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Le premier congrès médico-spirite international virtuel
Le premier congrès médico-spirite international virtuel

Ce mois-ci, nous vous présentons Le premier congrès médico-spirite international virtuel Certains membres de notre groupe se sont inscrits pour participer au premier Congrès Médico-Spirite International virtuel qui a eu lieu les 21 et 22 novembre 2020. C’est évidemment la situation de pandémie mondiale qui a poussé la SMA, l’Association Médico-Spirite Internationale, à organiser le congrès sous cette forme virtuelle. L’événement y a gagné en visibilité puisqu’on dénombrait cette année environ 1200 participants répartis dans le monde entier. Seulement une cinquantaine d’entre eux avait besoin d’une traduction en français. Les autres ont pu suivre les interventions en anglais, en espagnol ou bien sûr en portugais. Les sept conférences mises en ligne sur les deux jours de congrès ont ainsi permis à l’association, maintenant présidée par Sonia Doi, de tendre vers leur objectif qui est d’œuvrer pour une intégration entre la science et la spiritualité.

Après une prière d’ouverture pour ce congrès, durant laquelle le docteur Nelly Berchtold nous a rappelé la place importante de la France dans la spiritualité, il nous est proposé un petit film retraçant l’histoire de Marlène Nobre, la fidèle amie de Chico Xavier qui, sous l’influence du docteur Bezerra de Menezes a fondé l’Association Médico-Spirite puis l’a amenée vers sa dimension internationale. Le film n’était malheureusement pas traduit en français mais, ceux qui voudraient mieux la connaître, peuvent aller relire l’article hommage sur cette spirite dévouée, dans notre Bulletin n°60, paru en mars 2015, juste après sa désincarnation et alors qu’elle venait de présider le 7ème congrès francophone de médecine et spiritualité à Lyon en octobre 2014.
Après un hommage et des remerciements adressés aux Dr Adolfo Bezerra de Menezes et Marlène Nobre, il est rappelé l’œuvre d’Allan Kardec qui a changé notre regard sur la justice divine.

Programme des interventions

Sonia Doi - Usa - Professeur de médecine : L’AIMES dans une nouvelle réalité
Vicente Pessoa - Brésil - Médecin infectiologiste : Les principales pandémies de l’histoire et les répercussions sur l’évolution intégrale de l’être humain. L’impact du Covid dans le présent et à l’avenir.
Fabio Villarraga - Colombie - Médecin spécialisé en endoscopie : Contribution du spiritisme dans le débat sur les questions de bioéthique liées aux pandémies.
Décio Iandoli Jr - Brésil - Médecin (chirurgie-endoscopie) et Professeur d’Université : L’action des pensées sur la réponse immunitaire - Des révélations des Esprits aux connaissances scientifiques.
Rupert Sheldrake - Royaume Uni - Chercheur en biochimie, physiologie et parapsychologie : Science et pratiques spirituelles.
Andresa Thomazoni - Portugal - Psychologue : Burnout chez les professionnels de santé : un besoin émergent vers la recherche de connaissances spirituelles.
Elaine Drysdale - Canada - Médecin psychiatre : Expérience de mort imminente comme aide au deuil.
Marco Aurélio - Brésil - Docteur en physiologie de la médiumnité : Etudes scientifiques sur la médiumnité : la mort sous une nouvelle perspective. En savoir plus sur la chaîne d'International Spiritist Medical Association

l’Association Internationale Médico-Spirite dans une nouvelle réalité, par le docteur Sonia Doi

Sonia Doi, la nouvelle présidente de l’association après la désincarnation de Marlène Nobre, évoque l’année difficile qui vient de s’écouler avec les nombreux défis liés à la pandémie du Covid 19. Tout cela a généré beaucoup de souffrance dans le monde (angoisses, perte d’emplois, isolement, décès de proches…).  docteur Sonia DoiMais derrière tout cela, il y a aussi un côté positif. Dans l’histoire, les catastrophes se vivent toujours dans la douleur, mais elles sont invariablement suivies de changements positifs et de progrès, que ce soit dans les sciences, la technologie, le social, la philosophie… Il n’est qu’à voir l’organisation de ce congrès virtuel international, réunissant des participants dans le monde entier qui n’aurait jamais eu lieu sans cette pandémie et l’interdiction de voyager…
Sonia Doi rappelle qu’un traitement efficace doit traiter aussi bien le corps que l’âme. En tant que professionnels de la santé, il est important de considérer les besoins spirituels des patients, d’adopter une approche d’intégration spirituelle au niveau de la santé physique.
Elle nous rappelle comment Marlène Nobre a été l’instigatrice de ce changement de paradigme, en œuvrant toute sa vie pour montrer les avantages de la spiritualité sur la santé, en maintenant des principes spirites avec une pensée scientifique. Des remerciements lui sont adressés pour son héritage mais aussi au Dr Bezerra de Menezes et aux nombreux bienfaiteurs qui, depuis le monde spirituel, ont contribué à l’organisation de cet événement.

Les principales pandémies dans l’histoire et les répercussions sur l’évolution intégrale de l’être humain. L’impact du Covid dans le présent et le futur, par le médecin infectiologue brésilien Vicente Pessoa

Vicente Pessoa explique comment une pandémie réveille la peur et l’anxiété dans une société. Les pandémies portent en elles un aspect historique lié à la hausse du taux de mortalité. Le nombre important de morts a toujours un impact social et économique, car il amène à de grandes avancées dans les domaines du bien-être et de la santé publique. La Covid 19 ne sera pas la dernière pandémie.
Notre style de vie aujourd’hui favorise les épidémies de virus respiratoires (pollution, déplacements rapides de population…). Autrefois, les problèmes liés à l’hygiène favorisaient d’autres types d’épidémie comme la peste, le choléra…
Un travail effectué par le Dr Franck Snowden à l’Université d’Oxford et repris dans son livre Epidemics and Society analyse tous les impacts des pandémies.  Vicente Pessoa
Autrefois, par ignorance, on attribuait aux maladies une origine divine ou diabolique. L’Église a joué un rôle important en édictant des normes de conduite à suivre. La vision était celle d’un Dieu punitif : une personne ou une société était punie par la maladie pour avoir dérogé aux normes de conduite.
On avait autrefois une vision diabolique des maladies infectieuses , selon laquelle l’âme aurait été vendue à un Démon. Des représentations picturales de l’époque nous rappellent d’ailleurs cette vision diabolique de la maladie.
Hippocrate avait défini la maladie comme un déséquilibre entre les quatre humeurs : Feu-Terre (humeurs chaudes) et Air-Eau (humeurs froides). Et longtemps, les malades ont été traités par des saignées, censées rétablir l’équilibre entre ces différentes humeurs.
Vicente Pessoa nous brosse un remarquable panorama des différentes pandémies qui ont jalonné l’histoire, en rappelant que la peste noire a été la mère de toutes les pandémies. Elle a sévi pendant 500 ans, de l’an 1300 aux années 1800 ! Cette épidémie de peste noire a coïncidé avec des années de mauvais temps, engendrant des mauvaises récoltes et donc de grandes famines, avec des augmentations d’impôts. 50% des personnes touchées mourraient. Les symptômes étaient dégradants, avec des exhalations nauséabondes qui conduisaient les malades à s’isoler chez eux. L’hystérie collective et la peur ont engendré des violences. On savait, quand la peste apparaissait, que la population d’une ville allait être décimée. L’impact économique et social a été considérable du fait de l’importance des morts. Vicente Pessoa cite l’exemple de la ville de Naples qui, comptant 160 000 habitants, n’en dénombrait plus que 20 000 après quelques années d’épidémie. L’aspect religieux a été important également. La question était : « Pourquoi Dieu punit-il avec cette maladie ? ». Cette épidémie de peste a conduit à une remise en question des ordres de l’Église catholique. Ainsi, des réformes de l’Église catholique et la naissance du protestantisme sont les conséquences de cette épidémie de peste.
Cette épidémie a vu apparaître les premiers équipements de protection chez les médecins (en cuir) mais également l’isolement des villes pour éviter les propagations avec utilisation de la force militaire, la création de lazarets pour isoler les personnes en quarantaine lorsqu’elles arrivaient dans une ville, et la remise en question de la théorie d’Hippocrate concernant les humeurs. L’origine de la peste n’étant pas connue (elle ne sera découverte qu’en 1894 par l’Institut Pasteur) on commence tout de même à s’interroger sur le fait que tant de personnes puissent souffrir en même temps d’un déséquilibre des humeurs…
Après le sujet de la peste, Vicente Pessoa nous brosse un panorama des grandes épidémies qui ont sévit dans le monde : la variole, la fièvre jaune, le choléra, la grippe de 1918. Nous ne rentrerons pas dans le détail de chacune d’entre elles mais nous invitons fortement le lecteur à écouter cet exposé qui remet en perspective l’épidémie qui nous touche aujourd’hui : la Covid 19. En savoir plus
Cette pandémie est une nouveauté pour notre génération qui n’a jamais rien connu de tel, comme la peste en son temps, même si le taux de mortalité de ces deux épidémies n’est pas comparable.
Pour conclure et pour apporter une lecture spirituelle à cette pandémie du Covid 19, Vicente Pessoa nous rappelle les questions 739, 740, 783 et 785 du Livre des Esprits que nous invitons chaque lecteur à relire…

Contribution du spiritisme dans le débat sur les questions de bioéthique liées aux pandémies, par le docteur colombien Fabio Villarraga

C’est en 1970 que le Dr Van Rensselaer Potter, biochimiste américain, propose le terme de bioéthique pour parler d’une nouvelle discipline intégrant la biologie, l’écologie, la médecine et les sciences humaines. Ainsi, la bioéthique se veut être un pont entre la médecine, la recherche et la société. En 1971, son livre, Bioethics, bridge to the future, paraît.
La bioéthique regroupe ainsi les questions éthiques ou morales, posées par les avancées technologiques ou scientifiques, et l’impact qu’elles peuvent avoir sur l’être humain. Fabio Villarraga
Travail commun à la croisée de plusieurs disciplines (science, philosophie, écologie, droit, médecine), la bioéthique appelle à réfléchir aux limites à poser pour éviter que l’Homme ne nuise à son semblable. Elle est guidée par quatre grands principes : le principe du respect de l’autonomie, le principe de bienfaisance, le principe de non-malfaisance et le principe de justice.
Le socle commun à tous les pays est le suivant : le principe de dignité, le principe de liberté et le principe de solidarité.
Fabio Villarraga fait le lien entre les questionnements posés par la bioéthique et les livres de la codification d’Allan Kardec en ce qui concerne la vie humaine, qui s’entend depuis la conception du fœtus jusqu’à la mort. Il nous renvoie au chapitre V de L’Évangile selon le Spiritisme.
Aujourd’hui, cette pandémie du Covid 19, revient questionner brutalement les fondements de la bioéthique en mettant en évidence des dilemmes insolvables : isolément des malades qui meurent seuls, « choix » du patient à sauver lorsqu’il manque des lits de réanimation, enfermement et isolement des personnes âgées pour les protéger, impact environnemental de l’utilisation des plastiques avec des milliards de gants et de masques jetés dans la nature, allaitement ou pas d’une mère pour son bébé lorsque celle-ci est atteinte du Covid…
Je retiens les mots du Dr Bezzera cités par Fabio Villarraga : « La maladie peut être considérée comme un thermomètre de la foi ». Et cela s’applique, en cette période de pandémie, tant aux patients qu’à leurs parents et aux professionnels de santé.

L’action des pensées sur la réponse immunitaire - des révélations des Esprits aux connaissances scientifiques, par le chirurgien brésilien Decio Iandoli Jr

Auteur du livre Marlène Nobre et l’idéal Médico-Spirite (qui existe pour le moment seulement en portugais), Decio Iandoli Jr parle des travaux d’André Luiz, restés en sommeil depuis 70 ans et qui servent aujourd’hui de base de travail pour ses recherches, avec les informations utiles et prophétiques qu’ils énonçaient, en particulier sur la glande pinéale.
En 2014, un collectif de 300 scientifiques signait un « Manifeste pour une science post-matérialiste » que nous vous invitons vivement à consulter le site En savoir plus 
Même si encore beaucoup de scientifiques n’osent pas en parler ouvertement, beaucoup conviennent qu’il existe autre chose que la matière et ce « quelque chose » doit être étudié avec la même rigueur et les mêmes méthodes que la méthode scientifique.
Les travaux du Dr Harold Koenig ont établi une base empirique sur l’impact de la spiritualité sur la santé. Ils montrent comment une pratique spirituelle est corrélée à une meilleure santé mentale dans les domaines de la dépression, de la toxicomanie et du suicide.  Decio Iandoli
Aujourd’hui, la publication de nombreuses études montrent ce lien entre la spiritualité et les soins du corps et mentaux. Notons cependant que la spiritualité n’a rien à voir avec la religion ! Des personnes sans religion peuvent avoir une grande spiritualité.
Ces études montrent l’impact des émotions sur les fonctions immunitaires et sur les processus inflammatoires. Lorsqu’une personne vit des émotions positives on assiste à une chute des marqueurs au niveau inflammatoire. Ces recherches ont mis en évidence une interférence entre des pratiques spirituelles et la variation du taux d’interleuquine IL6 (cytokine de la phase aiguë de l’inflammation). Une étude sur le méningocoque a montré que le vaccin pouvait avoir un effet similaire à un niveau d’état spirituel, à un niveau psychique équilibré et sain. Il a été montré également une réponse positive de patients atteint du VIH qui avaient une pratique spirituelle. La science ne fait que commencer à étudier ces effets.
Decio Iandoli Jr cite Vénéranda dans l’ouvrage Nosso Lar : « La pensée est la base des relations spirituelles des êtres les uns avec les autres mais nous sommes des millions d’âmes dans l’Univers encore ignorantes des Lois et Vérités ».
Ainsi, la pensée est la base de tous les messages silencieux de l’idée. La pensée est le véhicule du sentiment. L’intuition est une interférence spirituelle entre l’idée et la pensée. A Luiz, dans Evolution entre deux mondes, explique la pensée comme une onde électromagnétique. La pensée est un matériau fluidique qui interagit avec le corps physique de la façon suivante : les cellules, qui sont des formes de vie rudimentaire, sont au service d’une forme de vie plus avancée qui est notre âme (ou esprit). L’esprit produit la pensée à travers ses idées et ses sentiments et cela a une influence sur les cellules. Ainsi, la pensée découle de l’esprit, qui lui-même a un impact sur le cerveau, qui influence à son tour les cellules. A. Luiz décrit les larves mentales qu’il voit lorsqu’une personne a des pensées délétères, C’est notre conscience profonde qui détermine et commande notre action sur les cellules. L’effet placebo s’explique par ce mécanisme : un individu produit des substances juste parce qu’on lui dit qu’on lui a donné un médicament.
Seule la conduite droite soutient la bonne pensée. Cela nous met directement en connexion avec les sphères supérieures. Quand une prière est dite avec l’âme, elle induit une pensée droite qui nous met en connexion avec les sphères supérieures. Et cela entraîne inévitablement une immunité de la santé. Decio Iandoli Jr ne manque pas de nous rappeler que l’aide au prochain crée une aide pour nous-même.
De nombreux ouvrages nous expliquent ce lien entre science et spiritualité et Decio Iandoli soumet ces idées à l’ensemble de la communauté scientifique, pour une évaluation internationale

Science et pratiques spirituelles, par le docteur Rupert Sheldrake du Royaume-Uni

Le biologiste Rupert Sheldrake est connu pour ses travaux sur la résonance morphique. Il fait une analogie entre le champ morphique et le périsprit pour les spirites.
Traditionnellement, la science a été opposée à la religion et à la spiritualité. Mais la science peut éclairer les pratiques spirituelles. De nombreuses études de par le monde montrent les effets bénéfiques des pratiques religieuses et spirituelles sur la santé. Grâce à ces études, de nombreux scientifiques ne remettent plus en cause ces effets.
Nous pouvons nous référer aux nombreux ouvrages de Rupert Sheldrake dont Science et pratiques spirituelles et Ways to go beyond.
A partir de pratiques spirituelles, comme la gratitude, la méditation, ou le chant, Rupert Sheldrake nous parle de leurs effets sur la santé.
La gratitude est fondamentale dans toutes les religions qui nous encouragent sans exception à être reconnaissants. Dans la psychologie positive, qui étudie ce qui rend les gens heureux, des études ont montré que les gens heureux sont des personnes reconnaissantes. En thérapie, ce courant de la psychologie met en avant l’écriture de « la lettre de gratitude » pour aider les personnes à se sentir mieux. La gratitude rend les gens significativement plus heureux pendant plusieurs jours. Le genre de remerciements que l’on fait dépend de notre système de croyance (ex. Une personne matérialiste remerciera pour les biens matériels qu’elle reçoit ou le repas qu’elle partage alors qu’une autre personne plus spirituelle remerciera pour les moments qu’elle vit, les émotions qu’elle partage…). La pratique de la gratitude nous entraîne dans un courant qui part de nous vers autrui, de nous vers la terre, l’Univers… Rupert Sheldrake
Rupert Sheldrake nous parle de sa propre expérience. Tous les soirs, il remercie de ce qui lui est arrivé de bon pendant la journée, il prie et fait sa liste de choses pour lesquelles il est reconnaissant.
La méditation se décline de différentes manières selon la culture dans laquelle elle est pratiquée (hindoue, bouddhiste, contemplative, de pleine conscience…). Elle a pour but de libérer notre esprit des pensées pour nous rendre plus présents et nous ramener au calme intérieur. Ses effets sont significatifs sur la physiologie du bien-être et sur la structure du cerveau (meilleur sommeil, impact sur la dépression…). En méditant, nous faisons l’expérience que nous faisons partie d’un tout, de quelque chose de plus grand que nous. Cette expérience peut se vivre en méditant mais aussi en se promenant ou dans les expériences de mort éminente. Les USA comptent des millions de méditants. Pour les matérialistes, il est très difficile d’expliquer la conscience. La méditation permet d’entrer dans un état sensoriel pour une connexion spirituelle. On ne peut avoir une expérience spirituelle que si l’on est dans le présent.
Le sport peut aussi être un moyen d’arriver à une pratique spirituelle car faire du sport implique d’être complètement dans le présent et peut aider à atteindre un état de conscience altéré. Dans les arts martiaux, cela a toujours été reconnu. Dans l’ouvrage Le Zen - Dans l’art chevaleresque du tir à l’arc, M. Herrigel philosophe allemand, nous propose de penser le sport comme pratique spirituelle, « un moyen de former le mental, et même de le mettre en contact avec la réalité ultime ». Pour les chants et les choeurs, on les retrouve également dans toutes les sociétés religieuses. Les théories modernes de l’évolution nous disent que le chant est venu avant la parole chez les humains. Aujourd’hui, c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que les gens ne chantent plus. Les pratiques de chants en groupe permettent de se sentir plus liés et connectés les uns aux autres. Les mantras et les prières traditionnels ont un pouvoir supplémentaire par la résonance morphique. Les rituels (ex. Repas de Pâques ou de Thanksgiving) quant à eux, rejouent la même histoire, utilisent les mêmes mots. Pourquoi les gens pensent-ils que cela fonctionne ? En référence au concept de résonance morphique il y a l’idée qu’un type de mémoire collective existe dans la nature, que l’Univers a une mémoire. Les régularités de la nature seraient ainsi des habitudes et non des lois. La nature évolue. Toutes les espèces ont une mémoire collective : la façon dont les ancêtres se sont comportés. La résonance morphique fonctionne sur la base de la similitude. Les souvenirs communs sont renforcés par la mémoire collective. Notre cerveau serait comme un poste de télévision qui capterait des « chaînes » de souvenirs. Les souvenirs ne sont donc probablement pas stockés dans le cerveau. Ils ne disparaissent pas avec la mort physique. Quand le cerveau est endommagé (problème de mémoire dans la maladie d’Alzheimer par exemple), il ne serait plus capable de « capter » les souvenirs mais ça ne signifie pas qu’ils aient disparu. Ainsi, dans les rituels (chants, repas…), on résonne dans le temps avec les ancêtres qui ont participé à ces rituels. Il se produit une connexion les uns avec les autres mais aussi avec une plus grande forme de conscience. On se connecte avec nos ancêtres.
Les habitudes construites par nos ancêtres ont une influence sur nous à travers la résonance morphique (cf les constellations familiales). Ce qui est arrivé à ses ancêtres peut influencer une personne maintenant, sans qu’elle ne puisse en soupçonner l’origine. Cela se traduira à travers un symptôme, un événement… Les expériences des générations précédentes peuvent être transmises par des phénomènes épigénétiques (sperme, sang) par résonance morphique. La guérison dépend de la restauration des liens avec ce passé. Ainsi, le contact avec ces ancêtres peut avoir un effet de guérison, tout comme il peut continuer à influencer négativement une personne dans le présent, malgré le décès de cet ancêtre.
La médecine mécaniste considère que nous ne sommes que des organes physiques et chimiques à réparer. Mais l’effet placebo nous montre bien que le pouvoir de guérison passe par autre chose. Ce ne doit pas être l’un ou l’autre mais nous devons faire appel aujourd’hui à une médecine intégrative.

Burnout chez les professionnels de santé : un besoin émergent vers la recherche de connaissances spirituelles, par Andresa Thomazoni, psychologue au Portugal

Andresa Thomazoni nous explique comment, à partir de son étymologie (déformer-étirer), le mot « stress » contient l’idée de tension et de tiraillement. Ce concept parle toujours d’interaction entre la personne et son environnement. Aujourd’hui, ce mot contient une forte charge négative associée, sous-tendant que le corps n’a pas assez d’énergie pour supporter cette tension. Les stress prolongés et chroniques conduisent au syndrome de burnout. Les métiers du soin sont plus sensibles à cette situation. Le burnout, décrit pour la première fois dans les années 70 par H.J. Freudenberg, est donc un épuisement professionnel élevé, entraînant une forte dépersonnalisation et un faible épanouissement professionnel. de Andresa Thomazoni
Andresa Thomazoni évoque Joanna de Angelis (in Divaldo Franco-2011) qui dit que nous vivons aujourd’hui dans une culture de l’anxiété. L’anxiété génère le stress et le stress chronique conduit au burnout.
Les facteurs de protection comme l’empathie, la pratique sportive et la résilience sont importants. Les pratiques de psychothérapie clinique, de musicothérapie, de méditation, yoga, prière… sont des recours pour se protéger du burnout. Selon Joanna de Angelis, l’éducation de l’esprit et du sentiment est importante. Tout passe par nous et par notre transformation intérieure. Notre action mentale est ainsi très importante. Joanna de Angelis met également l’accent sur la charité, c’est-à-dire l’action de donner sans retour, comme facteur de protection. Aujourd’hui, pour beaucoup de personnes, le travail a perdu sa connexion avec le spirituel. Il ne sert plus que de moyen pour payer ses factures.
Cette pandémie du Covid 19 est un frein tiré sur la société, sur les gens. Une leçon pour nous montrer l’enseignement qu’on peut en tirer. C’est un catalyseur de notre processus d’introspection. Un excès de matérialisation et de rationalisation conduit à une vie et à un monde sans sens. Le mythe, quant à lui, peut redonner du sens. C’est au travers des mythes de Narcisse et du Centaure qu’Andresa Thomazoni explique comment notre société est aujourd’hui devenu Narcisse, c’est-à-dire égocentrique et individualiste, uniquement tournée vers l’extérieur, sans plus de regard porté vers l’autre. Cette pandémie attire notre attention sur le fait que l’autre qui vit à côté de moi ne va pas bien. Mais elle met aussi en évidence que, tout comme le centaure qui symbolise le guérisseur blessé dans la mythologie grecque, le personnel soignant dans cette pandémie est fortement mis à mal.
La spiritualité, qui est une propension humaine à trouver un sens à la vie avec une connexion à quelque chose de plus grand que soi peut aider à apporter des réponses dans les situations de burnout.

Expérience de mort imminente comme aide au deuil, par Elaine Drysdale

L’année 2020 aura marqué un passage du déni de la mort dans nos sociétés à la réalité de la mort. Une personne sur trois est touchée directement ou indirectement par le Covid. Ainsi, les gens réalisent à quel point la mort s’est approchée d’eux. À partir de 2019, nous assistons à une mise en évidence de luttes existentielles chez les individus avec une augmentation des symptômes de l’anxiété, de la dépression, des suicides, des toxicomanies. L’isolement, la solitude et la peur d’être testé positif au Covid sont omniprésents. Le travail en psychiatrie s’est accru. Malgré cette augmentation des souffrances, il est toujours possible de donner de l’espoir aux gens.
Avec ses patients en fin de vie ou bien avec des personnes qui ont perdu un proche de façon violente, Elaine Drysdale utilise les témoignages de personnes qui ont vécu une expérience de mort imminente. Ce sont des expériences cliniques qui ne poussent pas aux dogmes religieux et qui fournissent des renseignements précieux pour apporter du réconfort, pour apaiser, rassurer et soulager les patients, pour leur redonner de l’espoir dans une visée proprement thérapeutique. Elaine Drysdale utilise également les expériences de mort imminente pour parler avec des patients suicidaires, pour les aider à retrouver un sens à leur vie. Selon ces témoignages, nous dit-elle, le moment de la mort est paisible et c’est ce message qu’elle souhaite faire passer à ses patients. Le Dr R. Moody, avec son livre de 1975 La vie après la vie a été à l’origine d’un changement de point de vue sur la mort. Elaine Drysdale
Les personnes qui ont vécu une expérience de mort imminente parlent d’un moment de conscience accrue. Avec le développement des techniques de réanimation, ces expériences sont de plus en plus fréquentes. Les témoignages rapportent :
- une sensation de paix et l’absence de douleur,
- l’expérience d’être hors du corps,
- l’expérience d’être entraîné dans un tunnel jusqu’à atteindre une lumière,
- la rencontre d’amis ou de parents décédés qui saluent la personne,
- la rencontre d’Êtres de Lumière perçus comme une énergie aimante,
- un panorama de sa vie,
- la prise de conscience que des actes d’amour apparemment insignifiants peuvent avoir une grande importance,
- la perception de couleurs inexistantes sur terre,
- la connaissance de la nature de l’Univers, du futur…
Ces expériences ne se vivent par forcément dans leur totalité, mais elles sont communes à tous les individus, quels que soient leur culture, leur religion, et même leur âge puisque des enfants relatent également ces expériences.
On peut aller lire La Divine Connexion du Dr Melvin Morse ou bien La vie après la mort : les preuves des Dr Jeffrey Long et Paul Perry
Elaine Drysdale nous parle de ce point focal qui permet de voir l’énergie spirituelle, qui existe chez l’enfant jusque vers l’âge de cinq ans environ pour disparaître et ne réapparaître qu’au moment de l’approche de la mort.
Le Dr P. Fenwick, neuroscientifique, a publié en 2019 les premières preuves d’une énergie lumineuse envoyée d’une personne vers une autre personne.

Etudes scientifiques sur la médiumnité : la mort sous une nouvelle perspective par le docteur brésilien Marco Aurelio

Il est difficile de parler de la mort, spécialement en 2020 où tant de personnes ont perdu la vie. Marco Aurelio cite Victor Hugo : « les morts sont des invisibles mais non des absents ». docteur Marco Aurelio
Une des fonctions de la médiumnité est d’apporter la consolation de recevoir des nouvelles de personnes décédées. Le médium est un intermédiaire capable d’apporter des informations d’un autre plan. Il est donc nécessaire de croire en la dualité : l’esprit peut se communiquer au-delà du corps. A contrario, le monisme n’envisage les phénomènes mentaux qu’à travers des processus biologiques dans le cerveau. La médiumnité traduit une porosité entre les deux plans spirituels et physiques. Nous pouvons nous référer aux travaux de F. Myers, C. Richet, W. Crookes, W. James.
Selon les théories, les expériences spirituelles seraient liées à un phénomène de dissociation. Marco Aurelio nous présente une série d’études scientifiques avec des protocoles pour étudier les processus de la médiumnité. Le rythme cardiaque, le taux de mélatonine, le volume de la glande pinéale… ont servi de marqueurs pour ces protocoles scientifiques. Les résultats de ces études sont probants : la médiumnité n’est pas une maladie. Les processus physiologiques à l’œuvre dans la médiumnité sont différents de ceux que l’on retrouve dans les troubles psychologiques et dissociatifs. Marco Aurelio insiste sur la nécessité d’être vigilants sur la méthodologie des recherches dans ce genre d’études et invite les chercheurs du monde entier à réitérer ces expériences pour les soumettre à validation.