Au sein du Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec, les communications médiumniques reçues lors de nos réunions constituent avant tout des invitations à la réflexion et à l’approfondissement spirituel. Fidèles à l’enseignement de Allan Kardec et aux principes de la Doctrine Spirite, nous accueillons ces messages avec respect, discernement et humilité, conscients qu’ils participent à ce dialogue patient entre les deux mondes.
Les deux textes qui suivent ont été obtenus lors de la même séance par deux médiums différents et par psychographie au cours de travaux médiumniques réalisés dans un cadre de prière, de recueillement et d’étude. Ils abordent un thème central de la vie spirituelle : celui du détachement progressif de l’âme, de l’apprentissage du contact avec le monde invisible et de la présence bienveillante des Guides qui accompagnent l’être humain dans son cheminement.
Ces messages évoquent le mécanisme subtil par lequel l’âme apprend à se libérer momentanément des contraintes du corps physique pour s’ouvrir aux réalités du plan spirituel. Ils rappellent aussi combien cette progression demande patience, discipline intérieure, confiance et abandon à la Providence divine.
On y retrouve une idée essentielle de l’enseignement spirite : la vie terrestre n’est qu’une étape de l’existence de l’âme, appelée à se perfectionner et à se rapprocher progressivement de la lumière. Dans ce cheminement, les périodes d’épreuve ou de fragilité peuvent parfois devenir des moments d’ouverture, où l’être humain se tourne plus sincèrement vers Dieu et vers l’aide des Esprits bienveillants.
Ces communications invitent enfin à cultiver la foi, la persévérance et la douceur dans la recherche spirituelle. Elles nous rappellent que l’approche du monde invisible ne relève ni de la précipitation ni de la contrainte, mais d’un travail intérieur patient où volonté et confiance s’équilibrent.
Nous vous proposons de découvrir ces deux messages comme des pistes de méditation, destinées à nourrir la réflexion et l’élévation de chacun, dans l’esprit de fraternité et de recherche sincère qui anime le mouvement spirite.
Message 1(psychographie)
Délicat ce moment où l'âme apprend à comprendre le mécanisme de séparation momentanée de l'âme et du corps. Long est cet apprentissage. Il faut décortiquer chaque étape de ces instants.
D'abord un début par une méditation où la pensée vient se poser en dehors du corps.
L'âme se projette alors, ce qui crée l'absence, comme un début de vagabondage.
Pour ne pas errer dans le « vide », il faut assoir l'approche de ce Guide ami, qui vient encadrer ces instants, puis fixer la pensée vers un but pour se discipliner.
Ordonner une seule pensée, viser un lieu d'atterrissage, entouré du compagnon protecteur, se laisser acclimater à ce détachement plus ou moins profond.
Puis, pas après pas, stabiliser sa présence dans le monde spirituel, explorer ce qui se déroule autour de ce corps fluidique, imprimer les impressions, ancrer dans le périsprit ces instants, ces mécanismes pour que, de fil en aiguille, l'exercice qui demande de la souplesse dans le périsprit, soit intégré à celui-ci, comme un mouvement « réflexe » inconscient, naturel, à l'image de ceux que ton corps fait pour respirer, se lever sans même que tu le visualises, que tu le conscientises.
Petit pas par petit pas, le travail se fait et, poussé par cette envie de rejoindre ce témoin de l'invisible, tu accèdes à ces rapprochements désirés avec nos présences, qui demandent ces efforts, et ainsi dépasser les plans « connus » pour passer encore plus haut, pour recevoir des présences plus sacrées, plus lumineuses et sages, pour l'apprentissage de tous.
Quand les opportunités divines se créent, nous tendons la main en faveur de l'apprentissage pour l'évolution, la compréhension.
Tout comme certains Frères pas forcément toujours bien intentionnés utilisent vos failles pour s'immiscer dans votre jardin intérieur et se rapprocher de vous, nous utilisons aussi ces « failles », plus souvent liées à un affaiblissement corporel (matériel) que moral, car la condition reste bien entendu votre volonté, votre foi et la direction que vous souhaitez prendre. C'est une ouverture pour créer les opportunités d'apprentissage.
Vos vies sont ponctuées de ces périodes profitables à ce travail. Malheureusement, par paradoxe, c'est rarement ces moments où vous êtes « heureux » que vous êtes les plus accessibles, car vous vous accrochez à la vie terrestre et ce qu'elle vous apporte ; c'est quand, dans un certain désespoir, vous lâchez prise pour votre vie humaine, que vous suppliez, blessés, l'Aide Paternelle et que l'incarnation pèse sur votre moral.
Alors, comme je le dis, vous êtes là plus réceptifs, plus détachés, les yeux embrumés rivés vers Dieu, implorant Sa présence, souhaitant Le rejoindre pour poser à Ses pieds vos peines, vos angoisses, pour enfin Lui faire confiance et Lui confier la suite de votre existence.
Les apprentis maîtres ont tous ce point commun : ils ont, dans la souffrance, remis leur âme à Dieu, pour Le servir totalement, n'ayant plus rien à recevoir du monde matériel, comprenant que seul le monde spirituel était la vie, renonçant à l'incarnation physique pour l'incarnation de l'âme fluidique, libérant ainsi les barrières autour d'eux pour que, d'ombre d'eux-mêmes, ils puissent devenir lumière des Cieux, arpentant la terre pour éclairer le chemin des malheureux.
Voilà tout ce mécanisme, à la fois simple et subtil.
Laissez-nous entrer. Si vous souhaitez sortir, laissez Dieu remplir ce cœur vide.
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Message 2(psychographie)
A tâtons en direction de la lumière, l’âme essaie de se frayer un chemin, sans vraiment savoir où elle va. Elle sait qu’elle est dans la bonne direction, mais elle est comme perdue, cherche des repères pour se guider.
Comme elle est éblouie, elle craint de chuter, de faire des rencontres non souhaitées, de s’égarer au lieu de nous rejoindre.
Elle avance timidement, mais pourtant sûrement, fait attention où elle pose ses pas, mais avance valeureusement tout de même, guidée par nos encouragements, nos voix douces et aimantes.
Que craindrait-elle à s’orienter vers cette Source Divine ? Elle y a déjà vécu, elle la connaît, elle la devine, à la fois familière mais oubliée, car à l’étroit dans ce corps physique qui efface pour un temps le doux souvenir de nos présences. Ce ne sont que des retrouvailles, attendues.
Elle se débat comme si elle essayait désespérément de quitter un vêtement trop étroit, trop serré autour d’elle. Elle étouffe dans celui-ci, tire et pousse de tous côtés pour s’en défaire.
Mais rien ne doit se faire par la force et l’exaspération, tout doit se réaliser avec patience et douceur.
Centimètre après centimètre, elle gagne du terrain, se libère de ses chaînes. Elle expérimente la paix de notre plan, la recherche, la désire ardemment.
Il faut savoir mesurer son effort, le proportionner. C’est un subtil dosage entre volonté et abandon.
Un pas a été franchi toutefois, commençant à mieux comprendre le mécanisme d’un détachement progressif, lent mais efficace, plus efficace.
Dans la confiance acquise et ces instants de paix concédés, l’accord se met donc en place tranquillement, presque étonnée de ces sensations, celles d’un Esprit ami qui est « en elle ».
Encore un peu de patience et de travail, pour plus de souplesse et d’aisance…