Quelques lignes sur l’histoire récente des spirites en France
On a par habitude de dire : «Nouvelle année, nouvelle vie.» C’est vrai que dés les premiers instants de la nouvelle année, et cela pendant quelques semaines, on a par tradition de se présenter les bons vœux. C’est bien volontiers que nous adhérons à cette tradition et souhaitons, du fond du cœur, à tous nos membres associés, nos lecteurs, nos amis et compagnons de route spirites, une bonne santé, beaucoup de réussite, bien-être et une année en paix et pleine de bonheur.
Nous faisons aussi un vœu à l’adresse du mouvement spirite, pour le moment émietté, en lui souhaitant de se tendre la main et d’être capable de réunir ses divers groupements en vue de travailler ensemble. La doctrine mérite bien tous les efforts dans ce sens.
Avant 2004 et, disons-le, malgré le congrès mondial à Paris, la principale organisation officielle, l’USFF, était régie par des statuts vieillots adaptés à la vue d’un seul homme et de ses courtisans. Les décisions prises collectivement étaient la plupart du temps remises en cause dans les heures ou les jours qui suivaient, sans que l’on ait des explications.
Des compagnons désignés pour telle ou telle tâche se voyaient désengagés sans savoir pour quelle raison. Beaucoup de temps fut perdu à l’époque et l’organisation du congrès ne fut possible que grâce à une poignée de compagnons qui tenaient vraiment au spiritisme et souhaitaient que le pays de Kardec lui rende hommage. Ces compagnons, hommes et femmes, non pas tenu forcement le devant de la scène.
Depuis 2007, beaucoup d’eau est passée sous les ponts et le mouvement c’est totalement disloqué, avec des abandons, et des scissions dictées par l’égoïsme et le désir de pouvoir. Pas par transparence, honnêteté et fidélité à la doctrine, envers tous les membres de l’USFF qui n’était, dans les faits, qu’une union trouble, certains de ses groupes n’ayant qu’une existence fictive. Son redressement fut réclamé par quelques militants qui se sont investis et adressés ouvertement et clairement à l’ensemble des groupes de l’Union, dans des réunions internes.
Mais le haut de la pyramide dirigeante, rompue à un jeu d’opacité, ne voulait pas donner suite. Une direction refusant un fonctionnement démocratique et transparent, même si elle a feint d’accepter à un moment donné par un renouvellement des statuts, mais ce fut pour continuer les mêmes vieilles pratiques, personnelles, en faisant chantage à la démission. Une situation invivable qui a emmené certains membres du CA à prendre la décision de convoquer une AG pour décider de l’avenir et élire des nouveaux dirigeants.
Absents à cette AG les dirigeants démissionnaires et leurs alliés ont préféré disparaître que survivre en passant la main à des générations, consciencieuses, profondément intéressées au développement du spiritisme, dans la transparence, la solidarité et la fraternité, nationale et internationale. Ayant bloqué toute possibilité de fonctionnement correct, l’ancienne direction a provoqué la discorde et est allé jusqu’au tribunal, préférant une telle situation que de rendre des comptes sur son activité, alors qu’il était possible de résoudre le différent à l’amiable, à l’interne, si elle avait le sens des intérêts majeurs de la doctrine et le respect des autres membres affiliés. Elle a préféré le reniement à la cause spirite, par le mensonge et la duperie.
Mais l’attitude de ces dirigeants, de l’USFF d’alors, n’est pas la seule en cause, d’autres ficelles on été tirées à d’autres niveaux, qui se sont montrés incapables de contribuer à trouver une solution digne et fructueuse pour l’avenir de la doctrine spirite en France, préférant accepter et impulser la scission d’abord, la démoralisation ensuite, puis ruiner tout espoir de réconciliation en intervenant, par personnes interposées, sinon directement. Les pressions furent multiples des le Congrès tenu à Carthagène - en Colombie - en 2007, puis celui de Valence en Espagne en 2010.
L’obscurité de l’intervention, de certains membres influents du CSI, fut dictée par des intérêts matériels, hors de toute éthique spirite. Elle est pour nous une cicatrice que seul beaucoup d’abnégation et une mise à plat des ces manœuvres, pourra un jour guérir et contribuer à assainir la situation actuelle. (ARV)
Bilan et perspective
Le mouvement spirite en France est devisé en plusieurs groupements, certains doivent leur existence exclusivement au CSI (Conseil Spirite Internationale). Celui-ci, en 2006, au moment où un certain nombre de questions se sont posés au sein de la principale organisation fédérative en France (USFF) n’a rien fait pour aider à entraver la dérive et les insuffisances, préférant, en effet, faciliter, pousser, la scission et l’émiettement du mouvement. Le CSI n’a jamais avoué son orientation, mais à tout fait pour récupérer les biens de la dépouille USFF, contribuant à enfoncer d’avantage le mouvement en France, portant des coups bas aux forces sur lesquelles il aurait put se reconstruire unitairement.
Cette attitude, nous le pensons, coûtera cher au mouvement, quelle que soit la durée dans le temps de ceux qu’il soutient, elle met de toute façon en cause le mouvement international. On ne construit pas solidement sur des attitudes fondées sur l’incohérence entre ce que l’on dit et ce que l’on fait, par des décisions usurpatrices et donc non avouables, contraires aux principes même de la doctrine et au respect de chaque organisation nationale.
Nous mesurons nos dires et le poids de nos écrits : L’intervention du CSI, dans le mouvement en France, fut irresponsable et destructrice, elle se solde par un fiasco. C’est un déshonneur pour l’instance fédérative international du mouvement. Le bon sens devrait inspirer la famille spirite dans sa pratique tant au niveau national qu’international. Surtout ceux qui pensent sérieusement dans l’intérêt du mouvement, et sont conscients que bien des choses sont à refaire. Le temps presse et chacun aura à rendre compte de ce qu’il à fait et de ce qu’il n’a pas fait.
Les moyens de faire autrement existaient, mais certains dirigeants au sein du CSI ont préféré la cupidité et l’ardeur pour le pouvoir.
La réorganisation du mouvement s’impose sur la base des instructions et du travail fait en son temps par Kardec, en adéquation avec les temps nouveaux. C’est la tâche, l’impératif premier, de tous ceux et celles pour qui la Codification, n’est pas seulement belle dans les discours, mais constitue la pratique constante, et les fondements solides de la renaissance du spiritisme, ici et ailleurs.
Le passé, même récent, est ce qu’il est, il doit cependant nous servir d’exemple de ce qu’il ne faut plus faire. Qu’au moins il serve à cela. L’exemple des premières générations de militants qui ont suivi Allan Kardec, puis poursuivi pendant des décennies son combat, constitue un acquis de droiture irremplaçable.
L’avenir des spirites en France et ailleurs est un immense chantier. Pour que le Spiritisme retrouve ses lettres de noblesse, il faut renouer avec la transparence, la charité, le dynamisme, la fraternité, la liberté. Il faut oser reformuler la voie empruntée de sa propre reconstruction. Il faut absolument changer les méthodes en cours, sous peine de conséquences graves d’effets.
Des temps nouveaux approchent, et ne nous laissent pas le choix. Une nouvelle société est en marche, nous le voyons bien, et le monde spirituel hautement instructeur nous le confirme. Soyons clairvoyants ! Même d’un simple point de vue humain, les choses doivent avancer dans ce sens. Pourquoi hésiter, alors qu’il faut entreprendre et construire sur des fondements solides, se servant de la qualité des matériaux laissés en héritage par nos aînés.
Il faut avoir force-conviction pour changer nos méthodes. Le Spiritisme, n’est la propriété de personne et les méthodes de sa construction seront celles de la confiance dans la transparence, de l’honnêteté et du bon sens. Nos organisations, à tous les niveaux, doivent fonctionner démocratiquement, donnant la parole aux humbles, à toutes celles et tous ceux qui leur sont vraiment attachées, qui les font vivre en y militant et investissant le meilleur d’eux-mêmes, tout en étant toujours disponibles. Pour l’heure faisons ce qui est à notre portée !