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Nous allons prendre maintenant chacune des parties, de l'âme (âme vitale, ou double éthérique âme sensitive, ou corps astral âme intelligente, ou corps mental) qui ont été suffisamment étudiées à ce jour de façon expérimentale, pour résumer en chacune d'elles ce que nous en savons au quadruple point de vue de la substance qui la compose, de la forme qui est sienne, de ses organes et systèmes, et enfin de ses propriétés particulières, tant physiques que chimiques[1].
Substance
La substance qui compose l'âme vitale (double éthérique) est semi-matérielle, fluidique, tenant le milieu entre la matière chimique et l'éther, d'origine vraisemblablement éthérique, c'est-à-dire supérieure à la matière sensible, elle ne peut cependant traverser aucun écran matériel ; elle semble douée de qualités radio actives qu'elle est susceptible de communiquer à plusieurs corps, principalement aux métaux. Elle est diversement colorée, ce qui semble tenir à une polarisation spéciale : orangeâtre à droite et bleuâtre à gauche : dans la pratique, les deux couleurs se combinent en une nuance générale gris clair ; elle est, de plus, fluorescente dans l'obscurité ; la lumière qu'elle émet est identique à celle du soleil dont elle ne diffère que par son invisibilité résultant de la faible amplitude de ses ondes. Sa visibilité varie suivant l'hyperesthésie visuelle des assistants: elle est complète pour certains ; pour d'autres, elle donne seulement l'impression de vagues et flottantes luminosités et enfin, pour beaucoup, elle est insaisissable, et nous cherchons encore en vain le procédé à employer pour la mettre à la portée de tous. Le Colonel de Rochas a appelé du nom de lohées les radiations émises par cette substance.
A la suite de nombreuses expériences qu'il a faites à cet égard, il est arrivé à cette conclusion que les lohées qu'elles proviennent de l'âme vitale ou de l'âme sensitive, comme nous le verrons plus loin sont soumises à toutes les lois de la réfraction et de la polarisation.
En tous cas, visibles ou invisibles, ces radiations exercent une action sur le sulfure de calcium phosphorescent préalablement insolé et placé dans son ambiance. Il existe une photographie singulièrement probante de deux écrans au sulfure de calcium également insolés et dont un seul, bien plus brillant, a été exposé aux radiations du double éthérique.
La substance éthérique se dissout facilement dans l'eau, et, plus ou moins, dans certains liquides.
Lorsque la substance éthérique se condense hors du sarcosôme, il se produit en elle un abaissement de température plus ou moins grand, suivant des causes encore mal définies, mais qui peut, en certains cas, aller jusqu'aux environs de 0°. Certains sujets, qui condensent particulièrement bien leur double produisent à cet égard des effets remarquables ; il me souvient notamment que, plusieurs des fois où j'ai opéré avec Mme Lambert, j'ai eu la sensation, plaçant ma main dans son double, de pénétrer dans une glacière garnie de toiles d'araignée. On sait que cette particularité fournit un moyen de contrôle.
Nous avons vu plus haut comment s'entretient cette substance de l'âme vitale, j'ajouterai qu'elle paraît être, comme celle du sarcosôme, en état de perpétuelle transformation de même que le corps physique, l'âme vitale a sa naissance, ses périodes successives de formation, de croissance, de conservation et de décrépitude ; enfin nous savons qu'elle ne survit que peu de jours au sarcosôme.
Par elle-même, la substance éthérique normale est sans action sur la matière mais organisée en âme vitale, extériorisée et bien condensée, elle peut se matérialiser suffisamment pour agir sur la matière et même, ainsi qu'il résulte de nombreuses expériences du Colonel de Rochas, de Durville, de Girod, etc., se rendre jusqu'à un certain point visible, audible et tangible ; c'est elle que certaines personnes ont vue maintes fois s'élever d'un mourant, sous forme d'un nuage légèrement lumineux, lorsque l'agonie a lieu dans l'obscurité ou la pénombre.
Tous ces faits démontrent que la substance éthérique, si quintessenciée qu'elle soit, est matérielle dans une certaine mesure. Toutefois cette matérialité semble bien être sous la dépendance de la volonté qui dirige l'âme vitale, car on a eu maintes fois à observer le fait suivant que j'ai déjà cité plus haut à propos des craintes de lésion que le sujet manifeste ordinairement pour son âme vitale. Lorsqu'on envoie l'aérosôme I, extériorisé du sujet, dans une pièce voisine, le sujet sachant que, hors du corps physique, le double isolé est par suite de son inaccoutumance, d'une maladresse insigne, préfère souvent dématérialiser son double, lui faire traverser la muraille et le reconstituer de l'autre côté, plutôt que de le faire passer par une porte au chambranle de laquelle sa maladresse le fait presque inévitablement heurter, ce qui, par suite du phénomène de répercussion, lèse le corps physique et fait crier le sujet.
Forme
Moule du corps physique, l'âme vitale, lorsqu'elle est extériorisée, conserve très exactement la forme de celui-ci, ce que nous savons non seulement par les affirmations de nos sujets de contrôle, mais encore par la méthode du pincement d'air qui nous en donne le gabarit et aussi par les photographies qui ont pu en être prises.
L'âme vitale possède donc une énergie de forme et une énergie de volume. Toutefois elle peut jusqu'à un certain point et sous certaines conditions, modifier sa forme et, son volume par exemple lorsque l'on situe le sujet dans son enfance, la taille de l'âme vitale diminue pour s'harmoniser avec l'âge où le sujet est replacé mais, contrairement à ce que nous aurons à constater en étudiant l'âme sensitive, la volonté du sujet paraît n'avoir aucune influence sur cette modification qui s'opère, semble-t-il, de façon purement automatique.
Organes
Double exact du corps physique, tant au point de vue de la forme extérieure qu'à celui de tous les appareils et systèmes qui composent le sarcosôme, l'âme vitale possède non seulement les membres du corps mais encore tous ses organes sensoriels et autres, ce dont il est facile de s'assurer en agissant sur eux, en dehors de la conscience du sujet, de façon à amener des réactions appropriées dont on constate la réalisation sur le sarcosôme. A l'aide d'un amplificateur de sons, on peut percevoir le battement du coeur d'une âme vitale (double éthérique).
Les organes sensoriels de l'âme vitale peuvent être extériorisés isolément du corps physique, expérience que j'ai vue maintes fois réaliser sur l'organe de l'ouïe[2]. En pareil cas, il convient d'opérer avec une grande prudence, parce que le lien unissant le sens extériorisé à l'organe sensoriel est à la fois très ténu et d'une extraordinaire sensibilité : son seul attouchement peut donc amener de sérieux accidents. De plus, quand il s'agit d'un organe double, comme celui de l'ouïe, il est prudent de ne pas procéder à une double extériorisation. Je me souviens à ce propos qu'un jour j'avais extériorisé le sens de l'audition à la gauche du sujet où je me tenais ; quand, après quelques expériences, je voulus procéder à la réintégration, le sens s'était éloigné, et le sujet n'entendit pas ma suggestion ; que fut-il advenu si j'avais procédé à une double et complète extériorisation ? Il fallut, pour être entendu du sujet, me porter à droite, ce qui n'allait pas sans danger, vu l'ignorance où j'étais de l'emplacement, dans l'espace, du sens extériorisé et la nécessité de ne pas, au cours de mon déplacement, léser le lien fluidique qui pouvait se trouver sur mon passage. Il est donc essentiel, quand on procède à une extériorisation partielle de l'âme vitale ou sensitive, d'agir avec une plus grande prudence encore que lorsqu'on fait l'extériorisation totale.
Outre les organes et appareils qui se trouvent normalement dans le sarcosôme, l'âme vitale comporte un lien de même substance, qui la relie au corps physique et par le moyen duquel elle demeure, extériorisée, en communication avec lui.
J'ai parlé ailleurs en détail de ce lien vital, je me borne ici à rappeler son existence.
Propriétés physiques
L'âme vitale est d'une sensibilité extrême aux tropismes ; la lumière, l'électricité et autres agents extérieurs déterminent en elle des mouvements analogues à ceux des êtres inférieurs (infusoires, etc.) qui cherchent à se soustraire à l'action de ces agents.
L'obscurité ne donne lieu à aucune réaction de l'âme vitale ; par contre, la lumière produit sur elle des effets particuliers, mais elle s'y accoutume assez facilement, pourvu que cette lumière soit faible : à mesure qu'elle s'avive, l'âme vitale a tendance de plus en plus grande à rentrer dans le sarcosôme.
La pression atmosphérique agit sur elle en sens divers : au-dessous de 760, il y a compression de la matière et augmentation de la force mécanique ; au-dessus de cette moyenne, il y a dilatation de la matière et augmentation de la luminosité. Cette particularité doit donc guider l'expérimentateur, suivant qu'il cherche à atteindre la visibilité ou l'étude des effets mécaniques.
L'humidité atmosphérique agit comme dissolvant de la substance éthérique ; il en est de même de l'eau et de la plupart des liquides, car il a été constaté que cette substance ne peut subsister au contact de tous ceux qui ont été jusqu'à ce jour essayés.
Au contraire, les gaz n'ont aucune action sur elle, et elle s'est conservée jusqu'à quarante-huit heures dans de l'oxygène, de l'hydrogène, de l'azote, etc. Quant à la matière solide, nous savons qu'elle est impénétrable à la substance éthérique[3].
Elle est bonne conductrice de l'électricité proportionnellement à son degré de condensation et à l'intensité du courant : à cet égard, certains sujets produisent un phénomène particulier, qui est à noter et qu'on obtient avec le courant de deux éléments de pile-bouteille au bi-chromate de potasse. L'aérosôme I (dont la base est l'âme vitale) venant d'être extériorisé, c'est-à-dire étant mal condensé et, par suite, mauvais conducteur, si l'on place la poignée d'un des rhéophores dans la main droite du sujet et que l'on enfonce brusquement le pinceau métallique terminant l'autre au milieu de l'aérosôme, l'aiguille du galvanomètre oscille vivement pendant une ou deux secondes, puis se replace parallèlement au courant et reprend son immobilité. Voici, à mon avis, comment peut s'expliquer ce bizarre phénomène : sous l'impression de l'introduction du pinceau métallique dans la masse éthérique, il se produit une condensation réflexe et momentanée de la substance qui alors, pendant quelques instants, laisse passer le courant, lequel est arrêté dès que le double retourne à son état de dilatation primitif. Je dois ajouter que ce phénomène ne se produit pas constamment, fût-ce en opérant avec le même sujet, sans que je sache encore à quel motif attribuer cette différence de résultats.
L'électricité agit de deux façons sur l'âme vitale : positive, elle l'attire ; négative, elle la repousse. Il en est de même du magnétisme physique qui produit sur elle un effet d'attraction ou de répulsion, suivant que le pôle de l'aimant présenté est positif ou négatif.
Le vide exerce une action certaine sur la substance de l'âme vitale, mais à la condition d'approcher de l'absolu : une ampoule d'éclairage ou un tube de Geissler ne l'attire que légèrement un tube de Crookes amène la chute de l'âme vitale, laquelle entraîne celle du corps physique, mais, me paraît-il, pour une tout autre cause. La réaction que j'ai déjà mentionnée comme moyen d'extérioriser l'aérosôme II de l'aérosôme I est même, semble-t-il, assez dangereuse, parce que mal connue, on ne l'a pas encore essayée, que je sache, sur l'âme vitale seule et complètement isolée, mais seulement sur l'aérosôme I, c'est-à-dire sur l'âme vitale extériorisée du sarcosôme, mais unie aux éléments supérieurs de l'aérosôme et, en particulier, à l'âme sensitive. Or, à mon avis, voici la cause du phénomène, nous verrons plus loin, en étudiant la substance astrale, qu'elle pénètre la matière et est attirée par le vide ; il paraît donc, en présence d'un tube de Crookes, se produire une brutale rupture d'équilibre dans l'aérosôme I : la substance astrale se précipite dans le vide, à travers le verre que ne peut franchir la substance éthérique de là une réaction qui s'opère sur cette dernière et la repousse vivement, ce qui entraîne la chute du corps physique.
La substance éthérique se propage, comme l'électricité, bien que plus difficilement, en suivant les corps bons conducteurs : l'expérience se réalise comme sui t: prendre un conducteur de cuivre de deux mètres environ, dont une extrémité forme plateau et l'autre se termine par un faisceau de fils de cuivre dirigés perpendiculairement vers une plaque photographique plongée dans un bain révélateur, les fils métalliques aboutissant à quelques millimètres de la surface du bain ; si l'on magnétise le plateau, la plaque photographique enregistre les radiations éthériques.
Propriétés chimiques
La substance éthérique exerce une action certaine sur différents sels (notamment sur les sels d'argent qu'elle réduit) par suite de sa luminosité propre, dans certaines conditions encore mal connues puisque, à l'heure actuelle, nous cherchons toujours la solution du problème photographique de façon à connaître sans erreur les conditions de réussite ; d'autre part nous savons qu'il est pour elle d'autres moyens plus directs d'agir sur la plaque photographique. Quant aux autres réactions chimiques que nous connaissons, elles se rapportent à la sensibilité de l'âme vitale (double éthérique) et seront mieux à leur place quand nous arriverons à l'étude de la physiologie de l'âme.
L'âme causale (corps causal) a été maintes fois isolée au cours de mes expériences de dissection analytique, mais sous une forme qui semble un peu différente de celle qu'amène la dissection synthétique, bien que les sujets affirment avec la dernière énergie qu'il s'agit bien du même élément. Cela tient à ce que je n’aie pu encore obtenir cette isolation avec toute la netteté de vision désirable.
Dans ces conditions, il m'a été impossible jusqu'à présent de savoir par quel procédé, par quel genre de lien cette âme est réunie à l'âme intelligente dont elle est extériorisée. Il semble bien, toutefois, qu'on puisse être assuré de l'existence d'un lien quelconque entre ces deux âmes, surtout si l'on se réfère à ce qui se passe pour les autres âmes jusqu'à ce jour isolées, qui, toutes, sont reliées à l'âme immédiatement inférieure au sarcosôme pour l'âme vitale et à l'âme immédiatement supérieure, par un organe fluidique de communication découvrir la forme et le fonctionnement de ce lien de l'âme causale sera donc l'oeuvre de l'expérimentation prochaine.
L'âme causale (mémoire et volonté) ainsi que les éléments supérieurs de l'âme totale (âmes morale, intuitive et conscientielle) n'ayant d'action sur le corps physique et sur l'ambiance matérielle qu'au moyen et par l'intermédiaire des trois âmes dont il vient d'être question (âmes vitale, sensitive et intelligente) et se rattachant à l'esprit, leur étude ressortit non plus à la psychologie expérimentale mais à la psychologie pure et à la métaphysique ; nous n'aurions plus rien à en dire ici, puisque nous avons établi plus haut leurs formes et leurs fonctions, s'il ne nous fallait aborder une question spéciale qui va nous montrer l'existence d'une nouvelle faculté physique dans toutes les âmes particularisées, celle d'émettre une lumière spéciale à chacune d'elles et différente de la lumière émise par les autres. Dans son ouvrage capital L'âme humaine, ses mouvements, ses lumières et l'iconographie de l'invisible fluidique[8]. Le Dr H. Baraduc (de Paris) établit que l'âme produit sept lumières différentes, qu'il a captées par certains procédés photographiques et qu'il appelle :
Il est arrivé, mais par induction et hypothétiquement, à faire correspondre ces sept lumières, successivement et en suivant l'ordre ci-dessus, à certains éléments plus ou moins fluidiques, qu'il appelle : l'Esprit divin l'Esprit angélique l'âme spiritique l'âme humaine l'âme physique la Vitalité et enfin l'affinité moléculaire.
En ce qui me concerne, je suis parvenu à la perception directe et à l'individualisation visuelle des divers élément de l'âme : c'est dire que je donne la prééminence, sans conteste possible, à une théorie issue de l'expérimentation sur une théorie purement spéculative.
D'autre part, non seulement l'ouvrage ci-dessus cité renferme une soixantaine de planches établissant l'objectivité de chaque lumière, mais encore, j'ai vu, chez le Dr Baraduc et étudié avec lui, des milliers de clichés établis dans le même sens, et j'ai discuté avec lui ses théories, malheureusement avant que j'ai moi-même poursuivi toutes mes expériences lesquelles n'ont abouti, que des années après sa mort, à l'établissement des sept éléments de l'âme.
Or, tant de l'examen de ces innombrables clichés photographiques que des conversations que j'ai eues avec leur auteur, il résulte pour moi la certitude de l'objectivité de ces sept lumières, sous les réserves suivantes :
Les quatre lumières supérieures me paraissent bien correspondre à la réalité des faits ;
La lumière intermédiaire, caractérisée par des images fluidiques me semble quelque peu vague. Il me souvient même de lui avoir présenté à cet égard quelques objections qui lui ont paru fondées.
Il regarde la lumière Ob comme produite par l'organisme matériel, alors qu'il est vraisemblable que le corps physique ne puisse produire que de la lumière physique.
Enfin, je n'ai jamais pu comprendre quoiqu'il ait bien voulu me l'expliquer pour quel motif il séparait par la psychicone les trois lumières od, ob et aor qui représentent les divers degrés d'un ensemble[9]. Le système des lumières différenciées me paraissant reposer, à part les réserves exprimées plus haut, sur des bases pratiques très sérieuses, comment peut-il s'adapter à la théorie expérimentale des sept éléments de l'âme que je présente en ces pages ?
Voici, me semble-t-il, de quelle façon cette adaptation pourrait se faire.
L'esprit, comme je l'ai dit plus haut, n'a pas encore été atteint par l'expérimentation proprement dite ; mais, il a été vu par mes sujets sous l'apparence d'une flamme très douce de forte lampe, présentant des facettes lumineuses. Rien ne s'oppose donc à ce que nous lui attribuions la lumière caractérisée par les perles à un rayon.
Par suite, l'âme conscientielle serait la source de la lumière : perles étoilées à quatre rayons. L'âme intuitive produirait la lumière : perle sans rayons. Et l'âme morale émanerait la lumière : perles noires. A l'âme causale et à l'âme intelligente appartiendrait la lumière suivante : psychicones et images fluidiques encore mal définies et qu'il y aurait lieu de séparer et de différencier.
Enfin, aux deux âmes les plus proches de la matérialité seraient attribuées les trois modalités de la lumière selon le système de la kabalah : A l'âme sensitive (corps astral) correspondrait l'aor. A chacun des deux côtés de l'âme vitale[10] (double éthérique) se rapporteraient l'ob et l'od.
Il est évident que tout ceci ne constitue qu'une hypothèse dont l'ensemble et les détails restent à vérifier, mais une hypothèse en somme très acceptable, puisque ses bases se trouvent dans les travaux du Dr Baraduc ; ne m'occupant pas de la photographie de l'invisible, je me borne à présenter cette théorie aux recherches des techniciens.
[1] Parmi les chercheurs qui ont le plus expérimenté sur la série des âmes fluidiques inférieures parmi celles dont se compose l'âme humaine totale, je citerai M. L. Lefranc de qui les travaux à cet égard ont été publiés dans le Monde Psychique (années 1911-1912). C'est sur ces travaux, principalement, que va être basée l'étude qui suit, en en modifiant le résultat, dans certains cas, par celui des découvertes plus récentes.
[2]C'est le commandant Darget qui fit pour la première fois cette curieuse expérience à laquelle il fut amené par hasard. J'ai reproduit dans un autre ouvrage (Méthode de dédoublement personnel, 1 vol. in-8, Paris, 1913) la photographie qui en fut alors prise.
[3]Je prie le lecteur de me bien comprendre: je parle ici de la substance de l'âme vitale (double éthérique), qui ne peut pénétrer à travers un écran solide, alors que, au contraire, les intervalles moléculaires des corps solides sont pénétrés par l'éther cosmique, c'est-à-dire par l'attirer pur de toute condensation ou modification atomique ou moléculaire, et par l'od isolé.
[4] Accueillis d'abord avec une faveur inconsidérée, déniés ensuite avec passion, les rayons N, sans être aussi communs que le pensaient MM. Blondlot et Charpentier, ont cependant leur existence propre, qui ressort de certaines de nos expériences notamment de celles du commandant Darget qui les appelle rayons V et sera généralement admise dans l'avenir.
[5] Ce chiffre, obtenu par les opérations faites sur une seule entité, répond assez à celui du poids moyen (environ 60 gr.) obtenu par le Dr Duncan après expériences sur un certain nombre d'entités.
[6]337 m. 20 dans l'air à 10° ; mais, comme on vient de le voir, le chiffre donné par Matla et Zaalberg est controuvé par mes expériences personnelles.
[7] J'ai montré ailleurs que la théorie de la transmission de pensée est identiquement la même que celle de la télégraphie sans fil: émission d'ondes matérielles captées par un instrument récepteur en quelque sorte harmonisé avec l'instrument émetteur.
[8]Un vol. in-8, Paris, 1890.
[9] Dans le système de la Kabalah juive, od est la lumière positive, ob la lumière négative, et aor ou aour la lumière neutre, absolue, résultant de la combinaison des deux précédentes.
[10] Le rôle de chacun de ces côtés étant très différent, il est logique de penser qu'ils doivent émaner des lumières distinctes.
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