Crise de foi... - Rose - 18/08/2003

 

Bonjour,
Je vous ai déjà écrit l'an dernier et, entre autre, je vous avais dit combien la lecture du "livre des Esprits" m'avait enthousiasmée, qu'il concrétisait des années de croyance à laquelle je ne mettais pas de nom.
Mais voilà, sans aucune raison, il y a environ un mois, je me suis réveillée un matin, et j'avais perdu la foi... Dans ma tête, tout ce en quoi j'avais cru jusque là m'est apparu totalement faux et que ce que nous étions, notre corps comme notre "esprit", n'était que la transmission génétique de nos ancêtres.
Je me sens terriblement vide, je regarde mon fils et je me dis que non, son "âme" ne nous a pas choisi pour être ses parents et le guider dans "cette vie", que non, si je tente de vivre en faisant preuve de bonté et en cherchant sans cesse à m'améliorer, mon "âme" ne progressera pas dans ma "prochaine vie".
Je ne sais pas si vous imaginez ce que je peux ressentir, mais c'est terrible...
Je ne sais plus où j'en suis et je déprime... Je ne trouve plus aucun sens à ma vie, je n'ai plus envie d'affronter les difficultés car je me dis que tout est vain. Je ne viens pas là pour être critiquée ou qu'on me dise que je manquais certainement de foi pour en arriver là, mais pour trouver du réconfort, avoir votre avis et peut-être que vous m'éclairiez...
Amicalement, Rose.

Bonjour,
Non, on ne peut pas se réveiller un matin et n'avoir plus de foi tout d'un coup !
La foi, elle s'acquiert par l'expérience après avoir passé par les épreuves du doute au fil des diverses existences. Elle le rend capable de surmonter les plus grands obstacles.
Dans " l'Evangile selon le spiritisme ", Allan Kardec dit ceci :
" Chez certaines personnes, la foi semble en quelque sorte innée ; une étincelle suffit pour la développer. Cette facilité à s'assimiler les vérités spirituelles est un signe évident de progrès antérieur ; chez d'autres, au contraire, elles ne pénètrent qu'avec difficulté, signe non moins évident d'une nature en retard. Les premières ont déjà cru et compris ; elles apportent en renaissant l'intuition de ce qu'elles ont su : leur éducation est faite ; les secondes ont tout à apprendre : leur éducation est à faire ; elle se fera, et si elle n'est pas terminée dans cette existence, elle le sera dans une autre… mais il faut se garder de confondre la foi avec la présomption. La vraie foi s'allie à l'humilité ; celui qui la possède met sa confiance en Dieu plus qu'en lui-même, parce qu'il sait que, simple instrument de la volonté de Dieu, il ne peut rien sans lui ; c'est pourquoi les bons Esprits lui viennent en aide. La présomption est moins la foi que l'orgueil, et l'orgueil est toujours châtié tôt ou tard par la déception et les échecs qui lui sont infligés. "
Je vous conseille donc la relecture de cet ouvrage et se prendre le temps d'établir un contact avec votre guide spirituel par le biais de la prière. Posément et calmement, avec réflexion, vos idées se mettront en ordre.
Fraternellement,
Catherine.