Le désincarné

le .

Le désincarné

Ce mois-ci, nous vous présentons le récit d'une communication médiumnique obtenue, lors d'une réunion spirite, dans le groupe Socorrista Obreiros de Monsieur Jeromino Mendonça Ribeiro, au Brésil. Nous l’avons intitulé : Le désincarné.

A cause d'une trop grande ignorance du monde de l'au-delà ou d’une forte matérialité, une grande partie des décédés restent près de leurs proches, dans leur maison ou de leur appartement. Ils poursuivent leurs habitudes. Ils sont souvent habités par la souffrance, conséquence de leur imprévoyance ou de leur cupidité.

Un total désintérêt…

sujet2010 espritADans cette histoire, c’est un père qui vient de se désincarner à l’hôpital. Il est revenu chez lui comme si la vie reprenait son cours et se comporte comme auparavant. Il ne s’est pas rendu compte de sa mort physique.
Il est amené dans une réunion médiumnique pour faire le point sur sa situation. Après s’être présenté, sans grande difficulté, près du médium psychophone du groupe, il commente sa situation et ses angoisses.
Il pense que suite à un incident de routine, il a été un court instant à l’hôpital pour soigner des douleurs corporelles inhérentes à l’âge, puis, il est retourné chez lui. Il manifeste de l’énervement et se plaint que ses proches ne le saluent plus. Quand ils passent devant lui, ils ne remarquent même pas sa présence. Il raconte qu’alors qu’il était assis dans son fauteuil préféré dans le salon, un proche s’est quasiment assis sur lui. Ses protestations n’ont eu aucun effet, ce qui l’irrita et l’énerva encore plus, face à cet affront de la part de sa famille.
On ne lui marque plus aucun respect et de son statut de chef de famille est ignoré.

Une confusion totale…

Il n’est pas difficile aux Esprits bienfaiteurs d’emmener ces récents désincarnés qui sont dans un état total de confusion. Ils n’ont pas affaire à des Esprits obsesseurs, des hommes ou des femmes revenus dans leur foyer, conscients de leurs conditions, pour créer une situation de trouble ou de tourments. Il s’agit juste d’un homme troublé, par une mort rapide et qui n’avait ressenti aucune gêne particulière. Il se sentait même prêt à rentrer chez lui et à reprendre sa vie d’avant.
Après l’avoir reçu avec attention et réconfort, il fait part de son mécontentement aux vues de ce qu’il se passe chez lui. On lui montre habilement et avec douceur sa nouvelle réalité spirituelle.
Mais, il continue à parler, pendant un certain temps, manifestant son inquiétude quant aux préoccupations de sa famille au sujet de ses biens. Il ne comprend pas le sens de ces discussions concernant une répartition, alors qu’il est encore en vie. Effectivement, il est bien en vie mais sur un plan spirituel, il ne l’est plus sur le plan matériel où il a laissé tous ses biens.

A la lumière de l’au-delà

Quand il comprend ce qu’il s’était passé, il se met à pleurer. Puis, il prend conscience des tensions qui se mettent en place suite à son décès. Il n’avait pas imaginé qu’il y aurait pu avoir des conflits à cause de choses matérielles. Il dit qu’il regrette de ne pas avoir réglé la question par un testament quelconque, mais il ne s’en est pas préoccupé car il ne pensait pas partir si vite.
On lui conseille de laisser les incarnés résoudre ce problème dans le cadre des lois terrestres qui légifèrent ces questions. On lui recommande de s’occuper de sa nouvelle vie qui va être plus tranquille et plus heureuse à partir de là. Mais, il demande comment sa famille va faire sans lui, on lui apprend qu’il n’a rien à faire de plus, si ce n’est, plus tard, de leur rendre visite et de les aider spirituellement, lorsqu’il serait rétabli et prêt à le faire. D’ici là, il faut laisser Dieu, Père de tous, se charger de tout, à travers Ses messagers.
Il s’apaise à ce moment, étant un homme religieux, l’évocation de Dieu libère sa foi et le tranquillise. Des proches déjà désincarnés viennent et, surpris et heureux, il avance vers un nouvel environnement de vie spirituelle, déjà pratiquement détaché des préoccupations de sa vie terrestre. Il accepte facilement les orientations données et son état moral et spirituel lui permet une récupération relativement rapide.

Cet événement attire l’attention sur un fait courant : le peu d’attention prêtée à sa propre désincarnation, aux conséquences et à l’impact portés sur soi-même et à ceux qui restent, qu’ils soient aimés ou non. On vit tous comme si la mort ne pouvait pas nous atteindre, malgré la réalité incontestable qu’au-delà de son âge, son sexe, son état de santé, sa richesse, sa misère, son statut social ou son pouvoir terrestre. Tous, nous sont soumis à ce phénomène, unique fatalité de la vie humaine qu’est la mort du corps physique.