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Daniel, je sais pourquoi
Daniel, je sais pourquoi

Ce mois-ci, nous vous présentons un livre : Daniel, je sais pourquoi. En 1982, un esprit qui se prénomme Jean se communique à l’Ifres par écriture automatique. Il dicte à un médium des articles sur des thèmes divers et qui seront publiés dans "Cahier de messages spirites".
Quelques années plus tard, une histoire est dictée : "Daniel, je sais pourquoi".

 Joel Ury

Ce livre est le résultat d’une expérience médiumnique qui s’étale sur trois années dans le cadre de réunions hebdomadaires. Sous forme de dictées spontanées sans qu’il soit possible de les appréhender, la main du médium a écrit des mots sans en connaître l’ordre final. Aucun brouillon n’a été utile. 
Certains écrits comptaient plus de deux cents feuilles au format A4 sur lesquelles était inscrits, très grossièrement, trois ou quatre lignes.
Ces dictées duraient la plupart du temps une vingtaine de minutes et pouvant même aller jusqu’à plus de trente cinq minutes, durant lesquelles le médium ne marquait aucune pose, aucune hésitation et ceci jusqu’à la fin de la dictée. En faisant la somme du temps passé en psychographie, l’esprit auteur serait resté 24 heures, soit un jour et une nuit.
Ce livre est le témoignage d’un esprit qui s’incarne et qui peu à peu prend conscience de son individualité et de la nécessité du progrès. En voici un passage : « De nouveau des sensations étranges m'envahissaient. Je croyais pourtant être débarrassé des sensations physiques, mais je me sentais soudain comme en chute. Je ne me souvenais pas être déjà tombé de la sorte pour avoir ainsi une notion de la chute vertigineuse. Mais je tombais, accompagné par un tournis, vacillant, saoulant, ceci de plus en plus fort. Tout était bleu autour de moi. Quelquefois je sentais des espaces froids comme si dans ma chute je traversais des régions glacées. Un son m’accompagnait. Non le bruit du vent que fait un mouvement rapide, mais celui d'objets que l'on bougerait, pouvant s'apparenter à ce que feraient plusieurs bouteilles en verre que l'on cognerait.
Ma descente continuait, j'entendais bientôt des voix, des rires et des lamentations. Cette ambiance ne m'effrayait pas mais me permit de réfléchir un peu.
Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, je veux dire que je n'en percevais pas le sens. Tout était si loin de mon village et des circonstances de ma mort. J'étais d'ailleurs dans l'incapacité de me rappeler de mon visage et de celui de mon frère. Je ne me souvenais clairement que de ma mère, souriante et accusatrice. De temps à autre, je croyais reconnaître, dans ma chute, la voix de mon guide qui m'appelait d'une façon lointaine et avec échos.
Cela faisait :
- Daniel... Daniel... Daniel... ne te retourne pas.
D'autres bruits insolites venaient sans cesse parasiter l'espace sonore de ma chute. Pourtant, cette sensation était douce, se produisant dans un bleu azur, où des formes dansantes et fuyantes se dessinaient pour s'évanouir avant d'en comprendre le sens. Des esquisses remarquables me rappelant les dessins de mon grand frère. Ah ! Mon grand frère, qu'était-il devenu, où était-il, me sera t'il permis de le revoir un jour ?
Je me souviens de cette vision à travers laquelle je le voyais, inconscient, jouant au ballon, alors que j'étais le centre d'une obsession !
Tout à coup ma chute s'interrompit. Je me sentais de nouveau stable. Le bleu était encore opaque et rien ne venait le contraster.
Mon guide me dit alors :
- Daniel, écoute ma voix. Tu es ici dans un hôpital, un endroit important où nos frères trouvent les forces pour continuer leur ascension.
- Mais où se trouve cet endroit, répondais-je, en enfer ! il a fallu que je descende bien bas pour y venir. Faut-il donc aller au centre du monde pour le trouver ? Je croyais, au contraire, que le paradis était dans le ciel.
Mon guide m'interrompait :
- Daniel, pas d'enfer ni de paradis, pas de grand ni de petit et la descente vaut la montée. Ne t'inquiète ni des distances ni du temps qui passe. Seules les valeurs morales déterminent les graduations ascensionnelles de l'endroit où tu te trouves. Tu n'as pas en réalité changé de place Daniel, si nous devions la définir. Tu ne suis que le chemin que nous t'inspirons et celui que ton cœur te dicte. Nous t'appelons, te montrons le sens de l’évolution et le poids de tes erreurs fait le reste. Guéris ton cœur et tu seras libre comme le vent. Accepte la pénitence et tu nous suivras dans les étoiles.
Le discours de mon guide, ce grand inconnu, m'interloquait. Les sensations qui s'en dégageaient surpassaient le stimuli intellectuel des mots ou de la forme pensée. Mais une seconde voix m'interpellait. Son timbre était différent et ne m'était pas cette fois, inconnue.
- Daniel regarde-moi, je suis là, me vois-tu, m'entends-tu où restes-tu attaché à tes pensées?
Je connaissais cet esprit, existait-il une autre personne, qui aurait vécu l'enfer avec moi ?
- Daniel, repris la voix, me reconnais-tu ?
C'est alors que se dessinaient sur la toile bleue de ma vision les traits d'un jeune garçon. Je ne reconnaissais pas ce visage, mais l'expression du regard et la chaleur des mots ne m'étaient pas étrangères. Enfin je le reconnus, c'était mon frère, le vrai, celui qui connu le même utérus et la même mort que moi. Lui, il pouvait comprendre ma vie et mes tourments.
Je voyais là, la fin de mes problèmes. Peut-être cet horrible cauchemar allait enfin prendre fin ! Mais tout s'affirmait autrement et mon frère me dit :
- Je connais tes pensées et t'affirme que tu ne rêves pas. Tu es mort et ta désincarnation est un problème pour nous.
Je rétorquais aussitôt :
- Sébastian, pourquoi es-tu énigmatique, ne peux-tu être clair ? N'as-tu pas souffert de maman, ne sais-tu pas qu'elle peut encore te poursuivre et te meurtrir ?
- Daniel, me dit-il, maman n'est plus ce qu'elle était et vit aujourd'hui le poids de ses erreurs. Crois bien qu'elle t'est sympathique.
- Sympathique glosais-je, tu te moques de moi, ne t'a t-elle pas fait mourir aussi, pourquoi veux-tu ressembler à cet inconnu, ce guide, passant son temps à sourire et glisser comme le courant d'air. Tout ceci m'agace.
Mon frère reprit :
- Je n'ai pas été tué. Ma vie a été pourtant un enfer sur terre. Je suis allé vivre chez notre grand-père, qui d'ailleurs n'en avait que l'apparence. Je fus livré à moi-même et me débrouillais seul, ne comptant que sur mes efforts.
- Comment cela, tu n'es pas mort, tu n'as pas été tué, reprenais-je ?
- Non, je n'ai pas été assassiné, mais Daniel, ta place n'est pas pire que la mienne.
- Ecoute, disais-je, tu ne dis pas la vérité, car je t'ai vu tomber, tu m'as fait tomber et la folle ne t'aurait pas laissé en vie !
- Daniel, disait Sébastian, après sa folie, notre mère est partie dans la campagne, je ne l'ai jamais revue, si ce n'est après sa mort. J'ai vécu un passage difficile, mais j'ai compris rapidement mon intérêt et j'ai suivi de suite la voix. C'est ainsi que l'on m'a conduit ici où tu te trouves à ton tour. J'y ai vu notre mère en cherchant dans les endroits de souffrance. J'ai vu son sang se répandre et ses actes couchés sur le testament du jugement. Puis, j'ai appris à taire mes ressentiments et mes pulsions. Je me suis habitué à ma nouvelle situation et je pense que tu y parviendras. Mon guide comme le tien, m'a toujours aidé, grâce à lui je connais la paix. Dieu nous permet de voir l'insondable.
Le discours de Sébastian m'étonnait. Ses mots avaient un poids considérable, je les comprenais instinctivement, au delà des mots. »

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Le précédent ouvrage, Cahier de messages spirites