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Voilà résumées en peu de lignes les lois immuables de l'Être Suprême. Ces lois s'enchaînent les unes dans les autres, de façon à former une chaîne sans fin, un cycle mobile où l'on ne peut trouver, ni commencement, ni fin.
Ce cycle est l'Univers entier, et chaque chaînon de ce cycle représente une Unité solidaire du système. Nous sommes partis d'un point conventionnel : le principe de vie. En fait, ce principe ne commence nulle part et se trouve partout. Quel que soit le point de départ initial où l'on se trouve, on est forcément amené au contact de la source vitale de la vie, puis que c'est un cycle. Tous les points, où les chaînons qui forment ce cycle, convergent vers un centre unique, et reviennent de ce centre unique vers la circonférence de ce cycle : c'est le mouvement perpétuel déterminé par la loi d'attraction universelle et les différentes lois secondaires, inhérentes au système universel.
Ce centre unique, nous l'avons démontré, c'est l'Être Suprême, ou fluide vital universel, qui est la source du principe de vie, d'où découlent et où viennent converger toutes les forces de la nature. Nous avons passé en revue les transformations du fluide vital, ses rapports avec la matière, la création de la matière et ses principales évolutions autour d'un centre unique.
Voyez-vous ici le but de la vie ?
L'être prenant pour point de départ l'un des points les plus éloignés du cycle, en vertu de la loi des vibrations des fluides qui le composent, déterminée par la loi des nombres, subit la loi de l'attraction universelle, et, progressivement, suivant les circonstances et les pérégrinations de sa vie, s'achemine plus ou moins rapidement vers le centre unique du cycle. Ce centre, nous l'avons dit, les hommes l'appellent Dieu. Appelez-le comme vous voudrez. Je vous ai dit que le mot n'est rien, c'est la conception de cette immense force ou puissance qui est tout. Ceci n'est donc que d'une importance secondaire.
Mais ce dont il faut avant tout bien vous pénétrer, c'est qu'il faut repousser avec énergie toute définition de l'Être Suprême qui serait basée sur des dogmes et les absurdités de toutes les Églises.
Toutes les Églises ont leurs dogmes spéciaux, basés sur des croyances, des superstitions séculaires, engendrées par l'ignorance des masses, soigneusement entretenue. Elles ont toutes leurs rites spéciaux, et toutes prises individuellement, et d'après leurs enseignements, apprennent, soi-disant, la vérité !
Aujourd'hui la science expérimentale, basée sur les doctrines du pur christianisme, telles qu'elles ont été enseignées dans les premiers âges de l'ère chrétienne, fait table rase de toutes ces superstitions, de toutes ces absurdités théologiques, qui sont contraires à la loi de progression, d'émancipation des êtres, par le travail, loi enseignée par le grand Philosophe, envoyé de l'Être Suprême. Ses préceptes ont été mal interprétés et ont tout simplement servi à l'asservissement des consciences, erreurs basées sur l'ignorance systématique et voulue, pour le plus grand bien de quelques-uns, au détriment des autres.
Aucune Église n'enseigne donc la vérité claire et précise, basée sur la science expérimentale et la raison. Le Christ, ce Sublime Socialiste, qui a jeté les bases d'une religion fondée sur la morale, la philosophie et la science, n'a pas été compris, même par ses apôtres et ses disciples. Plusieurs textes des Évangiles ont été dénaturés par des sectes religieuses qui ont surchargé, raturé, supprimé toutes les grandes idées dictées par l'Inspiré de l'Être Suprême, pour l'Émancipation de l'Humanité, par la Science et la Raison.
Ignorants eux-mêmes des grandes conceptions philosophiques, ne voyant que le côté matériel de ces grandes idées, ils ont établi des dogmes surannés, basés sur la plus grande bêtise humaine qu'il soit possible de concevoir, déterminée par l'ignorance systématique des masses, et mettant à profit la supériorité intellectuelle pour exploiter cette ignorance. Ils imposèrent leurs dogmes, bon gré, mal gré, par la persuasion ou par la force, aux pauvres êtres humains, abrutis par les mortifications, physiques ou morales, à eux imposées, et par la terreur qu'ils avaient eu soin d'entretenir dans l'ignorance du grand problème de l'au-delà.
A quoi ont-ils abouti ? A faire de ces hommes des athées et des sceptiques, parce que leurs dogmes ne donnent pas la solution désirée, et que les hommes d'aujourd'hui, instruits, ayant approfondi ces dogmes, les ont trouvés contraires aux lois de l'Être Suprême, contraires à la logique, au raisonnement et surtout à la science expérimentale qui prouve aujourd'hui par des faits indéniables, palpables, tangibles, la réalité des forces invisibles et leur explication raisonnée, ainsi que l'explication scientifique des mystères de la création.
Tous les êtres, quels qu'ils soient, sont soumis aux mêmes lois, et parmi elles est la loi d'évolution, de progression, qui est infinie comme Celui de qui elle découle, et tout être qui, par sa propre volonté, cherche à entraver cette loi, se met en rébellion contre son Créateur, contre la Religion que le Christ a instituée et qui conduit à la perfection infinie, en suivant le chemin de l'évolution progressive des êtres.
C'est le spiritualisme qui sera la vraie Religion de l'Avenir, parce qu'elle est basée sur la science expérimentale, dont aucun homme ne pourra contester la réalité, puisqu'il se rendra à l'évidence par l'explication rationnelle des faits. Ayant vu, il croira ; croyant, il s'instruira et contribuera, pour sa part, et pour la collectivité, à l'avancement scientifique des grandes lois et au bien-être matériel et moral de l'humanité tout entière.
Pour cela il faut que les hommes comprennent pourquoi ils vivent, ce qu'ils sont aujourd'hui, ce qu'ils seront demain, ou du moins ce qu'ils pourront être.
Le Spiritualisme résout le grand problème de la différence des positions sociales. Riches comme pauvres, humbles comme puissants, tous comprenant enfin la cause et le but de la vie, sauront que la mort n'existe pas, que c'est une transition passagère d'un état à un autre, que la matière, étant composée de fluides, se dissout et retourne aux fluides. L'Esprit seul survit à la matière, conservant sa personnalité à travers les innombrables transformations des existences antérieures, présentes et futures, et, s'acheminant graduellement, suivant le chemin qu'il aura suivi, arrivera au but qui lui est assigné et qui est le centre unique, l'âme universelle du cycle immense, le pivot de l'énergie vitale universelle, d'où il dirigera, à son tour, toutes les forces de la nature.
Il faut, pour arriver à ce but, que les hommes s'entraident les uns les autres, que chaque individu travaille pour la collectivité, et que la collectivité protège chaque individu.
Pour cela il existe trois grandes forces principales qui sont mises par le Créateur à la disposition de tous les hommes. C'est à eux de les acquérir. C'est justement pour cela qu'il faut de l'union dans un but commun pour réunir ces trois forces et produire l'effort désiré.
Archimède disait un jour : « Donnez-moi un levier et un point d'appui et je soulèverai le monde. » Ce point d'appui, existe, c'est l'or qui est le privilège de quelques-uns et plus tard ils auront à rendre compte de l'emploi qu'ils en ont fait. Le levier, c'est la volonté, cette force incommensurable. Le monde à soulever, c'est la science inconnue et le Spiritualisme à l'extrémité de ce levier sera le contrepoids qui maintiendra le système en équilibre.
Toutes les forces sont solidaires les unes des autres, et sont toutes reliées par une force unique qui est le fluide vital universel, centre unique de toutes les manifestations, toutes naturelles, et qui est l'Être Suprême.
FIN
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