mauve serait la spiritualité ; le rose, l’affection l’amour, le bleu, la dévotion spirituelle ; le vert foncé serait la sympathie, le vert clair, la jalousie et la tromperie et ainsi de suite. Ces informations ont été données par des personnes sensitives, qui dans leur état normal, sont capables de distinguer cette luminescence qui entoure les gens et semble émaner des parties les plus profondes de l’âme.
Les premières recherches pour mieux connaître cette luminescence ont été conduites par le baron Karl von Reichenbach (1788-1869). Il l’a dénommée « effluves odiques » : la racine « od » signifie en sanskrit « ce qui pénètre tout ». Deux de ses recherches ont été traduites de l’allemand en français par l’ingénieur Albert de Rochas, sous le titre : Les Phénomènes Odiques (Paris, Flammarion, 1907) et Le Fluide des Magnétiseurs (Paris, 1891). Bien qu’elles n’aient pas été acceptées par la communauté scientifique officielle, les recherches de Reichenbach ont énormément influencé les métaphysiciens de l’époque. Rochas lui-même a apporté sa contribution à la recherche de l’Esprit dans le domaine du magnétisme, de l’extériorisation, de la sensibilité et de la réincarnation.
Bien d’autres chercheurs, comme le commandant Darget et le Dr Luys, à la fin du siècle dernier, se sont également intéressés à la recherche des effluves odiques. Ils ont cherché à prouver l’existence de l’aura au moyen d’appareils spécialement construits à cette fin.
Les scientifiques officiels, cependant, orientés par le paradigme réductionniste-matérialiste ont rejeté ces essais et ont empêché en quelque sorte leur perfectionnement. Le médecin anglais Walter Kilner, à la fin du siècle dernier, s’est intéressé au phénomène de l’aura et a cherché à développer une méthode pour faire des recherches. Il était convaincu qu’il pourrait le faire en utilisant des écrans colorés et des substances adéquates pour aider la vision. Après avoir testé plusieurs substances, il a choisi le dyacinin qui s’est révélé efficace bien que d’autres étaient également efficaces pour son analyse.
Le dyacinin est un colorant d’aniline extrait du charbon minéral déjà utilisé dans l’industrie photographique comme sensibilisateur aux radiations infrarouges.
Dans son livre, L’Aura Humaine, Kilner suggère aux chercheurs des substituts au dyacinin, produit cher et rare, et recommande que la recherche soit concentrée sur des colorants bleus pour qu’on ait dans les essais, des longueurs d’onde plus courtes et moins d’ondes longues.
Pour tester sa technique, il plaçait l’individu nu, contre un fond noir et illuminé par la lumière intense du jour ; comme observateur, il se mettait de dos à la source lumineuse, en général, une fenêtre, cela permettait de contrôler ou de régler l’intensité de la lumière pendant l’essai et devant lui, il mettait une bassine étroite de matériel transparent contenant une solution alcoolique de dyacinin. D’après son observation et celle d’autres personnes, ceci était suffisant pour voir l’aura des gens,
Kilner recommande dans son livre qu’on ne dépasse pas une heure par jour d’essai car, comme il l’a observé, le dyacinin agit sur les cellules photosensibles de la rétine ou du nerf optique ce qui peut nuire à la vision. Mais le fait est qu’il n’y rien de sûr à propos de ce mécanisme puisqu’il n’a jamais définit la concentration idéale du colorant qu’on ne connaît donc pas.
Il a décrit, cependant, des dizaines d’auras vues avec l’écran de dyacinin, en concentrations variables, semble-t-il.
Il a eu l’occasion de remarquer des différences quant à la forme, entre l’homme et la femme, mais sur les deux, il a observé trois parties différentes : 226
Bien qu’il ait mentionné une quatrième couche, l’aura ultra-extérieure, Kilner ne donne pas de détails sur cette dernière. La méthode et les essais indiqués dans son livre doivent être approfondis.
En 1939, au cours de leurs recherches à Krasnodar, Union Soviétique, Semyon Kirlian et sa femme Valentina ont découvert un effet spécial à partir d’électrographies. Plus tard en 1958, ils ont envoyé un rapport au monde scientifique, au sujet de leurs découvertes, mais c’est à partir de 1970, suite à la publication du livre Fantastiques Recherches Parapsychiques en URSS, de Sheila Ostrander et Lynn Schroeder, que l’effet Kirlian a été amplement diffusé dans le monde.
De très belles photos ont été obtenues dans divers centres de recherche, y compris au Brésil. En particulier, il faut citer l’Institut de Recherches Psychobiophysiques (IBPP), qui obtint en occident la première kirliangraphie, une électrographie sur une feuille de chayote. Les recherches ont montré, cependant, que plusieurs facteurs, très variables interviennent dans l’effet Kirlian et rendent difficile la répétition des résultats et invalide la recherche scientifique de l’aura. Pour éliminer les interférences, il faudra perfectionner les appareils et la méthode.
Certainement, il y aurait plus à dire sur le halo énergétique, mais cet autre sujet sera traité à part dans un autre volume.
Voyons maintenant ce que la série nous enseigne à ce sujet. André Luiz nous apprend que :
On considère toute cellule en action par unité vivante, comme un moteur microscopique, en connexion avec l’usine mentale. On peut donc facilement comprendre que toutes les agrégations cellulaires émettent des radiations et que ces radiations s’articulent par des synergies fonctionnelles et forment des éléments que l’on peut nommer « tissus de force » autour des corps qui les extériorisent.227
Ainsi tous les êtres vivants, des plus rudimentaires aux plus complexes, sont revêtus de ce « halo énergétique » de cette espèce d’atmosphère électromagnétique qui a des caractéristiques propres selon les espèces.
Pour l’homme, cependant, la projection apparaît profondément enrichie et modifiée par les facteurs de la pensée continue qui, lorsqu’ils s’ajustent aux émanations du champ cellulaire, modèlent autour de la personnalité le corps vital connu ou l’éthérée double de certaines écoles spiritualistes comme un double plus ou moins radieux de la créature.228
La pensée humaine circule dans cette tunique électromagnétique et lui donne un coloris caractéristique, inhérent aux vibrations et images qu’elle produit. L’âme exhibe donc « en premier lieu, les sollicitations et les tableaux qu’elle improvise, avant de les irradier dans la direction des objets et des buts qu’elle veut obtenir ».229
Ainsi, nous avons dans cette conjonction de forces physiques, chimiques et mentales, spécifique à chaque individu l’aura humaine qui le pénètre en même temps qu’elle semble émerger de lui, comme un champ ovoïde malgré la forme irrégulière qu’elle prend. C’est une sorte de miroir où tous les états d’âme sont reflétés par des signes caractéristiques et où toutes les idées deviennent évidentes. Comme au cinéma, l’aura forme des écrans vivants qui durent en vigueur et similitude.230
Cette photosphère psychique tissée avec des éléments dynamiques présente une coloration qui varie selon l’onde que nous émettons. Elle reflète toutes nos pensées en couleurs et images qui correspondent aux objectifs et aux choix dignes ou déprimants.231
Ainsi, le halo vital de chaque créature demeure tissé des courants atomiques subtils de pensées qui lui sont propres ou habituels, dans les normes qui correspondent à la loi des « quanta d’énergie » et aux principes de mécanique ondulatoire qui leur donnent fréquence et couleur particulières.232
La matière mentale emmagasine là son plus grand pouvoir.233
Elle est donc notre plate-forme omniprésente dans toute communication avec autrui, c’est l’antichambre de l’Esprit dans toutes nos activités d’échange avec la vie qui nous entoure, à travers laquelle nous sommes vus et examinés par les Intelligences supérieures, nous sommes sentis et reconnus par nos semblables, craints et haïs ou aimés et aidés par nos frères qui se trouvent dans une position inférieure à la nôtre.234
Les sympathies et les antipathies sont automatiques, parler n’est pas nécessaire.
Tous les travaux de médiumnité de la Terre ont commencé par le biais de cette cuirasse vibratoire, espèce de carapace fluidique où chaque conscience construit son nid idéal. La médiumnité est un attribut de l’homme incarné qui lui permet de communiquer avec les hommes libérés du corps physique.235
Depuis la nuit des temps, lorsque l’échange entre les Esprits a commencé, l’aura se chargeait de faire la sélection : les meilleurs hommes attiraient vers eux les Esprits humains améliorés ; et les hommes rebelles aux lois de Dieu devenaient complices d’entités de leur espèce.
Ainsi, les ondes de pensée, par leurs caractéristiques de fréquence et de trajet, de nature et d’objectif, s’embobinent les unes aux autres : ceci engendre des centres de progrès pour les hommes nobles qui ont assimilé les courants mentaux des Esprits supérieurs pour faire un travail édifiant et éducatif. La même procédure est suivie par l’association ou la symbiose des âmes stationnaires qui se sont révoltées contre les impératifs de l’évolution et ont crée de lamentables obsessions. À l’issue de cette analyse, il est clair que l’intuition a été le système initial de l’échange.236
Edith Fiore, dans son livre Possessão Espiritual, met l’accent sur la valeur de cette cuirasse. L’aura est vis-à-vis de la dimension émotionnelle, mentale et spirituelle d’une personne ce que le système immunitaire est au corps physique. De la même manière qu’un système immunitaire déficient rend l’individu vulnérable aux maladies et aux infections, une aura affaiblie engendrera une vulnérabilité à l’invasion d’esprits.237
L’étude de la pensée permettra de faire d’autres découvertes sur l’aura et, par conséquent, sur la connaissance que nous avons de nous-mêmes.
6 – Pensée, télévision et idéoplasties
Dans Ação e Reação, l’instructeur Silas a comparé les fonctions de la télévision à celles de la pensée.238 Et il souligne : en radiophonie et télévision les électrons qui transportent les modulations de la parole et les éléments de l’image se déplacent dans l’espace à une vitesse égale à celle de la lumière, c’est-à-dire, à trois cent mille kilomètres / seconde. Or, en un même lieu on peut avoir un poste d’émission et un poste de réception. Autrement dit, en une seconde, les paroles et les images peuvent être diffusées et captées, simultanément après avoir traversé les immenses étendues de l’espace en une fraction infinitésimale de temps. Imaginons maintenant la pensée, une force vivante dont la vitesse est plus rapide que celle de la lumière. Elle est émise par nous et revient inévitablement vers nous et nous oblige à vivre, de manière spontanée, sur son onde aux formes créatrices, qui se fixent naturellement dans notre esprit lorsqu’elles sont alimentées par le carburant de nos désirs ou de nos actions. Ainsi, il faut absolument que nos idéaux soient les plus nobles et nos buts les plus purs parce que nos énergies attirent des énergies de même nature. Lorsque nous nous arrêtons dans le vice ou dans l’ombre, les forces mentales que nous extériorisons reviennent à notre esprit intensifiées par les éléments qui s’harmonisent avec elles et élargissent les barreaux de la prison où nous nous tenons par mégarde. Ainsi, notre âme se meut dans un monde fermé où les voix, les scènes de nos propres pensées ainsi que les suggestions de ceux qui s’ajustent à notre façon d’être, nous imposent des hallucinations répétées et annulent temporairement nos sens subtils.
Ensuite, Silas rappela, qu’après la mort, dans le monde spirituel, la créature désincarnée utilise le périsprit, un corps plus plastique et influençable. Par conséquent, les créations moins constructives peuvent la pousser à une captivité beaucoup plus longue, en compagnie de toutes les créatures qui vivent les mêmes cauchemars et les mêmes erreurs.
À chaque fois que nous pensons et que nous exprimons nos pensées intimes en idées et en paroles, en attitude et en exemple, nous créons des formes pensées ou des images-moules que nous projetons à l’extérieur de nous-mêmes, dans l’atmosphère psychique qui caractérise notre présence.239
Sur tous ceux qui acceptent notre manière de sentir et d’être, consciemment ou inconsciemment, nous agissons comme un hypnotiseur sur un hypnotisé et inversement lorsque nous adhérons à la manière d’être et de sentir d’autrui.240
IDÉOPLASTIES
Pour mieux comprendre tout phénomène de transmission médiumnique ou animiste, il est important de rappeler l’idéoplastie par laquelle, la pensée peut se matérialiser par la création de formes dont la durée varie selon la permanence de l’onde émise.
Ainsi, des fantômes de maisons hantées sont des idéoplasties ou des formes pensées qui défient le temps et demeurent en ces lieux, en raison de la force de l’onde émise par les anciens habitants.
L’idée est un « être » organisé par notre esprit à qui la pensée donne forme et auquel la volonté imprime mouvement et direction, selon Albério dans Nos Domínios da Mediunidade.241 Comme les particules de la pensée sont passives devant le sentiment qui leur donne forme et nature pour le bien ou pour le mal, il est facile de conclure que les idées ont les caractéristiques des sentiments qui les ont produites. 242
Ernesto Bozzano, dans son excellent Pensamento e Vontade souligne : « il n’y a rien de plus important pour la Science et la Philosophie que de vérifier que la force de la pensée et la volonté sont des éléments plastiques et organisateurs ».243
Gustave Geley souligne également la valeur de l’idéoplastie, en affirmant qu’elle est un moule vivant élaboré par l’idée ».244
Dans le même livre, Bozzano cite Annie Besant et Leadbeater dans « Thought-formes » : « Le corps mental, grâce à l’impulsion de la pensée, extériorise une fraction de lui-même qui prend la forme correspondant à l’intensité vibratoire de la même manière que la poudre de lycopode placée sur un disque sonore prend des formes géométriques qui correspondent aux notes musicales émises. »245
Si nous reprenons ce qu’André Luiz dit sur le thalamus (chap. V) et sur les fonctions de l’épifise246, nous verrons que le corps mental est en connexion avec ces importantes structures du diencéphale. Ainsi, l’épifise ou glande pinéale concentre et traduit les radiations mentales pour ensuite les distribuer dans le thalamus. L’esprit élabore donc les créations qui proviennent de la volonté et s’approprie les éléments qui l’entourent. Le centre coronarien se charge automatiquement de fixer la nature de la responsabilité qui les concerne et enregistre dans l’être les conséquences heureuses et malheureuses de son mouvement de conscience dans le domaine du destin.247
Bozzano souligne que les formes pensées peuvent être observées dans des photos puisqu’elles peuvent être imprimées dans des clichés. Le colonel Albert de Rochas réussit à obtenir plusieurs photos dans des expériences avec la médium Eusápia Paladino, décrites dans les Annales des Sciences Psychiques, en 1908.248
Hernani Guimarães Andrade, dans un article de Folha Espírita, décrit des recherches de ce genre avec le clairvoyant Ted Serios, réalisées par un parapsychologue, le Dr J. Eisenbud, aux EUA. Ted Serios fixe l’objectif d’une caméra polaroïd et, en même temps, pense intensément à une image donnée pendant quelques secondes. Lorsque la photo est développée, on voit l’image pensée. Dans le même texte, Andrade décrit les recherches faites par le Dr Eisenbud et par le couple Walter et Mary Jo Uphoff avec le clairvoyant japonais, Masuaki Kiyota, dont les résultats furent positifs.249
Bozzano a raison lorsqu’il affirme que « le phénomène de la photographie mentale des vivants montre que la pensée et la volonté sont des forces plastiques et organisatrices… ».250
Les idéoplasties sont, donc, fondamentales pour bien comprendre le phénomène de la transmission médiumnique, et par conséquent, le mécanisme de l’obsession. L’hypnotisé, le médium dans ce cas, contemple les images qui sont suggérées par l’Esprit hypnotiseur, ou par lui-même dans les phénomènes d’auto-hypnose. Comme dans les processus d’émergence de personnalités du passé ce dernier vit dans un état hallucinatoire qui n’est pas fruit de son imagination, mais qui lui est transmis par suggestion.
Dans les cas d’hypnose, l’esprit du sujet, dirigé par l’hypnotiseur, concentrera ses propres rayons mentaux sur le point indiqué et formera le tableau suggéré, selon le principe de la réflexion. Comme au cinéma, la projection de scènes répétées garde la stabilité transitoire de l’image avec mouvement et son respectifs. Le clairvoyant contemplera le tableau suggéré avec tous les détails.
On emploie habituellement le mot «hallucination » pour désigner ce phénomène, mais c’est un mot inadéquat parce qu’il ne s’agit pas d’illusion ou de délire.251
À tort, lorsqu’il y a projection d’esprits perturbés ou malades en un phénomène hypnotique authentique, on dit qu’il y a hallucination. Le même phénomène se produit lorsqu’une scène transmise à la télévision semble très réelle par la combinaison des ondes : le tableau suggéré par l’esprit du magnétiseur est capté et retravaillé par l’individu magnétisé. On ne peut considérer que ce phénomène soit de l’hallucination.
Dans les milieux de la magie, ce processus est largement employé depuis longtemps. Dans ce cas, la médiumnité est rabaissée à des processus inférieurs et est appropriée par des êtres primitifs ou par des Intelligences dégradées qui forment des idées dans le but de soumettre tous ceux qui se laissent vampiriser. Ceci engendre des obsessions dont les psychopathologies sont les plus diverses.252
Il y a une réflexion naturelle et incessante entre les cerveaux qui s’ajustent.
Mais ce n’est pas toujours négatif. Depuis la nuit des temps. Les Esprits supérieurs transmettent aux humanités de la Terre, incarnés et désincarnés, des idées progressistes, des notions d’une civilisation plus avancée. C’est ainsi que ces entités supérieures, en contact avec les tribus incarnées du paléolithique ont transmis des notions qui, petit à petit, se sont consolidées sur le sol de la Planète et ont discipliné les créatures en leur indiquant les chemins à suivre. Le progrès est donc orienté selon le principe de l’ordre et est en vigueur dans l’Univers.
Par la réflexion des idées surgit entre les deux sphères un circuit de forces entremêlées.253
7- Réflexes conditionnés
Le réflexe ou l’activité réflexe est à la base de l’adaptation de l’être humain à l’environnement où il vit.
Une des principales propriétés de la cellule vivante est l’excitabilité, connue auparavant sous le nom d’irritabilité, qui permet la réalisation de l’acte réflexe. Celui-ci constitue la base physiologique de l’adaptation de l’organisme à l’environnement et permet son équilibre vis-à-vis du monde qui l’entoure. Chez l’homme, cette activité réflexe est extrêmement complexe. L’école de Pavlov a classé les réflexes en deux catégories : les réflexes congénitaux ou inconditionnés et ceux acquis ou conditionnés.
Les réflexes congénitaux ou inconditionnés sont les suivants : les réflexes alimentaires, comportementaux et sexuels qui ont leurs propres voies nerveuses, inhérentes à l’espèce et stables, indépendantes du cortex.254 Par contre, les réflexes acquis ou conditionnés qui ne surgissent pas spontanément, mais qui sont acquis par l’individu au cours de son existence, ont besoin de l’intervention du cortex cérébral et se développent sur les réflexes congénitaux déjà existants.
Les réflexes inconditionnés sont entre autres : la sécrétion de salive et de suc gastrique lorsque l’aliment est mis dans la bouche ; la toux qui empêche la pénétration d’un corps étrange dans le larynx, la transpiration qui augmente lorsqu’il fait chaud, l’apparition de frissons ou de tremblements lorsque la température baisse ; les sécrétions organiques naturelles au cours des rapports sexuels et ainsi de suite. Ils sont inhérents à la préservation de l’espèce et à la survie. On les appelle également instincts animaux.
Ces réflexes inconditionnés ont une base médullaire bulbaire ou tout au plus sous-corticale.
Au contraire, les réflexes conditionnés sont acquis et sont logés dans le cortex cérébral : ils constituent une caractéristique de l’individu, fruit de son expérience et de son adaptation au milieu.
Comment se produit l’arc réflexe conditionné par connexion temporaire ?
Reprenons l’expérience de Pavlov décrite par lui-même : « On ouvre une fistule gastrique destinée à recueillir toute la sécrétion stomacale du chien. À chaque fois qu’on fournit à l’animal la stimulation absolue (celle qui a la propriété d’engendrer la réponse inconditionnée), l’aliment dans ce cas-ci, il y a une augmentation de la sécrétion gastrique.
Ainsi, avant de produire la stimulation absolue, on introduit à plusieurs reprises une modification quelconque dans l’environnement, un son de gong, par exemple. Après le son de gong, on sert l’aliment – la stimulation absolue - au chien. Celui-ci, indépendant de l’autre, engendre la réponse absolue inconditionnée, la salivation. Après un certain nombre de répétitions de la stimulation indifférente sur la stimulation absolue, on fait sonner le gong – stimulation indifférente – sans fournir la viande – excitation absolue – et la salivation se fait. »
Pour cette expérience classique, nous avons d’abord un excitant absolu, inconditionné, naturel, instinctif, congénital – l’aliment – qui a agit de manière mécanique sur la muqueuse buccale du chien. Cette stimulation mécanique agira sur le centre salivaire cérébral sous-cortical par les voies afférentes préformées ; de ce centre partent les voies afférentes qui conduisent la réponse inconditionnée et déclenchent les glandes salivaires de l’animal.
Nous avons décrit, ainsi, l’arc réflexe inconditionné.
L’homme est soumis à un vaste système de signalisation et chacun de ses réflexes inconditionnés ou congénitaux est entouré d’un grand nombre d’autres réflexes conditionnés, qu’il élabore et consolide progressivement.
Ainsi, chez l’adulte, nous pouvons dire qu’il n’y a pas de réflexes inconditionnés à l’état pur.
Dans son excellent Manual de Hipnose Médica e Odontológica, le Dr Osmard Andrade explique :
Du fait qu’un excitant inconditionné et absolu n’agit jamais isolément, il se fait toujours accompagner par bien d’autres qui sont indifférents dans leur essence, mais qui corrigent et transforment les réponses.255
Ainsi, l’impulsion corticale soumise à son tour à la domination de la volonté, du raisonnement et de l’éducation peut parfaitement modifier, transformer ou inhiber l’arc réflexe absolu.256
Ainsi, cette impulsion corticale est toujours exercée par ces nouvelles voies que nous appelons connexion temporaire qui est la base de tout le conditionnement cortical.257
Voyons maintenant comment agissent les autres facteurs du milieu extérieur, c.a.d., les nouvelles stimulations qui sont appelées indifférentes.
Pavlov a introduit un gong, c.à.d., une stimulation indifférente sonore, qui a toujours précédé l’aliment. Il l’a fait à plusieurs reprises et a consolidé la stimulation. L’animal avait été placé dans une tour silencieuse pour qu’il n’y ait pas incidence d’autres bruits indésirables lors de l’essai. Par les voies auditives, la stimulation sonore se répand jusqu’à atteindre la zone sensorielle auditive corticale de l’animal où elle est reçue. Ainsi, il y a persistance de deux stimulations : la stimulation mécanique inconditionnée (aliment) et la stimulation sonore indifférente (gong). De ce fait, de nouvelles voies de circulation nerveuse cérébrale sont établies et unissent ces points, le centre auditif au centre salivaire.
On peut prouver que la connexion temporaire a été établie parce qu’on a obtenu la salivation de l’animal par réflexe conditionné, avec le son du gong seulement, sans la présentation de l’aliment.
Ces connexions temporaires permettent à l’animal de s’adapter au milieu ; ainsi, les variations de son habitat, selon la répétition ou la permanence, provoquent en lui des réponses adéquates à ces alternatives. Ainsi, il modifie sa conduite – parfois en partie – et par la suite, cette réponse instinctive, pure et inconditionnée à l’origine, lui permet de s’adapter aux nouvelles circonstances.
« On admet encore que ces réflexes conditionnés, temporaires puissent avec le temps se fixer sur l’individu et se transmettre aux descendants. Les qualités de l’espèce sont ainsi incorporées et créent de nouvelles particularités phylogénétiques », d’après le Dr Osmard Andrade.258
À ce stade, il faut rappeler les mutations génétiques et le processus de mémorisation : ces phénomènes ne sont pas circonscrits aux cellules organiques, mais sont des attributs de l’Esprit immortel qui a une capacité psychocinétique extraordinaire. Ceux-ci donnent forme à son revêtement aussi bien corporel que périsprital, au niveau phylogénétique, et recueillent la collection de ses propres expériences.
Nous avons un grand travail qui devra être développé dans les années à venir. Il comprendra l’étude détaillée des flashs de souvenirs de vies antérieures qui émergent par influence des événements courants de l’existence actuelle. Quels seraient, dans ces cas, les arcs réflexes organiques qui rendent conscients les conditionnements et les événements d’existences antérieures ? Quand arriverons-nous à les classer ? Il n’y a aucun doute que le chemin à parcourir est encore long et que les découvertes dans ce domaine d’interaction cerveau-esprit-corps-Esprit sont encore à faire.
Revenons à l’importance de la stimulation. Elle comprend tout échange ou modification qui a lieu dans l’environnement extérieur ou dans le cosmos intérieur des animaux qui est dûment perçu par ces derniers.
Les stimulations portées par des arcs réflexes congénitaux ou conditionnés produisent des réactions organiques différentes d’où la complexité des organismes supérieurs de l’échelle zoologique, surtout celui de l’homme.
Des aspects importants à propos des réflexes conditionnés doivent être soulignés. La question du SIGNAL, par exemple.
Pavlov dit que : « un organe peut entrer en activité aussi bien sous l’influence de ses excitants absolus et permanents que par excitation temporaire et indifférente au début. Les excitants indifférents jouent en quelque sorte le rôle du signal -- avertissement – qui remplace les excitations permanentes et rendent les relations de l’animal avec le monde extérieur complexes et imprécises. »
Le Dr Osmard Andrade souligne que259 : « La répétition de la stimulation indifférente précède toujours la stimulation absolue, répétée et confirmée par l’action inconditionnée. Cette stimulation finit par donner à l’agent qui était indifférent auparavant la propriété de déclencher la réponse motrice par lui-même, par l’intermédiaire d’un arc temporaire cortical qui devient permanent ou semi-permanent. On peut donc conclure que la stimulation qui était indifférente au début se transforme pratiquement en un avertissement, un SIGNAL de la réponse souhaitée. On vérifie encore que dans le concept de réflexologie, le signal est toute stimulation – indifférente au début – qui devient capable dans des conditions déterminées de déclencher une réponse biologique. » Comme exemple de signal, nous avons le gong ou la clochette dans les expériences réalisées par Pavlov. Immédiatement après le son du gong, l’animal recevait la viande. Ainsi, c’était le signal, la stimulation qui déclenchait la réponse biologique.
Il est important de souligner également qu’il y a deux systèmes de signalisation : le premier système de signalisation de la réalité est commun aux hommes et aux animaux et provient de l’ensemble des stimulations internes et externes, c.à.d., de l’environnement et de l’intérieur de l’organisme.
« Il existe un deuxième système de signalisation de la réalité propre à l’homme. Il est formé par l’élaboration mentale à partir des images et des concepts contenus dans la parole. Le langage représente ainsi une signalisation verbale et la parole devient un excitant conditionnel aussi réel que la chose qu’il représente ».260 Le Dr Osmard Andrade ajoute : « La parole qui ne représente qu’un bruit, un son pour l’animal, non seulement est une stimulation mécanique qui parvient jusqu’au premier système de signaux de l’homme, mais traduit une image qui peut remplacer une idée indépendante de l’image et même de la parole.261
« La parole possède une autre caractéristique importante : elle est valable pour tout le monde, indépendamment de l’expérience personnelle de chacun. Son existence historique est objective et elle se consolide au cours de l’évolution de l’humanité. D’origine sociale, acquise au cours de l’enfance, elle représente un élément de communication irremplaçable parmi les hommes. La parole est le signal parmi les signaux puisqu’elle transmet au cortex l’image des choses concrètes et absolues qu’elle interprète et peut, de ce fait, remplacer le signal de la réalité.262
Chez l’homme, le réflexe conditionné peut s’installer donc à partir d’un son ou d’une parole. Ainsi, si nous conditionnons une personne à avoir une réponse déterminée au son d’une clochette, nous pourrons ensuite avoir la même réponse en prononçant le mot clochette, sans faire le son. En outre, il suffira que le malade voie l’image de la clochette ou pense à elle pour avoir la même réponse. Nous savons que nous pouvons obtenir l’hypnose en employant les stimuli immédiats, la parole en l’occurrence et immédiats (autres stimuli) ou encore par la stimulation combinée. Pour réussir, il faut que les conditions élémentaires soient remplies pour l’installation d’un réflexe conditionné.
Nous ne verrons pas en détail les mécanismes et les techniques de l’état hypnotique pour ne pas nous éloigner de notre but premier.
Au chapitre suivant, nous nous référons aux points qui rapprochent les phénomènes médiumniques et hypnotiques.
8 – Phénomène hypnotique et médiumnique
Dans son œuvre, André Luiz souligne l’importance du réflexe conditionné et le place à la base de l’événement médiumnique.263 Ceci est parfaitement compréhensible puisque dans tous les phénomènes médiumniques il y a un certain degré d’hypnose.
Nous avons déjà vu le pouvoir d’induction mentale inhérent aux courants de pensée et, par conséquent, la capacité de suggestion que les créatures humaines incarnées et désincarnées exercent les unes sur les autres, de manière consciente et inconsciente et qui engendre divers niveaux de syntonie.
Emmanuel synthétise bien cette question : « Que ce soit dans le cas d’une simple influence ou dans les cas de possession profonde, l’esprit médiumnique reste emprisonné dans des pensées étrangères qui lui sont étrangères dans des processus d’hypnose dont il se débarrassera progressivement. »264
Le réflexe conditionné est également le fondement du phénomène hypnotique. Osmard Andrade n’accepte pas la communication médiumnique puisqu’il affirme que les manifestations de cette nature sont des phénomènes hypnotisants produits inconsciemment par les créatures – nous respectons son avis - mais nous citerons son étude sur les fondements de l’hypnose :
« Le réflexe conditionné qui est la base neurophysiologique de l’hypnose (…) est le fait de la communion de deux phénomènes d’adaptation : le réflexe absolu et l’excitation sensorielle. Le phénomène hypnotique, à son tour, est engendré par d’autres, inhibitifs, développés à partir de l’excitabilité et de la formation des réflexes conditionnés ».265
Calderaro, instructeur d'André Luiz dans le cinquième livre de la collection266 affirma que les animaux - dans le cadre des expériences de Pavlov - montraient une capacité mnémonique puisqu’ils mémorisaient des faits par association mentale spontanée. Et il ajouta : Ceci veut dire qu’ils mobilisaient de la matière subtile, indépendamment du corps dense et qu’ils avaient affaire à des forces mentales dans leur appareil d’impulsions primitives.
Et, à juste titre, il a attiré l’attention sur le fait que, si les animaux sont capables d’utiliser cette énergie pour provoquer la répétition de certains phénomènes dans leur organisme, il n’est pas difficile d’imaginer les prodiges que l’esprit de l’homme réalise lorsqu’il est ajusté aux émissions d’un autre esprit supérieur.
Nous avons déjà eu l’occasion de citer dans la Partie I que l’homme est encore une grande inconnue.
Léon Denis267 disait déjà : « L’homme est pour lui-même un mystère vivant. De son être, il ne connaît et n’utilise que la surface. Dans sa personnalité, il existe des profondeurs ignorées où sommeillent des forces, des connaissances, des souvenirs accumulés au cours des existences, un monde complet d’idées, de capacités, d’énergies que l’enveloppe corporelle cache et efface, mais qui se réveillent et agissent pendant le sommeil normal et le sommeil magnétique ».
En effet, la personnalité humaine est plus ignorée que l’Océan Pacifique.
Nous continuons à étudier les idées avancées par André Luiz dans le but de pouvoir lever une petite pointe du voile de notre ignorance. Il place dans les réflexes conditionnés de l’activité psychique le principe des processus inconscients de la conjonction médiumnique chez l’homme. Ces réflexes forcent l’homme à émettre l’onde des idées autour des thèmes qu’il préfère et émet dans la direction des autres les images et les stimulations qu’il chérit et reçoit ensuite sur lui-même les principes mentaux qu’il émet enrichis d’autres agents qui s’ajustent à ses créations mentales.268
Ainsi, la capacité de réflexion de l’Esprit est très importante pour l’étude du psychisme.
Chaque Esprit engendre en lui un potentiel inimaginable de forces mentales, électromagnétiques qui transmet sur ce courant psychique les ressources et les valeurs qu’il accumule en lui. Lorsqu’il crée cette force, l’esprit assimile spontanément les courant mentaux qui s’harmonisent avec le type d’onde émise, impose aux esprits sympathiques le fruit de ses élucubrations et en recueille ce qui lui est caractéristique, indépendamment de la distance spatiale.269 L’auto-suggestion est dûment prouvée : elle encourage telle ou telle liaison ou habitude et montre la nécessité d’une auto-surveillance dans tous les domaines de notre vie mentale. Une fois que nous avons choisi nos objectifs, de manière raisonnée, l’objet de notre attention se convertit en facteur inductif et nous oblige à émettre les valeurs de la pensée continue dans la direction vers laquelle notre idée s’est fixée. Dans cette direction, nous allons trouver les principes qui s’ajustent aux nôtres parce qu’automatiquement, nous sommes liés en esprit avec tous les incarnés et désincarnés qui pensent comme nous pensons.270
À l’heure actuelle, la neurolinguistique et l’autoanalyse sont très à la mode, mais en réalité, nous nous référons à des conditionnements et à des déconditionnements mentaux. Selon les enseignements des Esprits supérieurs, il est nécessaire de savoir quels sont les choix que nous faisons dans ces conditionnements, s’ils sont positifs ou non pour notre perfectionnement spirituel. Si nous voulons réaliser de bonnes affaires, acquérir des biens matériels et autres choses du genre, nos désirs coïncident avec ceux des excellents matérialistes qui vivent exclusivement pour les biens transitoires. L’acquisition spirituelle - bien durable – implique une réalisation supérieure dans le domaine de l’abnégation. Cette recherche est rare en ce monde.
Chico Xavier271 rappelle à juste titre : lorsque les spiritualistes ou religieux, en général, accepteront les réalités de la réincarnation et exposeront courageusement les problèmes de cause et effet, les livres ou publications qui citeront le pouvoir irréfutable de la force mentale auront un objectif certain, plus clair en tout cas, celui d’aider l’Humanité.
Il est opportun également de citer le point de vue présenté par André Luiz, selon lequel nous sommes liés en esprit à tous les incarnés et désincarnés qui pensent comme nous pensons parce qu’il suit l’idée de la physique quantique qui dit que l’univers est un ensemble d’énergies dynamiques et que nous interférons dans le champ même si nous sommes de simples observateurs.
LA VALEUR DE LA PAROLE
Le réflexe conditionné spécifique est d’une importance capitale. L’habitude est comprise comme la cristallisation de ces réflexes.
Ainsi, une conversation, un livre, un spectacle artistique, un conseil représentent des agents d’induction.
Lorsque nous lisons un journal ou un magazine, nous choisissons les sections qui nous plaisent le plus. Ceux qui aiment les nouvelles policières scabreuses ou de promiscuité sexuelle vont choisir les événements les plus lamentables ou les images les plus excitantes selon leur domaine d’intérêt. Ensuite, ils vont les partager avec d’autres qui font les mêmes choix et consolideront ainsi les émotions inférieures inhérentes à ces sujets.
Ainsi, l’accro se penchera sur les détails des crimes, extériorisera des scènes effrayantes qui jaillissent de son cerveau et formera sa version des faits survenus ; il attirera des compagnies sympathisantes qui formeront des pensées de même nature. En quelques instants, les formes pensées montreront l’état déplorable de ces créatures. Il y a un courant toxique d’images négatives autour de la tragédie - une réaction en chaîne - qui se répand vers d’autres esprits intéressés au malheureux événement.
Parfois, de telles combinaisons d’ondes déséquilibrées déclenchent les grands crimes connus du public dans lesquels les Esprits incarnés, pris de folie par les idées malades qu’ils échangent entre eux, anticipent les manifestations de la justice humaine et commettent des actes d’une extrême férocité, de cannibalisme pur, de folie collective pour ensuite répondre aux questions silencieuses de la Loi Divine…
André Luiz explique ainsi, le lynchage, crime collectif dont ils devront répondre ensuite dans lequel des dizaines de personnes sont ensemble sur la même onde de déséquilibre et de vengeance.
Il emploie le même raisonnement pour d’autres zones de perturbation du sentiment.
En raison du réflexe conditionné spécifique, nous avons surpris également des vices divers, si vulgaires dans la vie sociale, comme la malédiction, la critique systématique, les abus alimentaires et les exagérations sexuelles.
Nous observons, au cours d’une réunion ou d’une conversation, quelqu’un qui aborde un sujet scabreux, une blague vulgaire ou un sujet inadéquat. Immédiatement, ceux qui pensent de la même manière se regroupent autour de lui et, tous ensembles, ils élaborent des formes pensées étranges et demeurent avec elles en communion temporaire. En partant, les intéressés emportent avec eux l’excitation de nature inférieure et trouveront des victimes pour les appétits qu’ils manifestent.272
Dans tous les continents, il existe des milliers d’individus, certains qui entreprennent des tâches dignes et d’autres des tâches moins dignes – en particulier les conférenciers et les artistes de la parole – en tribune ou la plume à la main – dont les propos sont immédiatement accessibles à la pensée. Les Esprits qui les commandent accomplissent des œuvres et influencent certaines personnes pour aboutir à des fins supérieures ou inférieures, dans de vastes processus de médiumnité ignorée (…)273.
Le médecin qui encourage le malade, de manière autoritaire, mais faisant preuve de bonté, le pousse à générer pour lui-même des oscillations mentales guérissantes ; ainsi, le malade cherche des pouvoirs curatifs répandus dans la Nature.274
En ce qui concerne l’importance de la parole, nous référons le lecteur aux enseignements de la sœur Clara.275 Avec elle, nous apprenons, entre autres choses, que notre voix doit toujours avoir un ton susceptible d’être utile.
Il y a également des références très utiles en ce qui concerne le pouvoir du verbe. Dans Obreiros da Vida Eterna276, les Instructeurs spirituels informent que les incarnés qui gaspillent la moitié de leur temps en conversations oisives et déplacées.
Et ils ajoutent : Toute conversation prépare les événements selon leur nature. Selon les lois vibratoires qui nous entourent, le discours est une force indirecte qui a un pouvoir étrange et vigoureux et qui pousse vers les desseins cachés de celui qui en assume la direction intentionnelle.
Calderaro ajouta que pour parvenir à une édification spirituelle supérieure, il faut que la créature se réfugie « dans la résidence des principes supérieurs » et se fixe le plus souvent dans les zones les plus élevées de l’être, dans les lobes frontaux, où elle apprendra la valeur des conceptions sublimes et se renouvellera sans cesse.
Par le biais de l’intuition qui est la médiumnité la plus stable et la plus belle, nous pouvons tous recevoir l’influence de la Présence Divine et orienter notre existence dans la direction de l’archétype supérieur qui oriente notre marche évolutive, depuis les origines – l’Amour.
Selon le bienfaiteur, malheureusement, il y a des millions d’êtres humains, incarnés et désincarnés, qui ont l’esprit fixé dans la région moins élevé des impulsions inférieures, absorbés par les passions instinctives (…)
Une immense majorité est encore très liée aux existences antérieures, au passé rempli d’erreurs manifestes, aux réflexes conditionnés vicieux et négatifs cristallisés ; de ce fait, les créatures se laissent emporter par des liaisons affectives sans avenir et s’accrochent désespérément à la forme passée ou à la situation qui ne se justifie plus. Par ailleurs, d’autres gardent l’esprit dans la béatitude religieuse exclusive, sans chercher la réalisation personnelle par le mérite, c.à.d., fournir un effort constant pour parvenir à l’humilité, le seul moyen de comprendre l’amour sublime de Dieu.277
Ce sujet est particulièrement important pour les éducateurs et pour les parents. Surtout parce qu’il souligne le besoin de former chez les enfants les réflexes conditionnés spécifiques responsables de la cristallisation des habitudes, de manière à les orienter dans la direction des acquis spirituels supérieurs.
La famille est le centre d’induction le plus vigoureux que nous connaissons sur la Terre.278 C’est là surtout que nous devons semer. Et pour ce faire, il n’existe pas de grenier d’idées nobles plus important que celui de l’Évangile de Jésus.
Pour expliquer le processus hypnotique de Liébault, de l’École de Nancy, en France, André Luiz affirme que le magnétiseur lorsqu’il met les deux doigts de la main droite, à une distance d’environ vingt à trente centimètres des yeux du malade, le force à avoir une attention plus laborieuse. Avec ce geste (…), il projette son propre courant énergétique sur l’épiphyse, glande omniprésente dans tous les processus médiumniques parce qu’elle favorise la passivité des centres réceptifs du cerveau et provoque, en même temps, l’attention ou le circuit fermé dans le champ magnétique du malade dont l’onde mentale, projetée au-delà de sa propre aura, est immédiatement attirée par les oscillations du magnétiseur qui, à son tour, lui transmet l’essence de ses propres ordres.279
Au chapitre suivant, nous fournirons des renseignements sur l’épiphyse ou glande pinéale et son influence dans les processus médiumniques.
9- Glande pinéale, quelques éléments d’étude
Au XXVIIème siècle, Descartes disait déjà que la glande pinéale ou épiphyse était le siège de l’âme, mais jusqu’à récemment, cette structure cérébrale était considérée simplement un organe secondaire, un reste du photorécepteur dorsal ou un troisième œil présent dans certains vertébrés inférieurs.
Connue des religions orientales, elle était particulièrement fêtée par les hindous comme la fleur à mille pétales, un des éléments organiques primordiaux qui fait le pont de liaison avec le chakra coronarien.
Ce fut seulement à partir de 1945, avec le lancement du livre Missionários da Luz, reçu par le médium Chico Xavier que nous avons eu plus d’informations sur les fonctions de l’épiphyse dans le complexe esprit-corps-esprit. L’auteur spirituel, André Luiz, pseudonyme du médecin et chercheur du début du siècle, décédé à Rio de Janeiro, s’est exprimé en tant que reporter et chercheur de l’au-delà et a expliqué les fonctions jusqu’alors inconnues de la glande pinéale. « Il ne s’agit pas d’un organe mort, mais d’une puissante usine », dit-il280. Ces informations peuvent être résumées en cinq points : 281
1) L’épiphyse secrète des hormones psychiques ou « unités-forces » et contrôlent les glandes sexuelles et tout le système endocrinien. Pendant la puberté, les forces créatrices se réveillent chez l’homme. À environ 14 ans, il n’y a plus de répression et la glande se met en marche comme source créatrice et pot d’échappement. À partir de l’adolescence, elle encourage la reprise de la sexualité, oblige la créature à examiner l’inventaire des passions vécues dans d’autres existences qui réapparaissent comme de fortes impulsions. Les chromosomes de la vésicule séminale et ceux de l’ovaire reçoivent son influence directe et déterminée. Ainsi, son rôle dans l’expérience sexuelle est élémentaire et absolue.
2) Elle préside aux phénomènes nerveux de l’émotivité, comme organe d’expression élevée du corps éthéré.
3) Elle commande aux forces subconscientes sous la détermination directe de la volonté, grâce à sa liaison avec l’esprit par des principes électromagnétiques du champ vital.
4) Elle fournit de l’énergie psychique à tous les réservoirs autonomes des organes.
5) C’est la glande de la vie mentale, une des principales expressions physiques du chakra coronarien, le centre vital le plus important du corps spirituel, installé dans le diencéphale.
En 1945, André Luiz a décrit des fonctions extrêmement spécialisées et importantes de la pinéale dans l’économie organique qui n’étaient pas encore soupçonnées par la recherche médicale terrestre. En outre, il affirma que nous sommes connectés à d’autres dimensions de la vie par cette glande. Pendant le travail médiumnique, l’épiphyse devient extrêmement lumineuse. À ce moment, des vibrations très subtiles non détectées par des appareils communs se mettent en œuvre. La Providence divine a fait don à cette petite structure de la taille d’un pois et la forme d’un pin dont le poids ne dépasse pas 100 mg d’une extraordinaire puissance de travail. Elle permet de traduire des stimulations psychiques en réactions d’ordre somatique et vice-versa et met ainsi en contact permanent l’être incarné avec le monde spirituel – qui est éternel et préexistant.
LES ANNÉES 60
Toutes ces révélations obtenues par la médiumnité de Chico Xavier pourraient paraître absurdes jusqu’à la fin de 1950 puisque les traités d’endocrinologie de l’époque reconnaissaient juste une petite fonction de la glande pinéale : celle de freiner la sexualité infantile ; elle serait alors un organe résiduel, pratiquement destitué de fonction. Cette conclusion dépréciative (vérifiée par radio) sur la fonction pinéale a été fortement étayée par le fait qu’elle est calcifiée à partir de la deuxième décennie de l’homme. Ainsi, pendant longtemps, on a affirmé que les changements dégénératifs survenaient dans sa structure peu après la puberté et étaient progressifs pendant la vie.282
Les recherches de Aaron Lerner et ses collègues de l’Université Yale, aux Etats-Unis ont permis de d’identifier la structure d’une hormone pinéale, la mélatonine (5-methoxy N-acetyl triptamine) et à partir de 1958 les concepts traditionnels ont commencé à changer.
PARTICULARITÉS
L’épiphyse est une structure épithalamique et fait partie comme l’habenula de l’hypothalamus, l’un des composants du diencéphale. Du point de vue embryonnaire, elle provient d’une évagination du toit diencéphalique. Il y a seulement une paire de nerfs associés au thalamus, à l’hypothalamus et l’épithalamus (diencéphale) : les nerfs optiques. En reálité, ce sont des fibres qui joignent les rétines au cerveau.
La localisation de la pinéale confirme le soin de la Nature envers les structures nobles : elle est située pratiquement dans l’axe médian de l’encéphale e est extrêmement bien protégée. Elle a une forme conique, pèse environ 100 mg – à ce stade des connaissances – énervée exclusivement par le système nerveux autonome, par des fibres nerveuses sympathiques post-ganglionnaires provenant des ganglions cervicaux supérieurs qui pénètrent le long des espaces périvasculaires et parcourent ainsi toute sa surface283. Des recherches récentes permettent de supposer que la pinéale n’est pas connectée par des fibres nerveuses afférentes ou efférentes avec aucun autre centre du cerveau. Dans bon nombre d’espèces de mammifères, cependant, on a vu quelques fibres dérivées de la partie postérieure de la commissure de l’habenula pour entrer dans la glande pinéale du côté rostral. Mais on a pu observer que la plupart de ces fibres sont des fibres commissurales aberrantes qui se courbent, laissent la glande pour entrer de l’autre côté de la commissure de laquelle elles dérivent.284 Ces fibres commissurales aberrantes provenant de la région de l’habenula (épithalamique) traversent donc le corps pinéal sans établir de synapses.
À l’heure actuelle, on peut affirmer que l’épiphyse est abondamment énervée par des fibres nerveuses sympathiques post-ganglionnaires, dont les cellules d’origine sont dans les ganglions cervicaux supérieurs et qui y accèdent en suivant les vases qui l’irriguent. Une fois dans la glande, les nerfs sympathiques se terminent dans les espaces interstitiels et quelques terminaisons nerveuses seulement se terminent auprès des cellules pinéales (pinéalocytes). Cette disposition permet que les substances neuro-humorales libérées par ces terminaisons nerveuses sympathiques se diffusent dans les pinéalocytes par l’espace interstitiel. Sa vascularisation est faite par des ramifications de l’artère cérébrale postérieure qui forment un vaste réseau capillaire dans le parenchyme de la glande. Ce réseau capillaire, dont endothélium est fendu comme le sont les glandes endocriniennes, est en contact avec l’espace interstitiel. Ainsi, les pinéalocytes reposent sur une membrane basale qui est en contact avec l’espace interstitiel lequel, à son tour, est en contact avec la membrane basale capillaire et l’endothélium capillaire fendu. Cette disposition anatomique permet d’équilibrer les cellules parenchymateuses pinéales par le système nerveux végétatif.
Des études réalisées dans les années 60 ont montré que la glande pinéale, bien qu’elle ait perdu la capacité de recevoir des impulsions lumineuses directes et de générer des réponses directes à la lumière comme dans les vertébrés inférieurs, a évolué vers une nouvelle structure composée par un nouveau type de cellule, le pinéalocyte, qui reçoit un nouveau système nerveux décrit ci-dessus qui lui confère la capacité de synthétiser la mélatonine, son hormone principale. On a démontré par ailleurs que la calcification présente dans pratiquement tout individu adulte n’intervient pas dans la fonctiion pinéale parce que la production circadienne de la mélatonine reste la même indépendamment de l’âge des individus testés. Tout indique que la diminution du taux de mélatonine chez les gens âgés est liée à d’autres facteurs, parce qu’on a constaté qu’elle diminue aussi chez les animaux âgés qui n’ont pas de calcification.
TRANSDUCTEUR NEUROENDOCRINIEN
La pinéale des vertébrés inférieurs a une apparence très différente de celle des mammifères et sert à différentes fonctions. Dans les vertébrés de sang froid, elle est surtout un organe photorécepteur285 et il y a de fortes chances qu’elle soit liée à l’adaptation rapide de leur couleur de peau aux changements de lumière de l’environnement.286 Ainsi, chez les amphibiens, elle agit comme photorécepteur : elle traduit l’énergie lumineuse des photons en impulsions nerveuses qui sont transmises au cerveau par les chaînes neurales.
Dans bon nombre d’espèces, elle se divise en deux parties : un composant intracrânien, l’organe pinéal proprement dit et un composant extracrânien, le pariétal ou frontal qui s’extériorise et se trouve dans la tête développée, au-dessous de la peau ou des pellicules de la tête. Dans certains lézards, l’organe pariétal est extrêmement spécialisé, comme une lentille, le troisième œil.
La pinéale des mammifères, malgré sa structure simple, garde sa double origine, mais perd son activité photoréceptrice primitive. Elle ne répond plus directement à la lumière et n’envoie pas d’impulsions nerveuses au cerveau, mais la pinéale s’est transformée en organe sécréteur et a développé des structures appropriées à une nouvelle relation avec la lumière environnante et avec l’organisme lui-même. L’évolution de la pinéale est associée à cette perte de la fonction photoréceptrice directe.
Des recherches réalisées avec la Talpa (Talpa Europaea L.) adulte287 ont démontré que les photorécepteurs rudimentaires et les pinéalocytes des amniotes actuels proviennent, par voies divergentes, de cellules photoréceptrices ancestrales présentes chez les reptiles primitifs.
Au moins trois grands changements sont survenus dans le développement phylogénétique de la pinéale des mammifères288 :
1) Un nouveau type de cellule est apparu : la parenchymateuse de la pinéale. Là, les organelles spécialisées en photoréception ont été remplacées par un abondant réticulum endoplasmique qui correspond à la fonction sécrétrice.
2) Kappers démontre un système nerveux unique.289 Avec ce système, la pinéale n’envoie pas de message au cerveau directement et ne peut les recevoir non plus. Il n’y a pas de centre épithalamique-épiphysaire, homologue au centre hypothalamique-hypophisaire. La pinéale reçoit les fibres nerveuses sympathiques post-ganglionaires qui se terminent proches ou sur les cellules parenchymateuses.
3) Une portion du centre optique qui comprend des fibres dont les corps cellulaires sont dans la rétine a divergé pour former un faisceau nerveux spécial – le centre optique accessoire inférieur – qui transporte l’impulsion lumineuse vers la pinéale par les ganglions cervicaux supérieurs.
Tous ces changements structurels ont permis à la pinéale des mammifères de se comporter comme transducteur neuroendocrinien : ses cellules reçoivent une impulsion de signaux chimiques probablement sous la forme de norepinephrine de ses nerfs sympathiques et répondent en sécrétant une famille d’hormones, les méthoxyindoles dont la mélatonine est le prototype.
Les pinéalocytes sont en réalité des cellules sécrétrices. Leurs produits sont lancés dans les capillaires sanguins et peuvent entrer dans la circulation systémique. par des espaces interstitiels et des parois capillaires endothéliales qui, dans bon nombre d’espèces, sont fendues. L’activité neuroendocrinienne de l’épiphyse est vérifiée par les pinéalocytes dérivées du point de vue embryonnaire du neuroépithélium et par leurs produits qui sont lancés dans le courant sanguin,
Bien qu’elle ne réponde plus directement à la lumière de l’environnement toute sa fonction est réglée par elle sur un parcours neural indirect. On a observé que son hormone principale, la mélatonine, varie selon un rythme circadien. Une conséquence probable de ce rythme est de fournir au corps un signe de temps circulant.
BIOCHIMIE
En 1958, avec la découverte de la mélatonine (5 methoxy, N-acétyl tryptamina), l’hormone de l’épyphyse, identifiée par Lerner et ses collègues de l’Université Yale, cette glande, considérée comme un organe résiduel auparavant, a pris de l’importance dans le milieu scientifique au XXème siècle. Pour la première fois, on pouvait étudier la synthèse et le métabolisme ainsi que les effets sur les animaux d’une substance pinéale.
Peu après la découverte de Lerner, Axelrod e Weissbach, qui travaillaient au National Institute of Health, ont examiné les biochimiques par lesquels la mélatonine était synthétisée et ont identifié l’hydroxyindole – O-methyl transferase (HIOMT). C’est une enzyme qui produit la méthylation du N-acetylsérotonine, son précurseur immédiat. L’amino-acide-triptophane, son précurseur circulant est retiré des cellules pinéales et oxydé à 5-hydroxytriptophane et ensuite décarboxylé pour forme l’amine biogénique, la sérotonine. Il existe de fortes concentrations de sérotonine dans la pinéale de la plupart des mammifères : environ la moitié se trouve dans les terminaisons nerveuses sympathiques et le reste dans les cellules parenchymateuses. Une partie de la sérotonine est probablement métabolisée par la monoaminoxydase pour produire 5 hydroxi et 5 metroxyindole acides acétiques, tandis que l’autre fraction est d ‘abord n-acétylée et ensuite O-méthylée pour former la mélatonine. On a constaté qu’on ne trouve l’HIOMT que dans la pinéale.
L’exposition de rats à des quantités variables de lumière produit des changements dans l’activité de l’enzyme méthylatrice (HIOMT) qui correspondent à des modifications parallèles dans la synthèse et dans la sécrétion de la mélatonine.
Wurtman, Axelrod et Chu (1963) ont été les premiers à démontrer que la mélatonine agit comme une hormone : ils ont injecté tous les jours sur des rats femelles des quantités de cette substance et ceci a retardé de façon significative la croissance des ovaires. Comme les mammifères vivent dans une ambiance caractérisée par des périodes alternées de lumière et d’obscurité, on a vérifié que la production de mélatonine varie selon un rythme circadien et, de toute évidence, elle donne au corps un signal de temps circulant, c.à.d., elle insère l’homme dans une troisième dimension. Mais elle lui donne également la possibilité de se communiquer avec la quatrième puisque c’est la glande de la vie mentale.
J. Ariens Kappers, A. R. Smith et R. C. De Vries (1972), au cours de leurs recherches au Netherlands Central Institute For Brain Research, à Amsterdam, ont constaté dans la pinéale des lapins la présence de pinéalocytes jaunes, autofluorescents et non-fluorescents. Ils ont démontré que la même cellule, le pinéalocyte, était capable de stocker sous la forme de granules un composant de sérotonine non-fluorescent et un autre fluorescent. Ils ont pu démontrer également que le rythme diurne / nocturne des pinéalocytes non-fluorescents persiste même lorsque l’animal reste dans l’obscurité. Smith a conclu expérimentalement que la substance auto-fluorescente est, en réalité, une protéine qui contient une grande quantité de triptophane. Il approfondit ses recherches et constata la présence de cette substance dans les neurones des deux centres hipothalamiques : centre arqué et la partie baso-latérale du centre ventromédial. Il a détecté, en outre, la présence de la substance non-fluorescente dans ces mêmes centres.
Pour déterminer l’influence de la pinéale sur l’hypothalamus, Smith a travaillé avec des animaux castrés desquels la pinéale avait été retirée ; pour d’autres, on a retiré la glande, mais on l’a remplacée par l’extrait pinéal de rats ou de moutons et avec l’administration de p-chlorophenilanine (Pcpa).
Aujourd’hui, les chercheurs ne posent plus la question « À quoi sert la pinéale ? » Ils travaillent pour détecter quels sont les organes sur lesquels la mélatonine agit et son niveau d’influence sur eux ainsi que sur l’économie organique en général.
CHRONOBIOLOGIE, SOMMEIL, VIEILLISSEMENT
Bon nombre d’études ont été menées à bien pour déterminer chez l’homme quels sont les effets de la lumière sur la production de mélatonine. Les conclusions ont montré que la lumière du soleil ou une forte lumière artificielle détermine une suppression de la sécrétion de mélatonine. Normalement, l’organisme garde un niveau constant d’activité où il y a des taux élevés de sécrétion de mélatonine la nuit et des taux faibles pendant la journée. La lumière exerce, cependant, un rôle primordial dans la régulation de l’hormone pinéale et agit sur des cycles de 25 ou de 26 heures. Les recherches chronobiologiques de Wurtmann sur la mélatonine ont mené à l’utilisation de la lumière artificielle intense pour certains cas de dépression, avec de bons résultats.
L ‘obscurité fait augmenter la production de mélatonine. Il est possible qu’intuitivement l’homme l’ait toujours su, parce que depuis la nuit des temps, depuis les cavernes primitives, il a cherché à communiquer avec l’autre côté de la vie dans des lieux très peu éclairés.
L’influence dans la reproduction saisonnière des animaux ne provient pas uniquement de la lumière, mais aussi du pôle magnétique de la Terre.
On a démontré la variation de mélatonine selon les saisons, son influence sur la reproduction saisonnière des animaux et dans les phénomènes d’hibernation. La variation saisonnière existe également chez l’homme.
Chez les gens âgés, il y a une réduction de cette production hormonale, mais les chercheurs ne pensent pas qu’elle soit liée à la calcification mais à d’autres facteurs.
La production maximale de mélatonine est atteinte pendant le sommeil et coïncide avec les périodes d’obscurité plus intense.
On a observé que les individus souffrant de jet-lag – trouble de ceux qui voyagent en avion – ont des désordres du rythme circadien et des perturbations dans la production de mélatonine : des taux élevés à des heures anormales et un manque de synchronisation. Dans ces cas-là, il y a perturbation du sommeil, fatigue, manque de concentration, etc…
SYSTEME IMMUNOLOGIQUE, CANCER ET STRESS
On sait que le système immunologique suit un rythme circadien et saisonnier pour accomplir ses fonctions, ce qui indique qu’il a probablement son activité réglée par la pinéale. Les expériences avec les animaux l’ont bien démontré.
Ainsi, on a vérifié que le retrait de la pinéale provoque une croissance du tissu de la tumeur cancéreuse tandis que l’ingestion de mélatonine produit l’effet contraire. Il semblerait que la faible sécrétion de mélatonine, surtout dans les cas de cancer mammaire, peut influencer son développement.
Tout indique que la pinéale a une influence sur le stress. On a déjà constaté la relation directe entre les niveaux de production de mélatonine et la fatigue / somnolence chez les individus soumis à une constante privation de sommeil et d’information quand à la période claire-obscure.
Chez les rats privés de la pinéale, on a observé une induction de l’hypertension artérielle qui a été bloquée par l’ingestion de mélatonine. Il semblerait qu’elle a une influence sur les changements de myéline et sur le glaucome.
Il existe également des rapports sur l’influence de l’épiphyse sur des maladies neurologiques – épilepsie, syndrome de Parkinson, sclérose latérale amniotrophique – et sur des troubles endocriniens – syndrome de Turner, hypogonadisme, etc.
EFFETS DE LA MÉLATONINE SUR LA FONCTION GONADALE
Pour Reiter, l’épiphyse a une action déterminante dans la synchronisation de l’activité reproductrice saisonnière des animaux et assure la reproduction à la bonne époque de l’année.
Chez l’homme, les méthoxyindoles, la famille des hormones produite par la pinéale influencent les différents aspects de la fonction gonadale. Il est naturel que ce soit ainsi puisqu’elle est responsable de l’adaptation de l’organisme à tous les événements cycliques de l’environnement. La pinéale règle donc toutes les fonctions physiologiques nécessaires à l’adaptation des individus aux variations saisonnières.
L’ingestion répétée de mélatonine chez des jeunes rats a retardé la croissance des gonades et a perturbé le cycle ovulatoire. Les recherches suggèrent que l’action de l’hormone pinéale soit exercée au niveau hypophysaire, en grande partie tout au moins, et interfère dans la sécrétion des gonadotrophines. En donnant de petites doses intrapéritoniales de mélatonine aux rats, on a réussi à élever la quantité de sérotonine du mésencéphale et de l’hypothalamus. Ces changements du contenu cellulaire de sérotonine dans ces centres semblent indiquer que la mélatonine produit ses effets sur les gonades par modification dans l’activité de ces neurones.
Williams n’acceptait pas que la pinéale ait un rôle si important dans l’organisme. Il pensait, par exemple, que le fait que les tumeurs pinéales déterminent la puberté précoce était lié à la destruction directe de l’hypothalamus qui survient dans ces cas-là. Mais, les chercheurs des années 60 ne sont pas de cet avis et ils ont prouvé l’action gonadale exercée par l’épiphyse par de nombreux essais.
Les expériences de Smith ont mis en évidence que la pinéale des rats exerce une influence sur les deux centres hypothalamiques concernés par la production de l’hormone luthéinisante (LH).
D’autres substances pinéales ont démontré une action ancienne-nootropique.
Reiter et Fraschini (1969) ont décrit des effets de la pinéale sur l’adrénale du cortex supra-rénal, la thyroïde et la parathyroïde. Son action n’est pas toujours bien définie.
Kappers et d’autres ont constaté qu’elle est exercée au niveau hypothalamique. Ces chercheurs ont conclu à l’issue de leurs expériences que l’hypothalamus est vraiment un centre-cible (objectif) plus généralisé sur l’adrénale du cortex supra-rénal et sur la thyroïde.
Wurtmann (1964) a affirmé que la pinéale n’est pas essentielle à la vie parce que sans elle l’animal continue à ovuler, à copuler, à vivre une vie normale, avec une légère perturbation de l’oestrus et d’autres fonctions. On a démontré que d’autres systèmes se mettent en œuvre lorsque la pinéale fait défaut. Pour Wurtmann, la pinéale ne serait pas le premier moteur, mais pour Reiter, elle est le régulateur des régulateurs ; pour Quay, c’est un centre de l’homéostasie générale (1972) qui exerce son action dans le centre le plus important du système végétatif et du système nerveux cérébrospinal : l’hypothalamus.
Des travaux récents ont montré la relation entre la mélatonine et l’anti-ovulation sur des femmes normales, sur des malades souffrant d’une aménorrhée hypothalamique et sur des athlètes qui ont fait un entraînement intense.
Chez l’homme il a été démontré que la mélatonine agit aussi bien dans le développement des gonades que dans la sécrétion de testostérone, la principale hormone masculine.
CENTRE DES ÉMOTIONS
« Si on devait choisir un centre des émotions dans le cerveau, ce serait l’hypothalamus. Ceci veut dire seulement que c’est là que les différentes composantes de la réaction émotionnelle sont organisées de manière définitive » affirme Marino J.-R. En effet, l’hypothalamus fait partie d’un système complexe responsable du mécanisme qui élabore les fonctions émotives, le système limbique de Maclean.
André Luiz affirma que l’épiphyse préside aux phénomènes nerveux de l’émotivité. Nous avons déjà vu qu’elle exerce son action sur les deux centres hypothalamiques. Nous pensons que ce n’est qu’une question de temps pour que cette information médiumnique soit prouvée scientifiquement.
Altschule (1957), Eldred et al (1961) et d’autres auteurs ont fait d’importantes recherches pour démontrer l’action bénéfique d’extraits pinéaux sur certains schizophrènes.
Hartley et Smith (1973), ont tendance à admettre, à l’issue des résultats de leurs recherches, à l’Ecole de pharmacie de l’Université de Bradford, Angleterre, que dans les cas de schizophrénie, l’OMT, l’enzyme responsable de la synthèse de la mélatonine agirait sur les substrats anormaux et produirait les substances impliquées dans la maladie. Comme l’enzyme agit selon un rythme circadien, il est possible que dans la schizophrénie, elle travaille hors phase avec son substrat et favorise une transméthylation normale. Il existe des indices de l’implication de la pinéale dans l’étiologie de cette maladie, mais on doit approfondir les recherches pour qu’on puisse arriver à une conclusion définitive.
André Luiz, le médecin désincarné, affirme que l’épiphyse est la glande maîtresse, celle qui a ascendance sur tout le système endocrinien.
Dans ce chapitre, nous citons d’importants chercheurs qui ont déjà détecté l’action de la mélatonine sur l’hypophyse et l’hypothalamus, structure noble jusqu’à présent considéré comme responsable du système endocrinien. Nous avons vu également l’action gonadale de cette hormone sur la reproduction saisonnière des animaux et dans divers troubles endocriniens.
Wurtmann a rappelé qu’aucune autre glande n’a été si exhaustivement étudiée que la thyroïde. Cependant, il n’y a que récemment que la thyrocalcitonine - hormone thyroïdienne d’une grande importance physiologique - a été détectée. Il a voulu souligner dans son étude le nombre restreint de recherches sur la pinéale, puisqu’elles n’ont commencé à la moitié de ce siècle, tandis que les autres glandes endocriniennes étaient déjà étudiées depuis des décennies. En réalité, la recherche médicale va évoluer au cours du prochain millénaire. On ne peut oublier que le périsprit est encore un illustre inconnu et sa simple découverte par la science officielle – c.à.d. la possibilité de faire des recherches en laboratoire – contribuera au changement définitif du fondement matérialiste où elle est ancrée.
En outre, on connaîtra tout le potentiel de la pinéale à l’issue des recherches concomitantes sur l’aspect psychosomatique. La véritable usine de lumière qu’elle devient au cours du phénomène médiumnique, d’après la description d'André Luiz, ne pourra être détectée que par des lentilles qui parviennent à la quatrième dimension.
Quant à la révélation qu’elle est le centre des émotions, nous avons vu que l’hypothalamus est encore considéré comme tel. À l’issue des recherches sur le système limbique et de ses connexions avec l’habenule (épithalamus), des interrelations de celle-ci avec la glande pinéale, il n’est pas difficile de prévoir que des recherches approfondies montreront une intervention plus importante de cette dernière dans le mécanisme des émotions.
L’auteur spirituel décrit dans ses rapports que l’épiphyse commande les forces subconscientes sous la détermination directe de la volonté. Il comprend comme forces subconscientes tout le dossier de la personnalité incarnée concernant les expériences d’autres existences depuis la phase pré-rationnelle jusqu’à l’heure actuelle. Ce sujet est si vaste et important qu’il faudrait un chapitre plus long que celui-ci qui comprendrait également des considérations psychanalytiques.
L’épiphyse fournit de l’énergie psychique à tous les magasins autonomes des organes. Il est utile de rappeler que dans un autre livre – Evolução em Dois Mundos - André Luiz introduit le concept des biophores et explique que ce sont des structures du corps spirituel présent à l’intérieur de la cellule et dont l’activité est très importante pour son fonctionnement. Il cite comme exemple les chondriomes qui accumulent de l’énergie spirituelle sous la forme de granules et enregistrent dans l’intimité cellulaire la volonté de l’esprit. Ainsi, tous les états mentaux heureux et malheureux sont enregistrés dans l’économie organique.
10 - Conclusion
Dans les mécanismes de médiumnité, on souligne le rôle primordial de la pinéale, dénommée par les Esprits : la glande de la vie mentale parce que c’est là que tous les phénomènes animistes et spiritaux se produisent290. D’après les références faites au début de ce chapitre, l’épiphyse est le centre des émotions ; elle contrôle les glandes sexuelles et tout le système endocrinien ; commande les forces subconscientes ; fournit de l’énergie psychique à tous les magasins autonomes des organes et c’est la glande de la vie mentale. Les révélations faites en 1945, peuvent maintenant être confrontées à mesure que la science médicale avance dans ses recherches pour démontrer l’influence de la mélotonine dans l’économie organique.
Pendant le travail médiumnique, l’épiphyse devient extrêmement lumineuse. À ce moment se mettent en œuvre des vibrations très subtiles non détectées par des appareils communs.
La Providence Divine a donné à cette petite structure qui ressemble à un pois, dont le format est conique et qui ne pèse pas plus de 100 mg une extraordinaire puissance qui permet de traduire des stimulations psychiques en réactions d ‘ordre somatique et vice-versa. Ainsi, l’être incarné peut garder un contact permanent avec le monde spirituel, éternel et préexistant.
Nous pensons que c’est une preuve pour le prochain millénaire, d’après les Spirites :
« Le neurologue commun ne la connaît pas bien. Le psychiatre trouvera tous ces secrets plus tard. Les psychologues vulgaires l’ignorent. Freud a exagéré l’influence de la « libido », au cours de l’étude de la discipline congénère de l’Humanité. »291
L’Esprit agit par l’Espace-Temps, c’est lui qui donne la forme, agit sur l’espace. La recherche médicale sait, aujourd’hui, que la pinéale est la glande qui régit la chronobiologie et les rythmes biologiques ; coordonne dans le temps, l’activité du système réticulaire ascendant et détermine donc si la personne est réveillée ou si elle dort. Bref, si l’esprit est relié ou non au corps, dans des périodes de veille et de sommeil.
En réalité, l’épiphyse serait la lentille qui concentrerait le message de l’Esprit et le thalamus serait le prisme distributeur. La pinéale capterait la lumière du monde extérieur par la rétine et subirait également l’influence du Pole magnétique de la Terre et des autres corps célestes.
Au début du développement embryonnaire, le cortex est formé par la migration de neuroblastes qui jaillissent en rayons des régions hypothalamiques et vont occuper des lieux où le cortex s’installera. Pour ce faire, il faut que le corps physique reçoive les stimulations physiques et chimiques spécifiques. Nous pensons que la pinéale est le seul élément sensoriel capable de capter ces stimulations. Même protégé par le liquide amniotique dans l’utérus maternel, pendant la formation fœtale, même emboutie dans la boîte crânienne, elle capte les ondes du spectre électromagnétique, comme celles du propre magnétisme. Avec ses stimuli et ceux créés par l’Esprit réincarnant, via le périsprit, elle est capable de promouvoir la bonne migration des neuroblasts vers la formation du cortex. Elle est, donc, responsable de l’induction de la formation de zones interprétatives conscientes du cerveau, les zones les plus importantes de l’esprit. Encore une raison de l’appeler glande la vie mentale.292
Pour toutes les fonctions corporelles et spirituelles, un grand nombre d’enzymes et de fermentations sont mises en œuvre. La mélotonine et l’enzyme HIOMT sont fondamentales pour diverses réactions de l’organisme ; mais surtout elles interfèrent dans la transe médiumnique, dans l’extase, dans les états modifiés de conscience, y compris dans l`hypnotisme, et dans les fonctions psychiques et animistes spirituelles.
Le puissant hallucinogène 10 méthoxyharmalan provient également de la mélotonine et indique le rôle de cette hormone pinéale dans les psychoses, nevroses, maladies obsessives / compulsives, séances, et…
Quant aux idéoplasties, nous savons que l’être incarné les crée en permanence par la pensée et les font jaillir à travers le corps mental qui est fortement lié au centre coronarien du périsprit, ce qui équivaut à dire que la pinéale est une de ses principales expressions somatiques. Tout se passe comme si elle fournissait à l’Esprit habitant la forme pour la production d’idéoplaties et les voies pour sa distribution, par le thalamus, et en même temps, puisse capter celles produites par les Esprits désincarnés dans leur rôle médiumnique.
Il convient donc que les professionnels spirites de la santé cherchent à souligner la valeur de la pensée et l’importance de toute discipline fondée sur les lois de Christ à toutes les occasions possibles car il n’y a que le Bien qui construit pour l’Éternité.