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Rien de grand ne s�acquiert sans peine. Une lente et laborieuse initiation est impos�e � ceux qui recherchent les biens sup�rieurs. Comme toutes choses, la formation et l�exercice de la m�diumnit� rencontrent des difficult�s, d�j� signal�es bien des fois ; il nous para�t n�cessaire d�y revenir et d�insister, afin de mettre les m�diums en garde contre les fausses interpr�tations, contre les causes d�erreur et de d�couragement.
D�s que les facult�s du sujet, assouplies par un travail pr�paratoire, commencent � donner des r�sultats, c�est presque toujours au moyen de rapports �tablis avec les �l�ments inf�rieurs du monde invisible.
Une foule d�Esprits nous entourent, toujours avides de se communiquer aux humains. Cette foule est surtout compos�e d��mes peu avanc�es, d�Esprits l�gers, parfois mauvais, que la densit� de leurs fluides retient encha�n�s � notre monde. Les intelligences �lev�es, aux fluides subtils, aux pures aspirations, ne restent pas confin�es dans notre atmosph�re apr�s la s�paration charnelle. Elles montent plus haut, vers les milieux que leur degr� d�avancement leur assigne. Elles en redescendent souvent, il est vrai, pour veiller sur les �tres aim�s ; elles se m�lent � nous, mais seulement pour un but utile et dans des cas importants.
Il en r�sulte que les d�butants ne recueillent gu�re que des communications sans valeur, des r�ponses plaisantes, triviales, parfois inconvenantes, qui les rebutent et les d�couragent.
En d�autres cas, le m�dium inexp�riment� re�oit, par la table ou le crayon [1], des messages sign�s de noms c�l�bres, renfermant des r�v�lations apocryphes, qui captent sa confiance et le remplissent d�enthousiasme. L�inspirateur invisible, connaissant ses c�t�s faibles, flatte son amour-propre et ses vues, surexcite sa vanit� en le comblant d��loges et en lui promettant des merveilles. Il le d�tourne, peu � peu de toute autre influence, de tout contr�le �clair�, et le porte � s�isoler dans ses travaux. C�est le d�but d�une obsession, d�un accaparement, qui peut conduire le m�dium � des r�sultats d�plorables.
Ces �cueils ont �t� signal�s d�s le d�but du spiritisme par Allan Kardec ; cependant, nous voyons encore tous les jours des m�diums se laisser entra�ner aux suggestions des Esprits trompeurs et devenir victimes de mystifications, qui les rendent ridicules et rejaillissent sur la cause qu�ils croient servir.
Bien des d�ceptions et des d�boires seraient �vit�s, si l�on comprenait que la m�diumnit� traverse des phases successives et que, dans sa premi�re p�riode de d�veloppement, le m�dium est surtout assist� par des Esprits d�ordre inf�rieur, dont les fluides, encore impr�gn�s de mati�re, s�adaptent mieux aux siens et sont appropri�s � ce travail d��bauche, plus ou moins prolong�, auquel toute facult� est soumise.
Ce n�est que plus tard, lorsque la facult� m�dianimique est suffisamment d�velopp�e, assouplie, l�instrument rendu maniable, que les Esprits �lev�s peuvent intervenir et l�utiliser pour un but intellectuel et moral.
La p�riode d�exercice, de travail pr�paratoire, parfois si fertile en manifestations grossi�res et en mystifications, est donc une phase normale du d�veloppement de la m�diumnit� ; c�est une �cole o� notre patience et notre jugement s�exercent, o� nous apprenons � nous familiariser avec la mani�re d�agir des habitants de l�Au-del�.
Durant ce temps d��preuve et d��tude �l�mentaire, le m�dium devra se tenir sur ses gardes, ne jamais se d�partir d�une prudente r�serve. Il devra �viter avec soin les questions oiseuses ou int�ress�es, les plaisanteries, tout ce qui a un caract�re frivole et attire les Esprits l�gers.
Il ne faut pas se laisser rebuter par la m�diocrit� des premiers r�sultats, par l�indiff�rence apparente et l�abstention de nos amis de l�espace. M�diums d�butants, soyez assur�s que l�on veille sur vous, que votre pers�v�rance est mise � l��preuve. Lorsque vous serez parvenus au point voulu, des influences plus hautes descendront sur vous et continueront votre �ducation psychique.
Ne recherchez pas la m�diumnit� dans un but de simple curiosit� ou de pur amusement, mais voyez-y un don du ciel, une chose sacr�e, que vous devez utiliser avec respect pour le bien de vos semblables. �levez vos pens�es vers les �mes g�n�reuses qui travaillent au progr�s de l�humanit� ; elles viendront � vous, vous soutiendront et vous prot�geront. Gr�ce � elles, les difficult�s du d�but, les d�ceptions in�vitables que vous subirez n�auront pas de cons�quences f�cheuses ; elles �claireront votre raison et d�velopperont vos forces fluidiques.
La bonne m�diumnit� se forme lentement, dans l��tude calme, silencieuse, recueillie, loin des plaisirs mondains, loin du bruit des passions. Apr�s une p�riode de pr�paration et d�attente, le m�dium recueille le fruit de ses pers�v�rants efforts, il re�oit des Esprits �lev�s la cons�cration de ses facult�s, m�ries dans le sanctuaire de son �me, � l�abri des suggestions de l�orgueil. S�il garde dans son c�ur la puret� d�acte et d�intention, il deviendra, avec l�assistance de ses guides, un coop�rateur utile dans l��uvre de r�g�n�ration qu�ils poursuivent.
D�s que la premi�re phase de d�veloppement de ses facult�s s�ach�ve, l�important, pour un m�dium, est de s�assurer la protection d�un Esprit bon, �lev�, qui le guide, l�inspire, le pr�serve de tout danger.
Le plus souvent, c�est un parent, un ami disparu, qui remplit pr�s de lui cet office. Un p�re, une m�re, une �pouse, un enfant, s�ils ont acquis l�avancement et l�exp�rience n�cessaires, peuvent nous diriger dans la pratique d�licate de la m�diumnit�. Mais leur pouvoir est mesur� � leur degr� d��l�vation, et leur sollicitude, leur tendresse, ne suffisent pas toujours � nous garantir des agissements des Esprits inf�rieurs.
Il faut louer les m�diums qui ont su, par leur foi profonde et leur d�sint�ressement, s�attacher des Esprits d��lite et participer � leur mission. Pour arracher ces Esprits aux r�gions heureuses, pour les d�cider � se plonger dans notre �paisse atmosph�re, il faut leur pr�senter des aptitudes, des qualit�s remarquables.
Cependant, leur ardent d�sir de travailler � la r�novation du genre humain rend cette intervention bien moins rare qu�on ne pourrait le supposer. Des centaines d�Esprits sup�rieurs planent au-dessus de nous et dirigent le mouvement spiritualiste, inspirant, contr�lant les m�diums, r�pandant sur les groupes, sur les hommes d�action, les vibrations de leur volont�, le rayonnement de leur g�nie.
Je connais plusieurs groupes qui poss�dent une assistance de cet ordre. Par la plume, par les l�vres des m�diums, les Esprits-guides dictent leurs instructions, font entendre leurs exhortations ; et malgr� les imperfections du milieu, malgr� les ombres qui affaiblissent et voilent les radiations de leur pens�e, c�est toujours un charme p�n�trant, une joie du c�ur, un r�confort, que de go�ter la beaut� de leurs enseignements �crits, d�entendre les accents de leurs voix, qui nous parviennent comme un �cho lointain des sph�res c�lestes.
La descente sur notre monde terrestre est un acte d�abn�gation et une cause de souffrance pour l�Esprit �lev�. Nous ne saurions trop admirer et reconna�tre la g�n�rosit� de ces �mes, qui ne reculent pas devant le contact des fluides grossiers, semblables en cela � ces nobles femmes, d�licates sensitives, qui, par charit�, p�n�trent dans des milieux r�pugnants pour y porter secours et consolations.
Que de fois n�avons-nous pas entendu dire � nos guides, au cours de s�ances d��tude : � Lorsque, du sein des espaces, nous venons vers vous, tout se restreint, se rapetisse, se r�tr�cit peu � peu. L�-haut, nous jouissons de moyens d�action que vous ne pouvez comprendre ; ces moyens s�affaiblissent aussit�t que nous entrons en rapport avec le milieu humain. �
D�s qu�un de ces grands Esprits descend � notre niveau, d�s qu�il s�journe dans nos r�gions obscures, une impression de tristesse l�envahit ; il ressent comme un amoindrissement, une diminution de sa puissance et de ses perceptions. C�est par un exercice constant de sa volont�, avec l�aide des forces magn�tiques puis�es dans l�espace, qu�il s�habitue � notre monde et y poursuit l�accomplissement des missions qui lui sont assign�es.
Car tout est r�gl� dans l��uvre providentielle en vue de l�enseignement graduel et du progr�s de l�humanit�. Les Esprits missionnaires et instructeurs viennent, au moyen des facult�s m�dianimiques, r�v�ler les v�rit�s que notre degr� d��volution nous permet de saisir et de comprendre. Ils d�veloppent, dans le milieu terrestre, les hautes et pures conceptions de la divinit� ; ils nous conduisent pas � pas vers une compr�hension plus vaste du but de l�existence et des destin�es humaines. Il ne faut pas attendre de ces Esprits les preuves banales, les d�monstrations d�identit� que tant d�exp�rimentateurs r�clament ; mais de nos entretiens avec eux se d�gagera une impression de grandeur, d��l�vation morale, une irradiation de puret�, de charit�, qui surpassera de beaucoup toutes les preuves mat�rielles et constituera la meilleure des preuves morales.
Les Esprits sup�rieurs lisent en nous ; ils connaissent nos intentions et tiennent peu de compte de nos caprices, de nos fantaisies. Pour r�pondre � nos appels et nous pr�ter assistance, ils exigent, de notre part, une volont� ferme, soutenue, une foi �lev�e, un d�sir ardent de nous rendre utiles. Ces conditions r�unies, ils se rapprochent de nous ; un lent travail d�adaptation de leurs fluides aux n�tres commence, souvent � notre insu. Ce sont les pr�liminaires oblig�s de toute relation consciente. A mesure que l�harmonie des vibrations s��tablit, la communication se pr�cise sous des formes appropri�es aux aptitudes du sujet : vision, audition, �criture, incorporation.
Peu soucieux de donner satisfaction � des vues mat�rielles et int�ress�es, les Esprits sup�rieurs se complaisent pr�s des hommes qui recherchent dans l��tude un moyen de perfectionnement. La puret� de nos sentiments accro�t leur influence, facilite leur action.
D�autres Esprits de moindre rang, dans le d�vouement de leur c�ur, s�attachent � nous et nous suivent jusqu�au terme de notre p�lerinage terrestre. Ce sont les g�nies familiers ou Esprits-gardiens. Chaque homme a le sien. Ils nous guident au milieu des �preuves, avec une patience et une bont� admirables, sans jamais se lasser. Les m�diums doivent recourir � la protection de ces amis invisibles, presque toujours des membres avanc�s de notre famille spirituelle, avec qui nous avons v�cu autrefois en ce monde. Ils ont accept� la mission, parfois ingrate, de veiller sur nous ; � travers nos joies et nos afflictions, nos chutes et nos rel�vements, ils nous conduisent vers une vie meilleure, o� nous nous trouverons rassembl�s pour une m�me t�che et dans un m�me amour.
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Il existe en chaque �tre humain des rudiments de m�diumnit�, des facult�s en germe qui peuvent se d�velopper par l�exercice. Pour le plus grand nombre, un long et pers�v�rant travail est n�cessaire. Chez certains, ces facult�s apparaissent d�s l�enfance et atteignent sans efforts, avec les ann�es, un haut degr� de perfection. Dans ce cas, elles sont le r�sultat des acquis ant�rieurs, le fruit des travaux accomplis sur la terre ou dans l�espace, fruit que nous apportons en renaissant.
Parmi les sensitifs, beaucoup ont l�intuition d�un monde sup�rieur, extra-terrestre, o� existent, comme en r�serve, des pouvoirs qu�il leur est possible d�acqu�rir par une communion intime, par des aspirations �lev�es, pour les manifester ensuite sous des formes diverses, appropri�es � leur nature : divination, enseignements, action curative, etc.
C�est prise dans ce sens que la m�diumnit� devient une facult� pr�cieuse, par laquelle de grands secours peuvent �tre r�pandus, de grandes oeuvres r�alis�es.
Ce serait pour l�humanit� un puissant moyen de r�novation, si tous comprenaient qu�il y a au-dessus de nous, une source in�puisable de force, de vie spirituelle, qu�on peut atteindre par un entra�nement graduel, par une orientation constante de la pens�e et de la volont�, pour s�en assimiler les ondes, les radiations et, avec leur aide, d�velopper les facult�s latentes en nous.
L�acquisition de ces forces nous arme contre le mal ; elle nous �l�ve au-dessus des conflits mat�riels et nous rend plus fermes dans le devoir. Parmi les biens terrestres, aucun n�est comparable � la possession de ces dons. Port�s � leur plus haut degr�, ils font les grands missionnaires, les r�novateurs, les grands inspir�s.
Comment pouvons-nous acqu�rir ces puissances, ces facult�s sup�rieures ? En ouvrant notre �me, par la volont� et la pri�re, aux influences d�en haut. Tout d�pend de nous et de notre �tat d�esprit. De m�me que nous ouvrons les issues de notre demeure pour y faire p�n�trer les rayons du soleil, de m�me, par nos �lans et nos aspirations, nous pouvons ouvrir notre �tre int�rieur aux effluves c�lestes.
C�est ici que se r�v�le l�action bienfaisante de la pri�re. Par la pri�re, courte, humble, fervente, l��me se dilate et s�ouvre aux radiations du foyer divin. La pri�re, pour �tre efficace, ne doit pas �tre une r�citation banale, une formule apprise, mais plut�t un appel du c�ur, un acte de la volont�, qui attire � elle le fluide universel, les vibrations du dynamisme divin. Ou bien, encore, il faut projeter son �me, s�ext�rioriser par un �lan puissant, et, suivant l�impulsion donn�e, entrer en communication avec les mondes �th�r�s.
Ainsi, la pri�re trace une voie fluidique, par laquelle les �mes humaines montent et les �mes sup�rieures descendent, de telle fa�on qu�une communion s��tablisse des unes aux autres, et que l�esprit de l�homme soit illumin� et f�cond� par les rayons et les forces venues des sph�res c�lestes.
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En spiritisme, la question d��ducation et d�entra�nement des m�diums est capitale ; les bons m�diums sont rares, dit-on souvent, et la science de l�invisible, priv�e de moyens d�action, ne progresse qu�avec lenteur.
Mais combien n�y a-t-il pas de facult�s pr�cieuses qui se perdent, faute d�attention et de recherches ! Combien de m�diumnit�s gaspill�es en de frivoles exp�riences, ou qui, employ�es au gr� du caprice, n�attirent que de pernicieuses influences et ne produisent que de mauvais fruits ! Que de m�diums, inconscients de leur r�le et de la valeur du don qui leur est fait, laissent inutilis�es des forces capables de concourir � l��uvre de r�novation !
La m�diumnit� est une fleur d�licate qui a besoin pour s��panouir, de pr�cautions attentives et de soins assidus. Il lui faut la m�thode, la patience, les hautes aspirations, les nobles sentiments. Il lui faut surtout la tendre sollicitude de l�Esprit bon qui l�entoure de son amour, de ses fluides vivifiants. Mais, presque toujours, on veut lui faire produire des fruits h�tifs, et d�s lors elle s��tiole, elle se dess�che sous le souffle des Esprits arri�r�s.
Dans l�antiquit�, les jeunes sujets r�v�lant des aptitudes sp�ciales �taient retir�s du monde, plac�s hors de toute influence d�gradante, en des lieux consacr�s au culte, environn�s de tout ce qui pouvait �lever leur pens�e et leur c�ur, d�velopper en eux le sens du beau. Telles �taient les vierges-vestales, les druidesses, les sibylles, etc.
Il en �tait de m�me des �coles de proph�tes et voyants de la Jud�e, plac�es loin du bruit des villes. Dans le silence du d�sert, dans la paix des cimes, les initi�s savaient attirer � eux les influences sup�rieures et interroger l�invisible. Gr�ce � cette �ducation, on arrivait � des r�sultats qui nous surprennent.
De tels proc�d�s sont inapplicables aujourd�hui. Les exigences sociales ne permettent pas toujours au m�dium de se consacrer comme il conviendrait � la culture de ses facult�s. Son attention est d�tourn�e par les mille n�cessit�s de la vie de famille, ses aspirations, entrav�es par le contact d�une soci�t� plus ou moins frivole ou corrompue.
Souvent il est appel� � exercer ses aptitudes en des milieux impr�gn�s de fluides impurs, aux vibrations inharmoniques, qui r�agissent sur son organisme si impressionnable et y causent le trouble, le d�sordre.
Il faut tout au moins que le m�dium, p�n�tr� de l�utilit� et de la grandeur de son r�le, s�applique � accro�tre ses connaissances et cherche � se spiritualiser dans la plus large mesure ; qu�il se cr�e des heures de recueillement et qu�il tente, alors, par la vision int�rieure, de parvenir jusqu�aux choses divines, jusqu�� la beaut� �ternelle et parfaite. Plus l�intelligence, le savoir, la moralit� seront d�velopp�s en lui, plus il deviendra apte � servir d�interm�diaire aux grandes �mes de l�espace.
Une organisation pratique du spiritisme comportera dans l�avenir la cr�ation d�asiles sp�ciaux, o� les m�diums trouveront r�unis, avec les moyens mat�riels d�existence, les satisfactions de l�esprit et du c�ur, les inspirations de l�art et de la nature, tout ce qui peut imprimer � leurs facult�s un caract�re de puret�, d��l�vation, en faisant r�gner autour d�eux une atmosph�re de paix et de confiance.
Dans ces milieux, les �tudes exp�rimentales pourraient donner des r�sultats bien meilleurs que ceux qu�on a trop souvent obtenus jusqu�ici dans des conditions d�fectueuses. L�intrusion des Esprits l�gers, les tendances � la fraude, les pens�es �go�stes et les sentiments malveillants s�att�nueraient peu � peu et finiraient par cesser. La m�diumnit� deviendrait plus r�guli�re, plus pr�cise dans ses applications. L�on ne verrait plus se produire aussi fr�quemment ces sensations de malaise �prouv�es par le sujet, ces p�riodes de suspension des facult�s psychiques et m�me leur disparition compl�te par suite d�un mauvais emploi.
Les spiritualistes d�outre-mer songent � cr�er, dans plusieurs des grands centres am�ricains, des homes ou �difices comprenant un certain nombre de salles appropri�es aux diff�rents genres de manifestations et munies d�appareils de contr�le et d�exp�rimentation. Chaque salle, s�impr�gnant, par l�usage, du magn�tisme particulier qui convient � ces exp�riences, serait affect�e � un ordre sp�cial de ph�nom�nes : mat�rialisations, incorporations, �criture, typtologie, etc. Un orgue, plac� au centre de l��difice, r�pandrait dans toutes ses parties, aux heures des s�ances, de puissantes vibrations, afin d��tablir dans les fluides en action et dans la pens�e des assistants l�unit� et l�harmonie si n�cessaires. La musique, en effet, exerce une influence souveraine sur les manifestations, qu�elle facilite et rend plus intenses, comme l�ont reconnu nombre d�exp�rimentateurs.
On ne peut qu�approuver ces vues et en souhaiter la r�alisation en tous pays, car elle serait de nature � donner une impulsion vigoureuse aux �tudes psychiques et � faciliter, dans une large mesure, cette communion des vivants et des morts, par laquelle s�affirment tant de v�rit�s d�une valeur incalculable, capables, en se diffusant � travers le monde, de r�nover la science et la foi.
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L�important, avons-nous dit, pour le m�dium, est de s�assurer une protection efficace. L�aide d�en haut est toujours proportionn�e au but que nous nous assignons, aux efforts que nous faisons pour la m�riter. Nous sommes aid�s, soutenus, suivant l�importance des missions qui nous incombent en vue de l�int�r�t g�n�ral. Ces missions comportent des �preuves, des difficult�s in�vitables, mais. toujours mesur�es � nos forces, � nos aptitudes.
Accomplies avec d�vouement, abn�gation, nos t�ches nous �l�vent dans la hi�rarchie des �mes. N�glig�es, m�connues, irr�alis�es, elles nous font redescendre l��chelle de progression. Toutes entra�nent des responsabilit�s. Depuis le p�re de famille qui inculque � ses chers petits les notions �l�mentaires du bien, l��ducateur de la jeunesse, l��crivain moraliste, jusqu�� l�orateur qui cherche � entra�ner les foules vers les sommets de la pens�e, chacun a sa mission � remplir.
Il n�en est pas de plus noble, il n�est pas de plus grand honneur, que d��tre appel� � r�pandre, sous l�inspiration. des puissances invisibles, la v�rit� dans le monde, � faire entendre aux hommes l��cho affaibli des appels divins, les conviant tous � l�ascension vers la lumi�re et la perfection. Tel est le r�le de la haute m�diumnit�.
Nous parlons de responsabilit�. Il est n�cessaire d�insister sur ce point. Trop de m�diums recherchent dans l�application de leurs facult�s des satisfactions d�amour-propre ou d�int�r�t. Ils n�gligent d�apporter dans leur oeuvre ce sentiment grave, r�fl�chi, presque religieux, qui est une des conditions du succ�s. Ils oublient trop souvent que la m�diumnit� est un des moyens d�action par lesquels s�ex�cute le plan divin, et qu�ils n�ont pas le droit d�en disposer au gr� de leur fantaisie.
Tant que les m�diums ne se seront pas p�n�tr�s de l�importance de leur r�le et de l��tendue de leurs devoirs, il y aura, dans l�exercice de leurs facult�s, une source d�abus et de maux. Les dons psychiques, d�tourn�s de leur but �minent, utilis�s pour des int�r�ts m�diocres, personnels et vains, se retournent contre leurs possesseurs, en attirant � eux, au lieu des g�nies tut�laires, les puissances malfaisantes de l�Au-del�.
En dehors des conditions d��l�vation de pens�e, de moralit� et de d�sint�ressement, la m�diumnit� peut devenir un danger. Mais, par une ferme volont� dans le bien, par ses aspirations vers le divin, le m�dium s�impr�gne de fluides �pur�s ; une atmosph�re protectrice se forme autour de lui, l�enveloppe, le garantit des erreurs et des pi�ges de l�invisible.
Et si, par son z�le et sa foi, par la puret� de son �me o� aucun mobile int�ress� ne se glisse, il obtient l�assistance d�un de ces Esprits de lumi�re, d�tenteurs des secrets de l�espace, qui planent au-dessus de nous et rayonnent sur nos faiblesses ; si cet Esprit devient son protecteur, son ami, son guide, par lui il sentira une force inconnue p�n�trer tout son �tre, une flamme s�allumer sur son front. Tous ceux qui participeront � ses travaux et en recueilleront les fruits sentiront leur intelligence et leur c�ur se r�chauffer aux radiations de cette �me sup�rieure ; un souffle de vie emportera leur pens�e vers les hautes r�gions de l�infini.
[1] Voir, chap. X, les proc�d�s employ�s pour devenir m�dium.
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