Chapitre VII - Le transformisme et la métempsycose

 

L'explication de la naissance étant donnée, il suit que ces sexes, appartenant tous à des espèces différentes, et ces espèces étant soumises à la loi d'évolution, de progression, changent d'aspect, se transforment, si l'on veut bien comprendre le mot, physiquement, matériellement, changent quelquefois de milieu, mais n'en restent pas moins les êtres qu'ils ont été et qu'ils sont. Leur essence n'a pas changé, leur corps matériel a pu évoluer, progresser, se transformer encore, si l'on veut, mais leur corps fluidique, l'être essentiel, le germe embryonnaire de chaque espèce subsiste, malgré les transformations apparentes de l'enveloppe des êtres animés. C'est justement, sur cette question, que certains savants se sont querellés, et la loi du transformisme, qu'ils ont mal comprise, ils l'ont appelée métempsycose. 

Si se pose un problème très ardu et qui a fait noircir beaucoup de papier. D'abord, pour qu'il n'y ait pas d'équivoque, nous posons la question suivante la métempsycose existe-t-elle ?

La métempsycose n'existe pas et ne peut exister, car elle serait en contradiction avec la loi immuable du créateur. Cela serait le chaos, le bouleversement de la loi de progression, d'évolution de chaque espèce. En effet, pour qu'il y ait métempsycose, il faudrait admettre qu'il y ait une espèce d'êtres quelconques vivants bien entendu, qui puisse engendrer une espèce d'êtres vivants, ne faisant pas partie de la même famille, et par conséquent, comme conformation physique, n'étant pas doués des mêmes organes génitaux, et les germes de ces espèces d'êtres, n'étant pas formés des mêmes fluides secondaires, matérialisés, en vertu de la loi de polarité, engendreraient un être neutre, ou, si vous voulez, engendreraient un fœtus sans vie et n'ayant aucune forme matérielle définie, conforme aux espèces animées de la nature. En un mot, la métempsycose, si elle existait, engendrerait des êtres disparates, n'ayant aucune affinité, aucune assimilation avec les espèces régulières, naturelles, produits de la combinaison des fluides matérialisés et qui ont engendré les germes des êtres animés d'une façon uniforme et conforme à la nature de chaque espèce. 

Si quelquefois des êtres animés donnent naissance à des êtres disparates, comme conformation matérielle, c'est un accident survenu à la formation de l'être assimilé et qui ne pourrait rentrer dans l'ordre naturel de la naissance et de l'évolution des êtres animés. Personne ne peut sonder les desseins du Créateur, et, ces effets qui ont certainement des causes, et qui ne sont pas encore connues, prouvent que tout ce que l'homme connaît n'est rien à côté de ce qui lui reste à apprendre.

Certains savants ont confondu le transformisme avec la métempsycose ; c'est une erreur grossière. La métempsycose impliquerait un changement, une transformation de l'être, qui pourrait passer d'une espèce dans une autre, ce qui ne peut être, puisque chaque espèce est le produit de l'assimilation de certains fluides secondaires, appropriés à la nature de ces êtres distincts. Donc le transformisme n'est qu'un changement progressif de l'être animé, dans sa forme matérielle qui se transforme, en tenant compte de l'évolution de l'espèce dans laquelle il est né; mais l'être proprement dit, le fluide périsprital, ou si vous aimez mieux, le canevas sur lequel est moulé l'être matériel ne change pas ; il est ce qu'il a toujours été lui-même, et pour aucun motif, quelle qu'en soit la cause, des êtres d'une espèce quelconque, ne peuvent engendrer des êtres d'espèces différentes, parce que les germes de ces espèces ne peuvent s'assimiler, n'ayant pas la même amplitude de vibration des fluides qui en ont composé d'autres. Par conséquent, la métempsycose n'existe pas, et la loi du transformisme a été confondue avec celle de la progression et de l'évolution.

Les êtres animés, ou les animaux proprement dits, ne se reproduisent qu'à la condition que l'assimilation des germes provienne de la même famille, ou tout au moins, de la même espèce. Tout être, naissant accidentellement en dehors de ces lois, est considéré comme un monstre et ne peut vivre.

Tous les animaux, quels qu'ils soient, progressent et évoluent intellectuellement et physiquement, suivant le milieu dans lequel ils vivent. Il y a différents degrés dans l'échelle de perfection des animaux, et l'homme, qui est un animal, en occupe le sommet. Nous allons en parler.