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Par notre expos� des faits spirites, nous venons de le voir, la survivance est amplement d�montr�e. Aucune th�orie autre que celle de l�intervention des d�funts ne saurait expliquer certains ph�nom�nes psychiques, sous leurs formes vari�es. Alf. Russell-Wallace l�a dit : � Le spiritisme est aussi bien d�montr� que la loi de gravitation. � Et W. Crookes r�p�tait : �Le spiritisme est scientifiquement d�montr�.�
Au point de vue objectif ou ext�rieur, les preuves fournies par les apparitions et les mat�rialisations ne peuvent laisser aucun doute. Toutefois, dans l�ordre subjectif, en ce qui concerne les autres modes de manifestations, une difficult� subsiste : celle d�obtenir des Esprits, en nombre suffisant pour satisfaire les sceptiques, des preuves d�identit�, des indications pr�cises, que ne puissent conna�tre les assistants et v�rifiables apr�s coup.
On objecte souvent aux spirites que les communications, dans leur ensemble, ont un caract�re trop vague, qu�elles sont d�pourvues de renseignements, de r�v�lations, de faits bien d�finis, susceptibles d��tablir l�identit� des manifestants et de forcer la conviction des chercheurs.
Certes, on ne peut m�conna�tre ces difficult�s. Elles sont inh�rentes � la nature m�me des choses et aux diff�rences de milieu. Les �tres vivant sur un m�me plan comme les hommes, pourvus des m�mes sens, communiquent entre eux par des moyens divers qui sont autant d��l�ments de certitude. Ces diff�rents modes d�observation et de contr�le, applicables dans le milieu humain, nous voudrions les �tendre au domaine de l�invisible, et nous exigeons de ses habitants des manifestations aussi probantes, d�une pr�cision �gale � celles qui assurent notre conviction dans l�ordre physique. Or, c�est l� une chose presque irr�alisable. L�habitant du plan invisible a beaucoup d�obstacles � vaincre pour se communiquer. Les moyens dont il dispose, pour nous �clairer et nous persuader sont restreints. Il ne peut se manifester sans m�dium, et le m�dium, inconsciemment, introduit presque toujours une part de lui-m�me, de sa mentalit�, dans les ph�nom�nes.
L�Esprit qui veut s�exprimer à l�aide d�organes �trangers, �prouve un grand embarras. Il ressemble � une personne qui s�entretiendrait avec nous dans une situation tr�s incommode, lui enlevant l�usage de ses facult�s. Il faut proc�der avec lui avec m�nagement, poser des questions claires, montrer de la patience, de la bienveillance, pour obtenir des r�sultats satisfaisants.
� Mes chers amis, � disait George Pelham � Hodgson et Hart[1], � ne me consid�rez pas avec l��il d�un critique. Essayer de vous transmettre nos pens�es au moyen de l�organisme d�un m�dium quelconque, c�est comme si on essayait de ramper dans le tronc d�un arbre creux. �
Robert Hyslop le r�p�te � son fils[2] : � Toutes choses m�apparaissent si nettement, et, quand je viens ici pour te les exprimer, James, je ne puis pas. �
Ce que disaient les Esprits de Mme Piper, le guide de notre cercle l�affirmait en ces termes : � Dans l�espace, tout, pour nous, est ample, large, facile. Quand nous redescendons vers la terre, tout se restreint, tout se r�tr�cit. �
Une autre objection est celle-ci : Dans la plupart des cas d�identit� signal�s, les faits et les preuves au moyen desquels on a pu d�terminer avec certitude la personnalit� des manifestants, sont d�une nature commune et parfois m�me triviale. Or, l�exp�rience a d�montr� qu�il �tait presque impossible de proc�der autrement, Les d�tails, consid�r�s comme vulgaires et oiseux, paraissent �tre pr�cis�ment les moyens les plus s�rs de se former un jugement sur les auteurs des ph�nom�nes.
Dans un but de comparaison et de contr�le, le professeur Hyslop a fait �tablir � une ligne t�l�graphique entre deux des b�timents de l�Universit� de Columbia, �loign�s de 500 pieds, et a plac� aux extr�mit�s deux employ�s t�l�graphistes, par l�interm�diaire desquels des interlocuteurs inconnus l�un de l�autre devaient communiquer ensemble et �tablir leur identit�. Dans ces conditions, se rapprochant de celles de la m�diumnit� � la distance tenant lieu ici de la diff�rence de plan - le professeur a pu constater combien il �tait difficile d��tablir l�identification d�une mani�re probante. Le r�sultat n��tait atteint le plus souvent qu�au moyen des indications les plus vulgaires et de r�cits sans importance. Les proc�d�s employ�s par les communiquants, constate le professeur, �taient absolument les m�mes que ceux adopt�s par les Esprits dans le cas de Mme Piper, A propos des difficult�s rencontr�es par les op�rateurs, M. Hyslop s�exprime ainsi[3] :
�
Tandis que je suivais ces exp�riences, je fus frapp� de ce fait, que l�on
remarque �galement lorsque l�on n�a qu�un temps limit� pour communiquer
t�l�phoniquement. Toute l�attention du communiquant est tendue par le d�sir
de choisir des incidents bien caract�ristiques pour l�identification par un
ami particulier. Comme il se trouve limit� par le temps pour choisir, il se
produit dans son esprit un combat int�ressant et une confusion, dont tout le
monde peut se rendre compte par soi-m�me, lorsque l�on s�exerce � faire un
choix d�incidents dans ce but. Nous pouvons nous figurer la situation d�un
Esprit d�sincarn� qui n�a que quelques minutes pour faire sa communication
et qui lutte probablement contre d��normes difficult�s, dont nous ne pouvons
nous faire une id�e. �
Le professeur Hyslop est un observateur sagace et m�thodique. Remarquons cependant qu�il n�a �tudi� jusqu�ici, en spiritisme, que des cas isol�s. Une exp�rimentation de trente ann�es nous a d�montr� que, malgr� les difficult�s inh�rentes � tout mode de communication spirite, les preuves d�identit� sont beaucoup plus abondantes qu�on ne le croit g�n�ralement. Dans certaines r�unions priv�es, des preuves sont donn�es chaque jour de la survivance de ceux que nous avons aim�s ; mais ces preuves sont presque toujours tenues cach�es, parce qu�elles touchent � la vie intime des exp�rimentateurs. Beaucoup, parmi ceux-ci, redoutent les critiques malveillantes et ne veulent pas livrer � des indiff�rents, � des sceptiques gouailleurs, les sentiments les plus sacr�s, les secrets les plus intimes de leur c�ur.
Souvent, des Esprits, inconnus des assistants, viennent donner des messages pour leurs parents encore vivants, messages qui contiennent parfois des traits originaux, des preuves sans r�plique. Pourtant, la plupart de ces manifestations restent ignor�es. On craint les railleries de savants superficiels et les pr�ventions du vulgaire, toujours pr�t � rejeter des faits qui d�passent le cercle des connaissances usuelles. Il en r�sulte que les manifestations les plus d�cisives arrivent rarement � la connaissance du public.
Dans le m�me sens, on constate beaucoup de circonspection et une grande retenue de la part des Esprits dans les r�unions ouvertes. C�est surtout dans l�intimit� de la famille et de quelques amis qu�on r�unit les meilleurs �l�ments pour obtenir de bonnes preuves. L�affection et l�harmonie des pens�es aidant, la confiance r�ciproque s��tablit, et, avec elle, la sinc�rit� et l�abandon. L�Esprit trouve l� un ensemble de conditions fluidiques qui assurent � la transmission de sa pens�e toute la clart� et la nettet� n�cessaires pour porter la conviction dans l��me des assistants.
Les Esprits �lev�s ne se pr�tent pas volontiers � nos exigences. Leurs communications ont toujours un caract�re moral et impersonnel ; leur pens�e plane trop haut au-dessus des sph�res de l�individualit�, pour qu�il ne leur soit pas p�nible d�y redescendre. La plupart ont accompli sur la terre des vies de sacrifice, subi des existences douloureuses, prix de leur �l�vation ; ils n�aiment pas, en se nommant, � se parer de leurs m�rites. Pour convaincre les sceptiques, ils ont d�autres ressources ; ils pr�f�rent introduire dans nos s�ances des Esprits plus inf�rieurs, des individualit�s que nous avons connues sur la terre et qui, par leur originalit�, leur fa�on de parler, de gesticuler, de penser, nous fourniront des preuves satisfaisantes. Ainsi proc�daient les guides de notre groupe. Sous leur direction, des Esprits assez vulgaires, mais anim�s de bonnes intentions : une marchande des quatre saisons, un forgeron de village, une vieille fille bavarde ; d�autres encore, parents d�c�d�s des membres du cercle, se manifestaient dans la trance par des traits caract�ristiques et inimitables. Leur identit� s��tablissait par une vari�t� de d�tails, de faits domestiques ; mais, tout en int�ressant vivement ceux qui les avaient connus, ils seraient consid�r�s comme fastidieux par d�autres et ne pourraient �tre publi�s. La multiplicit� et la r�p�tition quotidienne des menus faits dont une existence est remplie, quoique impossibles � reproduire et � analyser, finissent par impressionner les plus r�fractaires et, par triompher des doutes les plus tenaces.
Tous les jours, dans nombre de groupes, on obtient la r�v�lation de noms, de dates, de faits inconnus et plus tard v�rifi�s exacts, mais on ne peut les vulgariser, parce qu�ils int�ressent des personnes encore vivantes qui n�en autorisent pas la publication. Ou bien ce sont des instructions scientifiques, comme celles que relate Aksakof, dans le cas de M. Barkas, de Newcastle[4], et bien au-dessus de l�intelligence du sujet.
D�autres fois, ce sont des ph�nom�nes d��criture ; tels ceux qu�a signal�s le m�me auteur[5], et des signatures authentiques de personnages que le m�dium n�a jamais vus, par exemple, celles du cur� Burnier et du syndic Chaumontet, d�c�d�s depuis un demi-si�cle, obtenues par H�l�ne Smith, de Gen�ve[6]. M. le professeur Flournoy les attribue � un r�veil de la subconscience du sujet ; c�est l�, nous l�avons vu, une th�orie ad hoc, fort commode pour expliquer ce que l�on ne comprend pas ou que l�on ne veut pas comprendre.
Dans Spirit Identity, Stainton Moses relate des faits remarquables d�identit�, obtenus par la m�diumnit� scripturaire et appuy�s sur des t�moignages officiels. Il d�clare poss�der une centaine de cas de ce genre, et beaucoup d�exp�rimentateurs en pourraient dire autant[7].
Parmi ces nombreux ph�nom�nes, on peut rappeler le cas cit� par Light, du 27 mai 1899, et d� � la m�diumnit� de Mrs. Bessie Russell-Davies, de Londres :
�
Une demande de preuve d�identit�, �manant de personnages attach�s � la
cour de Vienne, avait �t� adress�e � cette dame. Les questions �taient
renferm�es sous un pli cachet� qui resta ferm�. Apr�s plusieurs jours de
recherches, le guide du m�dium revint avec cinq Esprits �trangers, qui dict�rent
une r�ponse dans une langue inconnue. Apr�s examen, les demandeurs reconnurent
que cette langue �tait de l�ancien madgyar, langue connue seulement de
quelques �rudits. Cette r�ponse �tait sign�e par cinq personnages ayant v�cu
deux si�cles auparavant, membres d�funts de la famille hongroise qui avait
sollicit� ce t�moignage. �
Voici une autre preuve plus concluante, dans sa simplicit�, que des manifestations tapageuses. Elle est extraite de l�ouvrage de Watson, publiciste am�ricain : Spiritualism, its phenomenes, New-York, 1880.
�
Watson avait re�u une communication sign�e de son ami le g�n�ral Th. Rivers.
Suivant l�habitude anglaise, le g�n�ral avait appos� les initiales de ses
pr�noms, parmi lesquelles figurait un W. Or, aucun de ses pr�noms ne
comportait cette initiale. Par scrupule de v�rit�, Watson avait publi� cette
signature sans modification, mais � regret et non sans quelque d�fiance, que
certains d�tails de la missive semblaient devoir dissiper. Les contradicteurs
de la presse ne se firent pas faute de relever l�erreur, raillant cet Esprit
qui ne savait pas son nom.
� Cependant, au cours d�une autre s�ance, le m�me Esprit confirma cette initiale, disant que sa m�re en donnerait l�explication. La m�re, questionn�e, r�pondit que le W �tait une erreur. Mais alors l�Esprit intervint et dit : � M�re, tu trouves �trange que je signe un W ; rappelle-toi pourtant qu�en mon enfance j��tais si irritable que mes camarades m�appelaient � Wasp � (la gu�pe). Ce surnom m��tait rest�, je l�avais adopt� et j�en signais mes compositions. Regarde mes cahiers et mes livres d��cole, et tu le trouveras. � Ce fut fait et trouv� correct. �
La Revista de Estudios psicologicos, de Barcelone (septembre 1900), publie le cas d�identit� suivant, avec pi�ces � l�appui :
Trois
personnes, un professeur de math�matiques, un docteur en m�decine et un eccl�siastique,
avaient pri� M. Segundo Oliver, m�dium d�sint�ress�, de leur fournir des
preuves de la r�alit� des Esprits. Apr�s un instant de recueillement, sa main
tra�a m�caniquement les mots suivants : � Isidora, �ge 50 ans, n�e � San S�bastian,
morte le 31 mars 1870 ; maladie cancer intestinal ; laissa trois fils ;
leurs noms et �ges ; leurs noms et �ges : P., 15 ans ; C., 19
ans ; M., 25 ans. �
A
ces d�tails, l�un des assistants reconnut l�Esprit de sa m�re. Surpris et
�mu, il lui demanda si elle avait quelques conseils � lui donner. Le m�dium
reprit le crayon ; mais, � sa stup�faction, il tra�a, en quelques
minutes, le portrait d�une personne qui lui �tait inconnue, et dans lequel on
reconnut l�Esprit d�Isidora, qui, jamais, de son vivant, n�avait consenti
� se laisser photographier. Le m�dium n�a jamais appris le dessin, ni su
dessiner. Tous les assistants d�clar�rent qu�ils n�avaient pens� � rien
de ce qui fut �crit et qu�il ne pouvait y avoir l� un ph�nom�ne de
suggestion ni de lecture de pens�e.
D�autre
part, M. G. Owen �crit ce qui suit dans le Spiritual Record : � Il y a
de cela douze ans, je comptais au nombre de mes amis intimes un s�nateur de
Californie, fort connu, et qui �tait directeur d�une banque prosp�re � San
Jose. Le docteur Knox, c�est son nom, �tait un penseur profond et un partisan
r�solu des th�ories mat�rialistes. Sentant approcher sa fin, il parlait
souvent du sommeil �ternel. Je lui dis un jour : � Faisons un pacte, docteur :
si l�-haut vous vous sentez vivre, vous tenterez le possible pour me
communiquer ces quelques mots : Je vis encore. � Apr�s sa mort, en pr�sence
d�un bon m�dium, je nettoyai une ardoise, y posai un crayon et tins
l�ardoise contre la surface inf�rieure de la table. Nous entend�mes le bruit
du crayon grattant sur l�ardoise et, en enlevant celle-ci, nous y trouv�mes
les lignes suivantes : � Ami Owen, bien que mes anciennes id�es sur la vie
future soient boulevers�es de fond en comble, ma d�sillusion, je l�avoue, a
�t� agr�able, et je suis heureux, mon ami, de pouvoir vous dire : Je vis
encore. Votre ami toujours : W. Knox. � L��criture �tait tellement conform�
� celle du d�funt qu�elle a �t� reconnue comme authentique par le
personnel de la banque qu�il dirigeait de son vivant. �
Malgr� les difficult�s qu�elles �prouvent parfois à se manifester, les personnalit�s de G. Pelham et de Robert Hyslop sont des plus tranch�es et ne se d�mentent jamais[8].
Le recteur d�Universit�, Oliver Lodge, dans les volumes XII et XIII des Proceedings, cite �galement plusieurs cas d�identit� obtenus par lui, � l�aide de la facult� de Mme Piper. Un de ses oncles, d�c�d� depuis vingt ans, rapporte des d�tails de sa jeunesse, compl�tement oubli�s par tous les membres survivants de la famille ; on ne put les v�rifier qu�apr�s une longue et minutieuse enqu�te. Le p�re de sa femme, d�c�d�, vint lui donner des d�tails pr�cis sur sa mort, survenue dans des conditions �mouvantes, avec des noms et des dates, enti�rement effac�s de sa m�moire, � lui, Lodge. Il rapporte d�autres traits remarquables d�identit� �manant de plusieurs de ses amis d�funts.
Le r�v�rend Minot-Savage, orateur c�l�bre aux �tats-Unis, cite un cas touchant d�identification, qui se passe de commentaires[9] :
Au cours d�une de ses s�ances avec Mrs. Piper, une personnalit�, disant �tre son fils, se pr�senta. Le m�dium ne l�avait jamais connu. � Papa - dit-il avec anxi�t� - je d�sirerais que, sans retard, tu ailles dans l�appartement que j�occupais. Tu ouvriras mon tiroir, et, parmi les nombreux papiers qu�il contient tu en trouveras que je te prie de d�truire imm�diatement. �
Bien que cette requ�te par�t inexplicable au r�v�rend Minot-Savage, pour qui son fils n�avait jamais eu de secret, il se rendit � Boston, rue Joy, dernier domicile du d�funt, p�n�tra dans le logement qu�il n�avait jamais vu, et chercha dans le tiroir d�sign�. Il y trouva en effet des documents de grande importance, que le jeune homme n�aurait pas rendus publics pour tout au monde et qui justifiaient pleinement l�anxi�t� manifest�e dans la communication.
Le fait suivant se passe � Saint-Paul (Br�sil), chez le docteur O. Vidigal, habitant All�e du Triomphe, n� 2, avec sa famille compos�e de sa femme, de deux fils et de son vieux p�re. Sa m�re �tait morte depuis trois mois[10] :
Le m�dium est une fillette de douze ans, petite Espagnole, orpheline de son p�re, prise comme domestique, le jour m�me, au bureau de l��migration o� elle venait d�arriver. Elle ne connaissait pas un mot de portugais, n�avait jamais vu la ville et jamais connu le docteur. M. �douard Silva, ami de la famille, savait l�espagnol ; il eut, en parlant � la jeune domestique, l�id�e spontan�e de la magn�tiser. L�enfant se laissa endormir et, en quelques instants, tomba en somnambulisme profond.
Elle pr�tendit voir son p�re, qui lui parlait et lui faisait savoir qu�une vieille dame, pr�sente � ce moment, avait une communication � faire au docteur Vidigal. Elle fit une description si exacte de cette dame, que les familiers reconnurent la m�re d�funte du docteur.
L�Esprit ordonna � son fils d�aller dans sa chambre - personne n�y avait p�n�tr� depuis sa mort, - de prendre dans la poche cousue d�un v�tement de soie noire, pendu au mur, la somme de 75.000 reis (500 francs) et de les remettre � son mari.
Apr�s r�flexion, le docteur Vidigal, accompagn� du docteur Silva et d�autres t�moins, p�n�tra, non sans peine, dans l�appartement, car la serrure �tait rouill�e, et trouva les choses telles qu�elles lui avaient �t� indiqu�es.
D�autre part, M. Vincent Fornaro fait un r�cit d�taill� des fantaisies de l�Esprit de � Baccala[11] �, dont les preuves d�identit� ont �t� faciles � �tablir.
Il �tait de son vivant commissionnaire. C��tait un homme tr�s gai, tr�s spirituel et tr�s d�bauch�. Les communications s�en ressentaient, mais pr�sentaient, malgr� cela, un r�el int�r�t au point de vue exp�rimental, en raison des preuves d�identit� pr�sent�es sous des formes vari�es et m�me par des mat�rialisations spontan�es.
Parmi les nombreuses exp�riences faites avec � Baccala �, M. Vincent Fornaro cite la plus impressionnante de toutes :
� Mon
p�re �tait gravement malade d�une terrible affection aux bronches, suite
d�influenza mal soign�e. Les plus illustres m�decins �taient venus. Les uns
nous broyaient le c�ur par les plus funestes pr�visions, les autres nous
soulageaient par de r�confortantes paroles d�espoir.
�
Nous ne vivions que pour conserver la vie de notre cher malade. Dans ces
douloureux souvenirs, Baccala eut sa part. Un soir, dans ce d�couragement qui
bouleverse l��me et le cerveau, qui fait penser � l�impossible pour
s�accrocher � tout espoir, nous pri�mes Baccala de nous mettre en
communication avec l�Esprit de l�un des plus renomm�s m�decins, et il r�pondit
qu�il allait nous satisfaire imm�diatement.
�
En effet, peu de temps apr�s, les coups sur le gu�ridon nous avertirent
qu�un Esprit �tait pr�sent. Nous demand�mes son nom ; il nous dit :
Domenico Cotugno ! - Baccala avait bien choisi... Nous pri�mes l�Esprit de
Cotugno de visiter notre p�re et de nous dire la v�rit�, quelle qu�elle f�t.
Mon p�re dormait ; � ce moment, il s��veilla avec un sentiment de
regret, nous reprocha de l�avoir secou� ; et, encore tout ensommeill�,
ne s�apercevant pas qu�il n�y avait personne � c�t� de lui, il continua
� nous reprocher que nous le tournions et retournions en battant sur sa
poitrine et ses �paules. - �videmment la visite s�effectuait, et nous �tions
tremblants ; le c�ur nous battait � se rompre, notre esprit �tait en suspens.
� Peu de temps apr�s, le gu�ridon eut un l�ger mouvement; nous interroge�mes, anxieux : il nous fut r�pondu un seul, horrible mot : R�signation ! - Nous compr�mes, et, quinze jours apr�s, la maison �tait plong�e dans le deuil. �
Le docteur Moutin, pr�sident de la Soci�t� d��tudes des ph�nom�nes psychiques, de Paris, communique � la Revue scientifique et morale (mars 1901), le fait suivant :
� En
1884, � Marseille, pendant l��pid�mie chol�rique, j�assistai, � ses
derniers moments, une de mes parentes, qui fut emport�e dans l�espace de
quelques heures. Avant de mourir, alors qu�elle ne pouvait d�j� plus parler,
elle voulut me faire une communication, que je jugeais importante d�apr�s ses
gestes d�sesp�r�s. Enfin, r�unissant ses efforts, elle articula deux fois le
mot � glace �, en me d�signant de la main celle qui ornait la chemin�e de sa
chambre.
�
Son mari, M. J..., �tait en mer � ce moment. Pr�venu � son retour et sachant
que la d�funte avait la manie de cacher de l�argent un peu partout, il n�h�sita
pas � enlever le fond de la glace, mais son examen fut sans r�sultat.
�
Quinze mois apr�s, assistant � une s�ance chez Mme D�cius Deo, � Avignon,
rue des Marchands, et cette dame �tant entranc�e, l�Esprit de Mme J...
m�interpella par sa bouche, m�appelant par mon pr�nom, que le m�dium ne
connaissait certainement pas : � Lucien ! je viens te dire ce que je
n�ai pu te faire conna�tre avant ma mort. J�avais plac� une obligation de
500 francs de la Compagnie Fraissinet entre le verre et le fond du miroir qui
est dans la cuisine. Mon mari va d�m�nager et peut-�tre vendre cet objet. Il
faut l�en informer. �
�
J��crivis � M. J..., qui fit les recherches n�cessaires, et trouva
l�obligation � l�endroit indiqu�. �
Claire Galichon, dans ses Souvenirs et Probl�mes spirites[12], rapporte qu�ayant �voqu� Beethoven, elle demanda � l�Esprit qui s��tait manifest� au nom du c�l�bre compositeur de lui donner une preuve de son identit�, en lui parlant d�un fait pris dans sa vie et ignor� d�elle ainsi que de Mlle R., qui assistait � la s�ance.
L�Esprit r�pondit : � Volontiers. Voici : J�ai eu dans ma vie un grand amour et une profonde admiration : l�amour pour Juliette ; l�admiration, pour Napol�on. Oui, c��tait pour lui que j�ai compos� la Sinfonia ero�ca. �
Ces deux assertions, qu�ignoraient Claire G. et Mlle R., sont exactes. Beethoven ne se maria pas, mais pendant plusieurs ann�es il fut �pris de Mlle Julie de Guicciardi, qui, plus tard, �pousa le comte de Gallenberg.
On sait aussi que Beethoven avait �t� un admirateur du g�nie de Napol�on 1er et se l��tait repr�sent� comme un h�ros r�publicain (sic), r�unissant en lui les plus grandes vertus patriotiques. Lorsqu�il commen�a � �crire sa Symphonie h�ro�que, il �tait d�cid� � lui donner le nom de Buonaparte, et il voulait la d�dier au premier consul de la R�publique fran�aise. D�j� sa d�dicace �tait �crite quand, un jour, un de ses amis vint lui annoncer que le premier consul venait de se faire nommer empereur. Beethoven s��cria : � Allons, c�est un ambitieux comme tous les autres. � Au lieu de la simple inscription de son ouvrage : Buonaparte, il mit celle-ci : Sinfonia ero�ca per festeggiare il souvenire d�un grand�uomo.
Certains Esprits r�v�lent leur identit�, dans la trance, par un langage conventionnel ignor� du m�dium.
Tel est le cas de l�Esprit Forcade, qui se communiqua � l�abb� Grimaud, � Avignon, en 1899, au moyen de signes en usage parmi les sourds-muets et d�apr�s une m�thode sp�ciale dont il est l�inventeur. La manifestation eut lieu dans une r�union o�, seul, cet eccl�siastique en pouvait comprendre le sens[13].
Aksakof[14] cite un cas analogue. L�Esprit d�une d�funte, de son vivant sourde et muette, donne � son mari, par l�interm�diaire du m�dium, Mme Corwin, � Syracuse (E.-U.), une communication au moyen de l�alphabet des sourds-muets :
�
La sc�ne �tait �mouvante : le mari se tenait en face du m�dium en
trance et posait � sa femme diverses questions, par signes, et sa femme r�pondait
� ses pens�es de la m�me mani�re, par l�interm�diaire d�un organisme �tranger,
d�une personne qui n�avait jamais pratiqu� ce mode de conversation. �
D�autres Esprits, victimes d�accidents, guident les personnes qui ont pour mission de retrouver leurs corps :
Un bateau ayant coul� dans le port d�Alger, en 1895, un homme s��tait noy� et on n�avait pu retrouver son cadavre. Le commandant Courmes, de la marine de guerre, assistant dans cette ville � une r�union spirite, fit �voquer le noy�. Celui-ci r�pondit � l�appel, p�n�tra le m�dium, qui changea de voix et d�attitude et rit une narration, dont voici le sens : � Quand le bateau coula, j��tais sur l��chelle, je fus renvers� ; ma jambe droite passa entre deux barreaux, et le bras de levier du corps produisit une fracture de la jambe qui ne me permit pas de me d�gager. L�on retrouvera mon corps pris dans l��chelle quand on renflouera le bateau. Inutile de le chercher ailleurs[15]. �
Les manifestations par la table ne sont pas moins riches en preuves d�identit�.
Le commandant P. Mantin (alias Dauvil), dans ses Vieilles Notes[16], rapporte le fait suivant, qui s�est produit dans la famille de sa femme, � l��le de la R�union, en 1860. Il est appuy� par les t�moignages de plusieurs de ses parents :
�
Un soir que la famille B... �tait r�unie autour d�une table dans le grand
salon, en pleine lumi�re, un Esprit pria d�appeler M. A. B..., grand-p�re de
ma femme - laquelle n��tait pas encore au monde - afin de lui faire une
communication tr�s importante. M. A. B... fumait tranquillement sa pipe sous la
varangue, songeant � ses champs de cannes, � son usine, plus qu�aux Esprits,
auxquels il n�ajoutait pas foi. Alors on l�appela une seconde fois. � Venez,
cher p�re, l�Esprit vous attend pour vous dire son nom. - Laissez-moi en
paix, mes enfants, avec vos amusements. � Enfin l�une de ses filles vint le
supplier de rentrer au salon. � Allons, mon enfant, voir ce que me veut ton
Esprit, � et l�excellent homme s�approcha du gu�ridon, qu�entouraient
tous ses enfants, en pronon�ant la formule : � Esprit, que me
veux-tu ? � Et l�invisible dicta : � Cher Monsieur B.... je suis le
capitaine R�gnier ; vous vous souvenez que j�ai charg� vos sucres sur
votre voilier le Bois Rouge, il y a deux mois, j�ai mis � la voile le
- date exacte, - vous le rappelez-vous ? - Oui. Eh bien ? � Eh bien, je
viens vous dire que votre voilier Bois Rouge s�est perdu corps et biens
dans la temp�te sur les c�tes rocheuses de Simon�s Bay au cap de Bonne-Esp�rance,
il y a dix jours : moi et tous mes matelots avons p�ri, et mon �me ne
pouvait quitter les flots, sur lesquels elle erre depuis ce jour-l�. Je ne
serai tranquille qu�apr�s vous avoir assur� que nous avons tout fait pour
sauver le navire, mais la mer �tait trop mauvaise et la volont� de Dieu
s�est accomplie, - Si le fait est vrai, r�pondit M. B..., c�est votre mort
et celle de vos braves marins que je d�plore le plus, mais, jusqu�� preuve
du contraire, permettez-moi de douter de la v�racit� de cette triste nouvelle.
Si vous �tes noy�, comment pouvez-vous �tre l�, dans cette table ? - C�est
pourtant la vraie v�rit�, dicta le gu�ridon en s�agitant, et en frappant
d�un pied rapidement, vous verrez, mon cher M. B..., que l�armateur de
Nantes vous confirmera la nouvelle dans quatre mois ; adieu, M. portez-vous
bien, vous et votre famille. � Et quatre mois juste apr�s de soir-l�, me
disait le cher a�eul de ma femme en me racontant cette histoire, trente-cinq
ans plus tard, car � cette �poque nous n�avions pas comme aujourd�hui les
vapeurs qui nous apportent le courrier deux fois par mois, la perte du navire Bois
Rouge, de son �quipage et du brave capitaine R�gnier me fut r�ellement
confirm�e. Que r�pondre � cela ? ajoutait philosophiquement le cher
vieillard. �
Voici un autre cas probant, attest� par W. Stead et reproduit par la Revue scientifique et morale du Spiritisme, de janvier 1904 :
Pendant
des semaines et des mois avant la mort de mon fr�re, nous causions de la
communion des Esprits, lorsqu�un matin il me demanda de lui donner un fragment
de poterie, des plumes et de l�encre, Il fit deux marques sur un des c�t�s
et une sur l�autre avec de l�encre, puis, cassant en deux le fragment, il
m�en donna un des morceaux, me recommandant de le garder avec soin, et peu de
temps apr�s il cacha l�autre dans un endroit connu de lui seul, esp�rant
qu�apr�s sa mort il pourrait revenir et me dire o�
il �tait. Je pourrais alors les comparer, et cela prouverait qu�il
serait revenu se communiquer, sans que ma pens�e p�t intervenir, puisque
j�aurais compl�tement ignor� l�endroit de la
cachette. Apr�s sa mort et apr�s plusieurs essais, ma m�re et moi nous
pr�mes place � la table, et voici ce qui nous fut donn� en appelant les
lettres de l�alphabet : � Vous trouverez ce fragment de terre cuite dans
le bureau, sous le tomahawk. � Benja[17]. �
J�allai
� son bureau, qui �tait rest� ferm� depuis sa mort, j�y trouvai le
fragment en question � l�endroit indiqu�, et, en le rapprochant de celui que
j�avais gard�, je vis que les deux fragments s�adaptaient exactement
ensemble et que les signes dont ils avaient �t� rev�tus concordaient sans
erreur possible.
� Je signalerai un autre incident, qui a pour moi autant de valeur que le pr�c�dent. Il m��crivit une lettre vers la m�me �poque o� il m�avait donn� le fragment de poterie, la cacheta et me dit que je n�avais pas � y r�pondre, qu�il m�en indiquerait le contenu. C�est encore par la m�thode des coups frapp�s par la table que je connus le contenu de la lettre. Le voici : � Julia ! agis bien et sois heureuse ! - Benja. � C��tait exact et ces mots �taient bien ceux que contenait la lettre. Je n��prouve aucune h�sitation � donner mon nom, car je ne dis que la v�rit�. �
La photographie des Esprits fournit aussi son contingent de preuves. La Revue du 15 janvier 1909 publie un article du m�me W. T. Stead intitul� : � Comment communiquer avec l�Au-del� ? � dans lequel nous relevons un passage ayant trait � la photographie des invisibles. Il d�bute ainsi :
� Je
m�empresse de d�sarmer le
lecteur sceptique en admettant qu�il n�y a rien de plus facile que de
truquer des photographies de ce genre et j�ajouterai qu�un prestidigitateur
peut toujours tromper l�observateur le plus vigilant et le plus d�fiant.
�
Les plaques dont je me sers en les d�veloppant moi-m�me et qui sont, de plus,
marqu�es, fourniraient quelque garantie contre les fraudes.
�
Mais si je crois � l�authenticit� des photographies, c�est que je
m�appuie sur des arguments autrement concluants. La preuve de l�authenticit�
d�une photographie d�un Esprit, c�est d�abord l�ex�cution d�un
portrait parfaitement reconnaissable de la personne d�funte par un photographe
quel ne sait absolument rien de l�existence de cette personne et c�est
ensuite le fait qu�aucune forme visible n�est per�ue par celui qui op�re
ou qui assiste � l�op�ration.
�
J�ai obtenu de ces photographies non pas une fois seulement, mais � plusieurs
reprises.
�
Je n�en rapporterai ici qu�un seul cas.
�
Le photographe � qui sa m�diumnit� permet de photographier l�invisible est
un artiste d�j� vieux, sans instruction. Cette particularit� l�emp�che m�me,
dans certaines circonstances, de s�occuper s�rieusement de sa profession. Il
est clairvoyant et ce que j�appellerai clairaudiant.
�
Pendant la derni�re guerre des Boers j�allais lui demander une s�ance,
curieux de savoir ce qui allait se passer. J�avais � peine pris place devant
le vieux bonhomme, qu�il me dit :
�
- J�ai eu une algarade l�autre jour. Un vieux Boer est venu dans mon
atelier. Il avait un fusil, et son regard farouche me causa une certaine
frayeur. � Va-t�en, lui dis-je, je n�aime pas les armes � feu. � Et il
s�en alla. Mais il est revenu, et le revoil�. Il est entr� avec vous. Il
n�est plus arm� de son fusil et son regard n�a plus rien de farouche.
Faut-il lui permettre de rester ?
�
- Certainement, r�pondis-je, vous croyez pouvoir le photographier ?
� -
Je ne sais pas, dit le vieux, j�essaierai.
� Je
m�assis devant l�objectif et l�op�rateur prit le point. Je ne pouvais
rien voir, mais, avant l�enl�vement de la plaque, je demandai au photographe
:
�
- Vous lui avez parl�, l�autre jour. Pouvez-vous lui parler encore maintenant ?
�
- Oui, il est toujours derri�re vous.
�
- Vous r�pondra-t-il, si vous l�interrogez ? - Je ne sais pas,
j�essaierai.
�
- Demandez-lui son nom.
�
Le photographe eut l�air d�adresser une question mentale et d�attendre la
r�ponse. Puis il fit :
�
- Il dit qu�il s�appelle Piet Botha.
�
- Piet Botha ? objectai-je avec un geste de doute. Je connais un Philippe,
un Louis, un Christian et je ne sais combien d�autres Botha, mais je n�ai
jamais entendu parier de ce Piet.
�
- Il dit que c�est son nom, r�pliqua le vieux d�un air bourru.
�
Quand il d�veloppa la plaque, j�y vis debout, derri�re moi, un grand
gaillard hirsute, qui pouvait �tre aussi bien un Boer qu�un moujick. Je ne
dis rien, mais attendis jusqu�� la fin de la guerre et, � l�arriv�e du g�n�ral
Botha � Londres, je lui envoyai la photographie par l�interm�diaire de M.
Fischer, maintenant premier ministre de l��tat d�Orange. Le lendemain, M.
Wessels, d�l�gu� d�un autre �tat, vint me voir.
�
- O� avez-vous pris cette photographie que vous avez donn�e � M. Fischer?
�
Je lui rapportai exactement comment elle se trouvait en ma possession. Il hocha
la t�te.
�
- Je ne crois pas aux revenants, mais dites-moi s�rieusement d�o� vous vient
ce portrait : cet homme-l� n�a jamais connu William Stead. Cet homme-l�
n�a jamais mis le pied en Angleterre.
�
- Je vous ai dit, r�partis-je, comment je l�ai eue et vous pouvez ne pas me
croire, mais pourquoi vous monter comme cela ?
�
- Parce que, dit-il, cet homme-l� est un de mes parents. J�ai son portrait
chez moi.
�
- Vraiment, m��criai-je, est-il mort ?
�
- Il fut le premier commandant boer qui p�rit au si�ge de Kimberley... P�trus
Botha, ajouta-t-il, mais nous l�appelions Piet pour abr�ger.
�
Cette photographie est rest�e en ma possession. Elle fut �galement identifi�e
par les autres d�l�gu�s des �tats libres qui avaient, eux aussi, connu Piet
Botha.
�
Or, ceci ne s�explique point par la t�l�pathie. Il ne saurait y avoir non
plus ni hypoth�se ni fraude. C�est par simple hasard que je demandai au
photographe de s�assurer si l�Esprit donnerait son nom. Personne en
Angleterre, pour autant que j�aie pu m�en convaincre, ne savait que Piet
Botha e�t jamais exist�. �
En maintes circonstances, des d�funts contribuent, par leurs indications, au r�glement de leurs affaires terrestres. Ils aident � retrouver des testaments cach�s ou �gar�s.
Le docteur Cyriax, dans sa brochure, Die Lehre vom Geist, rapporte un fait de ce genre, auquel il a pris part :
�
Un jeune homme de Baltimore, nomm� Roberts, avait �t� �lev� par une de ses
tantes, riche c�libataire, qui, l�ayant adopt�, lui avait fait donner une �ducation
compl�te et l�avait mari�. Il �tait devenu p�re de famille, lorsque sa
tante mourut subitement. On ne trouva d�elle aucun testament et les parents
int�ress�s se mirent en devoir d��vincer K. Roberts. Celui-ci, fort,
perplexe, fut sollicit� par quelques amis de consulter Mme Morill, m�dium �
test, qui �voqua la tante d�c�d�e. Cet Esprit fit savoir que le
testament �tait enferm� dans une armoire � litige, � l��tage sup�rieur
de leur villa. Ce ne fut qu�apr�s avoir boulevers� tout le contenu de
l�armoire que l�on trouva, dans un bas, le document tel qu�il avait �t�
d�crit. Personne au monde ne pouvait avoir la moindre id�e de la cachette, le
m�dium moins que tout autre. L�Esprit, de la tante, seul, pouvait �tre en
mesure de donner ce renseignement. �
Aksakof rapporte un cas semblable, extrait des Proceedings, vol. XVI, p. 353 :
�
Le prince de Sayn-Wittgenstein-Berlesbourg obtint du g�n�ral baron de Korff,
mort depuis quelques mois, une communication spontan�e, dans laquelle il lui
enjoignait de d�signer � sa famille l�endroit o�, par malveillance, on
avait cach� son testament. On d�couvrit ce document � la place indiqu�e par
l�Esprit[18].
Ajoutons � ces faits deux cas d�identit� consistant en �critures ou conversations en langues ignor�es du m�dium, publi�s par E. Bozzano, dans les Annales des Sciences psychiques de janvier 1910.
Le premier cas fut rapport� par Myers, dans son ouvrage sur la Conscience subliminale (Proceedings of the S. P. R.,_ vol. IX, p. 124), et concerne un �pisode d��criture obtenue au moyen d�une fillette de onze ans, fille de M. Hugli Junor Brown, qui le publia dans un livre intitul� : The Holy Truth. Myers a personnellement connu le relateur et se porte garant de sa parfaite sinc�rit�. Nous reproduisons le r�cit de ce dernier :
�
Un jour, me trouvant en promenade avec ma femme, je rencontrai un n�gre que je
ne connaissais pas, mais que je compris �tre un Cafre, � cause de ses oreilles
largement perfor�es, ce qui est une coutume de cette race. Apr�s l�avoir
interrog� dans sa langue native, ce qui l�avait beaucoup surpris, je lui
donnai mon adresse, l�invitant � venir me trouver. Il se pr�senta chez moi
juste au moment o� nous faisions des exp�riences m�diumniques. Je dis au
domestique de l�introduire, et je demandai si des Esprits de ses amis n��taient
pas pr�sents. La main de ma fille r�pondit en �crivant plusieurs noms cafres,
que je lus au n�gre, et qu�il reconnut, en donnant des marques de vive
stupeur. Je demandai alors si les amis pr�sents du n�gre avaient quelque
message � lui communiquer ; aussit�t fut �crite une phrase en langage
cafre, dans laquelle se trouvaient des paroles inconnues de moi. Je les lus �
mon h�te, qui en comprit parfaitement la signification, sauf celle d�une
seule parole. J�essayai de la lui faire comprendre en la pronon�ant de
plusieurs mani�res diff�rentes, mais en vain. Tout � coup la main de ma fille
�crivit : � Fais claquer ta langue. � - Je me rappelai alors un
claquement caract�ristique qui doit habituellement accompagner la lettre t
dans le langage cafre, et je pronon�ai le mot selon la m�thode indiqu�e, r�ussissant
� me faire comprendre imm�diatement.
� Je dois faire observer que ma fille ne comprend pas un mot de cafre, �tant n�e plusieurs ann�es apr�s que j�avais abandonn� ces r�gions. Je demandai quel �tait l�Esprit qui dirigeait la main de ma fille, l�art d��crire �tant g�n�ralement inconnu aux Cafres, et il fut r�pondu que le message avait �t� dict� par un vieil ami � moi, H. S., � la demande des amis du Cafre. Or, H. S., personne bien �lev�e et cultiv�e, parlait couramment le cafre, ayant longtemps s�journ� dans le Natal. A ce moment, j�expliquai � mon h�te que les Esprits de ses amis �taient pr�sents, ce qui parut le terrifier. �
Le ministre pl�nipotentiaire de Serbie, � Londres, M. Chedo Mijatovitch, �crit ce qui suit au directeur du Light (1908), p. 136 :
�
Je ne suis pas spirite, mais je me trouve pr�cis�ment sur la route qui y
conduit... et j�y suis entr� gr�ce � une exp�rience personnelle, que je
crois de mon devoir de rendre publique. [Il raconte ici que plusieurs spirites
hongrois lui �crivirent, le priant de se rendre chez quelque m�dium r�put�
de Londres pour se mettre en rapport, si possible, avec un ancien souverain
serbe et le consulter sur une certaine question.]
�
En ces jours-l� justement �, continue-t-il, � ma femme avait lu quelque chose
sur un certain M. Vango, dou�, disait-on, de facult�s m�diumniques
remarquables, et c�est pour cette raison que je me rendis chez lui. Je ne
l�avais jamais vu, et certainement il ne m�avait jamais vu moi-m�me. Il
n�y a aucune raison de supposer qu�il ait eu des renseignements sur moi, ou
qu�il ait pu les deviner. A ma demande : s�il pouvait me mettre en rapport
avec l�Esprit auquel je pensais, il r�pondit avec modestie qu�il y r�ussissait
parfois, mais pas toujours, et que tr�s souvent, au contraire, se manifestaient
des Esprits non d�sir�s par l�exp�rimentateur. Ensuite, il se mit � ma
disposition, en me priant de concentrer ma pens�e sur l�Esprit que je d�sirais.
�
Peu apr�s, M. Vango s�endormit et commen�a : � Il y a ici l�Esprit
d�un jeune homme qui parait tr�s anxieux de vous parler, mais il s�exprime
en une langue que je ne connais pas. � - Le souverain serbe sur lequel
j�avais concentr� ma pens�e �tait mort vers 1350, en �ge m�r ; j��tais
cependant curieux de savoir qui �tait ce jeune Esprit anxieux de me parler, et
je demandai au m�dium de r�p�ter au moins un mot prononc� par l�entit� pr�sente ;
il r�pondit qu�il essayerait. En disant cela, il avait inclin� son buste
vers le mur, en face duquel il �tait assis, et s��tait mis dans la position
d�un homme qui �coute. Puis, � ma grande stupeur, il commen�a lentement �
prononcer les paroles suivantes en langue serbe : � Molim vas pishite
moyoy materi Nataliyi da ye molim da mi oprosti �, dont voici la traduction : �
Je te prie de vouloir �crire � ma m�re Nathalie, en lui disant que
j�implore son pardon. � - Je compris naturellement qu�il s�agissait de
l�Esprit du jeune roi Alexandre. Je demandai alors � M. Vango d�en d�crire
l�apparence, et lui, promptement : � Oh ! elle est horrible ;
son corps est cribl� de blessures. �
�
Si une autre preuve avait �t� n�cessaire pour me convaincre de l�identit�
de l�Esprit communiquant, je l�obtins lorsque M. Vango dit : � L�Esprit d�sire
vous dire qu�il d�plore am�rement ne pas avoir suivi votre conseil au sujet
d�un certain monument � �riger et aux mesures politiques � prendre � ce
propos. � - Ceci se rapporterait � un conseil confidentiel que j�avais donn�
au roi Alexandre, deux ans avant son assassinat, et qu�il avait jug�,
intempestif � ce moment et pouvant n��tre mis en action qu�au commencement
de l�ann�e 1904. Je dois ajouter que M. Vango r�p�ta les paroles serbes
d�une mani�re assez caract�ristique, en pronon�ant syllabe par syllabe, et
en commen�ant par la derni�re de chaque mot, pour revenir jusqu�� la premi�re.
� Comme je publie le fait dans l�int�r�t de l�a v�rit�, je n�h�site pas � signer de mon nom et de mon grade. � (Sign� : Chedo Mijatovitch, ministre pl�nipotentiaire de Serbie � la Cour de Saint-James ; 3, Redchiffe-gardens, S. W. London.)
Enfin, M. D. Home, dans Life and Mission (pp. 19 � 22), d�crit tout un ensemble de preuves d�identit�, obtenues par la m�diumnit� voyante et auditive, et que nous croyons devoir reproduire[19] :
�
Pendant que j�habitais Springfield (Mass.), je fis une grave maladie, qui me
retint au lit pendant quelque temps. Un jour, au moment o� le m�decin venait
de me quitter, un Esprit vint se communiquer � moi et me d�livra ce message :
� Vous prendrez cet apr�s-midi le train pour Hartford ; il s�agit
d�une affaire importante pour les progr�s de la cause. Ne questionnez pas, faites simplement ce que nous vous
disons. � Je fis part � ma famille de cet ordre �trange, et, malgr� mon �tat
de faiblesse, je pris le train, ignorant compl�tement ce que j�allais faire
et le but d�un tel voyage.
�
Arriv� � Hartford, je suis abord� par un �tranger, qui me dit : � Je n�ai
eu l�occasion de vous voir qu�une seule fois ; je ne crois pourtant pas me
tromper, vous �tes bien M. Home ? � Je r�pondis affirmativement,
ajoutant que j�arrivais � Hartford sans aucune id�e de ce qu�on y voulait
de moi. � C�est dr�le ! � reprit mon interlocuteur, � je venais
justement prendre le train pour aller vous chercher � Springfield. � Il
m�expliqua alors qu�une famille influente, bien connue, me faisait inviter
� lui rendre visite et � lui pr�ter mon concours pour les investigations
qu�elle d�sirait faire en mati�re de spiritisme. Le but du voyage commen�ait
donc � se dessiner ; mais le myst�re restait tout aussi profond, quant aux
suites de cette aventure.
�
Une charmante promenade en voiture nous amena bient�t � destination. Le
ma�tre de la maison, M. Ward Cheney, �tait justement devant sa porte, et il me
souhaita la bienvenue, disant qu�il n�avait pas esp�r� me voir arriver
avant le lendemain au plus t�t. Comme j�entrais dans le vestibule, mon
attention est attir�e par le bruissement d�une lourde robe de soie. Je
regarde autour de moi et suis surpris de ne voir personne ; mais nous
passons alors dans un des salons, et je ne me pr�occupe plus de cet incident.
�
Un peu apr�s, j�aper�us dans le
vestibule une petite dame �g�e, v�tue d�une robe de forte soie grise et
paraissant tr�s affair�e. L� �tait l�explication de ce myst�re, j�avais
entendu, sans la voir, cette personne qui allait et venait par la maison.
�
Le fr�lement de la robe s��tant fait entendre de nouveau et M. Cheney
l�ayant alors remarqu� en m�me temps que moi, il me demanda d�o� ce bruit
pouvait bien venir. � Oh ! � r�pondis-je, � c�est du
costume de soie grise de cette dame �g�e que je vois dans le vestibule. Qui
est donc cette personne ? � L�apparition �tait, en effet, si
distincte que je ne mettais pas en doute que cette dame f�t une cr�ature en
chair et en os.
�
Le reste de la famille arrivant � cet instant, les pr�sentations emp�ch�rent
M. Cheney de me r�pondre, et je n�eus pas l�occasion d�en apprendre
davantage pour le moment ; mais, le d�ner ayant �t� servi, je fus
surpris de ne pas voir � table la dame � la robe de soie ; ma curiosit�
en fut �veill�e, et cette personne devint d�s lors pour moi un sujet de pr�occupation.
�
Lorsque la soci�t� quitta la salle � manger, j�entendis de nouveau le fr�lement
de la robe de soie. Je ne voyais rien, mais j�entendis distinctement une voix
qui disait : � Je suis f�ch�e qu�on ait plac� un cercueil sur le mien ;
je ne veux � pas qu�il y reste. � Ayant communiqu� au chef de la famille et
� sa femme son �trange message, ils se regard�rent tous deux avec stup�faction ;
puis M. Cheney, rompant le silence me dit qu�il reconnaissait parfaitement ce
costume, sa couleur et m�me son genre de soie �paisse ; � mais, �
ajouta-t-il, ce qui concerne le cercueil plac� sur le sien est absurde et erron�.
� Cette r�ponse me rendit fort perplexe ; je ne savais plus que dire,
d�autant plus qu�avant la communication je ne m��tais pas dout�
d�avoir eu affaire � une d�sincarn�e ; je ne connaissais pas m�me les
rapports de famille ou d�amiti� qui pouvaient exister entre la vieille dame
et les Cheney.
�
Une heure plus tard, j�entendis tout � coup la m�me voix, pronon�ant
exactement les m�mes paroles, mais en y ajoutant ceci : � En outre, Seth
n�avait pas le droit de couper cet arbre. � Ayant fait part � mon h�te de
ce nouveau message, il en devint tout soucieux. � Il y a l�, � me dit-il,
� quelque chose de bien �trange ; mon fr�re Seth a fait
couper un arbre qui masquait la vue du vieux manoir, et nous avons toujours �t�
d�avis que la personne qui est cens�e vous parler n�aurait pas permis de
l�abattre si elle e�t encore �t� de ce monde. Quant au reste du message, il
n�a pas l�ombre de bon sens. �
�
La m�me communication m�ayant �t� donn�e dans la soir�e pour la troisi�me
fois, je me heurtai de nouveau � un d�menti formel, en ce qui concernait le
cercueil. J��tais sous le coup d�une impression fort p�nible lorsque je me
retirai dans ma chambre. Je n�avais jamais re�u de message mensonger et m�me,
en admettant le bien-fond� de son grief, une pareille insistance, de la part
d�un Esprit d�sincarn�, � ne pas vouloir qu�un autre cercueil f�t plac�
sur le sien, me semblait absolument ridicule.
�
Le matin venu, j�en exprimai � mon h�te mon profond d�sappointement; il me
r�pondit qu�il en �tait lui-m�me fort chagrin, mais qu�il allait me
prouver que cet Esprit - si c��tait bien celui qu�il pr�tendait �tre -
s��tait gravement tromp�. � Nous allons nous rendre � notre caveau de
famille �, me dit-il, et vous
verrez que, l�eussions-nous voulu, il n�aurait pas �t�-possible de placer
un autre cercueil au-dessus du sien.
�
�
�tant venus au cimeti�re, nous f�mes demander le fossoyeur, qui avait la clef
du caveau. Au moment o� il allait ouvrir la porte, il parut faire une r�flexion
et dit, d�un air un peu embarrass�, en se retournant vers M. Cheney : � Je
dois vous avertir, Monsieur, que, comme il restait justement une petite place
au-dessus du cercueil de Mme ***, j�y ai mis le petit cercueil de l�enfant
de L... Je pense que cela n�a pas d�importance, mais peut-�tre aurais-je
mieux fait de vous en pr�venir. Ce n�est que depuis hier qu�il est plac� l�.
�
�
Jamais je n�oublierai le coup d��il que me lan�a M. Cheney, lorsqu�il me
dit, en se tournant vers moi : � Mon Dieu,
c�est donc bien vrai ! �
� Le soir m�me, nous e�mes une nouvelle manifestation de l�Esprit, qui vint nous dire : � Ne croyez pas que j�attache la moindre importance au cercueil plac� sur le mien ; on y empilerait toute une pyramide de cercueils que cela me serait parfaitement �gal. Mon unique but �tait de vous prouver une fois pour toutes mon identit�, de vous amener � la conviction absolue que je suis toujours un �tre vivant et raisonnable, la m�me E... que j�ai toujours �t�. C�est la seule raison qui m�a fait agir comme je l�ai fait. �
�
� �
Tous les faits que nous venons de citer sont entour�s des garanties n�cessaires pour en assurer l�authenticit�. La plupart d�entre eux ont �t� soumis � la critique la plus rigoureuse. Nous aurions pu y joindre beaucoup d�autres cas semblables, si le cadre de ce travail ne nous imposait des limites restreintes.
En r�sum�, nous pouvons dire que les preuves de la survivance abondent pour ceux qui les recherchent d�un c�ur sinc�re, avec intelligence et pers�v�rance. Ainsi, la notion d�immortalit� se d�gage peu � peu des ombres accumul�es par les sophismes et les n�gations, et l��me humaine s�affirme dans sa r�alit� imp�rissable.
L�univers infini devient notre patrie �ternelle. La vaste perspective des temps se d�roule devant nos regards comme le champ de nos travaux, de nos �tudes, de nos progr�s. Et, quand cette certitude a p�n�tr� dans notre esprit, aucun d�couragement, aucune crainte ne peut plus nous atteindre, ni dans cette vie, ni dans les vies innombrables que la destin�e nous contraint � parcourir.
[1] Proceedings de la S. P. R., reproduits, par M. SAGE, Madame Piper, pp. 243, 244.
[2] Proceedings de la S. P. R., reproduits par M. SAGE, Madame Piper, pp. 243, 244.
[3] Exp�riences de M. Hyslop. Revue scientifique et morale, d�cembre 1902, p. 371.
[4] Animisme et Spiritisme, p. 332.
[5] Idem, pp. 555 � 559.
[6] Voir G. DELANNE, Recherches sur la m�diumnit�, p. 463.
[7] Voir STAITON MOSES, Enseignements spiritualistes, pp. 21 et suiv., et aussi L. DENIS, Probl�me de l'�tre et de la Destin�e.
[8] Voir Proceedings, vol. XII, XIII, XIV, XV (r�sum�s dans chap. XIX, Trance, p. 313 et suiv.)
[9] Voir Annales des Sciences psychiques, 1er avril 1910.
[10] D'apr�s les Annales des Sciences psychiques, 16 avril 1910.
[11]Voir Annales des Sciences psychiques, mai 1910. Cas d'identification recueillis par M. Bozzano.
[12] Pages 280 et suiv.
[13] Voir chap. XIX, p. 303.
[14]Animisme et Spiritisme, p. 542.
[15] Compte rendu du IV�me Congr�s international de psychologie, rapport du docteur Pascal, p. 710, et Lotus bleu, 27 octobre 1900, p. 277.
[16]Revue spirite, janvier et f�vrier 1903.
[17]Abr�viation de Benjamin.
[18]AKSAKOF, Animisme et Spiritisme, p. 568.
[19] Voir aussi le M�dium Home, par LOUIS GARDY, pp. 78 � 83.
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