Chapitre V - Les végétaux

 

Puisque les minéraux ont été engendrés par la condensation des différents fluides inhérents à leur conformation spéciale, les végétaux doivent avoir une cause identique, nous essayerons de le démontrer.

L'eau est un liquide où se produisent le plus facilement les manifestations embryonnaires de la vie organique végétative. Pourquoi ? Parce que c'est un conducteur facile pour le transport et le développement des germes organiques. Comment ces germes organiques se développent-ils et quelle en est la cause ?

L'eau, par son extrême pondérabilité, s'est imprégnée, saturée, au contact prolongé de la terre et des différentes couches géologiques, formées par une quantité innombrable de germes trouvant un milieu approprié à leur éclosion, progressent plus ou moins rapidement et donnent naissance à des êtres variés, d'espèces différentes, quelquefois se ressemblant, ayant une certaine parenté, suivant les affinités des fluides qui ont formé ces germes. Ces êtres, car ce sont des êtres, vivent, sentent, respirent, meurent, tout comme les minéraux ; mais ces êtres sont déjà plus perfectionnés, l'âme qui les anime n'est pas encore consciente de leur état, mais cette âme existe, elle les guide dans leur existence, les prévient dans leurs besoins journaliers, dans leur évolution. Ces êtres, qui sont déjà animés, sont des végétaux.

Chaque famille, chaque espèce a sa conformation particulière et sa vie est réglée par des lois inflexibles, dont elle ne peut se départir. Les végétaux suivent une loi de progression, depuis la racine informe, en passant par l'échelle des espèces innombrables, jusqu'à la plante sensitive, et même l'animal - plante, qui tient tout à la fois de la plante par sa conformation et de l'animal par ses meurs et ses habitudes.

Ici nous voyons une progression très sensible, la plante sensitive n'est plus un être organique inconscient, l'âme que cette plante sent, souffre, respire, vit, meurt, et qui sait si elle ne pense pas?

Évidemment la notion du moi n'existe pas encore, mais elle pense peut-être automatiquement, mécaniquement, comme mue par une force invisible et qui cependant règle sa vie organique, comme tous les êtres animés. Suivons la loi de progression : la plante animale a l'avantage sur les autres végétaux : c'est que non seulement elle vit de la vie organique proprement dite, mais qu'elle se meut, perçoit comme un animal, voit comme lui, et, souvent, se nourrit d'animaux. Tels sont : le corail, l'éponge, la méduse, etc... ; elles ont un organisme bien plus compliqué, et aussi leurs besoins vitaux sont en rapport avec les milieux dans lesquels elles vivent, se reproduisent et meurent pour renaître. Je dis: meurent et renaissent, car les fluides qui composent ces êtres retournent, par la dissolution de leur organisme, dans le Grand Tout et servent de nouveau à la reproduction de la même espèce.

Pour que la reproduction des espèces se fasse d'une manière rationnelle, il faut qu'ils obéissent à certaines lois. Ces lois sont les mêmes pour tout être organisé : ce sont les lois de l'harmonie et de l'amour, conscientes ou inconscientes. Les espèces subissent ces lois en vertu de la loi d'attraction qui fait sympathiser les êtres de la même espèce entre eux.

Le germe que contiennent ces êtres est toujours puisé à la même source qui est le fluide vital universel, mais alors ce fluide étant décomposé en une infinité de fluide s secondaires, appropriés aux espèces, est déjà matérialisé, et c'est en vertu de cette loi d'attraction universelle, que se communiquent les germes nécessaires à la reproduction des êtres, qui se multiplient à l'infini, jusqu'à la transformation progressive de certaines espèces, qui arrivent, après d'interminables transformations et les nécessités de la loi de progression, à quitter l'enveloppe et la forme végétative, pour adopter celle plus élevée dans l'échelle des êtres : celle des animaux proprement dits.