Le Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec


ABC de la m�diumnit�
par Odilon Fernandes (Esprit)
Psychographi� par l�entremise du m�dium Carlos A. Baccelli

 


Avant-propos
Ami lecteur ! Malgr� son titre, nous ne pr�tendons pas te pr�senter dans cet ouvrage un ab�c�daire de la m�diumnit�. Pour nous, �Le Livre des M�diums�, d�Allan Kardec, restera toujours la voie naturelle pour qui d�sire s�initier � l��tude de la m�diumnit� et demeurer fid�le � ses r�gles. En intitulant ces pages �ABC de la m�diumnit�, nous avons simplement voulu exprimer l�id�e que nous y �pelions en fait les premi�res lettres de l�alphabet qui nous instruit dans la connaissance de la v�rit� au sujet de l��change spirituel entre les deux plans de la Vie. Nous remercions le Ma�tre pour cette occasion de plus et nous le prions de continuer � nous admettre dans la condition de simples apprentis de son Amour Infini.
Odilon Fernandes
Uberaba, 2 avril 1994

1 Le d�veloppement
La pers�v�rance est la base du d�veloppement m�diumnique. Le perfectionnement de la m�diumnit� exige temps, d�vouement et int�r�t. L��closion de la m�diumnit� n�est que le premier pas d�une longue marche. Le d�veloppement m�diumnique s�effectue parall�lement au d�veloppement personnel du m�dium. Une belle facult� m�diumnique est impossible sans une belle personnalit�. La m�diumnit� la plus prometteuse, si elle n�est pas cultiv�e convenablement, peut �tre compar�e au figuier st�rile de la le�on de J�sus. L�exercice de la m�diumnit� doit �tre constant et doit s�accomplir dans un contexte de syntonie avec les nobles id�aux de la Vie. L�exercice de la m�diumnit� n�est pas restreint � l�exercice apparent de la facult� en soi. Le m�dium conscient de son devoir est celui qui cherche � refl�ter la pens�e des sph�res plus �lev�es dans toutes ses actions. La m�diumnit� est un �change � double sens exigeant une parfaite int�gration entre le m�dium et l�Esprit. La m�diumnit� ressemble � un escalier qui monte � l�infini. Les m�diums incarn�s transmettent les pens�es des Esprits, lesquels � leur tour, en tant que m�diums d�sincarn�s, se font les interpr�tes de ceux qui habitent les dimensions spirituelles sup�rieures.

2 L�orientation
L�orientation de base de tout m�dium se trouve r�unie dans l��tude de la Doctrine. La Doctrine ne laisse aucun m�dium sans orientation, mais il est essentiel de l��tudier de mani�re syst�matique. La m�diumnit� n�exempte pas le m�dium d�accro�tre ses connaissances. Au contraire, elle lui donne une plus grande responsabilit� en ce qui concerne l�acquisition de nouveaux �claircissements. Plus le m�dium offre de ressources � l�Esprit, plus ce dernier peut s�exprimer facilement. C�est le devoir du m�dium de faciliter le travail de l�Esprit. Durant l��change, il doit �carter les obstacles du doute, de l�ins�curit�, de la peur et m�me de la timidit�. Le m�dium ne doit jamais �tre press� d�obtenir des r�sultats dans l�accomplissement de son travail. La pr�cipitation et le manque de persistance finissent par annuler la capacit� m�diumnique de plusieurs. Le m�dium qui reconna�t ses limites commence d�j� � les d�passer. Si le m�dium d�sire sinc�rement servir, il devra, avec l�aide des bienfaiteurs qui l�assistent, franchir toutes les barri�res. Ce n�est pas l�animisme que le m�dium doit craindre, mais la mystification, surtout celle d�coulant de ses propres sentiments. Que le m�dium travaille avec des intentions honn�tes et son travail lui dictera l�orientation � suivre quant � la meilleure chose � faire.

3 La r�novation
Le premier engagement du m�dium doit �tre celui de sa propre r�novation. Il est impossible de concilier l�exercice de la m�diumnit� avec une vie intime conflictuelle. Quand le m�dium ne fait pas d�efforts pour se r�nover, sa m�diumnit� ne parvient pas � d�marrer ni � devenir aussi productive qu�elle pourrait l��tre. Bien que l��closion de la m�diumnit� soit ind�pendante de la condition morale du m�dium, son d�veloppement, lui, est subordonn� � l'empressement du m�dium � s�am�liorer. Le m�dium se doit de combattre les penchants n�gatifs de sa personnalit�, conscient qu�il ne peut servir � la fois Dieu et Mammon. Les Esprits Sup�rieurs ne secondent pas dans sa t�che le m�dium qui ne d�montre pas un sinc�re d�sir de combattre ses propres tares. Le m�dium qui n�arrive pas � se concentrer sur l�accomplissement de son devoir sera un instrument imparfait en raison de son incapacit� � se consacrer corps et �me au service de l��change spirituel. Pour que la m�diumnit� se d�veloppe, il faut que le m�dium accepte d�assumer ce r�le. Ceux qui voient dans le devoir m�diumnique une chose qui sera p�nible et ennuyeuse pendant toute leur vie exerceront leur m�diumnit� comme s�il s�agissait d�un fardeau sur leurs �paules. La m�diumnit� n�emp�che pas le m�dium d��tre heureux de son �tat. Si la m�diumnit� sert aux autres d�instrument de conviction, le m�dium, lui, doit y voir une occasion de croissance int�rieure.

4 La conduite
Le m�dium ne diff�re pas des autres personnes, mais sa conduite ne peut �tre vulgaire. Dans sa vie priv�e, le m�dium doit s�efforcer d'�tre coh�rent avec l�id�al de foi auquel il adh�re. L�engagement spirituel du m�dium ne doit pas se limiter � ses contacts sporadiques avec les Esprits. Le m�dium ne doit pas se faire moralisateur ni faire �talage de fausses vertus. Il doit plut�t veiller � se moraliser lui-m�me. O� qu�il soit, le m�dium fera la propagande de la croyance en l�immortalit� et devra l�endosser par une conduite appropri�e aux nobles principes auxquels il s�est affili�. Il �vitera par cons�quent les conversations inutiles et les anecdotes d�primantes, les esclaffements et les comportements inopportuns. Se consacrer � la m�diumnit� signifie accepter une vie diff�rente, � la lumi�re de l��vangile Ressuscit�. �tre m�dium ne conf�re aucun privil�ge, et surtout pas celui de perp�tuer les vices de la personne que l�on �tait auparavant. Nous faisons ici allusion aux nombreux m�diums qui clament � leur droit de commettre des erreurs � sous pr�texte qu�ils sont encore tr�s loin de la perfection. L�unique concession que le m�dium doit se permettre est celle de consacrer aux bonnes oeuvres tout le temps dont il dispose pour ainsi se pr�munir contre la possibilit� de succomber aux tentations. Avec vigilance, mais sans fanatisme, le m�dium doit veiller � bien se conduire aux yeux des humains et des Esprits.

5 L��tude
Le m�dium qui n�glige l��tude ressemble � l�aveugle qui avance � t�tons dans l�obscurit�. L��tude de la m�diumnit� est indispensable au m�dium qui cherche une orientation s�re. Le m�dium ne doit pas attendre que les Esprits qui s�expriment par son interm�diaire lui enseignent tout. Les Esprits qui secondent les premiers efforts du m�dium sont presque toujours des Esprits qui ont atteint un niveau d��volution moyen. L��tude de la m�diumnit� doit faire un tout avec l��tude de la Doctrine et ne pas se limiter aux aspects directement li�s � la m�diumnit�. En �largissant les horizons de ses propres connaissances, le m�dium d�bloque ses �canaux m�diumniques� et facilite l��change spirituel. Le m�dium devrait, autant que possible, faire des �tudes comparatives de la Doctrine avec les autres branches des connaissances humaines. L��tude de la langue dans laquelle les Esprits s�expriment est tout aussi importante, notamment dans le cas des psychographies. Dans le cas o� les Esprits voudraient se manifester au moyen de la po�sie, le m�dium devrait pr�voir des �tudes sp�cialis�es dans cette discipline. L�ignorance du m�dium ne prouve pas l�authenticit� des communications m�diumniques re�ues par son interm�diaire. Beaucoup de m�diums croient que les Esprits poss�dent des pouvoirs miraculeux et qu�ils peuvent pallier toute lacune intellectuelle du m�dium lors de l��change, ce qui est absurde.

6 La syntonie
Le m�dium responsable cherchera � se maintenir en syntonie constante avec les Plans Sup�rieurs. La syntonie m�diumnique ne s�improvise pas. Le m�dium indisciplin� mentalement ne parvient pas � �lever son mod�le vibratoire et ne capte que des pens�es situ�es dans la � zone de conflits � des id�es humaines. La pens�e de l�Esprit Sup�rieur descend, mais celle du m�dium doit s��lever pour entrer en contact avec elle. La communication m�diumnique est essentiellement une interaction mentale. Plus la pens�e du m�dium s��l�ve, moins l��change subit d�interf�rences. Nous faisons ici allusion aux communications d�ordre sup�rieur puisque les communications de nature plus banale surviennent naturellement, sans grands efforts de la part du m�dium. Le m�dium qui se maintient toujours en syntonie intime avec les Bienfaiteurs Spirituels n�aura, au besoin, qu�� se concentrer rapidement pour que l��change se concr�tise dans sa forme apparente. La syntonie m�diumnique se fonde sur les nobles intentions du m�dium qui s�attache aux sujets dignes des Esprits int�ress�s au progr�s de l�humanit�. � la base, la pri�re est un ph�nom�ne de syntonie. Certaines pri�res ne s��l�vent pas verticalement; elles demeurent au niveau horizontal des sentiments qui les ont g�n�r�es. La syntonie du Christ avec le P�re �tait invariable. Celle de la majorit� des m�diums avec les Esprits ressemble aux tentatives r�p�t�es de l�enfant qui marche d�abord � quatre pattes avant de se mettre debout et de faire ses premiers pas.

7 La tentation
Les m�diums sont toujours tent�s au niveau de leurs lacunes morales. Le m�dium qui se r�incarne avec une t�che d�finie, bien qu�il puisse compter sur l�aide d�Esprits Amis, subira les pers�cutions despotiques de ceux qui souhaitent le voir �chouer. Comme nous ne voulons pas intimider les m�diums d�butants, nous dirons que les Esprits qui s�opposent � la cause spirite de par le monde sont capables de planifier en d�tail le si�ge de ceux qui contrarient leurs plans. Dans le Plan Spirituel se trouvent des ennemis de la Doctrine qui concentrent leurs efforts sur les m�diums ayant une plus grande responsabilit� dans le domaine. Il est incroyable de voir ce dont sont capables les Esprits qui trament la chute d�un m�dium, emportant avec ce dernier ceux qui ont en lui une confiance extr�me. Le Monde Spirituel inf�rieur poss�de des espions qui suivent les d�placements des m�diums sur la Terre. Le m�dium id�aliste subira jusqu�� la fin de ses jours la pers�cution implacable des Esprits qui s�obstinent � conserver leur emprise sur les consciences incarn�es. N�oublions pas que les T�n�bres se sont oppos�es au Christ d�s sa naissance, l�obligeant m�me � fuir en �gypte pour �chapper � la col�re d�H�rode. Le m�dium doit se r�fugier dans la pratique infatigable du bien, sans accorder de tr�ve � son corps ni � son �me. Le m�dium qui s��puise au profit des activit�s doctrinaires y trouve un excellent bouclier pour sa paix int�rieure, car lorsqu�il est fatigu�, il n�est pas tent� de concr�tiser les id�es que lui sugg�rent les Esprits malheureux en mati�re de sensualit� et d�aventure. Que le m�dium se surveille, car les Esprits pourraient l�induire en erreur par l�entremise de sa m�diumnit�, comme s�ils exer�aient sur lui un �trange pouvoir hypnotique.

8 L�initiative
Lorsqu�il per�oit en lui-m�me les sympt�mes de la m�diumnit�, le m�dium doit prendre l�initiative de l�exercer si tel est son d�sir. Le m�dium ne doit pas attendre par exemple que l�Esprit l�am�ne � la table, prenne son bras et commence � �crire. De m�me, il ne doit pas demeurer dans l�attente d�une incorporation sans s��tre dispos� � la transe. Habituellement, les Esprits prennent l�initiative du � premier pas � et donnent un signe de leur pr�sence aux c�t�s du m�dium, mais le cheminement subs�quent d�pend de la libre volont� du m�dium. L�Esprit qui contraint le m�dium � une transe m�diumnique n�est pas un Esprit �clair�. Les Esprits conscientis�s ne � forcent � pas le m�dium � exercer sa m�diumnit� ni ne le maltraitent pour qu�il adh�re � leurs objectifs. Cela dit, la t�che m�diumnique prot�ge la plupart des m�diums contre l�obsession, car si les Bienfaiteurs n�utilisaient pas les � canaux m�diumniques �, ceux-ci finiraient par �tre utilis�s par des Esprits irresponsables. Lorsqu�on l�exerce avec discernement, la m�diumnit� s�av�re un pr�cieux canal d��claircissement pour le m�dium qui d�sire avancer sur la route du progr�s spirituel. Les sympt�mes de la pr�sence de la m�diumnit� sont caract�ristiques, mais varient l�g�rement d�un m�dium � l�autre. Voix, visions, d�sir irr�sistible de parler ou d��crire, r�ves lucides, palpitations, engourdissement des mains dans le cas particulier de la m�diumnit� curative, constante sensation d��tre accompagn� par une pr�sence spirituelle ind�finie, etc. Devant les sympt�mes �vidents de la m�diumnit�, apr�s avoir �cart� l�hypoth�se d�un quelconque probl�me organique en ayant consult� un m�decin, le m�dium devra d�abord chercher une orientation doctrinaire s�re aupr�s d�un groupe spirite de capacit� reconnue.

9 La discipline
Le m�dium indisciplin� ne r�ussira pas dans son entreprise. La discipline m�diumnique exige que l�on place son id�al au-dessus de toute activit� mat�rielle � laquelle on s�adonne. �videmment, le m�dium doit remplir ses obligations professionnelles pour gagner son pain quotidien. En fait, ses premi�res pr�occupations seront sa famille et un travail qui lui garantit un moyen de subsistance honn�te. Ainsi, l�exercice de la m�diumnit� n�entre pas en conflit avec les devoirs primordiaux du m�dium et peut m�me aider ce dernier dans leur accomplissement. Le m�dium conscient de sa responsabilit� cherchera � honorer ses obligations familiales et professionnelles avec un d�vouement croissant. Les Esprits �clair�s n�exigent pas du m�dium plus de temps que celui dont il dispose. Comme ils ont aussi des occupations dans le Monde Spirituel, les Esprits ne sont pas toujours � la disposition des m�diums, comme s�ils �taient leurs messagers particuliers ou des domestiques attentifs aux �vocations qu�on leur adresse. Le m�dium doit se discipliner en ce qui concerne ses contacts spirituels et leur assigner un jour et une heure s�il ne veut pas �tre victime des Esprits inoccup�s qui pullulent dans l�au-del�. Le m�dium indisciplin�, sans m�thode ni programme de travail, sera lui-m�me le principal obstacle � l��panouissement complet de ses facult�s. Pour que son esp�rance se concr�tise, le m�dium qui veut d�passer sa condition de m�dium improductif doit faire de l�exercice de la m�diumnit� une des priorit�s de son existence.

10 La t�che
En plus d�une �tude �clairante, nous recommandons au m�dium en d�veloppement deux mesures vitales pour l��quilibre de ses forces m�diumniques. La premi�re est de s�adonner � une t�che d�assistance dans laquelle il apprendra � se donner aux plus n�cessiteux en s�oubliant. La deuxi�me, qui surviendra plus tard, est de s�engager dans l�imposition de passes, en exer�ant sa concentration, en apaisant ses conflits intimes et en se transformant en un �canal� de b�n�dictions spirituelles en faveur de ses semblables. �tude, assistance et passes; voil� les r�gles initiales du m�dium qui d�sire ardemment se lancer dans l�exercice de la m�diumnit�. En ce qui concerne la t�che d�assistance, nous recommandons de pr�f�rence celle qui sollicite du m�dium un plus grand renoncement de soi et moins d�argent, c�est-�-dire plus de sueur en vue de son d�veloppement direct par le travail. Le m�dium qui se forme loin de la douleur de ses semblables est un m�dium fragile � l��gard de ses propres douleurs, susceptible de reculer devant les premi�res �preuves. Le m�dium qui ne fr�quente pas la souffrance humaine ne sera jamais un instrument de consolation pour ceux qui souffrent. Le m�dium qui n�a pas l�occasion de se sensibiliser aux larmes d�autrui n�atteindra pas le plein �panouissement de sa sensibilit� m�diumnique. Dans plusieurs cas, le m�dium verra ses forces psychiques absorb�es par l��tude, l�assistance et les passes, ce qui le dispensera de la pratique apparente de la m�diumnit� proprement dite. Le m�dium qui veut se limiter � servir d�interm�diaire aux d�sincarn�s ne saura pas leur servir d�interpr�te aupr�s des humains. Vivre l��vangile dans le respect de la Doctrine est indispensable pour le m�dium qui veut triompher dans sa m�diumnit�.

11 Le privil�ge
L�unique privil�ge que la m�diumnit� conf�re au m�dium est celui de servir. Le m�dium qui s�enorgueillit de sa facult� m�diumnique finit par l�annuler. La m�diumnit� est un instrument de rachat et de perfectionnement spirituel. L�humilit� renforce le m�dium contre les attaques du personnalisme, mauvaise herbe qui se r�pand dans les pr�s aux plus belles possibilit�s. Le m�dium a besoin d�entendre des mots d�encouragement, mais jamais d��loges. Le m�dium qui suscite l��loge de sa personne ou qui se permet des �loges fr�quents se dirige vers une chute in�vitable. Personne ne doit �tre plus conscient de ses limites et de ses tares que le m�dium. Le m�dium qui se vante de ses facult�s pour se mettre en �vidence est au service de lui-m�me et non de l�id�al auquel il adh�re. Le m�dium qui se consid�re incapable de faillir a d�j� commis sa premi�re faute. Le vedettariat m�diumnique est une porte grande ouverte � l�obsession et au ridicule. Le m�dium qui promeut le travail sera naturellement promu par celui-ci, grandissant autant qu�il se diminuera dans le domaine du spiritisme chr�tien.

12 La lutte
Le m�dium doit comprendre que la m�diumnit� ne l�exempte pas de la lutte n�cessaire � son perfectionnement. La m�diumnit� ne l�exempte pas non plus de la Loi du Karma. Chez beaucoup de m�diums, la m�diumnit� coexiste avec de douloureux processus obsessifs, fruits du manque de vigilance dont ils ont fait preuve dans leurs vies pass�es. Les adversaires du pass� tentent de d�motiver le m�dium � l��gard de son travail en provoquant des pers�cutions et en le faisant ainsi douter de l�efficacit� de ses activit�s pour le bien. Les m�diums qui ressentent � dans leur chair � l�assaut des Esprits malheureux, m�me de mani�re confuse, doivent continuer d�avancer. Kardec enseigne qu�un des moyens de se lib�rer de l�action des Esprits obsesseurs consiste � �puiser leur patience. Plusieurs m�diums verront persister longtemps les sympt�mes des � maladies fant�mes � qui les tourmentent, comme s�ils subissaient un processus tardif de d�conditionnement psychique. Consid�rons que plusieurs m�diums aujourd�hui au service de la Doctrine ont �t� victimes d�obsession dans une vie ant�rieure et ont souvent souffert de ce que les humains appelaient la folie. Il existe des sensitifs qui bien qu��tant demeur�s au service de l��vangile ne se sont pas encore lib�r�s d�finitivement des intelligences d�sincarn�es qui parviennent � les influencer n�gativement � distance. La r�novation mentale du m�dium est un �l�ment de la plus grande importance pour le bien-�tre de ce dernier et sur lequel s�appuie son d�vouement envers la m�diumnit�. Les Esprits hostiles au m�dium peuvent l�atteindre de leurs vibrations m�me dans l�intimit� du groupe au sein duquel il se r�fugie.

13 La critique
Le m�dium qui fait preuve d�auto-critique ne craint pas la critique dont il pourrait �tre la cible. Il est courant que le m�dium d�butant fasse l�objet de critiques ridiculisantes de la part de sa famille et de ses amis qui tentent de le d�courager de s�engager dans la voie de la m�diumnit�. J�sus a dit que ceux qui aimeraient leur vie et leurs d�sirs de bonheur personnel plus que Lui ne seraient pas dignes de Lui. Autrement dit, le m�dium ne parviendra pas toujours � concilier l�id�al de la m�diumnit� et les conventions sociales. Lorsqu�il entreprend la t�che m�diumnique, le m�dium doit d�velopper une compr�hension sup�rieure lui permettant d�accepter les autres tels qu�ils sont sans se laisser influencer. Le m�dium doit respecter les opinions divergentes, mais pers�v�rer dans l�accomplissement du devoir. D�sirant ardemment d�courager le m�dium, les Esprits malheureux oeuvrent pour qu�il rencontre les obstacles les plus importants au sein de son foyer. En pareil cas, le m�dium doit trouver appui dans la foi et �viter les frictions avec ses �tres chers de m�me que les pol�miques avec ses compagnons tout en d�montrant les intentions les meilleures � travers ses attitudes. Que le m�dium se rappelle que le pire type d�esclavage auquel on puisse soumettre l��tre humain est l�esclavage de la pens�e. Le m�dium ne doit surtout pas vouloir convaincre les autres de penser � sa mani�re et �tablir ainsi un climat d�intol�rance religieuse. Consacrez-vous � la t�che et laissez le Temps accomplir le travail que Dieu lui a confi�, soit d��veiller lentement les consciences � la lumi�re de la V�rit�.

14 La foi
La foi du m�dium ne doit pas se r�duire � la croyance en l�immortalit�. Qu�il se pr�pare en vue des d�monstrations qu�il sera in�vitablement appel� � en donner. La foi qui ne porte pas � l�action n�est qu�une question de mots, car celui qui croit vraiment l�exprime � travers ses attitudes. La foi qui transporte les montagnes est celle qui est capable de se transformer en levier. Au d�but, il est normal que le m�dium vacille. Cependant, il ne doit pas oublier que sa conviction envers le bien doit surpasser sa conviction envers le ph�nom�ne. Le m�dium qui doute de ses objectifs en mati�re de m�diumnit� est pire que celui qui ne croit pas en ses facult�s sensitives. Si la conviction sinc�re conduit � l�action, l�action sinc�re, elle, entra�ne la conviction. Le m�dium qui ne croit pas en lui-m�me ne doit pas s�attendre � ce que les autres croient en lui. Souvent, � titre d��preuve, le m�dium doit se faire l�instrument de conviction de ceux qui l�entourent tout en demeurant lui-m�me � la merci du doute qu�il entretient � l��gard de ses propres ressources m�diumniques. D�apr�s � Le Livre des M�diums �, d�Allan Kardec, la foi n�est pas toujours une condition obligatoire pour qui d�sire s�occuper de la m�diumnit�. En attendant son accomplissement m�diumnique, que le m�dium travaille, confiant dans les Esprits qui ont confiance en lui.

15 La conscience
� la rigueur, aucun m�dium n�op�re dans un cadre de totale inconscience. Dans tout type de communication intelligente, l�Esprit du m�dium agit comme un � filtre � naturel sur la pens�e de l�Esprit communiquant. Le m�dium dit inconscient a tendance � devenir conscient et � se transformer en un partenaire lucide de la Spiritualit� dans la t�che de la m�diumnit�. Si l�inconscience est consid�r�e comme une garantie de l�authenticit� m�diumnique en ce qui concerne la production du ph�nom�ne en soi, on ne peut pas en dire autant d�elle pour ce qui est de l�authenticit� de l�identit� des Esprits qui se manifestent. D�sirer l�inconscience m�diumnique, telle une habitude, constituerait une obsession. J�sus avait pleine conscience de son identification avec le P�re. La conscience dans l�acte m�diumnique conf�re au m�dium une plus grande responsabilit� envers sa relation avec le Monde Spirituel. Le Spiritisme n�a pas besoin de m�diums inconscients, mais plut�t de m�diums conscients de leurs devoirs. La communication m�diumnique est beaucoup trop complexe pour qu�on la r�duise � une simple question de niveaux de syntonie. On ne peut pas ignorer l��motion du m�dium. Aucun m�dium ne parvient � devenir insensible au point de ne pas interf�rer dans les sentiments de l�Esprit, coop�rant ou non � l��quilibre �motif de ce dernier. Dans toute communication m�diumnique, on pourra d�celer les traits du m�dium dans le � visage � du ph�nom�ne.

16 La voyance
Le m�dium voyant ne voit pas les Esprits quand il le d�sire. Pour parvenir � voir les Esprits, le m�dium qui poss�de la rare facult� de la clairvoyance doit se trouver dans un �tat de concentration voisin de la transe. Le voyant ne voit pas les Esprits avec les yeux du corps, mais avec ceux de l��me. C�est pourquoi il pourra les apercevoir plus facilement en fermant les yeux. M�me chez les voyants les plus d�velopp�s, le ph�nom�ne de la clairvoyance m�diumnique ne se produira que sporadiquement. Chaque m�dium voyant voit � sa fa�on les tableaux de la Vie Spirituelle : le m�dium spirite verra simplement des hommes et des femmes sans corps physique, tandis que le m�dium catholique verra des anges et des d�mons. Cela d�montre que la facult� de la voyance est intimement li�e aux � yeux de l��me �. Celui qui aper�oit un Esprit en situation de semi-mat�rialisation n�est pas voyant. Celui qui aper�oit un Esprit, par exemple au pied de son lit, alors qu�il est dans un �tat de semi-d�doublement provoqu� par le sommeil n�est pas non plus un voyant. Le m�dium clairvoyant sera incapable de pr�ciser si les images qu�il voit se d�placent � l�ext�rieur ou � l�int�rieur de son cerveau. De toutes les facult�s m�diumniques, la voyance est celle dont on doit le plus permettre le d�veloppement spontan�. La voyance est presque toujours associ�e � la clairaudience. Autrement dit, habituellement, le m�dium qui voit les Esprits les entend �galement.

17 La clairaudience
Nous pourrions dire que nous tous, incarn�s et d�sincarn�s, sommes des m�diums clairaudiants. La clairaudience est une � voix � que nous entendons int�rieurement, comme si nous entendions nos propres pens�es. En r�alit�, le m�dium qui �coute les Esprits qui lui parlent � l�oreille enregistre mentalement leurs � paroles �. L�Esprit qui d�sire vraiment s�exprimer de mani�re articul�e, avec le timbre qui lui est propre, ne peut le faire qu�� travers le ph�nom�ne de � voix directe �. C�est en vain que les obs�d�s qui ne veulent pas �couter les Esprits se bouchent les oreilles. Avec le temps, le m�dium saura distinguer la pens�e des Esprits des pens�es qui lui sont propres et parviendra � entamer de longs dialogues avec la Spiritualit�. La m�diumnit� auditive peut �tre cultiv�e sans obstacles importants. Toutefois, le m�dium qui s�y consacre ne doit pas oublier la voix du discernement. Les Esprits qui parlent syst�matiquement � l�oreille des humains sont des Esprits d�pourvus de bon sens. Les Bienfaiteurs Spirituels parlent avec les incarn�s seulement lorsqu�ils le jugent appropri�, quand cela est strictement n�cessaire ou quand les humains se disposent consciemment � les entendre. Le moment de la pri�re serait le plus propice pour essayer de capter la voix des Esprits dans l�orientation d�sir�e. Pour s�habituer � entendre les Esprits avec clart� et assurance, le m�dium clairaudiant doit apprendre � faire l�indispensable silence int�rieur.

18 L'obsession
Malheureusement, il y a beaucoup de m�diums porteurs d'une m�diumnit� tortur�e. Le vampirisme exerc� sur leurs forces m�diumniques est notoire, car on les voit en �tat constant d'oscillation mentale, comme s'ils se d�battaient contre de terribles tentacules. Ils souffrent de ce qu'on pourrait appeler des � s�vices psychiques �. Leurs �nergies sont aspir�es par d'implacables adversaires d�sincarn�s. Ces fr�res malades ont besoin de soins fraternels. Nous devons cependant rester convaincus que leurs blessures se cicatriseront apr�s un temps plus ou moins long. Il est d�conseill� d'amener ces compagnons � � d�velopper � leur m�diumnit� et � prendre un engagement pour lequel ils ne sont pas pr�ts. En plus d'une assistance spirituelle, la majorit� a besoin d'un traitement m�dical sp�cialis� ad�quat. Ceux qui pr�sentent des sympt�mes de ce que la psychiatrie appelle un � comportement schizophr�ne � ou des arythmies agressives auront besoin de m�dicaments qui alt�rent la chimie c�r�brale et inhibent les processus de syntonisation compulsive. Toutefois, les amis responsables de ces m�diums en processus de r��quilibrage doivent prendre un soin extr�me au choix du m�decin et du travailleur spirite en mesure de lui offrir une orientation s�re, car il y a d'innombrables m�decins et travailleurs spirites mal inform�s. Ces m�diumnit�s tourment�es dont nous parlons coexistent avec des processus obsessifs douloureux. Fr�quemment, ces m�diums sont sur Terre en processus de � d�conditionnement � du psychisme, afin que dans une prochaine incarnation, ils puissent exercer la m�diumnit� avec tout le discernement possible. Tendons la main � ces fr�res et aidons-les � sortir de l'ab�me de douleur o� ils sont tomb�s.

19 La psychophonie
Parmi les divers types de m�diumnit�, la psychophonie ou incorporation est la plus r�pandue, en raison de la nature du m�canisme qui produit le ph�nom�ne. C'est la m�diumnit�, pour ainsi dire, la plus � accommodante � pour l'Esprit qui veut se manifester, plus particuli�rement pour celui qui se sent encore li� aux �motions terrestres. Dans l'incorporation, l'Esprit arrive � communiquer plus spontan�ment sa pens�e et son �motion, parce que pendant quelques instants, il se sent � entour� � par le corps du m�dium. C'est la m�diumnit� de secours par excellence pour le traitement spirituel des Esprits souffrants de l'au-del�. Tr�s souvent, dans la psychophonie, la passivit� m�diumnique est plus grande que dans la psychographie. Dans la psychographie, les obstacles moteurs sont difficiles � surmonter, quand le m�dium n'a pas l'habitude d'�crire. L'instrument de communication naturel des �tres humains est la parole. Les mots sortent de la bouche charg�s d'�motions, et reproduisent avec fid�lit� les � clich�s mentaux � que l'Esprit projette sur l'Esprit du m�dium. L��tre humain a toujours pr�f�r� parler, plut�t qu'�crire; c'est pourquoi il y a d'innombrables m�diums psychophoniques, tandis qu'il n'y a que de rares m�diums psychographes. Sans l'incorporation, il serait impossible de dialoguer avec les Esprits malheureux pendant les r�unions de d�sobsession, et cet �panchement qui leur est extr�mement b�n�fique ne pourrait pas avoir lieu. Le m�dium psychophonique doit chercher � am�liorer sa facult�. � travers elle, il pourra se faire l'interpr�te de t�moignages �mouvants et de magnifiques messages spirituels pour les humains.

20 La psychographie
La majorit� des m�diums psychographes travaillent de fa�on consciente. Quelques-uns le font en �tant semi-conscients, mais ceux qui le font en �tat d'inconscience sont rarissimes. La psychographie, plus que les autres formes de m�diumnit�, requiert une pratique pour ainsi dire constante. Le m�dium qui veut s'am�liorer dans l'activit� de psychographie doit se consacrer presque exclusivement � cette t�che. La pratique de la psychographie peut se faire soit � la maison, soit au Centre Spirite. Cependant, � la maison, il est pr�f�rable que le m�dium puisse compter sur la pr�sence d'une autre personne pouvant l'aider � garder la vibration �lev�e. Le m�dium psychographe doit cultiver l'habitude de la lecture, �largissant du coup ses connaissances grammaticales; toutefois, au moment de la transe, il doit � faire le vide � pour ne pas interf�rer n�gativement dans la r�ception du message. Si, par exemple, le m�dium lisait seulement un auteur, il pourrait cr�er une fixation mentale sur cet auteur et se mouler � son style d'�criture caract�ristique, voire � sa fa�on de penser. Le m�dium psychographe doit se perfectionner intellectuellement, mais au moment de l'�change, son � miroir mental � doit se pr�senter � l'Esprit sans aucune image. En ce qui concerne les dates et les horaires pour la pratique de la psychographie, la discipline est primordiale. La psychographie permet � l'Esprit de mieux d�velopper sa pens�e et de graver ses le�ons et exp�riences sur les pages ind�l�biles du temps � l'intention des incarn�s. Le m�dium psychographe qui, apr�s un certain temps, ne remarque pas de progr�s dans cette forme de m�diumnit�, sera plus utile s'il en pratique une autre. Les Esprits Sup�rieurs ne favorisent aucune forme de m�diumnit� au d�triment des autres.

21 L'identit�
L'identification des Esprits qui se communiquent est un des principaux �cueils que rencontrent les m�diums d�butants. Conditionn�s par les livres doctrinaires qu'ils ont lus, les m�diums en formation, surtout ceux qui d�veloppent la psychographie, se concentrent sur les noms qu'ils consid�rent v�n�rables. Ils oublient que des centaines d'Esprits anonymes attendent des m�diums qui pourraient donner refuge � leur pens�e. En pareil cas, c'est presque toujours la vanit� du m�dium qui est en cause, car elle lui fait croire que les Esprits qui l'utilisent pour s'exprimer, en raison de leur �l�vation, respecteront sa m�diumnit�. L'orientation g�n�rale de la doctrine nous enseigne que l'identification de l'Esprit importe peu. Ce qui compte, c'est le contenu. Le nom de l'Esprit, sa signature et les autres d�tails qui servent � l'identifier prennent plus d'importance quand les messages sont de nature personnelle. Il est arriv� que la pr�occupation du m�dium � l'�gard du nom de l'Esprit entrave la r�ception d'une communication de grande importance doctrinaire. M�me l'Esprit de V�rit� s'est dissimul� derri�re un pseudonyme respectable lorsqu'il a dirig� l'oeuvre sublime qu'est la Codification. La pr�occupation excessive des m�diums d�butants � l'�gard de leurs guides spirituels est une autre manifestation du personnalisme qui pourrait compromettre leur d�veloppement. Que le m�dium travaille et se pr�occupe seulement de la qualit� des fruits produits par son interm�diaire. Si le fruit est bon, c'est qu'il vient d'un bon arbre !

22 Toujours
Tout m�dium sera toujours en train d'apprendre, car son d�veloppement m�diumnique survient parall�lement � sa croissance spirituelle. Nous r�it�rons ce que nous avons d�j� affirm�, � savoir que le m�dium qui se croit infaillible a d�j� commis sa premi�re faute. Le m�dium pr�somptueux se retrouve souvent victime d'Esprits enj�leurs qui le ridiculisent. Les m�diums qui manquent de s�rieux � l��gard de la m�diumnit� peuvent voir celle-ci suspendue. Les Esprits peuvent s'�loigner petit � petit des m�diums d�motiv�s qui se permettent de tomber dans une routine ennuyeuse et n'offrent plus une r�ceptivit� id�ale. Il existe des m�diums qui ne savent que se lamenter de leurs probl�mes et de leurs luttes et qui se cristallisent dans des plaintes st�riles. Que ce soit clair une fois pour toutes ! Sur la Terre, tout m�dium subit r�ellement des �preuves. La m�diumnit� est pour le m�dium un pr�cieux instrument de rachat des dettes personnelles qu'il a contract�es. Le m�dium qui se pavane au sujet de sa m�diumnit� ignore l'histoire de ses propres vies ant�rieures. Aussi d�velopp� que puisse �tre le m�dium dans ce monde, sa m�diumnit� restera primitive en comparaison avec les possibilit�s infinies que lui r�serve l'avenir. Conscient de sa petitesse, le m�dium triomphera dans l'accomplissement des devoirs qui lui incombent.

23 La finalit�
Le but ultime de la m�diumnit� est l'�dification spirituelle. On ne peut pas r�duire la m�diumnit� � un simple instrument de curiosit� maladive. Les m�diums qui se pr�tent � des sp�culations de caract�re inf�rieur s'�cartent de leur noble objectif. Les incursions dans les vies pass�es et les pr�visions de l'avenir des personnes ne respectent pas la m�diumnit� spirite chr�tienne. La m�diumnit� n'est pas non plus un talent au b�n�fice exclusif du m�dium. Le m�dium ne doit donc jamais fuir le contact avec le peuple ni s'�loigner de la multitude des afflig�s et des d�sorient�s. Les Esprits �clair�s se communiquent afin d'encourager les humains � suivre le chemin du perfectionnement. De m�me, la communication de caract�re inf�rieur a lieu pour les amener � r�fl�chir sur les r�alit�s spirituelles de la Vie. Le Ma�tre nous a avertis que nous devions mettre la lampe sur la table afin que sa lumi�re profite � tous. Il a �galement fait mention de la multiplication des talents qu'on nous a confi�s. Malheureux seront ceux qui souilleront le don de la m�diumnit� en le tournant en sujet de scandale et d'incroyance au lieu d'en faire un instrument de foi et de spiritualit� entre les gens.

24 S�il advenait�
S�il advenait qu�il soit attir� par les adversaires de la Lumi�re qu�il cherche � servir, que le m�dium continue d�avancer sans se complaire dans la chute. S�il advenait qu�il soit atteint dans sa fragilit� morale, que le m�dium essuie les pleurs qui coulent sur son visage et pers�v�re dans sa conqu�te de la force. S�il advenait qu�il se prenne dans les filets de son manque de vigilance, que le m�dium n�abandonne pas devant l��preuve qu�il a contribu� � s�imposer. S�il advenait qu�on se moque du fait qu�il vive son id�al, que le m�dium ne s�affaisse pas sous la croix qu�il porte en se lamentant inutilement. S�il advenait qu�il c�de aux assauts constants du mal, que le m�dium ne fuie pas sa responsabilit� d�assumer les cons�quences de la tentation � laquelle il a c�d�. S�il advenait que ceux qui l�admiraient le transforment en cause de scandale, que le m�dium conserve l�esp�rance de se r�habiliter aux yeux de sa conscience. S�il advenait qu�il se repente d�avoir n�glig� son devoir, que le m�dium n�h�site pas � s�y remettre malgr� l�ampleur du temps perdu. S�il advenait que sa foi vacille, que le m�dium s�attache � la sinc�rit� de ses convictions � travers les b�n�dictions qu�il prodigue � ceux qui lui font confiance. S�il advenait qu�on le condamne pour des erreurs rendues publiques, que le m�dium ne cherche pas � se justifier en d�non�ant les fautes des autres. S�il advenait que ses forces le trahissent dans une t�che au-dessus de ses capacit�s, que le m�dium ne m�prise pas l�occasion de recommencer et qu�il cherche � �tre utile d�une quelconque fa�on. S�il advenait que les compagnons qui l�ont encourag� � entreprendre le travail ennoblissant l�abandonnent, que le m�dium se rappelle que Dieu lui tendra toujours la main, aussi profond que soit l�ab�me dans lequel il est tomb�.

25 La pri�re
Le m�dium doit �tre une personne de pri�re. Jamais il ne se jugera exempt� de prier pour ses contacts avec les Esprits. Chaque jour, il se r�servera quelques minutes pour �tre seul et s�adonner � la r�flexion. Il cherchera des forces dans les r�servoirs du Plan Sup�rieur. Il forgera sa conviction personnelle par ses dialogues avec Dieu. Il assainira son atmosph�re psychique en priant avec ferveur et en se prot�geant des influences n�gatives toujours � l�aff�t. Il instaurera chez lui le culte de l��vangile au foyer et conduira ses enfants, s�il en a, aux le�ons d��vang�lisation du centre spirite. Il ne croira pas que les Esprits Bienfaiteurs peuvent remplacer sa vigilance personnelle ou prendre des mesures qui sont de son enti�re responsabilit�. La pri�re sera son appui dans la travers�e des luttes quotidiennes et sa source permanente d�inspiration sur les sentiers �troits de l�existence. Le m�dium qui ne fait pas de la pri�re une habitude est semblable au vaisseau qui navigue sur des flots d�cha�n�s mena�ant de l�engloutir � tout moment. La personne de pri�re est essentiellement une personne d�action et le m�dium qui d�sire aller loin dans sa t�che ne peut se passer du concours b�ni de la pri�re pour confier � Dieu ses plus intimes d�sirs.

26 L�enseignement de la Doctrine
L�enseignement de la Doctrine est l�une des plus nobles t�ches dans l�exercice de la m�diumnit�. Le m�dium qui enseigne la Doctrine est le compagnon qui apporte les premiers secours � l�Esprit souffrant dans le cadre du service de soin des malades spirituels. Pour accomplir son devoir de mani�re satisfaisante, il est indispensable que le m�dium demeure vigilant dans ses attitudes et ses pens�es. Le m�dium qui enseigne la Doctrine est sans doute celui qui a le plus besoin d��tudier la Doctrine et de l�appliquer dans son quotidien. Il est fr�quent que les Esprits avec lesquels le m�dium dialogue dans un groupe de d�sobsession suivent celui-ci, par la suite, pour observer la coh�rence entre ce qu�il dit et ce qu�il fait. Le m�dium qui enseigne la Doctrine est le m�dium par excellence de la parole de l��vangile. Dans les le�ons qu�il donne aux d�sincarn�s et aux incarn�s, il a pour fonction d��veiller les consciences par ses paroles illumin�es. Inspir� par les Esprits Bienfaiteurs, il agit dans une certaine passivit� naturelle, d�faisant les conditionnements mentaux et sensibilisant les c�urs � l�Amour. Les proph�tes et les ap�tres comme Jean-Baptiste et Paul de Tarse �taient des m�diums enseignant la Doctrine avec un grand pouvoir de persuasion. Quand ils parlaient, les paroles sortaient de leur bouche avec �loquence, telle une trompette qui annonce la V�rit�. Le m�dium qui enseigne la Doctrine est un cultivateur d��mes qui lance les semences de l�action � travers ses paroles. Il ne faut cependant pas oublier, dans ce minist�re, ce que nous dit l��vangile : � au commencement �tait le Verbe, et le Verbe �tait avec Dieu, et le Verbe �tait Dieu �.

27 La discr�tion
Le m�dium doit cultiver autant que possible la discr�tion en ce qui concerne la m�diumnit�. Il �vitera de parler de lui et de mentionner ses dons m�diumniques. Il ne fuira pas le t�moignage de la m�diumnit�, mais ne cherchera pas � l�utiliser pour se valoriser ni pour atteindre des objectifs d�int�r�t personnel. La m�diumnit� sera une source cristalline qu�il conservera intacte et ne souillera pas de la vase de ses blessures qui entourent ses berges. Si cela est in�vitable, il se soumettra aux appels grossiers de la mati�re, mais ne permettra jamais la profanation de ses dons m�diumniques. Il exercera la m�diumnit� sans culte de sa personne ni pr�tentions aucunes. Il ne vulgarisera pas le sublime en � lan�ant des perles aux cochons �. Il se fera respecter pour que l�on respecte la m�diumnit� dont il est porteur. Il se demandera s�il agit de mani�re inconvenante, amenant les autres � ne plus croire au lieu de les inspirer � avoir la foi. Pour aucune raison il ne fera sa propre propagande, croyant m�riter les talents qu�il poss�de ou se prenant pour un Esprit d�hi�rarchie sup�rieure venu accomplir une mission �lev�e parmi les humains. Le m�dium indiscret sera facilement victime de fascination et sujet � s�emm�ler dans les filets vigoureux du personnalisme et de la vanit�.

28 Les r�v�lations
En raison de sa grande sensibilit�, le m�dium cherchera � �viter les rapprochements excessifs avec les personnes qui l�entourent, notamment celles du sexe oppos�. Il restera vigilant en ce qui concerne ce qu�on appelle � l�affinit� spirituelle �. Il comprendra qu�un m�dium quelconque, sur la Terre, n�a le pouvoir de faire des r�v�lations sur la vie pass�e des personnes que dans des cas rarissimes. Il n�utilisera pas la m�diumnit� dans ses tribulations affectives dans le but de conqu�rir tel c�ur ou tel autre. Il se surveillera et il surveillera les Esprits qui tenteront de l�hypnotiser afin de l�utiliser comme outil pour satisfaire leurs d�sirs bestiaux. Il ne m�langera pas la m�diumnit� avec les passions exaltantes qu�il n�arrive pas encore � dompter. Combien de m�diums n�avons-nous pas vus agir sournoisement sur des Esprits non vigilants en se pr�valant de leur magn�tisme pour les s�duire ! Combien ont all�gu� des exp�riences v�cues en commun par le pass�, en faisant r�f�rence � de soi-disant � retrouvailles d��mes �, et d�truit ainsi des foyers ou �branl� la stabilit� de groupes qu�ils ont d�sert�s ! Combien ont malheureusement transform� l�enceinte b�nie de la salle des passes, respect�e comme s�il s�agissait d�une salle d�op�ration ou d�un v�n�rable sanctuaire de pri�re, en en faisant une salle de courtisanerie mondaine ! Veuillez excuser notre abordage en r�gle de ce th�me, mais l�alerte est indispensable pour soutenir les compagnons bien intentionn�s dans la foi spirite. Nous devons prot�ger la Doctrine contre nous-m�mes et contre les man�uvres de ses adversaires qui pour atteindre leurs buts nous utilisent avec toutes nos imperfections.

29 Les �vocations
Le m�dium spirite ne se pr�tera pas � des r�unions priv�es o� l�on ferait des �vocations par son entremise. Le milieu naturel pour l�exercice effectif de la m�diumnit� est le centre spirite. Le m�dium conscient de sa responsabilit� ne participera pas � des r�unions m�diumniques improvis�es dans des maisons priv�es pour donner �cho aux sp�culations d�ordre personnel des participants. La t�che sp�cifique de la d�sobsession doit �tre men�e dans un lieu qui y est consacr� avec la discipline indispensable � son bon d�roulement. Il est admissible que le m�dium pr�te sporadiquement son concours � des Esprits familiers qui se manifestent dans leur ancien refuge domestique pour consoler et encourager les c�urs aim�s qui ont besoin d�entendre leurs voix. Le m�dium qui s�est distanc� du groupe m�diumnique finit par c�der aux exigences inconvenantes de ceux qui d�sirent profiter de ses facult�s. Presque toujours, ceux qui fuient le centre spirite s�exemptent du devoir qui leur incomberait en rapport avec la Doctrine. Les Esprits �clair�s ne fr�quentent pas les groupes domestiques qui ne pratiquent pas le bien envers leurs semblables. Les Esprits ne sont pas toujours en mesure de r�pondre aux �vocations des humains, et les m�diums sont rarement dans les conditions requises pour servir d�interm�diaire aux communications des Esprits �voqu�s. La majorit� des �vocations domestiques donnent lieu � la mystification et � la tromperie. Le m�dium qui d�sire ardemment suivre la bonne route doit chercher le chemin du centre spirite.

30 Le groupe
Le m�dium spirite devra rechercher un groupe bien orient� sur le plan doctrinaire qu�il pourra fr�quenter. Par centre spirite bien orient�, nous entendons un centre qui soit fid�le aux principes d�Allan Kardec, en th�orie et en pratique. Le centre doit mettre l�emphase sur l��tude et la n�cessit� de vivre les enseignements de l��vangile dans les t�ches d�assistance qu�il propose syst�matiquement. Il doit stimuler l�union entre ceux qui le fr�quentent et ne pas rivaliser avec d�autres groupes. Il doit appuyer le mouvement d�unification et honorer tout �v�nement � caract�re doctrinaire. Il doit se pr�occuper de l��vang�lisation des enfants et de l�orientation des jeunes dans le but de former de nouveaux semeurs. Il ne doit pas idol�trer de m�diums ni de leaders incarn�s. Il doit collaborer � la diffusion du livre et du message spirites sans se pr�occuper du profit financier, sinon celui qui lui permet de continuer la divulgation. Il ne doit pas se soumettre aux ing�rences politiques sous pr�texte d�obtenir des sommes d�argent qu�il all�gue indispensables. Il doit conserver ses portes ouvertes le plus souvent possible au cours de la semaine dans le but constant de venir en aide � ceux qui pr�sentent des souffrances de tout ordre et de toutes natures. Enfin, il doit prendre de l�expansion sans perdre sa simplicit�, donnant une t�che � accomplir � toutes les mains qui s�offrent pour la construction du Royaume de Dieu sur la face de la Terre !

31 La passe
L�exercice de la m�diumnit� est un exercice de don. Tous les spirites convaincus doivent se sentir naturellement pr�par�s � la t�che de la passe, sans n�cessiter de cours sp�cifiques ou certifi�s pour acqu�rir cette aptitude. La passe est une activit� de bonne volont� au cours de laquelle le transmetteur est dispos� � donner de soi au b�n�fice du r�cepteur avec l�appui des Amis Spirituels qui se consacrent � ces fonctions. �vangile dans le coeur et pri�re sur les l�vres � voil� les deux conditions pr�alables indispensables au m�dium passiste dans la t�che b�nie d��tendre les mains pour mettre du baume sur les souffrances et apaiser les angoisses. Il n�est nullement n�cessaire que le m�dium travaille en �tat d�incorporation pour l�accomplissement de la passe. Ni que l�acte se transforme en rituel, avec des mouvements �tudi�s et chronom�tr�s. J�sus gu�rissait avec un simple toucher. Nous conseillons de n�effectuer la passe � la maison que pour les personnes qui se trouvent r�ellement dans l�impossibilit� de se rendre dans un centre spirite pour l�obtenir. Comme c�est le cas pour les autres m�diumnit�s, le d�veloppement de la m�diumnit� de gu�rison d�pend de l�int�r�t du m�dium � gagner la sympathie et la confiance des Bienfaiteurs qui sont dispos�s � l�assister. La passe simple et pure peut accomplir de vrais prodiges dans les mains du semeur d�vou� et pers�v�rant dans le bien. Le m�dium passiste recourra chaque fois qu�il y a lieu � l�appui de la passe pour la recomposition de ses propres �nergies.

32 La chirurgie
L�Esprit n�a pas besoin d�utiliser aucun type d�instrument tranchant dans la chirurgie dite spirituelle. D�ailleurs, la passe est le moyen naturel qu�utilisent les Esprits Sup�rieurs quand ils d�sirent intervenir au b�n�fice de quelqu�un. Les Esprits qui s�occupent d�activit�s chirurgicales aux c�t�s d�un m�dium quelconque sont presque toujours des Esprits sans grandes connaissances de la doctrine. Les t�ches de gu�rison accomplies dans un centre spirite ne doivent pas polariser toute l�attention de ses dirigeants et habitu�s. L�enthousiasme excessif est toujours contre-productif dans quelque entreprise que ce soit. M�me pour un groupe spirite qui se sp�cialise dans les activit�s de gu�rison, l��tude de la doctrine doit demeurer une priorit�. Le m�dium ne doit jamais se consid�rer exempt d��tudier, parce que s�il n�gligeait l��tude de la doctrine, les Esprits pourraient profiter de sa n�gligence pour amener la perturbation dans le groupe. Les dirigeants incarn�s d�un centre spirite doivent user de leurs propres lumi�res et perdre l�habitude enfantine de toujours chercher � conna�tre l�opinion des Esprits sur les moindres d�cisions qu�ils doivent prendre. Il existe des Esprits dominateurs qui agissent par l�entremise de m�diums centralisateurs et se consid�rent infaillibles dans leurs id�es et directives. � notre avis, l�id�al serait que le m�dium op�rateur exerce ses fonctions avec toute la discr�tion possible, en comptant sur l�arri�re-garde doctrinaire d�amis qui pourraient demeurer attentifs � tout ce qui s�y rapporterait. Faire conna�tre de fa�on sensationnaliste la t�che d�un m�dium op�rateur, en plus d�exposer publiquement ce m�dium � l�attaque des t�n�bres, ferait plus de tort que de bien � l�image de la doctrine.

33 Les Esprits
Le m�dium ne doit pas accorder une confiance aveugle aux Esprits qui se manifestent par son entremise. Il ne doit pas oublier que souvent, le m�dium est aussi appel�, par devoir, � coop�rer avec les Esprits pour son propre avancement. L�Esprit assiste le m�dium, mais le m�dium peut lui aussi assister l�Esprit qui l�utilise comme instrument. Il y a des choses que l�Esprit apprend avec le m�dium, d�o� la n�cessit� pour le m�dium d��tudier, �duquant ainsi indirectement l�Esprit avec lequel il a des affinit�s dans la t�che. Rares sont les Esprits spirites. Pendant que je r�dige ces lignes, j�observe que le m�dium dont je me sers va passer ce que j��cris au crible de sa formation doctrinaire. Quoique �tant d�sincarn�, je me soucie peu de la forme, je sais qu�il va solliciter de moi toute la clart� possible dans l�exposition des id�es. D�une certaine mani�re, il restreint la libre manifestation de ma pens�e en � m�obligeant � � recourir � ma capacit� de synth�se. Par contre, je lui transmets des informations sur la m�diumnit� qui amplifient sa vision sur le sujet et lui font d�couvrir des chemins qu�il n�a pas encore parcourus. Je donne et re�ois, enseigne et apprends. La m�diumnit� est une �cole autant pour les incarn�s que pour les d�sincarn�s, et ensemble, nous avons beaucoup � apprendre d�elle.

34 L�enfant
Il est commun que la m�diumnit� apparaisse chez les enfants et les adolescents et que cela provoque de compr�hensibles d�rangements. L�enfance et l�adolescence ne sont pas des p�riodes propices et favorables pour la pratique de la m�diumnit�. Lorsqu�une telle situation survient, il faut orienter l�enfant ou le jeune, de m�me que ses parents ou les autres membres de la famille, vers la connaissance de la Doctrine. L�enfant sera dirig� vers les classes d��vang�lisation et le jeune, vers le groupe des jeunes spirites. Bien qu�il n�y ait pas d��ge pour qu�elle surgisse, la m�diumnit� peut, avec l�appui de la Spiritualit�, �tre temporairement � contr�l�e � dans ses manifestations jusqu�� ce que des conditions plus favorables rendent possibles son exercice. La m�diumnit� chez l�enfant est presque toujours un appel aux parents quant � leur responsabilit� spirituelle � l��gard de la Vie. Sauf dans de rares exceptions, avant de s�occuper de la m�diumnit�, l�adolescent doit s�occuper de sa vie �tudiante, tout en se pr�parant � accomplir le devoir avec sinc�rit� et d�votion, pour le cas o� l�appel m�diumnique persisterait dans l�avenir. Les parents spirites ne doivent pas vouloir que leurs enfants soient m�diums, imitant le grave �quivoque des parents catholiques qui imposaient � leurs enfants une fausse vocation sacerdotale. Personne n�est oblig� d��tre m�dium, mais la personne qui se r�incarne avec une telle t�che le sera, malgr� le poids des obstacles rencontr�s. Le fanatisme des parents spirites, dans un grand nombre de cas, inspire � leurs enfants de l�antipathie envers la Doctrine. Par ailleurs, n��tiquetons pas comme �tant de la m�diumnit�, chez l�enfant ou l�adolescent, ce qui peut n��tre que le sympt�me d�une quelconque maladie organique ou psychique.

35 Les effets physiques
Quand il survient des ph�nom�nes inusit�s dans une maison � par exemple des bruits, des coups, des objets en mouvement ou des tirs de pierres � c'est qu'une des personnes qui y habitent ou encore un voisin est porteur d'une m�diumnit� � effets physiques. Le m�dium � effets physiques est celui qui lib�re spontan�ment de l'ectoplasme, ce fluide qui se pr�te aux ph�nom�nes d'ordre mat�riel que provoquent les Esprits. Le m�dium � effets physiques est rarement d�velopp� au point de faciliter la mat�rialisation d'Esprits. Parmi les sympt�mes caract�ristiques qu'�prouve le m�dium qui poss�de cette facult�, on trouve : une profonde somnolence pendant les r�unions, suivie d'une grande fatigue physique au r�veil; une toux persistante sans cause organique d�finie; la sensation que ses forces vitales sont aspir�es. Le m�dium qui a de la facilit� � ext�rioriser de l'ectoplasme est d'une grande utilit� aux Esprits dans la t�che de la passe. En retour, la t�che de la passe �quilibre les forces m�diumniques du m�dium. Habituellement, le m�dium � effets physiques est assi�g� par des entit�s peu �volu�es encore attach�es aux sensations mat�rielles. Des ph�nom�nes physiques sporadiques surviennent dans pratiquement tous les foyers, surtout quand un des habitants entre facilement en col�re et produit une abondance de fluides nerveux de nature mat�rialisante. Tous les humains poss�dent toutes les formes de m�diumnit� � l'�tat latent. De temps � autres, une d'elles annonce son �panouissement prochain. Pour servir les buts des Esprits sup�rieurs, le m�dium � effets physiques doit s'�duquer et pers�v�rer des ann�es durant dans le cadre de r�unions d�di�es au d�veloppement de cette facult�. Le m�dium � effets physiques indisciplin� verra ses �nergies vampiris�es par les Esprits encore animalis�s, ce qui le rendra fr�quemment malade.

36 Le monde
Celui qui se consacrera � la m�diumnit� avec J�sus comprendra que d'une certaine fa�on, il rompra avec le monde. Celui-l�, bien qu'appel� � respecter ses obligations terrestres, se sentira divis�, tel un � pont suspendu � unissant les deux r�alit�s de la Vie. Plus il s'efforcera de vivre comme les autres, plus il constatera qu'il lui sera impossible de le faire parce que l'exercice de la m�diumnit� exigera de lui un renoncement croissant. Il accomplira avec vigilance les obligations que la vie physique lui imposera, mais demeurera toujours attentif aux appels des sph�res plus �lev�es. Les pieds au sol et l'�me projet�e vers les cieux. Telle une antenne de grande puissance, il demeurera constamment au poste pour capter les messages que le Plan Spirituel transmettra aux humains de la Terre. Le m�dium ne sera pas une personne du monde ayant le sentiment qu'il peut se m�ler d'affaires d'ordre strictement mat�riel. Plus encore, il souffrira souvent de pr�judices financiers et sera la cible de critiques de la part de ceux qui ne sont pas en mesure de comprendre son choix de vie. Du m�dium, transform� en source cristalline d'inspiration divine, jailliront des id�es que ses compagnons d'id�al devront mettre en pratique. Pivot d'�nergies spirituelles, le m�dium alimentera ses amis avec la force de l'enthousiasme et du travail pour le bien, du courage de r�aliser et du d�sir de se r�nover � l'instar de son exemple de r�novation. D�s qu'il sera pleinement conscient de sa responsabilit�, le m�dium cheminera dans le monde � l'exemple du Christ, le coeur clou� � la croix, tra�ant de ses larmes le chemin pour ceux qui d�cideront de le suivre sur les pas du Ma�tre.

37 La d�pendance
Le m�dium ne se permettra pas de d�pendre psychiquement d'un Esprit, quel qu'il soit. Il respectera les entit�s spirituelles qui se manifesteront par son entremise, tout comme il respecte les humains qu'il c�toie. Il n'idol�trera pas les Esprits et ne consentira pas � ce que les Esprits, incarn�s ou d�sincarn�s, l'idol�trent. Il ne transformera pas les Esprits en oracles en leur transf�rant du m�me coup l'ex�cution du devoir qui lui incombe. Lorsqu'il se d�sincarnera, le m�dium sera un Esprit comme les autres qui devra poursuivre les nouvelles exp�riences �volutives qui l'attendront. Plusieurs m�diums cr�ent une d�pendance psychique ind�sirable envers les Esprits avec lesquels ils travaillent pendant un temps plus ou moins long. Une telle d�pendance ne diff�re pas beaucoup des cas d'obsession. Dans un tel cas, le m�dium ne peut pas exercer son discernement, exprimer son identit� personnelle ni faire preuve d'ind�pendance dans sa pens�e. Le parent n'annule pas le libre-arbitre de son enfant sous pr�texte de le prot�ger en l'emp�chant de vivre les exp�riences qui le concernent. Au-dessus des Esprits, aimons et v�n�rons le Christ, le seul que tous les Esprits Sup�rieurs aiment et v�n�rent. Rappelons-nous qu�aussi fort que soit l'attachement entre des coeurs qui s'aiment, la d�sincarnation les s�parera momentan�ment dans le but de les unir plus tard � la lumi�re des sublimes conqu�tes qu'ils auront effectu�es individuellement dans leur empressement de se m�riter pour toujours.

38 La jalousie
Le m�dium d�butant ne pourra pas se passer de l'aide du m�dium plus exp�riment�. Chaque fois que cela sera possible, il lui demandera une orientation sans envier sa condition, car il comprendra que chaque m�dium est appel� � une t�che sp�cifique. Le m�dium qui rivalisera avec un autre m�dium r�v�lera seulement son manque de pr�paration spirituelle et frustrera les attentes du Plan Spirituel � son �gard. Quand un m�dium donn� n'honore pas la confiance que lui t�moignent les Bienfaiteurs Spirituels et rompt l'engagement qu'il avait pris avant sa venue sur la Terre, les Bienfaiteurs cherchent � se rapprocher d'un autre m�dium qui aura peut-�tre des ressources m�diumniques moindres, mais qui sera plus fid�le au devoir. Avec le temps, le m�dium d�vou� d�passera ses limites en tant qu'instrument. Les m�diums de plus longue date doivent pour leur part s'engager � accepter les nouveaux venus et � combattre en eux toute tendance � la jalousie. En fait, le m�dium plus exp�riment� devrait m�me se pr�occuper de collaborer � la formation m�diumnique de ceux qui devront naturellement lui succ�der. Quand Jean-Baptiste s'est trouv� en pr�sence du Seigneur, il pronon�a ces paroles d'une profonde signification et d'une admirable beaut� : � il faut que Lui s'�l�ve et que je m'abaisse. � Un m�dium quelconque ignorera la hi�rarchie du respect. Les m�diums jaloux et envieux qui complotent contre leurs compagnons de m�diumnit�, mobilisant les opinions et encourageant des attitudes n'arrivent qu'� pr�parer leur propre �chec. Dans la Doctrine Spirite, tout m�dium doit comprendre que la m�diumnit� n'est pas un poste � se disputer, mais bien un travail � accomplir.

39 Les obstacles
Un des principaux obstacles au perfectionnement m�diumnique est l'impatience du m�dium. Peu de m�diums sont conscients que le processus de d�veloppement m�diumnique est relativement lent parce qu'il repose sur leur propre �ducation spirituelle. Il ne faut pas confondre la facult� en soi avec son perfectionnement. La facult� m�diumnique est ind�pendante de la morale du m�dium, tout comme les sensations physiques sont ind�pendantes du progr�s de l'Esprit qui les utilise dans le corps. Il existe des milliers de m�diums au service des t�n�bres qui exercent leurs dons de sensitifs dans un processus de partenariat m�diumnique inconscient. La facult� m�diumnique en soi est une conqu�te de l'�volution, mais son perfectionnement et son utilisation sont directement li�s � l'�volution spirituelle du m�dium. C'est pourquoi nous observons tant de m�diums qui, du point de vue doctrinaire, n'ont pas les conditions morales minimales pour �tre m�diums. Le � perfectionnement � de la m�diumnit� est un signe de maturit� psychique, mais pas de maturit� spirituelle. Les m�diums qui ont mal utilis� leur facult� dans leurs vies ant�rieures se r�incarnent sous l'emprise de processus obsessifs difficiles. Par ailleurs, les m�diums qui n�utilisent pas leur facult� correctement dans leur vie actuelle se retrouvent victimes d'entit�s vampires qui aspirent leurs �nergies et les transforment en authentiques � zombies � que la psychiatrie affuble des noms les plus complexes. Pour travailler sur sa m�diumnit�, le m�dium doit d'abord travailler sur soi en cherchant un appui dans l'�vangile Ressuscit�. En r�sum�, la m�diumnit� est une facult� neutre que le m�dium utilise de telle mani�re qu'elle contribue � son ascension ou � sa chute selon qu'il respecte ou non les Lois ind�fectibles de la Vie.

40 L'�change
Ce ne sont pas tous les Esprits qui sont aptes au service de la m�diumnit� aux c�t�s des m�diums incarn�s. Plusieurs ne sauraient pas manier le � m�canisme � � leur disposition. D'autres sont int�ress�s � revenir sur Terre et se pr�parent pour de nouvelles exp�riences dans le corps. La majorit� sont insatisfaits des limites naturelles de l'�change et ne d�sirent pas s'y soumettre. Apr�s la d�sincarnation, beaucoup d'Esprits s'�loignent de leurs �tres chers et ignorent leurs �vocations tardives, parfois parce qu'ils se trouvent dans des dimensions lointaines de la Patrie Spirituelle. Un grand nombre de ceux qui communiquent avec les �tres chers qu'ils ont laiss�s dans le monde ne r�ussissent � le faire que gr�ce � la coop�ration de compagnons plus exp�riment�s qui leur servent, pour ainsi dire, de m�diums dans l'au-del�. Malgr� les apparences, beaucoup de d�sincarn�s conservent leurs pr�jug�s religieux apr�s la mort, ce qui les emp�che de se pr�valoir de l'assistance d'un m�dium. Lorsqu'ils quittent la Terre, de nombreux Esprits rencontrent d'anciennes connaissances avec lesquelles ils poss�dent des liens plus solides si bien qu'ils se distancient de ceux qui peut-�tre n'ont pas su susciter leur attachement. Enfin, nombreuses sont les causes qui interviennent dans l'�change entre les incarn�s et les d�sincarn�s � travers les canaux de la m�diumnit�. Nous pouvons consid�rer comme l'une de ces causes l'�preuve que doivent subir les Esprits qui souvent ont ridiculis� la croyance en l'immortalit� de l'�me lorsqu'ils �taient dans le monde. Une autre cause, que nous consid�rons de la plus haute importance, est la loi du m�rite et de la n�cessit�. Normalement, les Esprits Bienfaiteurs qui orientent la t�che des m�diums dans le respect de la Doctrine d�terminent le bien fond� de la manifestation d'un compagnon lib�r� du corps physique selon le m�rite de l'Esprit et de ses proches sur la Terre et selon la n�cessit� de la manifestation pour l'un comme pour les autres.

41 Locataire
Dans sa t�che, on pourra comparer le m�dium au semeur qui lance ses graines sur le sol, confiant qu'elles germeront. Il ne s'attardera cependant pas au r�sultat de ses semailles et ne fera pas le compte de la sueur qu'il versera dans la terre qu'il cultive. Comme Paul l'a r�v�l� dans ses �p�tres, le m�dium comprendra que tout progr�s de l'oeuvre dont il est responsable sera un don � Dieu et il continuera � faire mieux sans s'en pr�occuper. Il prendra soin de ne pas se transformer en � ge�lier � du travail spirituel qu'il a instaur� et emp�cher que croisse en lui le personnalisme. Il ne se percevra pas comme le � ma�tre du domaine �, mais seulement comme un locataire ayant le devoir de partager les profits amass�s avec ses collaborateurs. Il ne se prendra jamais pour la source des b�n�fices qu'il r�pand, mais seulement pour le � canal � par lequel ils s'�coulent. Il �vitera toute forme de contr�le spirituel sur les personnes qui l'entourent et ne profitera pas de sa condition de m�dium pour les influencer. Il ne s'attachera pas � l'oeuvre qu'il ex�cute afin de demeurer libre et de pouvoir ainsi faire plus et mieux. Il ne racontera pas ce qu'il fait, convaincu que le plus qu'il peut accomplir ne constitue presque rien en comparaison avec ce qui doit �tre fait. Les mains pleines des semences du bien, ce qu'il aura sem� ne tiendra pas dans les �troits greniers terrestres � l'heure de la r�colte. M�dium ! Semeur infatigable des v�rit�s �ternelles, s�me et laisse la pluie bienfaisante de Dieu b�nir ton effort sur le sol de l'id�al auquel tu adh�res dans la Doctrine Spirite.

42 Les ruses
Quand les Esprits ennemis du m�dium complotent pour sa chute, ils ne lui sugg�rent pas des faux-pas �vidents sur les terrains de la tentation. D'abord, ils tentent de le convaincre de ses droits en tant qu'incarn� de sorte qu'il s'indigne de ceux qui pr�chent une vigilance morale intransigeante. Y �tant amen� hypnotiquement, le m�dium commence � trouver naturel de se permettre des actes r�pr�hensibles en se r�p�tant que � la chair est faible �. Apr�s ce premier pas, le m�dium �vitera difficilement le deuxi�me en direction de l'ab�me qui s'ouvre devant lui. Les Esprits obsesseurs sont extr�mement rus�s et savent comment compromettre le m�dium qui s'oppose � leurs objectifs d'asservissement mental de l'humanit�. S'ils � invitaient � le m�dium � un scandale notoire, celui-ci l'�viterait naturellement en raison de l'absurdit� de la proposition. C'est pourquoi ils lui sugg�rent plut�t des peccadilles anonymes qui semblent des riens au m�dium en comparaison avec la somme des cr�dits spirituels suppos�s qu'il croit accumuler. Que le compagnon de la m�diumnit� n'oublie pas que la petite br�che dans le barrage est ce qui entame sa destruction. Une petite erreur de calcul peut compromettre la structure des plus hauts �difices. Dans le d�sert, J�sus n'a pas �t� tent� seulement par de grandes richesses, mais aussi par un simple bout de pain qui a interrompu son recueillement spirituel au cours du je�ne qu'il avait entrepris. Prudence, donc, car les ruses capables de terrasser le m�dium dans sa t�che peuvent prendre mille et un visages.

43 Les exemples
Chaque fois que cela sera possible, le m�dium d�butant cherchera � s'informer sur la vie des m�diums pionniers de la Doctrine. Il r�fl�chira aux difficult�s que ces derniers ont rencontr�es et conclura que le chemin de la m�diumnit�, s'il est parsem� d'�pines, est aussi bord� de fleurs b�nies. � l'exemple de ceux qui ont pr�c�d� ses efforts, il cherchera lui aussi � vaincre ses limites. Il honorera leur m�moire, s'acquittant avec dignit� de la t�che qu'ils lui ont l�gu�e. Il comprendra que l'id�al spirite est relativement jeune sur la Terre et que le Spiritisme a besoin de ses martyrs du renoncement et du sacrifice. Il m�ditera sur les chr�tiens des premiers temps de l'�vangile dans le monde et conclura que ce qu'on lui demande n'est pas plus que ce qu'on leur a demand� en t�moignage de leur foi. Le m�dium n'oubliera pas son engagement spirituel envers le Christ pour la construction d'un Monde Nouveau. Il travaillera avec les Esprits, mais servira exclusivement le Seigneur. Il donnera ce qu'il ne peut pas avoir, r�vant de la paix qu'il aidera les autres � trouver pour eux-m�mes, tel celui qui ne parvient pas � se d�salt�rer au pied de la source cristalline o� il secoure les assoiff�s de toute provenance. S'il ne peut pas donner l'exemple des vertus �vang�liques, il d�montrera sa prise de conscience du devoir � accomplir pour racheter ses nombreuses dettes. Humble et r�v�rencieux, il exprimera sa gratitude d'�tre admis � l'�cole b�nie de l'�vangile Ressuscit� et le coeur ouvert, il travaillera pour le salaire de la joie de chaque jour.

44 Les limites
Le m�dium ne se laissera pas abattre par ses propres limites m�diumniques devant les exigences de ceux qui l'approcheront pour obtenir des nouvelles de leurs �tres chers d�sincarn�s. S'il ne peut �tre un instrument de conviction, il se r�signera au r�le d'instrument de consolation. Il comprendra la m�fiance avec laquelle les destinataires incarn�s recevront les �ventuels messages de l'au-del� dont il se fera le messager. Il ne s'offusquera pas qu'on remette parfois en question ses dons m�diumniques et l'authenticit� des ph�nom�nes qu'il a produits. Seul lui importera la paix de la conscience qu'il trouvera en n'ayant aucun int�r�t personnel dans l'oeuvre � laquelle il s'est consacr�. Il se mettra � la place du compagnon qui doute et compatira avec sa douleur et sa lutte. Il n'oubliera pas que m�me Thomas a d� toucher les plaies de J�sus ressuscit� pour croire qu'Il avait bel et bien vaincu la mort. Le m�dium spirite travaillera en �tant conscient des limites de ses facult�s, regrettant de ne pas encore �tre l'instrument que les Esprits d�sireraient avoir � leur disposition. Toutefois, il ne s'affligera pas de sa situation et ne se laissera pas aller � des plaintes inutiles sur son sort. Arrivant � la conclusion qu'il n'est pas ce qu'il devrait �tre, il s'efforcera de le devenir et pour y parvenir, plut�t que de verser des larmes, il r�pandra la sueur de son labeur. En somme, en agissant avec sinc�rit�, le m�dium surmontera les critiques et les �loges � son �gard, car il demeurera toujours lucide quant � la n�cessit� de son perfectionnement.

45 L�attitude
Pour ce qui est de la politique, le m�dium spirite �vitera de s�en m�ler. Pour ce qui est de l'argent, son ambition se limitera � ce dont il a besoin pour vivre avec dignit�. Pour ce qui est de la famille, il ne la consid�rera pas comme incompatible avec l'exercice de la m�diumnit� et �vitera une vie de c�libataire pour laquelle il 'est pas pr�par�. Pour ce qui est du sexe, il n'aura pas une attitude moraliste, comprenant que tous ont besoin de discipliner leurs impulsions affectives. Pour ce qui est de l'alimentation, il ne s�adonnera pas � des exc�s et demeurera attentif � la le�on du Ma�tre qui a expliqu� que ce qui rend l'homme impur n'est pas ce qui rentre par sa bouche. Pour ce qui est du travail professionnel, il ne le laissera pas en second plan en pr�textant son d�tachement des choses terrestres. Pour ce qui est des loisirs, il ne les confondra pas avec l'oisivet� et la commodit�, en comprenant que sa condition de m�dium n'est pas un v�tement qu'il peut porter ou enlever selon les convenances de la saison. Pour ce qui est des autres religions, il s�efforcera de mettre en �vidence les points qu�elles ont en commun avec la Doctrine et s'�loignera du fanatisme et des pr�jug�s. Pour ce qui est de la foi spirite, il n'abandonnera pas ses convictions sous pr�texte de tol�rance et de fraternit� et demeurera spirite dans n'importe quelle c�r�monie religieuse � laquelle il participera. Pour ce qui est du conjoint et des enfants qui s'opposent au Spiritisme, il cherchera � les sensibiliser avec des exemples plut�t qu'avec des paroles et �vitera de transformer son foyer en un champ de bataille religieuse. Pour ce qui est de sa propre personne, il se souviendra toujours de la sentence �vang�lique : � on demandera beaucoup � celui qui a beaucoup re�u �.

46 La tol�rance
J�sus a dit : � Que votre parole soit : oui, oui; non, non � toutefois, il nous a incit� � la tol�rance fraternelle par ce conseil : � Si quelqu�un veut t�obliger � marcher un mille avec lui, accompagne-le pendant encore deux autres milles �. Le m�dium ne s'attendra pas � ce que ses compagnons d'id�al aient une perfection que lui-m�me n'a pas. Il ne sera pas condescendant avec le mensonge, mais il ne transformera pas non plus la V�rit� en fouet dans ses l�vres, comme s'il �tait le seigneur absolu de la raison. Au lieu de s�engager dans des querelles doctrinaires, il s'occupera de l'unit� du groupe et des fruits du travail r�alis�. Il ne d�veloppera pas d'aversion envers un ami simplement parce qu�il a une perception de la Doctrine diff�rente de la sienne. Il ne se vexera pas si les orientations m�diumniques qu'il a re�ues ne sont pas mises en application par le groupe. Il ne quittera pas le Centre Spirite en pr�textant le manque d'affinit� avec les confr�res et comprendra que personne ne tisse des liens avec quelqu'un ou quelque chose par un simple caprice du destin. Il utilisera le silence comme bouclier protecteur pour immuniser le groupe contre les pi�ges des paroles inconsid�r�es et incons�quentes qui s�ment la zizanie. Son point de vue sera toujours celui de la Doctrine qui ne laisse aucune place aux opinions personnelles. Il sera aux c�t�s de tous dans l�accomplissement de ce qui est � faire et prendra l'initiative de servir dans les bonnes oeuvres. Il �coutera les confidences de ses compagnons, mais �vitera de se m�ler de leur vie priv�e, comme si son prestige aupr�s d'eux �tait li� � sa capacit� de trouver une solution � leurs probl�mes.

47 Souviens-toi
M�dium, souviens-toi que la sinc�rit� de tes convictions parlera pour toi o� que tu sois. Les gens la d�tecteront de mani�re imperceptible et tu attirera les gens qui verront en toi un trait des fid�les compagnons du Seigneur. Ces gens � flaireront � psychiquement la noblesse de tes intentions et, comme un assoiff� � la recherche d'une source, ils chercheront naturellement ta pr�sence. Tu auras de la patience envers la multitude, comme J�sus a eu de la compassion pour elle en la comparant � un troupeau sans berger. Tu soup�seras la grande responsabilit� de ton influence sur les �mes qui te font confiance. Pour ces �mes, tu renonceras � toi-m�me, de la m�me fa�on que le Ma�tre a renonc� aux Plaines C�lestes pour nous. Jamais tu ne te croiras la source de la lumi�re, sachant que tu es seulement le � miroir � plus ou moins poli qui peut la refl�ter. Prends conscience que d'une certaine mani�re, en te consacrant � la m�diumnit�, tu ne t'appartiendras plus. Ton temps ne sera plus exclusivement � toi, et ta vie ne sera plus exclusivement � toi. Tu ne te rebelleras pas contre le fardeau qui p�sera sur tes �paules et tu ne demanderas rien qui soit incompatible avec ton option spirituelle dans l'existence pr�sente. M�dium, souviens-toi que toute t�che abandonn�e devra �tre reprise plus tard, par ceux qui l'ont abandonn�e, exactement au point o� ils avaient d�cid� de la laisser, mais probablement avec plus de difficult�s dans l'effort d'ascension.

48 La confiance
Il n�y a aucun doute que la confiance du m�dium en ses facult�s m�diumniques augmente ce que l'on appelle le � potentiel m�diumnique �. En ayant confiance en soi, sans pour autant se croire autosuffisant, le m�dium inspirera la confiance aux compagnons qui observent ses activit�s. En ayant confiance en soi, le m�dium fera �galement preuve de conviction dans ce qu'il fait. Au contraire, le m�dium ins�cure � l��gard de ses facult�s communiquera son ins�curit� � son entourage, y compris aux Esprits qui s�approcheront de lui. Le m�dium qui aura confiance en lui-m�me travaillera avec enthousiasme et ne permettra pas que le d�couragement se pointe sur son visage. Parfois fatigu� avec raison, il gardera cependant le sourire et blaguera � propos de ses limites physiques. Il n�entrera pas dans le jeu des compagnons pessimistes qui cherchent dans tout type de probl�me et de difficult� un pr�texte pour abandonner les t�ches. Confiant en J�sus, il acceptera l'usure naturelle de son corps physique et la verra comme une b�n�diction l�emp�chant de faire des erreurs qu'il serait autrement tent� de commettre. De m�me, il remerciera l'�coulement du temps et la maturit� physique qui en r�sulte, lui permettant de faire, sous les d�combres de la vanit� et de l'illusion, les plus profondes r�flexions sur la Vie. Comme on peut le voir, le champ d'activit� et d'apprentissage du m�dium spirite est aussi infini que sa responsabilit� dans la moisson. Bienheureux le m�dium spirite qui se reconna�t inscrit � l�Universit� de l'Esprit la plus �lev�e que la Bont� Divine ait �rig�e sur Terre !

49 Les r�ves
Nous ne pouvons pas n�gliger le fait que la m�diumnit� se manifeste fr�quemment par la voie de ce que les humains appellent les r�ves. Les r�ves sont presque toujours un �tat de d�tachement partiel de l'�me, laquelle conserve plus ou moins de lucidit� dans ses incursions dans le Monde Spirituel. On peut consid�rer le d�doublement comme une forme de m�diumnit�, car bien qu�il s'agisse d'un ph�nom�ne animique, l'�me, au cours de ce processus, entre en contact avec des Esprits et transmet aux incarn�s leurs avertissements et leurs enseignements. L'�me qui peut facilement se mettre dans cet �tat de � projection de la conscience � montre une pr�disposition naturelle au d�veloppement d'autres facult�s m�diumniques. Celle qui arrive � � sortir du corps � sans difficult� tout en demeurant consciente du ph�nom�ne pourra probablement aussi coop�rer avec les Esprits dans les ph�nom�nes d'incorporation et de psychographie. Il ne faut pas confondre le d�doublement et le transport. Le mot � transport � d�signe le ph�nom�ne � effet physique par lequel les Esprits parviennent � apporter des objets � l'endroit de la r�union ou � �loigner des objets de ce lieu. Il n'est pas convenable de provoquer le d�doublement. Il faut se rappeler que pour la majorit� des Esprits incarn�s, le corps physique est une sorte de � refuge � contre leurs pers�cuteurs invisibles. Quand, en �tat de d�doublement, l'�me a de la difficult� � retourner au corps, comme si elle ne pouvait pas s'y r�ajuster, il faut consid�rer l'hypoth�se du vampirisme spirituel pratiqu� par les Esprits hypnotiseurs qui profitent du fait que l'�me d�doubl�e se retrouve sans d�fense pour la soumettre � leurs caprices grossiers, y compris ceux d'ordre sexuel. Pour que le d�doublement naturel de l'�me soit profitable, il faut qu�elle puisse compter sur de l'aide d'un Bienfaiteur Spirituel qui lui servira de guide et la prot�gera dans l'au-del�. La vampirisation que des Esprits exercent sur les humains pendant leur sommeil est vraiment effrayante. Ces Esprits vampires aspirent les �nergies vitales, tant du corps spirituel que du corps physique, comme des b�tes affam�es qui s'acharnent sur les restes d�une proie.

50 Conclusion
Fr�re, la synth�se que nous t�avons pr�sent�e dans ce livre avait pour seul objectif une coop�ration sinc�re avec tes efforts d�vou�s pour la moisson spirite. Loin de nous l�intention de te donner des directives quant au comportement que tu devrais adopter dans la t�che � laquelle tu t�es consacr�. Nous avons �crit ces lignes simplement pour tenter de r�pondre aux questions des compagnons qui consid�rent importante la r�flexion sur nos humbles points de vue en ce qui concerne la m�diumnit�. Toutefois, il est de notre devoir, en voyant la bataille que tu amorces dans les deux Plans de la Vie, de t'alerter une fois de plus du s�rieux de l�engagement que tu as pris. Nous savons que tu te sens fr�quemment � sous le feu � quand tu honores ton devoir de maintenir haut le pavillon de l'id�al que tu as entre les mains. D'un c�t�, il y a les difficult�s naturelles de la vie sur Terre et de l'autre, l'assaut presque continuel des fr�res d�sincarn�s malheureux, qui voudraient bien voir ta d�faite. Sans oublier tes grandes limites personnelles, qui parfois te poussent au d�couragement et d�autres fois t'exposent aux attaques des adversaires. Malgr� tout, n'oublie pas que sous la banni�re du Christ, les Amis du Plan Sup�rieur guident tes pas et t'aident autant que possible � vaincre tes propres imperfections. Ne pense jamais que tu n'as pas d'appui spirituel dans l'honn�te ex�cution de tes obligations m�diumniques. En ce qui concerne tes promesses, tant de fois non tenues, de ne plus commettre d'erreurs, les Bienfaiteurs de la Vie Sup�rieure continueront de faire leur part et de te fournir le support qu'ils t'ont toujours donn�. Mais redouble de vigilance et multiplie le temps que tu consacres � la Doctrine, car nous ne serons pas toujours disponibles ni en mesure d'�viter que tu tombes, de sorte que tu devras apprendre � te tenir debout !

 

 





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