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D�s qu�on aborde l��tude des manifestations spirites, une premi�re n�cessit� s�impose : celle d�un classement m�thodique et rigoureux. Au premier aspect, la masse des faits est innombrable et pr�sente une certaine confusion. Mais, lorsqu�on les examine de pr�s, en suivant le d�veloppement du spiritualisme moderne depuis un demi-si�cle, on remarque que ces faits se sont gradu�s, �chelonn�s, en suivant un programme trac�, une m�thode pr�cise, de fa�on � mettre de plus en plus en relief la cause qui les produisait.
D�abord vague et confuse dans les ph�nom�nes des maisons hant�es, la personnalit� occulte commence � s�affirmer dans la typtologie, puis dans l��criture ; elle se pr�cise dans l�incorporation m�dianimique et devient visible et tangible dans les mat�rialisations. C�est dans cet ordre que les faits se sont d�roul�s, se multipliant de proche en proche, de mani�re � attirer l�attention des indiff�rents, � forcer l�opinion des sceptiques et � d�montrer � tous la survivance de l��me humaine.
Cet ordre, que l�on pourrait appeler historique, nous l�adopterons dans notre �tude des ph�nom�nes spirites. On pourrait �galement r�partir ceux-ci en deux cat�gories : les faits physiques et les faits intellectuels. Dans les premiers, le m�dium joue un r�le passif ; c�est le foyer d��mission, d�o� �manent les fluides et les �nergies � l�aide desquels les invisibles agiront sur la mati�re et manifesteront leur pr�sence. Dans les autres ph�nom�nes, le m�dium joue un r�le plus important. Il est l�agent de transmission des pens�es de l�Esprit, et, comme nous l�avons vu pr�c�demment, son �tat psychique, ses aptitudes, ses connaissances influent parfois d�une mani�re sensible sur les communications obtenues.
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L�histoire du spiritualisme moderne commen�a par un cas de hantise. Les manifestations de la maison hant�e d�Hydesville, en 1848, et les tribulations de la famille Fox qui l�habitait, sont connues. Nous les rappelons seulement par un court r�sum�.
Toutes les nuits, une intelligence invisible s�y r�v�lait par des bruits violents et continus, ouvrant et fermant les portes, agitant les meubles, arrachant les couvertures des lits. Des mains froides et rudes saisissaient les jeunes demoiselles Fox, et le plancher oscillait sous une action inconnue.
Au moyen de coups frapp�s dans les murailles - chaque lettre de l�alphabet �tant d�sign�e par un nombre correspondant de coups - cette intelligence affirmait avoir v�cu sur la terre. Elle �pelait son nom de Charles Rosna ; elle indiquait sa profession de colporteur et entrait dans maints d�tails sur sa fin tragique, d�tails ignor�s de tous, dont l�exactitude fut reconnue par la d�couverte d�ossements humains dans la cave, � l�endroit pr�cis d�sign� par l�Esprit comme �tant celui o� son cadavre avait �t� enterr� apr�s l�assassinat[1].
Ces ossements �taient m�l�s � des d�bris de charbon et de chaux, qui d�montraient l�intention �vidente de faire dispara�tre toute trace de cet �v�nement myst�rieux.
Les curieux afflu�rent ; la maison devint insuffisante � contenir la foule venue de toutes parts. Il y eut jusqu�� cinq cents personnes r�unies pour entendre les bruits.
C�est par cette manifestation si nouvelle et si �trange pour ceux qui en furent les t�moins, dans une chaumi�re d�un pauvre village de l��tat de New-York, en pr�sence de personnes de la condition la plus modeste, que le secret de la mort fut divulgu� par un �tre invisible, dans le silence de la nuit. Pour la premi�re fois dans les temps modernes, un peu de clart� filtra sous la porte qui s�pare le monde des vivants de celui des d�c�d�s[2].
Par sa nature spontan�e, inattendue, par les circonstances �mouvantes qui l�entourent, cette manifestation �chappe � toutes les explications et th�ories que l�on a pu opposer au spiritisme. La suggestion, aussi bien que l�hallucination ou l�inconscient, est impuissante � en rendre compte. La famille Fox �tait d�une honorabilit� � toute �preuve, attach�e � l��glise �piscopale m�thodiste, dont elle suivait les offices avec r�gularit�. �lev�s dans la routine religieuse la plus �troite, tous ses membres ignoraient la possibilit� de tels faits et, rien n�avait pu les y pr�parer.
Bien loin d�en retirer le moindre avantage, les manifestations furent pour eux la cause d�ennuis et de pers�cutions sans nombre. Ils y perdirent sant� et repos. Leur r�putation et leur fortune furent d�truites. Malgr� tous les efforts qu�ils firent pour s'y soustraire, malgr� un d�part pr�cipit� et un changement de r�sidence, les ph�nom�nes les poursuivirent sans rel�che et ils ne purent �chapper � l�action des Esprits. Sur les injonctions r�p�t�es des invisibles, il fallut rendre les manifestations publiques, affronter la sc�ne de Corinthian-Hall, � Rochester, subir les s�v�rit�s outrageantes de plusieurs comit�s d�examen et les avanies d�un public hostile, pour prouver la possibilit� des rapports entre les deux mondes, le visible et l�invisible.
Revenons � la maison hant�e d�Hydesville. Ch. Rosna n��tait pas seul � s�y manifester. Un grand nombre d�Esprits de toutes conditions, parents ou amis des personnes pr�sentes, intervenaient, r�pondant par coups frapp�s aux questions pos�es, �pelant leurs noms, fournissant des indications pr�cises et inattendues sur leur propre identit�, donnant des explications sur les ph�nom�nes produits et la fa�on de les obtenir, explications qui amen�rent la formation des premiers cercles ou groupements, o� les faits furent �tudi�s et provoqu�s au moyen de tables, planchettes et autres objets mat�riels.
Les Esprits frappeurs d�claraient qu�ils n�agissaient pas de leur seule initiative. Ces manifestations, disaient-ils, �taient voulues et dirig�es par des Esprits plus �lev�s, philosophes et savants, eux-m�mes ex�cuteurs d�ordres venus de plus haut, en vue d�une vaste et importante r�v�lation qui devait s��tendre au monde entier.
En effet, l�intervention de ces Esprits et, entre autres, du docteur Benjamin Franklin fut constat�e � plusieurs reprises. Plus tard, dans les s�ances d�apparition d�Estelle Livermore, � New-York, ce m�me B. Franklin se rendra visible et reconnaissable pour plusieurs personnes.
Bient�t les manifestations se multiplient et s��tendent. Elles gagnent, de ville en ville, d��tat en �tat, tout le nord de l�Am�rique. Le pouvoir m�dianimique se r�v�le chez un grand nombre de personnes et jusqu�au sein de familles riches, influentes, � l�abri de tout soup�on de fraude.
Sans doute il y eut, au d�but, beaucoup de t�tonnements et de confusion. Les acteurs invisibles n��taient pas toujours s�rieux ; des Esprits l�gers et arri�r�s s�immis�aient dans les s�ances, dictant des communications pu�riles, absurdes, se livrant � toutes sortes de divagations et d�excentricit�s, mais on obtenait aussi des faits importants et des messages d�une r�elle valeur, comme l�attestent le r�v�rend Jervis, ministre m�thodiste de Rochester, le docteur Langworthy, le r�v�rend Ch. Hannon[3], etc. Tous ces faits eurent leur utilit�, en ce sens qu�ils apprirent � conna�tre les divers aspects du monde invisible. Gr�ce aux erreurs et aux d�ceptions, l�exp�rience des choses occultes put �tre acquise, et la lumi�re se fit peu � peu sur les conditions de la vie dans l�Au-del�.
Le mouvement devint permanent et simultan�. On peut dire que le spiritisme n�est pas parti d�un point fixe ; il a jailli spontan�ment de tous les pays de l�Union, en dehors de l�initiative humaine, et il a poursuivi sa route, malgr� les obstacles de toutes sortes accumul�s par l�ignorance et les pr�jug�s malveillants. D�s son apparition, il a eu contre lui tous les pouvoirs constitu�s, toutes les influences, toutes les autorit�s de ce monde ; pour seul appui, quelques humbles serviteurs de la v�rit�, gens obscurs pour la plupart, mais qu�une l�gion invisible soutenait et encourageait. Rien de plus touchant que les exhortations et les conseils prodigu�s aux s�urs Fox par leurs Esprits protecteurs, conseils sans lesquels, jeunes filles timides et tremblantes, elles n�eussent jamais os� affronter, au p�ril de leur vie, un public mena�ant, ni supporter les sc�nes tumultueuses du Corinthian-Hall.
Les injures, les calomnies, tout le d�cha�nement d�une presse en d�lire, eurent surtout pour effet d�attirer l�attention publique sur ces ph�nom�nes �tranges et de d�montrer aux observateurs s�rieux qu�il y avait l� en action des causes ind�pendantes de la volont� de l�homme. Un plan se d�roulait, trac� par des mains puissantes et insaisissables, plan dont rien ne pouvait emp�cher la r�alisation.
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Des hommes �minents par le savoir, le caract�re et la situation, se m�l�rent bient�t au mouvement spiritualiste. Le r�v�rend Brittain, le docteur Hallock, le r�v�rend Griswold, les professeurs Robert Hare et Mapes, le grand-juge Edmonds, le s�nateur Tallmadge, le diplomate R. Dale-Owen, etc., �tudi�rent attentivement et longuement les ph�nom�nes et affirm�rent publiquement l�intervention des Esprits.
�num�rer ici leurs exp�riences, citer leurs t�moignages, serait sortir du cadre de cette �tude. On en trouvera l�expos� dans le remarquable ouvrage de Mme Emma Hardinge. Nous d�tacherons seulement de cette oeuvre quelques attestations au sujet de faits physiques extraordinaires.
Le s�nateur Tallmadge, ex-gouverneur du Wisconsin, d�crit un ph�nom�ne de l�vitation dont il fut l�objet, � Washington[4] :
�
La table avait quatre pieds ; c��tait une grande table � th� ; je
m�assis au milieu. Les trois dames pos�rent dessus leurs mains, augmentant
ainsi le poids de 200 livres qui s�y trouvait d�j�. Deux pieds se lev�rent
d�abord du sol, puis les deux autres se mirent au niveau des premiers, et la
table enti�re resta suspendue en l�air � six pouces du sol. �tant assis
dessus, je sentais un mouvement doux, comme si elle flottait. Elle resta
quelques instants suspendue, et redescendit doucement. �
Nous verrons bient�t des faits semblables se produire sur diff�rents points de l�Europe et en particulier dans les s�ances d�Eusapia Paladino, le m�dium napolitain. A la rigueur, on pourrait les expliquer par l�action des forces fluidiques �man�es des assistants, quoiqu�il paraisse peu probable que des forces humaines ext�rioris�es suffisent seules � mettre en mouvement des objets aussi lourds. Mais voici d�autres faits d�notant l�intervention d�intelligences invisibles.
C�est toujours le s�nateur Tallmadge qui parle :
�
Le ph�nom�ne suivant se produisit, � une autre s�ance, avec les demoiselles
Fox. Il y avait l� les g�n�raux Hamilton, Waddy Thompson et moi. On nous dit
de placer la Bible ferm�e sur un tiroir sous la table. C��tait une petite
Bible de poche, imprim�e tr�s fin.
� Pendant
quelque temps, de nombreux raps (coups frapp�s) battirent une marche que
nous avions demand�e. Ils s�affaiblirent comme des pas qui s��loignent et
cess�rent enti�rement, et d�autres raps, ayant donn� le signal de
l�alphabet, �pel�rent ce seul mot : � Regardez. �
�
Je pris le livre avec pr�caution, car il �tait ouvert. On �pela : �
Lisez �, en donnant les num�ros des versets qu�on d�sirait que je lise.
Pendant cette lecture, de violents coups accentu�rent avec une force �trange
les sentiments exprim�s.
�
Le livre �tait ouvert � l��vangile de saint Jean, chap. III ; les
versets � lire �taient les suivants :
�
8. - L�Esprit souffle o� il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni
d�o� il vient ni o� il va. Il en est de m�me de quiconque est n� de
I�Esprit.
�
11. - En v�rit�, en v�rit�, je vous le dis : nous parlons de ce que nous
savons, et nous attestons ce que nous avons vu ; mais vous ne recevez pas
notre t�moignage.
�
19. - Et ceci est la condamnation : que la lumi�re est venue dans le monde et
que les hommes ont pr�f�r� les t�n�bres � la lumi�re, parce que leurs
actes sont mauvais.
�
34. Car celui que Dieu a envoy� dit les paroles de Dieu, car Dieu ne donne pas
l�esprit par mesure.
�
Apr�s cela on me dit de placer plusieurs feuilles de papier � lettre avec un
crayon sur le tiroir sous la table. Bient�t nous entend�mes le bruit du crayon
sur le papier et on frappa. Je regardai sous la table ; les feuilles que
j�y avais plac�es �taient en d�sordre, et sur la feuille, du dessus il y
avait �crit :
� I�m with you still (Je suis encore avec vous). John. C. Calhoun. � J�ai montr� cette phrase au g�n�ral Hamilton, ancien gouverneur de la Caroline du Sud, au g�n�ral Waddy Thompson, ancien ministre du Mexique, au g�n�ral Robert Campbell, de la Havane, ainsi qu�� d�autres amis intimes de M. Calhoun. Je l�ai montr�e aussi � l�un de ses fils, et tous ont affirm� que c��tait un fac-simil� parfait de l��criture de John C. Calhoun. Le g�n�ral Hamilton et la g�n�rale Macomb, qui poss�dent beaucoup de lettres particuli�res de Calhoun, ont indiqu� comme particuli�rement significative l�habitude constante qu�il avait d�abr�ger I am en I�m ; de sorte que cette phrase : � I�m with you still �, toute courte qu�elle soit, caract�rise nettement et son style et son genre. �
Dans le m�me ordre de faits, citons encore le t�moignage de Charles Cathcart, ancien membre du Congr�s, homme instruit et influent, occupant dans l�Indiana une haute situation sociale[5].
�
Le cercle �tant constitu�, je reconnus que le m�dium le plus puissant �tait
mon fils Henry, enfant de sept ans � peine. La famille ne se fut pas plus t�t
mise en harmonie avec cette m�diumnit�, que des d�monstrations inattendues se
produisirent. Le petit Henry �tait balanc� dans la chambre comme une plume.
Soulev� par les Esprits, il �tait transport� jusqu�au plafond, sur les
corniches des fen�tres, dans les recoins les plus �lev�s des appartements, et
plac� hors de l�atteinte des mains humaines.
�
Parfois l�enfant �tait entranc�, et dans cet �tat il disait des choses �tonnantes
de sagesse et de beaut� ; mais, malgr� la confiance que la famille avait
dans les tendres soins et le caract�re parfaitement bon de leurs amis les
Esprits, la m�re ne pouvait voir sans anxi�t� son petit enfant sous ce
pouvoir anormal et suppliait les Invisibles de ne pas l�entrancer. Ils lui r�p�taient
sans cesse par la table que cette influence �tait bienfaisante pour l�enfant
et leur permettait d�accomplir des actions bien plus frappantes qu�autrement ;
mais, comme Mme Cathcart ne put se faire � cette phase de m�diumnit�, les
Esprits s�abstinrent amicalement de continuer les trances. �
Le grand-juge Edmonds, chief-justice de la Cour supr�me de New-York, dans son � Appel au public �, o� il r�fute les imputations malveillantes dont il avait �t� l�objet � la suite de ses recherches spiritualistes, r�sume ainsi le probl�me des ph�nom�nes et de leur cause[6] :
�
J�ai vu une table de sapin pos�e sur quatre pieds, enlev�e du plancher au
milieu d�une r�union de huit personnes, retourn�e sens dessus dessous � nos
pieds, lev�e sur nos t�tes, puis pos�e contre le dos d�un canap� o� nous
�tions assis. J�ai vu cette m�me table se soulever sur deux pieds sous une
inclinaison de 45�, et rester ainsi sans qu�on puisse la remettre sur ses
pieds. J�ai vu une table d�acajou ayant un seul pied, et supportant une
lampe allum�e, soulev�e � un pied au moins du plancher malgr� nos efforts,
et agit�e comme un verre qu�on tient � la main, la lampe restant en place,
mais les pendeloques s�entrechoquant. J�ai vu cette table basculer avec la
lampe qui �tait dessus et qui aurait d� tomber si elle n�avait �t� retenue
autrement que par son propre poids ; et cependant elle n�est pas tomb�e
et n�a m�me pas boug�.
�
J�ai vu souvent des personnes tir�es avec une force � laquelle il leur �tait
impossible de r�sister, et m�me dans une occasion o� je joignais mes efforts
� ceux de la personne tir�e.
�
Ce que je rapporte n�est pas la centi�me partie de ce que j�ai vu, mais
cela suffit pour montrer le caract�re du ph�nom�ne.
�
A cette �poque, les journaux ont fait para�tre diff�rentes explications pour
� d�voiler la farce �, comme ils disaient. Je les ai lues attentivement,
m�attendant � recevoir du secours dans mes recherches, et je n�ai pu que
sourire de l�audace et de l�inanit� de ces explications. Par exemple,
pendant que certains professeurs de Buffalo se vantaient d�avoir tout expliqu�
par le craquement des articulations des doigts et des genoux, les manifestations
consistaient en une sonnette qui tintait sous une table, puis se transportait
d�une chambre � l�autre.
�
J�ai entendu des m�diums se servir de termes grecs, latins, espagnols et fran�ais,
quand je sais qu�ils ne connaissaient d�autre langue que la leur, et c�est
un fait que bien des gens peuvent attester que les m�diums ont souvent parl�
et �crit dans des langues qui leur �taient inconnues.
�
On se demande alors si, par quelque myst�rieuse op�ration de l�esprit, tout
cela n�est pas simplement un reflet de l�esprit de quelque assistant. La r�ponse
est celle-ci : on a donn� communication de faits inconnus que la suite a montr�s
vrais. � L�auteur cite plusieurs cas, puis il
ajoute :
� Bien des pens�es qui n��taient pas dans mon esprit ou qui �taient m�me
contraires � mes id�es m�ont �t� r�v�l�es. Cela m�est arriv� bien
souvent, � moi comme � d�autres personnes, comme pour bien me convaincre que
notre propre esprit n�a aucune part � ces communications.
�
Mais tout cela et beaucoup d�autres choses semblables m�ont d�montr�,
qu�il existe dans ce ph�nom�ne une classe d�intelligences �lev�es situ�es
en dehors de l�humanit� ; car il n�y a pas d�autre hypoth�se que je
puisse imaginer qui explique tous les faits �tablis par le t�moignage de dix
mille personnes et que peut v�rifier quiconque prendra la peine de chercher.
�
J�ai trouv� que ces intelligences invisibles communiquaient avec nous de bien
des mani�res, sans compter les raps et les tables basculantes, et que, par ces
autres proc�d�s, on obtenait souvent des communications �loquentes, pures et
morales, parmi beaucoup d�incons�quences et de contradictions. �
�
� �
Le ph�nom�ne des maisons hant�es est un des plus fr�quents et des plus connus. On le retrouve un peu partout. Tr�s nombreux sont les lieux hant�s, les habitations dont les murs, les parquets et les meubles retentissent de coups et de vibrations. Dans certaines demeures, les objets se d�placent sans contact ; des pierres sont lanc�es du dehors par une force inconnue ; on entend des bris de vaisselle, des cris, des bruits divers, qui incommodent et terrifient les gens impressionnables.
J�ai visit� quelques-unes de ces habitations ; j�y ai fait des stations prolong�es et, presque toujours, j�y ai constat� la pr�sence d��tres invisibles, avec qui il �tait possible de s�entretenir, soit par la table, soit par l��criture m�dianimique. Dans ces cas, j��tais amen� � reconna�tre que les agents des manifestations �taient les �mes de personnes ayant habit� ces lieux, �mes en peine qui cherchaient � attirer l�attention ; le plus souvent, des pens�es secourables et des pri�res suffisent � leur donner satisfaction. Certains Esprits sont amen�s en ces demeures par le souvenir de m�faits lointains ; d�autres, par un d�sir de vengeance, ou bien par leur attachement � des biens terrestres.
Les recherches de la police ne permettent presque jamais de d�couvrir les auteurs de ces faits. M�me dans les chutes de pierres, on remarque que les projectiles sont dirig�s par une Intelligence invisible.
Dans le cas de la cure de Groben (Allemagne), d�crit par le pasteur Hennisch[7], dans le cas de Munchkof, qui fut l�objet d�une enqu�te dirig�e parle professeur Arschauer, on voyait des pierres d�crire un arc de cercle, puis un angle. A Nfunchkof, plus de soixante personnes virent des pierres sortir par une fen�tre, puis rentrer � l�int�rieur en d�crivant une courbe. Ces projectiles ne frappaient jamais personne. Ils glissaient le long des corps sans les heurter, lorsqu�ils atteignaient les t�moins de ces sc�nes. Des objets que l�on emportait pour les mettre � l�abri des pers�cutions occultes auxquelles sa famille fut expos�e pendant six mois. C�est en vain qu�il s��tait adress� � toutes les personnes �clair�es de sa connaissance, dont quelques-unes jouissant d�une grande �rudition :
� Toutes
leurs th�ories scientifiques �, dit-il, � s��croulaient sous l��vidence
des faits. Il faut avoir par soi-m�me fait l�exp�rience ; il faut avoir vu
et entendu, avoir pass� des nuits sans sommeil et avoir �prouv� moralement et
physiquement des tourments jusqu�� �puisement de ses forces, pour arriver
enfin � la conviction in�branlable qu�il existe des choses que les savants
ne soup�onnent m�me pas. �
Les coups frapp�s se produisaient jour et nuit. Les objets, soigneusement renferm�s dans des armoires et des coffres, �taient dispers�s dans les chambres. L�intelligence occulte se r�v�lait en accompagnant de coups rythm�s les chants, les paroles et m�me les pens�es. Des dialogues par coups et grattements furent �tablis entre M. Akoutine, ing�nieur chimiste attach� au gouverneur d�Orembourg, et les agents invisibles, sur des sujets au-dessus des connaissances des habitants de la ferme. Des globes lumineux sortaient de dessous les lits et des recoins de la chambre, et se promenaient dans le vide. Une main d�enfant apparut. Chose plus grave : le feu prit en plusieurs endroits et jusque dans les v�tements de Mme Schtchapov, qui faillit �tre br�l�e. Il fallut quitter en toute h�te cette habitation, devenue dangereuse.
Allan Kardec, dans la Revue spirite, appelle l�attention sur d�autres ph�nom�nes de hantise, entre autres le cas de l�Esprit frappeur de Bergzabern, dont les mauvais tours dur�rent huit ans (num�ros de mai, juin, juillet 1858) ; celui du boulanger des Grandes-Ventes, pr�s Dieppe (mars 1860) ; celui de la rue des Noyers, n� 95, � Paris (ao�t 1860). Puis, sous le titre : Histoire d�un Damn�, l�histoire de l�Esprit frappeur de Castelnaudary (f�vrier 1860) ; celle d�un fabricant de Saint-P�tersbourg (avril 1860), etc.
La Revue d��tudes psychiques de d�cembre 1903 rapporte, d�apr�s le Daily Express, de Londres, les curieux �v�nements qui se sont pass�s dans la Raikes Farm, occup�e par la famille Webster, � Beverley :
� Le
pain achet� ou fabriqu� pour les besoins de la maison diminuait, disparaissait
d�une mani�re inexplicable, aussi bien le jour que la nuit. Un r�dacteur de
l�Express fit une enqu�te minutieuse � ce sujet et ne put trouver une
explication raisonnable. Un ex-constable de police, nomm� Berridge, de
Bishop-Burton, � qui fut confi�e, pendant plusieurs jours, la garde de
l�endroit o� l�on tenait la farine et l�on faisait le pain, avoua
franchement que le ph�nom�ne le d�routait absolument. Un jour, esp�rant en
avoir le c�ur net, il apporta � la ferme deux miches qu�il avait achet�es
� Beverley, les pla�a dans la pi�ce qui lui avait �t� confi�e, ajouta une
autre serrure � celle existant d�j�, et attendit. Le pain �tait intact,
mais, en coupant l�une des miches, il resta ahuri en la trouvant � moiti�
vide. M. Webster lui-m�me, croyant tout d�abord � une mauvaise plaisanterie,
enferma du pain frais dans le garde-manger, parsema de farine le parquet, bien
sec, de la chambre, ferma la porte � cl� et la scella de plus avec deux bandes
de percale. Le lendemain, tout �tait intact, exception faite des deux miches
renferm�es, dont l�une avait disparu et l�autre �tait r�duite de moiti�.
La situation devenait de plus en plus inqui�tante malgr� les surveillances de
toute nature ; il en r�sultait aussi une perte d�argent assez sensible.
Aussi M. Webster d�cida-t-il de d�m�nager.
� D�autres ph�nom�nes se produisaient �galement dans cette ferme. Apr�s la tomb�e de la nuit, des bruits �tranges de pas dans l�escalier, de d�placement de chaises et de chenets en fer se faisaient entendre et r�veillaient les habitants. Le fermier et le constable faisaient de nombreuses rondes et ne d�couvraient rien. Une nuit, Mme Webster et son fils, �g� de 14 ans, furent �veill�s par une musique tr�s douce. � On aurait dit un � ch�ur �, raconta le lendemain Mme Webster. �
Les Annales des Sciences psychiques, de novembre 1907, publient un m�moire r�dig� par un �minent avocat de Naples, Francisco Zingaropoli, en faveur de la duchesse de Castelpoto, contre la baronne Laura Englen, au sujet des droits du locataire � la r�siliation du bail quand il s�agit d�une maison hant�e par les Esprits. Voici les faits qui ont donn� lieu � ce proc�s :
�
Au second �tage de la maison appartenant � Mme la baronne Englen, au Largo S.
Carlo alle Mortelle, n� 7, et lou�e par la duchesse de Castelpoto, se succ�d�rent
des manifestations myst�rieuses si vari�es et si g�nantes qu�elles troubl�rent
profond�ment la tranquillit� des habitants. D�abord, c��taient des coups
et d��tranges rumeurs dans le corridor. Par la suite, on remarqua des d�placements
de meubles assez bruyants pour susciter des r�clamations des locataires des �tages
inf�rieurs. Une nuit, trois lits furent d�faits compl�tement : matelas,
draps, oreillers furent renvers�s et diss�min�s � terre. Un certain soir, en
rentrant, les locataires de la maison trouv�rent la porte d�entr�e barricad�e
� l�int�rieur avec des meubles tr�s lourds. On eut recours au commissariat
de police, � la curie archi�piscopale, aux exorcismes ; rien n�y fit.
Aussi, le 4 octobre 1906, la duchesse se vit contrainte de recourir au magistrat
et de demander la r�siliation de son contrat de location. �
Dans son m�moire, M. Zingaropoli cite un autre cas de hantise, dont la relation fut publi�e par l�ing�nieur professeur Henrico Passaro :
�
A Florence, au n� 44 de la rue Ghibellina, vers la fin de d�cembre 1867, se
produisaient des ph�nom�nes consistant en rumeurs ou grondements souterrains
et en coups frapp�s � l�improviste dans la table autour de laquelle la
famille B... �tait r�unie... L�un des fils, fort de son incr�dulit� et de
la puissance de ses bras, se proposa de veiller seul une nuit et de d�couvrir
la cause de ces ph�nom�nes. Apr�s minuit, il descendit � la cuisine,
entendit craquer les objets dans les armoires ; un fort bourdonnement l��tourdit ;
il sentit une �treinte aux bras et en m�me temps re�ut comme un coup de
poing...
� A la suite de ces faits et d�autres nombreux, le locataire abandonne la maison, cite le propri�taire pour r�paration de dommages caus�s et gagne son proc�s. Les d�tails furent relat�s dans la chronique judiciaire de l�Opinione du 18 juillet 1868. Plusieurs t�moins vinrent attester les faits devant le tribunal. �
Enfin, les Annales des Sciences psychiques, de novembre 1907, publient encore une relation du professeur C�sar Lombroso, �crite sp�cialement pour les lecteurs de cette revue :
�
Le c�l�bre ma�tre de l��cole positiviste italienne y parle d�une �
hantise � qu�il n�a pu �tudier de visu, au sujet de laquelle
il a fait une enqu�te qui a donn� les plus piquants r�sultats. Mais il tenait
� visiter personnellement une de ces � maisons hant�es � aussit�t que
l�occasion s�en pr�senterait. Celle-ci se produisait en novembre 1900, dans
un cabaret, situ� au n� 6 de la rue Bava, � Turin, et tenu par M. Fumero.
� Lombroso
se pr�senta le 21 novembre et demanda des renseignements sur les ph�nom�nes
signal�s. Les ma�tres du lieu lui r�pondirent que, depuis que le professeur
Lombroso �tait venu, tout avait cess�. Tr�s intrigu�, le professeur demanda
des explications pour s�assurer si quelqu�un n�avait pas abus� de son
nom, puisqu�il n�avait jamais mis les pieds dans cette demeure. Il apprit
alors que c��tait pour ob�ir � la police et �chapper aux importunit�s du
public que l�id�e leur �tait venue de d�clarer, que sa visite avait mis �
les Esprits � en fuite, mais que malheureusement les ph�nom�nes myst�rieux
continuaient dans la cave. Lombroso y descendit et entendit imm�diatement un
bruit de verres bris�s ; il fit placer six bougies allum�es sur une
table, supposant que les ph�nom�nes cesseraient sous une vive lumi�re. Loin
de l�, il vit au contraire des bouteilles vides ou pleines quitter les rayons o�
elles �taient plac�es, se d�tacher, tomber � terre sans brusquerie et, apr�s
leur descente plut�t que leur chute, se briser sur le sol. Lombroso s��tait
au pr�alable assur� que ni fil ni ficelle ne pouvaient expliquer ces
mouvements insolites.
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Au mois de mai 1903, le professeur eut encore l�occasion d�examiner de
visu des ph�nom�nes de hantise dans une autre maison de Turin, celle du
compositeur-typographe Mignotti, rue Mass�na, 30. Il se fit accompagner par le
docteur Imoda. A peine l�enfant de la maison �tait-il couch�, qu�ils
entendirent des coups tr�s forts dans la muraille. En les faisant correspondre
avec les lettres de l�alphabet, ils purent �tablir une conversation avec l��tre
invisible. �
Depuis lors, des manifestations identiques se sont produites un peu partout. A peine ces ph�nom�nes cessent-ils sur un point qu�ils reparaissent sur d�autres. Ne semble-t-il pas qu�il y ait l� un encha�nement de faits successifs et voulus, dans le but d�attirer et de retenir l�attention, de provoquer des recherches et des enqu�tes ? Des hommes au jugement superficiel consid�rent ces manifestations comme vulgaires, grotesques, indignes de leur int�r�t. En r�alit�, elles sont parfaitement adapt�es aux exigences positives et mat�rialistes de notre �poque. Il fallait des ph�nom�nes bruyants et r�p�t�s pour secouer l�indiff�rence et l�inertie de nos contemporains.
Cette indiff�rence est des plus difficiles � vaincre. Les savants fran�ais surtout se sont d�rob�s syst�matiquement et ont d�daign� d��tudier ces faits. C�est en vain que les cas se renouvellent et se prolongent. En certains milieux, comme � Valence-en-Brie, aux portes de Paris, les manifestations durent des mois entiers, sans qu�aucun savant officiel consente � se d�ranger. Ce qui n�emp�chera pas ces messieurs de d�clarer � l�occasion, comme l�a fait un grand chimiste, au sujet du spiritisme : � qu�ils n�ont rien vu et sont oblig�s de nier[8] �.
Une exception doit �tre faite en faveur de M. Maxwell, docteur en m�decine, aujourd�hui avocat g�n�ral � la Cour d�appel de la Seine. Dans son num�ro de juillet 1905, la Revue scientifique et morale du Spiritisme r�sume une conf�rence � sur les ph�nom�nes de hantise � qu�il fit � Bordeaux, le 19 juin de la m�me ann�e.
A sa connaissance, dans seize cas de hantise la police a fait des recherches pour d�couvrir l�auteur des faits (jets de pierres, d�placement d�objets, etc.), et deux fois seulement elle a pu le d�couvrir. J�ai connu de pr�s, dit-il, un de ces cas, au village d�Objat. (Corr�ze), dans une maison nomm�e La Constantinie.
M. Maxwell a relev�, dans les Proceedings de la Soci�t� pour les recherches psychiques, 235 cas de maisons hant�es o� les manifestations ont �t� visibles pour tous. De plus, il a retrouv�, dans les archives du parlement de Guyenne, plusieurs proc�s en r�siliation de baux pour faits de hantise, remontant au dix-huiti�me si�cle.
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Au sujet des maisons hant�es, j�ajouterai mon t�moignage personnel � ceux que j�ai cit�s.
J�ai longtemps habit�, � Tours, une maison o� l�on entendait des bruits de pas, des coups frapp�s sur 1es murailles et les objets mobiliers. Des portes s�ouvraient apr�s qu�une main invisible en avait remu� et tourn� le p�ne. La sonnette tintait sans qu�on l�e�t touch�e. Quelquefois, au moment m�me où un visiteur voulait y porter la main, on l�entendait retentir avant qu�il l�e�t atteinte.
Pendant la guerre de 1870, �tant officier aux mobilis�s d�Indre-et-Loire, je fus log� pendant quelques jours dans une vaste et antique demeure, aux abords du camp de Dompierre, o� notre bataillon �tait cantonn�. Lorsque, le soir, je regagnais ma chambre � travers les escaliers et les longs couloirs, je ressentais de singuli�res sensations, des souffles, des contacts ind�finissables m�impressionnaient. Toute la nuit, j��tais incommod� par des bruits myst�rieux, par des vibrations qui faisaient trembler lit et parquet.
Un sergent de ma compagnie �tant m�dium, je l�emmenai en ce logis par une nuit d�hiver, et nous nous pla��mes tous deux � une table, cherchant � p�n�trer le secret de ces manifestations. La table fut bient�t agit�e, puis renvers�e par une force irr�sistible. Des crayons furent bris�s ; le papier, d�chir�. Des coups �branlaient les murs ; des bruits sourds, paraissant provenir des profondeurs du sol, se faisaient entendre. Soudain, la lumi�re s��teignit. Un roulement, plus fort que tous les bruits pr�c�dents, fit trembler la maison, puis se perdit au loin, dans le silence de la nuit. Avant de quitter cette demeure hant�e, nous appr�mes qu�elle avait �t� autrefois le th��tre de sc�nes sanglantes.
Les �mes en peine fr�quentent aussi les palais. La duchesse de Pomar, que ses amis regretteront toujours pour le charme de son esprit, les hautes aspirations de son �me et la gr�ce de son hospitalit� princi�re, poss�dait � Paris, avenue de Wagram, un somptueux h�tel ouvert � tous ceux qui se sont fait un nom dans le domaine des recherches psychiques. Elle s�y �tait m�nag�e une sorte d�oratoire, en forme de chapelle. Dans un jour vague, tamis� par des vitraux peints, au milieu d�un recueillement provoqu� par les sons graves d�un harmonium, entour�e de plusieurs m�diums, elle recevait souvent les instructions des Intelligences invisibles et, en particulier, celles de l�Esprit de Marie Stuart, qu�elle consid�rait comme son inspiratrice assidue.
Un soir de s�ance, les murs de l�oratoire vibr�rent sous de violents courants fluidiques ; des coups retentirent sur le portrait en pied de Marie Stuart, plac� dans une sorte de sanctuaire. Une statuette de bronze s�agita ; la table autour de laquelle nous �tions plac�s se mit � osciller et � g�mir. Je dis g�mir, et, en effet, des plaintes semblaient sortir du petit meuble. Le g�n�ral C. de B... interrogea, et, au moyen de raps entrecoup�s de plaintes pareilles � des sanglots, un Esprit, disant �tre le g�n�ral Boulanger, r�cemment suicid� � Ixelles, nous exposa son angoisse, ses souffrances morales. Malgr� les liens d�amiti� qui unissaient les deux g�n�raux, nous n�obt�nmes rien qui p�t �tablir d�une mani�re certaine l�identit� du manifestant, mais les g�missements entendus, d�une imitation impossible, nous laiss�rent sous une p�nible impression.
[1] Voir, pour plus de d�tails, EMMA HARDINGE, History of modern american spiritualism, passim ; AKSAKOF, Animisme et Spiritisme, pp. 255, 293, 294 ; LEA UNDERHILL, The missing link in modern spiritualism, New-York, 1885, p. 48 ; W. CAPRON, Modern spiritualism, its facts and fanaticisms. Boston, 1855.
[2] De 1837 � 1840, une s�rie de manifestations s'�taient d�j� produites parmi les Shakers ; mais elles avaient eu peu de retentissement.
[3] Voir les ouvrages pr�cit�s.
[4] Voir EMMA HARDINGE, loc. cit.
[5] Voir sa lettre au Spiritual Telegraph, de New-York, reproduite dans l'Histoire du spiritualisme moderne am�ricain, d'EMMA HARDINGE.
[6] Voir son ouvrage : Spiritualisme, par J. W. EDMONDS, avec appendice par Tallmadge, New-York, 1854.
[7] Voir l'ouvrage de KARL DU PREL, de M�nich, Universal-Bibliothek der Spiritismus, et ses articles du Sphinx et de l'Uebersinnliche Welt, sur les maisons hant�es.
[8]Propos attribu� � M. Berthelot par le Soir du 20 d�cembre 1896.
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