Le Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec


TROISIEME PARTIE
LE SPIRITISME ET LA SCIENCE

CHAPITRE PREMIER
ETUDE DU PERISPRIT


De quoi est form� ce p�risprit dont l'existence nous est d�montr�e pendant la vie et apr�s la mort ? Quelle est la substance qui constitue cette enveloppe permanente de l'�me ? telle est la premi�re question que nous allons chercher � r�soudre.
Tous les r�cits, toutes les exp�riences cit�es ne nous ont pas renseign�s sur ce point important ; il n'a pas �t� possible de soumettre ce corps mat�riel � nos r�actifs, force nous est donc, quant � pr�sent, de nous en rapporter � l'observation et � ce que les Esprits nous ont dit � cet �gard. D'ailleurs, nous pourrions difficilement trouver de meilleurs instructeurs que ceux qui produisent ces apparitions. N'oublions pas qu'ils mettent en action des lois que nous avons encore � d�couvrir, car ils ont montr� qu'une mati�re invisible � l��il pouvait impressionner une plaque photographique, m�me dans l'obscurit� la plus absolue [1]. Les ph�nom�nes d'apports sont une autre preuve de leur action sur la mati�re, se produisant par des proc�d�s que nous ne soup�onnons pas. Et que dire de ces mat�rialisations qui engendrent, pour un instant, un �tre tangible, aussi vivant que les assistants, sinon que la science humaine est radicalement impuissante � expliquer ces manifestations d'une biologie extraterrestre ?
Jusqu'� plus ample inform�, nous nous contenterons des renseignements que veulent bien nous donner les individualit�s de l'espace, et nous tenterons d��tablir qu'ils n'ont rien de contraire aux lois connues, non pas prises dans leur acception �troite, mais envisag�es dans leur philosophie. Dans ces �tudes, il ne faut pas demander une d�monstration en r�gle, qu'il serait impossible de fournir ; mais si l'on peut, par des analogies tir�es des lois naturelles, se faire une id�e assez claire de la cause des ph�nom�nes et de leur mode probable de production, un progr�s sera fait dans la voie de l'investigation, en bannissant de nos conceptions l'id�e du surnaturel.
La connaissance du p�risprit a une tr�s grande importance pour l'explication des anomalies que pr�sentent les sujets somnambuliques, dans les cas bien constat�s de vue � distance, de t�l�pathie, de transmissions de pens�es, et de la perte du souvenir au r�veil. De m�me, les ph�nom�nes de personnalit�s multiples, les cas de bi corpor�it� et les apparitions tangibles dont nous avons parl�, peuvent se comprendre fort bien en admettant notre th�orie, alors qu'ils sont tout � fait inexplicables par l'enseignement mat�rialiste.
Les savants officiels observent vis-�-vis de ces faits un mutisme prudent. Si, par le plus grand des hasards, ils parlent de ces exp�riences, c'est pour les d�clarer apocryphes, indignes de fixer l'attention des hommes intelligents et ils les signalent comme les derniers vestiges ataviques des superstitions de nos anc�tres.
Il faudrait cependant, une fois pour toutes, s'entendre � ce sujet. Nous n'ignorons pas qu'on ne peut gu�re discuter avec le parti pris, et que le spiritisme est aujourd'hui, � peu pr�s, dans la situation o� se trouvait le magn�tisme il y a une vingtaine d'ann�es. L'histoire est l� pour nous montrer l'obstination stupide de ceux qui sont p�trifi�s dans leurs id�es pr�con�ues. Nous savons � quoi nous en tenir sur la p�n�tration d'esprit des successeurs de ceux qui croyaient que les pierres taill�es �taient produites par le tonnerre ; qui ont ni� l'�lectricit� en raillant Galvani ; qui ont honni et pers�cut� Mesmer ; trait� de folie le t�l�phone et le phonographe, comme d'ailleurs toutes les d�couvertes nouvelles. Aussi, sans tenir compte de cet ostracisme, plus ou moins sinc�re, nous exposerons courageusement notre mani�re de voir, en l'appuyant sur des faits positifs et bien �tudi�s.
En d�pit de toutes les n�gations possibles, le ph�nom�ne spirite est une v�rit� si bien contr�l�e aujourd'hui, qu'il n'y a pas de faits scientifiques mieux �tablis parmi ceux dont l'observation n'est pas journali�re, tels que : la chute des a�rolithes, les aurores bor�ales, les orages magn�tiques, la rage, etc.
La science est tenue par ce dilemme : ou bien les spirites sont des charlatans, et tout ce qu'ils annoncent est faux ; alors elle doit les d�voiler, puisqu'elle est charg�e de l'instruction du peuple; ou bien les faits observ�s par les spirites sont r�els, mais mal rapport�s, et les conclusions qu'on en tire sont erron�es : dans ce cas, la science est encore oblig�e de rectifier ces erreurs. Donc, quelle que soit l'�ventualit� qu'on envisage, on voit que le silence ou le d�dain ne sont pas de mise. C'est pourquoi nous appelons sinc�rement l'attention des hommes de bonne foi sur nos th�ories, qui, bien que fort incompl�tes encore, rendent compte d'une mani�re logique, des diff�rents ph�nom�nes dont nous avons parl� plus haut.
Voici, succinctement, les principes g�n�raux sur lesquels nous nous appuierons. Ce sont ceux d'Allan Kardec, qui a magistralement r�sum� dans son oeuvre tout l'enseignement des Esprits qui l'instruisaient[2] .

PRINCIPES G�N�RAUX

Nous reconnaissons l'existence d'une cause efficiente et directrice de l'univers, c'est la sublime Intelligence qui maintient l'harmonie du cosmos par sa volont� toute puissante, immuable, infinie, �ternelle. L'�me, la force et la mati�re sont �galement �ternelles, elles ne peuvent s'an�antir.
La science �tablit la conservation de la mati�re et de l'�nergie [3], elle prouve rigoureusement qu'elles sont indestructibles, mais ind�finiment transformables ; de m�me le spiritisme �tablit la certitude de l'immortalit� du moi pensant.
Le principe spirituel est la cause de tous les ph�nom�nes intellectuels qui s'accomplissent chez les �tres vivants ; dans l'homme, ce principe devient l'�me. Elle se r�v�le � l'observation comme absolument distincte de la mati�re, non seulement parce que les facult�s qui la d�terminent (telles que la sensation, la pens�e ou la volont�) ne peuvent se concevoir rev�tues de propri�t�s physiques, mais surtout parce qu'elle est une cause de mouvement et qu'elle se conna�t pleinement, ce qui la diff�rencie de tous les autres �tres vivants, et � plus forte raison des corps bruts.
La nature de l'�me nous est inconnue ; essayer de la d�finir en disant qu'elle est immat�rielle ne signifie rien, � moins que par ce mot, on entende pr�ciser sa diff�rence de constitution avec celle de la mati�re ; mais quel que soit son mode d'existence, elle se montre simple et identique. Notre ignorance sur la nature de l'�me est d'ailleurs du m�me ordre, et aussi absolue que celle qui concerne la nature de la mati�re ou la nature de l'�nergie ; nous sommes tout � fait impuissants, quant � pr�sent, � p�n�trer les causes premi�res, il faut donc nous contenter de d�finir l'�me, la mati�re et l'�nergie par leurs manifestations, sans vouloir rechercher si elles proviendraient les unes des autres, d'une mani�re quelconque.
L'�me n'est certainement pas la r�sultante des fonctions vitales du cerveau, puisqu'elle subsiste apr�s la mort du corps. L'analyse de ses facult�s �tablit qu'elle est simple, c'est-�-dire indivisible, et l'exp�rience spirite confirme cette v�rit�, en montrant qu'elle maintient, apr�s la mort, sa personnalit� int�grale. Le spiritisme qui ne s'appuie que sur les faits, r�duit donc au n�ant toutes les th�ories qui pr�tendent que l'�me subit une d�sagr�gation quelconque. Ce que l'on constate, au contraire, c'est l'indestructibilit� du principe pensant.
L'�me d�veloppe ses facult�s par une �volution incessante qui a pour th��tre, alternativement, l'espace et le monde terrestre. A chacun de ses passages, elle acquiert une nouvelle somme de connaissances intellectuelles et morales qu'elle conserve toujours, et qu'elle perfectionne et augmente par une �volution sans fin.
L'�me poss�de un libre arbitre qui est proportionnel au nombre de ses incarnations, et sa responsabilit� d�pend de son degr� d'avancement moral et intellectuel. De m�me que le monde physique est r�gi par des lois immuables, de m�me le monde spirituel est dirig� par une justice infaillible, de sorte que les lois morales ont une sanction absolue apr�s la mort. Comme l'Univers ne se borne pas � l'imperceptible grain de sable que nous habitons, que l'espace fourmille de soleils et de plan�tes, en nombre ind�fini, nous admettons que les existences futures du principe pensant peuvent se d�velopper sur ces diff�rents syst�mes, de sorte que notre existence se perp�tue dans l�immensit� sans limites.
Comment l'�me peut-elle accomplir ce processus �volutif en conservant son individualit� et ses connaissances acquises ? Comment agit-elle sur la mati�re tangible pendant l'incarnation ? C'est ce que nous avons tent� d'�tablir dans notre �tude sur l'�volution animique. Ici, nous devons bien comprendre tout d'abord le r�le de chacune des parties qui forment l'homme vivant.

L'ENSEIGNEMENT DES ESPRITS

Si la question de l'homme spirituel est rest�e si longtemps � l'�tat hypoth�tique, c'est que les moyens d'investigation directe manquaient. De m�me que les sciences n'ont pu se d�velopper s�rieusement que depuis les inventions du microscope, du t�lescope, de l'analyse spectrale et de la photographie, et tout derni�rement de la radiographie, de m�me l'�tude de l'esprit a pris un essor prodigieux avec l'hypnose, et surtout depuis que la m�diumnit� nous permet de soumettre � l'�tude l'esprit d�gag� de la mati�re corporelle. Voici ce que nos relations avec les Esprits nous ont appris sur la constitution de l'�me.
Des nombreuses observations faites dans le monde entier, il r�sulte que l'homme est form� par la r�union de trois principes :
1� l'�me ou esprit, cause de la vie psychique ;
2� le corps, enveloppe mat�rielle � laquelle l'�me est temporairement associ�e pendant son passage sur la terre ;
3� le p�risprit, substratum fluidique servant de lien entre l'�me et le corps, par l'interm�diaire de l'�nergie vitale.
C'est de l'�tude de cet organe que r�sultent des connaissances nouvelles qui nous permettent d'expliquer le rapports de l'�me et du corps ; l'id�e directrice qui pr�side � la formation de tout individu vivant ; la conservation du type individuel et sp�cifique, malgr� les changements perp�tuels de la mati�re; enfin le m�canisme si compliqu� de la machine vivante.
La mort est la d�sagr�gation de l'enveloppe charnelle, de celle que l'�me abandonne en quittant la terre ; le p�risprit suit l'�me � laquelle il est toujours attach�. Il est form� par de la mati�re dans un �tat de rar�faction extr�me. Ce corps �th�r�, invisible pour nous � l'�tat normal, existe donc pendant la vie terrestre. C'est l'interm�diaire par lequel passent les sensations physiques per�ues par le moi, et c'est par cet interm�diaire que l'esprit peut t�moigner, � l'ext�rieur, de son �tat mental.
On a dit que l'esprit est une flamme, une �tincelle, etc., ceci doit s'entendre de l'esprit proprement dit, comme principe intellectuel et moral, auquel on ne saurait attribuer une forme d�termin�e ; � quelque degr� qu'il se trouve dans l'animalit� ou l'humanit�, il est toujours intimement associ� au p�risprit, dont l'�th�risation est en raison de son avancement moral. De sorte que, pour nous, l'id�e d'esprit est ins�parable de celle d'une forme quelconque, et que nous ne concevons pas l'un sans l'autre. � Le p�risprit fait donc partie int�grante de l'esprit, comme le corps fait partie int�grante de l'homme ; mais le p�risprit seul n'est pas plus l'esprit que le corps seul n'est l'homme, car le p�risprit ne pense pas, n'agit pas seul, il est � l'esprit ce que le corps est � l'homme; c'est l'agent ou l'instrument de son action�.
D'apr�s l'enseignement des Esprits, cette forme fluidique est puis�e dans le fluide universel, dont elle est, comme tout ce qui existe mat�riellement, une modification. Nous justifierons tout � l'heure cette mani�re de voir.
Malgr� la t�nuit� extr�me du corps p�risprital, il est constamment tenu agr�g� par l'�me que l'on peut consid�rer comme un centre de force. Sa constitution lui permet de traverser tous les corps avec plus de facilit� que la lumi�re ne traverse le verre, la chaleur ou les rayons X les diff�rents obstacles oppos�s � leur propagation. La vitesse du d�placement de l'�me semble sup�rieure � celle des ondulations lumineuses, et en diff�re essentiellement, en ce qu'elle n'est arr�t�e par rien, et s'op�re par son propre effort. L'organisme fluidique �tant tr�s rar�fi�, la volont� agit sur le fluide universel et produit le d�placement. On con�oit ais�ment que la r�sistance du milieu �tant presque nulle, la plus faible action physique am�nera une translation dans l'espace, dont la direction sera soumise � la volont� de l'�tre.
Le p�risprit semble impond�rable, de sorte que l'action de la pesanteur para�t tout � fait nulle � son �gard ; mais il ne faudrait pas en conclure que l'esprit d�gag� du corps peut se transporter, � sa fantaisie, dans toutes les parties de l'univers. Nous verrons dans un instant que l'espace est rempli de mati�res vari�es, � tous les �tats de rar�faction, de sorte qu'il existe pour l'esprit certains obstacles fluidiques qui ont autant de r�alit� pour lui, que la mati�re tangible peut en avoir pour nous.
Chez les �tres plus �volu�s, le p�risprit n'a pas, dans l'espace, de forme absolument fixe ; il n'est pas rigide et fig� comme le corps physique dans un type particulier ; le plus g�n�ralement, c'est la forme humaine qui pr�domine, et � laquelle revient naturellement le corps fluidique, lorsqu'il a �t� d�form� par la volont� de l'Esprit.
C'est par l'interm�diaire de l'enveloppe fluidique que les Esprits per�oivent le monde ext�rieur, mais leurs sensations sont d'un autre ordre que sur la terre. Leur lumi�re n'est pas la n�tre ; les ondulations de l'�ther que nous ressentons comme chaleur ou lumi�re sont trop grossi�res pour les influencer normalement ; ils sont de m�me insensibles aux sons et aux odeurs terrestres. Nous parlons ici des Esprits avanc�s. Mais toutes nos sensations terrestres ont leurs �quivalents plus raffin�s. C'est en quelque sorte une transposition sur un registre plus �lev�, de la m�me gamme ; ils per�oivent, en outre, des vibrations en bien plus grand nombre que celles qui nous arrivent diff�renci�es par les sens, et les sensations d�termin�es par ces mouvements vibratoires diff�rents cr�ent une s�rie de perceptions d'un tout autre ordre que celles dont nous avons conscience.
Les Esprits inf�rieurs, qui sont en majorit� dans l'espace qui entoure la terre, peuvent �tre accessibles � nos sensations, surtout si leur p�risprit est tout � fait grossier ; mais ce n'est encore, malgr� tout, que d'une mani�re att�nu�e. La sensation chez eux n'est pas localis�e ; elle s'exerce par toutes les parties du corps spirituel, tandis que, chez les hommes, elle est toujours rapport�e � l'endroit du corps qui lui donne naissance.
Telles sont les donn�es g�n�rales qui se trouvent dans l��uvre d'Allan Kardec, la plus compl�te et la mieux raisonn�e que nous poss�dions sur le spiritisme. � vrai dire, c'est m�me la seule qui traite dans toutes ses parties la philosophie spirite, et l'on reste �tonn� en voyant avec quelle sagesse et quelle prudence cet initiateur a trac� les grandes lignes de l'�volution spirituelle.
Le caract�re distinctif de cette doctrine, c'est la d�duction rigoureuse. Au lieu de forger des �tres imaginaires pour expliquer les faits m�dianimiques, le spiritisme a laiss� le ph�nom�ne se r�v�ler lui-m�me. Dans toutes les parties du monde, depuis soixante-dix ans, ce sont les �mes des morts qui viennent s'entretenir avec nous, qui affirment qu'elles ont v�cu sur la terre, qui en donnent les preuves que les �vocateurs v�rifient plus tard et reconnaissent exactes. En un mot, nous sommes en pr�sence d'un fait r�el, visible palpable que rien ne saurait infirmer. Toutes les n�gations ne pr�vaudront pas contre la lumineuse �vidence de l'exp�rience moderne. Il n'y a pas de d�mons, de vampires, de l�mures, d'�l�mentals ou autres �tre fantastiques, imagin�s pour effrayer le vulgaire, ou d�tourner, au profit d'obscurs grimoires, l'attention des chercheurs. C'est l'�me des morts qui se r�v�le par la table, l'�criture directe et les mat�rialisations.

CE QU'IL FAUT �TUDIER

Nous avons �t� conduits par l'observation et l'exp�rience � constater que l'enveloppe de l'�me est mat�rielle puisqu'on peut la voir, la toucher, la photographier. Mais il est �vident que cette mati�re est diff�rente, au moins sous son �tat physique, de celle avec laquelle nous sommes journellement en contact.
Le p�risprit existant dans le corps humain n'y est pas visible pour nous ; il ne poss�de aucun poids appr�ciable, et lorsqu'il sort du corps pour se monter au loin, l'on constate que rien ne saurait lui faire obstacle. Nous devons conclure de ces remarques qu'il est form� d'une substance invisible impond�rable et d'une subtilit� telle que rien ne lui est imp�n�trable. Or ce sont l� des caract�res qui semblent tout � fait conna�tre comme appartenant � la mati�re.
Nous devons donc savoir exactement ce qu'il faut entendre par le mot mati�re, et pour cela il est urgent de conna�tre ce que c'est que l'atome, le mouvement et l'�nergie. Une fois ces notions acquises ; nous pourrons nous demander comment il se fait qu'une mati�re fluidique puisse conserver une forme d�termin�e, et surtout comment la mort n'am�ne pas la dissolution de ce corps spirituel, puisqu'elle d�termine celle du corps physique.
Il deviendra alors n�cessaire de nous familiariser avec l'id�e de l'unit� de substance, car une fois admise, il est clair que si le p�risprit est form� par la mati�re primordiale, il ne pourra se d�composer en �l�ments plus simples, et comme l'�me en �tait rev�tue avant la naissance, c'est-�-dire ant�rieurement � son entr�e dans l'organisme humain elle en sera de m�me accompagn�e en quittant son corps terrestre.
Si vraiment il est possible de d�montrer que les conceptions scientifiques actuelles nous permettent de concevoir une semblable mati�re, l'�tude du p�risprit pourra �tre rationnellement entreprise, et elle sortira du domaine empirique pour entrer dans celui des sciences positives.
Voyons donc, d�s maintenant, comment la mati�re est constitu�e.

[1] Aksakof a photographié un Esprit dans une obscurité complète. Voir le Phénomène spirite, p. 191 et suivantes. Le Dr Baraduc, dans son livre : l'âme humaine, ses mouvements, ses lumières, met ce fait hors de doute, en photographiant les fluides qui émanent de l'organisme humain. Voir aussi, dans la Revue scientifique et morale du Spiritisme, les expériences du commandant Darget, année 1897, et les nôtres juillet 1898.

[2] Allan Kardec, le Livre des Esprits. Le Livre des Médiums. Le Ciel et l'Enfer, la Genèse , l'Évangile selon le Spiritisme. Ces ouvrages renferment toutes les études relatives à l'âme et à son avenir.

[3] La découverte de la radio-activité des corps semble démontrer que la matière se détruit et retourne à l'énergie qui l'a engendrée. Cependant, il n'y a pas contradiction, puisque l'énergie étant éternelle, si la matière est un mode de cette énergie, elle ne fait que changer de forme, sans s'anéantir.

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