Décès – 02/05/2022

 

Bonjour,
J'ai la grande tristesse d'avoir perdu un enfant alors que j'étais enceinte. C'était un enfant désiré, que j'ai réussi à concevoir grâce à l'aide médicale. Après avoir eu un premier enfant, j'ai eu des soucis de santé, j'ai appris plus tard que je ne pourrais plus concevoir naturellement à cause de ce problème. Sauf que beaucoup de temps s'est passé. Mes chances de conception n'étaient pas excellentes.
Je me rappelle le jour d'aller à la clinique et de prier fortement pour avoir une grossesse seulement si c'était pour avoir un enfant en bonne santé.
J'ai senti, dès le début de ma grossesse que cet enfant ne voulait pas être là. J'ai été prise par une tristesse profonde quand je l'ai perdu, car avoir un 2ème enfant était aussi la chance de donner un frère/sœur à ma fille.
Quand j'étais petite, j'ai adoré avoir un frère, nous nous aimons beaucoup et c'était parfait comme enfant d'avoir ce lien. Rien me ferait plus heureuse que de savoir que ma fille aurait la même opportunité. Quand tout s'est mal passé, et ça s'est mal passé dans tous les petits détails, je me suis sentie abandonné par Dieu et les esprits que je pensais sympathiques.
Encore aujourd'hui, ce qui me laisse plus triste est ce sentiment d'avoir été abandonnée quand j'ai le plus eu besoin. Est-ce que punir est le plus important pour Dieu et les esprits évolués ? Dans quel but ? Tester notre résignation ? Bien sûr qu'on apprend à vivre dans cette tristesse, que le temps transforme et éloigne, mais à quoi ça sert ? À montrer que n'importe quoi je n'aurai jamais une chance de réussir ?
Je suis profondément triste et je ne sais pas quoi faire de ce sentiment d'abandon alors que j'ai toujours cru que Dieu était amour, miséricorde, etc. Je me sens trahie. Aujourd'hui, non, Dieu m'a blessé et tout ce que j'aurais voulu c'était un signe qu'il m'aime, sauf que non, il n'a pas été là pour moi, il ne le sera jamais. Je suis profondément triste car ça va plus loin qu'un désir d'enfant qui échoue, c'est le sentiment d'abandon et le manque d'un mot gentil, d'un réconfort de la part des esprits. Dieu m'a abandonné, alors je me demande est-ce que je suis une si mauvaise, méchante personne pour mériter ça ?

Bonjour,
Pour pouvoir comprendre le sens de la vie et des épreuves que l’on rencontre sur notre chemin, il faut tout d’abord élargir son champ de vision. A la base, nous sommes des Esprits qui viennent une nouvelle fois s’incarner dans un corps humain.
Le but de l’évolution est le perfectionnement de chacun de nous par le travail sur soi et par l’effort.
Chacun emporte au-delà de la tombe et rapporte en naissant ce qu’il a semé dans le passé. Cette semence, suivant sa nature, pour notre bonheur ou notre malheur, répandra ses fruits sur une nouvelle vie et sur les suivantes. Dans les épreuves, certains les acceptent avec foi et résignation et d’autres rejettent l’existence d’un Dieu qui les punit injustement.
Pourquoi les uns souffrent plus que les autres ; pourquoi les uns naissent dans la misère et les autres dans l'opulence, sans avoir rien fait pour justifier cette position ; pourquoi aux uns rien ne réussit, tandis qu'à d'autres tout semble sourire ?
Si Dieu est souverainement bon et juste, il ne peut agir par caprice ni avec partialité. Les vicissitudes de la vie ont donc une cause, et puisque Dieu est juste, cette cause doit être juste. Voilà ce dont chacun doit se bien pénétrer.
Les évènements de la vie sont de deux sortes, ou, si l'on veut, ont deux sources bien différentes qu'il importe de distinguer : les unes ont leur cause dans la vie présente, les autres en des vies passées. Dans les deux cas à qui donc s’en prendre de toutes nos afflictions si ce n’est à nous ? Mais il devient alors plus simple d’en accuser le sort, la chance défavorable, sa mauvaise étoile et bien sûr Dieu cause de tous nos malheurs sachant que ceux-ci ne sont que le résultat de nos actes antérieurs. Si dans notre vie actuelle nous pouvons échapper à la justice sociale suite à une infraction commise, rien ne reste impuni dans le cycle des réincarnations et nous restons donc les seuls responsables de nos actes accomplis en d’autres temps. Il est des maux que l’on ne peut comprendre que par la loi du karma qui semble venir nous frapper comme une fatalité : les pertes d’êtres chers, les accidents, les infirmités, les revers de fortune…. Dans les faits tous ces malheurs ne sont que le résultat d’un comportement antérieur. L’homme est son propre bourreau.
Les maux de cette nature les êtres humains les éviteront quand ils travailleront à leur amélioration morale. Vous ne pourrez adoucir ou accroître l’amertume de votre épreuve que par la manière dont vous envisagez la vie terrestre, unique ou multiple. Vous n’êtes pas une mauvaise personne, vous devez simplement régler dans cette vie un passif délicat. Ni Dieu ni les bons Esprits ne vous ont abandonné, ils attendent vos prières pour vous aider à accepter et à surmonter l’épreuve de cette vie. Ne leurs tourner pas le dos.

Fraternellement,
Gilles

 

Suicide – L – 24/04/2022

 

Bonjour,
Mon père s'est suicidé il y a maintenant 3 ans. Il souffrait d'une dépression mélancolique qui est apparue après le décès de ma mère. Il s'est pendu dans mon appartement, plus précisément dans la salle à manger. Ce jour-là, je m'étais absentée la matinée et j'ai eu l'intuition qu'il allait se passer quelque chose... je ne l'ai pas appelé au téléphone comme je le faisais chaque jour. Lorsque je suis rentrée, plus tôt que prévu car j'étais préoccupée, je l'ai trouvé. Je sais qu'il est resté quelques jours chez moi car je le sentais près de moi. Je culpabilise car je n'ai pas eu la bonne réaction. J'avais peur et je lui ai demandé de partir.
Je me préoccupée et aujourd'hui je me demande encore où se trouve son âme et s'il est en paix. Comment puis-je le savoir ?

Bonjour,
Si notre existence se limitait à une vie, le suicide pourrait être la solution aux problèmes et aux souffrances de la terre, mais nous sommes des êtres immortels. Nous avons déjà vécu avant le berceau, nous vivrons encore après le tombeau et nous répondrons de ce que nous avons fait de notre vie et de notre corps.
Après son acte le suicidé n’a pas atteint son objectif, il continue d’exister, de sentir et de souffrir dans une autre dimension. Dans un premier temps les suicidés sont regroupés dans un lieu de souffrance. Le suicidé y reste le temps nécessaire pour surmonter les plus graves désordres des conséquences de son acte pratiqué contre lui-même. Le temps de résidence dans ces régions n’est pas identique pour tous mais il peut durer plusieurs années. Il faut partir du principe que plus l’Esprit est éclairé spirituellement plus ses peines sont intenses et plus longue est sa guérison.
Les Esprits malheureux de ces régions ne sont pas laissés à leur propre sort dans le monde des Esprits. Des entités spirituelles les observent comme le feraient des médecins qui accompagnent leurs patients. Quand elles aperçoivent des conditions favorables pour leurs protégés, alors immédiatement elles les enlèvent de ces endroits pour les emmener dans des hôpitaux de l’au-delà où elles bénéficient de longs traitements. Pour que cette démarche aboutisse le suicidé doit reconnaitre l’étendue de sa misère morale et chercher sincèrement le soutien divin. Après de nombreuses années viendra le jour d’une nouvelle incarnation sur notre terre.
Le suicidé reste psychiquement lié à sa famille et à ses amis. Il est très touché par la nature de leurs pensées et de leurs émotions, et celles-ci peuvent apaiser ou amplifier ses souffrances. Il est fortement conseillé à ceux qui l’ont connu, qui l’ont aimé de faire taire leurs plaintes, et d’éviter d’éternels questionnements perturbateurs sur le pourquoi des choses. Cette démarche de ses proches lui permettra d’éviter une charge morale supplémentaire que sont nos tristesses et nos amertumes sur son fardeau de culpabilité. Il est indispensable de cesser d’alimenter le flux des mauvais souvenirs et de ressasser les images et les circonstances en rapport avec le suicide.
Les prières dites avec le cœur et beaucoup d’amour est le meilleur remède, elles réconfortent l’âme du suicidé. Elles provoquent un apaisement à leur Esprit. Leurs douleurs deviennent moins intenses et leurs remords s’adoucissent.
Fraternellement,
Gilles

 

Détachement - C - 12/02/2022

Bonjour,
Dans votre livre sur la doctrine spirite, il est dit, en gros, que "l’âme" peut mettre des jours, des semaines, voir des mois à se détacher du corps après la mort... Mais alors, qu'en est-il si on se fait incinérer comme tel est mon désir ? Celle-ci reste-t-elle "coincée" quelque part ?

Bonjour,
Je vais essayer de vous rassurer mais vous seule connaissez vos qualités qui vous permettront de suivre telle ou telle direction après ce grand moment qu’est la mort.
Douloureuse, pleine d'angoisse pour les uns, la mort n'est pour les autres qu'un doux sommeil suivi d'un réveil paisible.
Le dégagement est prompt, le passage facile, à celui qui a rempli ses devoirs moraux, s'est détaché par avance des choses de ce monde et aspire aux biens spirituels. Il y a, au contraire, lutte, agonie prolongée, chez l'esprit attaché à la terre, qui n'a connu que les jouissances matérielles et a négligé de se préparer au départ. Dans tous les cas, cependant, la séparation de l'âme et du corps est suivie d'un temps de trouble plus ou moins long.
Le corps physique, est en effet un repère matériel pour l’Esprit inférieur qui vient de se désincarner et qui finit de toute façon par redevenir poussière.
L’incinération ne fait qu’avancer cet état. D’une manière générale, il est conseillé d’attendre 3 à 4 jours avant de se faire incinérer afin que l’ensemble des fluides vitaux se soit échapper de l’organisme.
Ensuite, les souffrances dans le monde spirituel ne dépendent pas du corps physique mais sont purement morales et donc d’autant plus difficiles à supporter.
Les Esprits délivrés des influences terrestres continueront dans l’au-delà une vie sereine tandis que les Esprits toujours sous l’influence de la matière entreront dans ce que l’on appelle l’erraticité pour une durée indéterminée, mais là c’est une autre histoire.
Fraternellement,
Catherine

 

Décédé - M - 05/02/2022

Bonjour,
J'ai besoin de conseils, mon papa est décédé en décembre 2021, je ne sais pas de quoi, ni quand, je n'ai pas pu lui dire aurevoir.
Mon deuil est difficile à faire. J'ai lu les deux livres d’Allan Kardec, j'ai toujours été convaincue de la vie après la mort.
J'aimerai des conseils pour entrer en contact avec lui, par le biais des lettres et du verre.

Bonjour,
Les personnes décédées ont besoin de notre aide pour évoluer dans l’autre monde, et ce qui est demandé par les bons Esprits pour ceux qui sont morts c’est une action d’amour et de charité afin de montrer que nous avons compris le sens de la vie, que nous restons conscients du chemin qu’il nous reste à parcourir, que nous surmontons notre peine et qu’ainsi nous pouvons apporter du réconfort à ceux qui nous ont quitté momentanément, pour alléger ce sentiment réciproque de séparation.
Le passage pour l’au-delà n’est pas toujours facile, c’est pour cela qu’il nous faut prier, pour nous, et pour ceux qui ont rejoint la patrie céleste afin de mieux se retrouver plus tard.
Vouloir évoquer un Esprit ne se fait pas après une simple lecture de deux livres. Cela demande beaucoup plus de connaissances des relations entre nos 2 mondes, de l’expérience et de la protection. Si vous vous aventurez dans ce genre de pratique, vous risquez une obsession, c’est-à-dire qu’un autre Esprit malveillant réponde à votre demande, s’attache à vous, s’insère dans vos pensées et perturbe votre vie. C'est parfois un peu le principe des réseaux sociaux.
Je vous déconseille de vous aventurer sur ce chemin
Fraternellement,
Gilles

 

Euthanasie - M - 04/01/2022

Bonjour, j'aimerais savoir si le fait d'administrer ce que les médecins appellent la piqure de confort à un patient en fin de vie pour abréger ses souffrances est considérée comme un suicide.
Merci à vous

Bonjour,
Si l'on étudie la constitution de l'homme dans son intégralité: corps physique, corps spirituel et âme, on s'aperçoit rapidement de l'inutilité d'un tel acte, car en réalité ce n'est pas le corps qui souffre mais l'Esprit immortel.
Un corps physique dépouillé de son Esprit ne souffre plus mais un Esprit sans corps physique continue de souffrir.
Pour qui est donc le confort de cette piqure qui ne fait que déconnecter une douleur physique qui subsiste dans le corps spirituel, siège véritable de la vie.
Ce genre de pratique a pour nom euthanasie ou suicide assisté, car dans ce cas la souffrance subsiste, bien plus aiguë encore, au delà de la déchéance de notre organisme purement matériel.
Nous pouvons comprendre que l’agonie physique et émotionnelle prolongée peut avoir une finalité précieuse pour l’âme et que la maladie chronique peut être, en réalité, un bien. Nombre de malheureux croient que la solution à leurs souffrances se trouve dans la mort, grâce à l’euthanasie légale. Cependant, dans le monde spirituel, les douloureuses conséquences de ce geste ne permet pas de trouver la paix et le calme à l’âme qui a accompli jusqu’au bout sa destinée humaine. Cette sorte de suicide indirect apporte les mêmes séquelles physiques que le suicide et l’Esprit devra affronter, à nouveau, dans la prochaine incarnation, les difficultés de la souffrance dans la maladie.
Le spirite doit constamment en faveur de la vie en respectant les desseins de Dieu, cherchant non seulement à adoucir ses propres souffrances mais s’efforçant également à adoucir les douleurs de son prochain (sans euthanasie), en étant confiant dans la justice parfaite et la bonté du Créateur. Dans les lois divines, il n’y a pas de place pour l’injustice : chacun reçoit de la vie selon ses besoins et ses mérites.
Fraternellement,
Gilles

 

Mort - P - 11/10/2021

Bonjour, une personne décédée, l'esprit de ce dernier, peut-il assister à ses obsèques ?

Bonjour,
L'enterrement a lieu généralement quelques jours après la mort physique. L'Esprit, dégagé du corps, subit un trouble plus ou moins long, et peut rester encore un peu, proche de son organisme physique et des personnes qu'il a côtoyées, attiré par leurs pensées .
De ce fait, la plupart du temps, il assiste à son enterrement d'une manière plus ou moins consciente.
Léon Denis dans son livre "Après le mort" aux Editions Philman, décrit très bien les sensations que subit un désincarné peu de temps après son décès, suivant son avancement moral.
En voici un extrait qui vous permettra de mieux comprendre les différents états de conscience d'un décédé.
"Que se passe-t-il au moment de la mort et comment l'esprit se dégage-t-il de sa prison de chair ? Quelles impressions, quelles sensations l'attendent à cet instant redouté ? C'est là ce que nous avons tous intérêt à connaître, car tous nous ferons ce voyage. La vie peut nous échapper dès demain ; nul de nous n'échappera à la mort.
Or, ce que les religions et les philosophies nous avaient toutes laissé ignorer, les esprits viennent, en foule, nous l'apprendre. Ils nous disent que les sensations qui précèdent et suivent la mort sont infiniment variées et dépendent surtout du caractère, des mérites, de la hauteur morale de l'esprit qui quitte la terre. La séparation est presque toujours lente, et le dégagement de l'âme s'opère graduellement. Il commence parfois longtemps avant la mort et n'est complet que lorsque les derniers liens fluidiques qui unissent le corps au périsprit sont rompus. L'impression ressentie est d'autant plus pénible et prolongée que ces liens sont plus puissants et plus nombreux. L'âme, cause permanente de la sensation et de la vie, éprouve toutes les commotions, tous les déchirements du corps matériel.
Douloureuse, pleine d'angoisse pour les uns, la mort n'est pour les autres qu'un doux sommeil suivi d'un réveil délicieux. Le dégagement est prompt, le passage facile, à celui qui a rempli ses devoirs, s'est détaché par avance des choses de ce monde et aspire aux biens spirituels. Il y a, au contraire, lutte, agonie prolongée, chez l'esprit attaché à la terre, qui n'a connu que les jouissances matérielles et a négligé de se préparer au départ.
Dans tous les cas, cependant, la séparation de l'âme et du corps est suivie d'un temps de trouble, fugitif pour l'esprit juste et bon, qui s'éveille bientôt à toutes les splendeurs de la vie céleste ; très long, au point d'embrasser des années entières, pour les âmes coupables, imprégnées de fluides grossiers. Parmi celles-ci, beaucoup croient vivre de la vie corporelle longtemps après la mort. Le périsprit n'est à leurs yeux qu'un second corps charnel, soumis aux mêmes habitudes, parfois aux mêmes sensations physiques que durant la vie.
D'autres esprits, d'ordre inférieur, se trouvent plongés dans une nuit noire, dans un complet isolement au sein de ténèbres profondes. L'incertitude, la terreur pèsent sur eux. Les criminels sont tourmentés par la vision affreuse et incessante de leurs victimes.
L'heure de la séparation est cruelle pour l'esprit qui croit au néant. Il se cramponne en désespéré à cette vie qui s'enfuit ; le doute se glisse en lui à ce moment suprême ; il voit un monde redoutable s'ouvrir comme un abîme et voudrait retarder l'instant de sa chute. De là, une lutte terrible entre la matière qui se dérobe et l'âme qui s'acharne à retenir ce corps misérable. Parfois elle y reste comme rivée jusqu'à la décomposition complète et sent même, selon l'expression d'un esprit, « les vers ronger sa chair ».
Paisible, résignée, joyeuse même, est la mort du juste ; c'est le départ de l'âme qui, ayant beaucoup lutté et souffert ici-bas, quitte la terre, confiante en l'avenir. Pour elle, la mort n'est que la délivrance, la fin des épreuves. Les liens affaiblis qui l'unissent à la matière se détachent doucement ; son trouble n'est qu'un léger engourdissement, semblable au sommeil.
En quittant sa demeure corporelle, l'esprit que la douleur et le sacrifice ont purifié voit son existence passée reculer, s'éloigner peu à peu avec ses amertumes et ses illusions, puis se dissiper comme les brumes qui rampent sur le sol à l'aube et s'évanouissent devant l'éclat du jour. L'esprit se trouve alors en suspens entre deux sensations, celle des choses matérielles qui s'effacent et celle de la vie nouvelle qui se dessine devant lui. Cette vie, il l'entrevoit déjà comme à travers un voile, pleine d'un charme mystérieux, redoutée et désirée à la fois. Bientôt la lumière grandit, non plus cette lumière solaire qui nous est connue, mais une lumière diffuse, partout répandue. Progressivement elle l'inonde, le pénètre, et, avec elle, un sentiment de félicité, un mélange de force, de jeunesse, de sérénité. L'esprit se plonge dans ce flot réparateur. Il s'y dépouille de ses incertitudes et de ses craintes. Puis son regard se détache de la terre, des êtres en pleurs qui entourent sa couche mortuaire, et se tourne vers les hauteurs. Il entrevoit les cieux immenses et d'autres êtres aimés, des amis d'autrefois, plus jeunes, plus vivants, plus beaux, qui viennent le recevoir, le guider au sein des espaces. Avec eux il s'élance et monte jusqu'aux régions éthérées que son degré d'épuration lui permet d'atteindre. Là, son trouble cesse, des facultés nouvelles s'éveillent en lui, sa destinée heureuse commence.
L'entrée dans l'autre vie amène des impressions aussi variées que la situation morale des esprits. Ceux - et le nombre en est grand - dont l'existence s'est déroulée indécise, sans fautes graves ni mérites signalés, se trouvent plongés d'abord dans un état de torpeur, dans un accablement profond ; puis un choc vient secouer leur être. L'esprit sort lentement de son enveloppe : il recouvre sa liberté, mais hésitant, timide, il n'ose en user encore et reste attaché par la crainte et l'habitude aux lieux où il a vécu. Il continue de souffrir et de pleurer avec ceux qui ont partagé sa vie. Le temps s'écoule pour lui sans qu'il le mesure ; à la longue, d'autres esprits l'assistent de leurs conseils, l'aident à dissiper son trouble, à s'affranchir des dernières chaînes terrestres et à s'élever vers des milieux moins obscurs.
En général, le dégagement de l'âme est moins pénible à la suite d'une longue maladie, celle-ci ayant pour effet de dénouer petit à petit les liens charnels. Les morts soudaines, violentes, survenant lorsque la vie organique est dans sa plénitude, produisent sur l'âme un déchirement douloureux, la jettent dans un trouble prolongé. Les suicidés sont en proie à des sensations horribles. Ils éprouvent, pendant des années, les angoisses de la dernière heure et reconnaissent avec effroi qu'ils n'ont échangé leurs souffrances terrestres que pour d'autres plus vives encore.
La connaissance de l'avenir spirituel, l'étude des lois qui président à la désincarnation, sont d'une grande importance pour la préparation à la mort. Elles peuvent adoucir nos derniers instants et nous rendre le dégagement facile, en nous permettant de nous reconnaître plus vite dans le monde nouveau qui nous est ouvert."
Fraternellement,
Gilles

Mort - A - 26/09/2021

En prévision de mon départ prochain, je désire me faire incinéré. Je suis spirite mais je voudrais savoir votre avis sur le sujet. Tout ce que j'ai lu, c'est d'attendre 72 h.

Bonjour,
72 heures, c'est en effet le délai moyen qu'à conseillé L'Esprit Emmanuel, le guide de Chico avant une crémation.
Il est nécessaire que tous les liens fluidiques entre le périsprit et le corps physique se soient entièrement défaits.
Toutefois ce délai n'est pas valable pour toutes circonstances et pour chaque personne, et le temps de la séparation entre l'organisme physique et l'âme est variable d'un individu à un autre.
Voyez ce qu'en dit en complément, "Le livre des Esprits" d'Allan Kardec, Question 155 - Comment s’opère la séparation de l’âme et du corps ?
Pendant la vie, l'Esprit tient au corps par son enveloppe semi-matérielle ou périsprit ; la mort est la destruction du corps seul et non de cette seconde enveloppe qui se sépare du corps, quand cesse en celui-ci la vie organique. L'observation prouve qu'à l'instant de la mort le dégagement du périsprit n'est pas subitement complet ; il ne s'opère que graduellement et avec une lenteur très variable selon les individus ; chez les uns, il est assez prompt, et l'on peut dire que le moment de la mort est celui de la délivrance, à quelques heures près ; mais chez d'autres, ceux surtout dont la vie a été toute matérielle et sensuelle, le dégagement est beaucoup moins rapide et dure quelquefois des jours, des semaines et même des mois. Il est rationnel de concevoir, en effet, que plus l'Esprit s'est identifié avec la matière, plus il a de peine à s'en séparer ; tandis que l'activité intellectuelle et morale, l'élévation des pensées, opèrent un commencement de dégagement même pendant la vie du corps et, quand arrive la mort, il est presque instantané. Tel est le résultat des études faites sur tous les individus observés au moment de la mort. Ces observations prouvent encore que l'affinité qui, chez certains individus, persiste entre l'âme et le corps, est quelquefois très pénible, car l'Esprit peut éprouver l'horreur de la décomposition. Ce cas est exceptionnel et particulier à certains genres de vie et à certains genres de mort ; il se présente chez quelques suicidés.
Finalement bien préparer sa mort c'est être durant sa vie, un homme de bien, et la remplir d'amour pour son prochain!
Fraternellement,
Gilles

Cryogénisation - M - 28/10/2020

Bonjour, je me posais une question au sujet de la cryogénisation et de l'éventuel impact que cela peut avoir sur la désincarnation d'une personne. J'ai vu dans un reportage, qu'aux États Unis je crois, certaines personnes avaient déjà été cryogenisée de leur vivant. Je ne connais pas le procédé en détail, mais si j'ai bien compris, le but serait de "réveiller" ces personnes cryogénisées des centaines d'années plus tard. Cela empêche t'il réellement la mort ? Sachant que l'on peut conserver les corps durant très longtemps grâce à cette méthode, les âmes sont elles prisonnières de ces corps durant tout ce temps? Merci à vous d'avoir pris le temps de lire mon message,

Bonjour,
On peut éventuellement conserver des cellules intactes par ce moyen mais dans quel état seront-elles après de longues années, on ne le sait pas.
Dans une matière inerte et sans vie, il n'y a plus de fluide vital et donc il y a détachement de l'âme. Tant que les scientifique n'auront pas compris la composition d'un être humain, corps physique, périsprit et âme, ils ne pourront pas progresser dans leurs recherches.
Et à quoi bon vouloir conserver un corps physique usé puisque nous sommes éternels et que la réincarnation nous en offre un tout neuf régulièrement. Elevons nos pensées vers Dieu, progressons moralement et nous n'aurons plus à nous soucier d'un organisme matériel qui se dégrade au fil des ans.
Fraternellement,
Gilles

 

Drames – R – 26/04/2019

 

Bonjour, avec mon épouse nous avons visité ce village martyr il y a quelque temps. En pénétrant dans l'église, non, pardon, en sortant, quelque chose m'a saisi de la tête aux pieds. Une espèce de grand frisson. Je n'ai pas de question spéciale si ce n'est de vous transmettre ce ressenti. De temps à autre, cela me revient, mais je n'en ai jamais été effrayé. Peut-être pouvez-vous m'en dire plus ?

Bonjour,
Un lieu qui a traversé un drame aussi important que celui du massacre de femmes, d'enfants et d'hommes reste un lieu poignant. Les pensées ont imprégné l'espace et quand on a de la sensibilité, on peut ressentir une émotion de tristesse, d'angoisses ou de peines. Comme dans des lieux paradisiaques ou heureux, on a des sentiments de joies, de plénitude. Cela montre que vous n'êtes pas insensible, c'est dans l'évolution de l'être humain que de comprendre les effets de la pensée.
Fraternellement,
Agnès

 

Incinération – Bernard – 11/02/2019

 

Bonjour, j'ai lu dans la revue spirite qu'il fallait éviter l'incinération car l'esprit pouvait ressentir les douleurs du feu suivant le temps pris pour son dégagement. Qu'en est-il alors de la souffrance ressentie par la décomposition "normal" du corps rongé par les vers et autres insectes ?

Bonjour,
Dans une mort due à une maladie, un accident etc... sauf dans les cas de suicides, le détachement du périsprit se fait assez rapidement dans l'heure qui suit la mort du corps physique à plusieurs heures mais cela se fait. Par conséquent, l'Esprit ne vit pas l'épreuve de l'incinération avec son périsprit, ni les vers le ronger.
Si c'était le cas, le périsprit subirait un dommage qu'il faudrait réparer comme dans le cas des suicides, c'est pour cette raison que dans l'au-delà, il existe aussi des hôpitaux.
Si l'Esprit éprouve le sentiment que les vers le rongent, c'est qu'il reste attaché à son corps physiquement par ses sentiments matériels, ses convictions, etc... voyez dans le Ciel et l'enfer de Kardec, c'est très bien expliqué.
Par conséquent, vous n'avez aucune crainte si vous désirez vous faire incinérer, d'autant que c'est moins cher actuellement et qu'entre le moment de la mort et la cérémonie, il y a le temps de la prière pour la famille si elle croit.
Fraternellement,
Agnès

 

Mort – Abel – 25/01/2019

 

Bonjour, vous nous dites que beaucoup de personnes décédés ont du mal à se détacher du corps une fois mise en terre, quand est-il lors de la crémation du corps ?

Bonjour,
En effet, beaucoup de personnes restent attacher à la matière parce qu'ils ne croient en rien, parce qu'ils aiment le monde matériel, parce qu'ils ne sont pas préparés mais cela ne veut pas dire qu'ils sont dans la matière.
Quand la mort arrive, sauf dans les cas de suicide et d'euthanasie, le détachement du corps matériel se fait toujours et quelque soit les cas et même si la mort est très rapide comme dans les assassinats. Le processus de détachement se réalise avec l'aide d'Esprits évolués, il n'y a donc aucune inquiétude pour la crémation, la personne est détachée de la matière même si elle ne comprend pas la situation.
Fraternellement,
Jean

 

Justice – Bernard – 09/04/2018

 

Bonjour,
Au mois de décembre, un de mes voisins est décédé à l’âge de 53 ans. Cet homme apportait beaucoup au voisinage, toujours prêt à rendre service, à réparer ou bricoler quelque chose pour un voisin, malgré une santé précaire. En dehors de sa famille et de ses amis, tout le quartier était présent. Son absence crée maintenant, un vide, donnant l’impression que le quartier s’est endormi. Cela amène à la question de justice. En discutant avec d’autres, je me suis aperçu que beaucoup ont connu des personnes aussi agréables qui sont parties avant l’heure, et pratiquement à chaque fois, d’autres qui sont entre pas agréables et foncièrement méchantes qui vivent bien et vieilles. On en connait un dans le quartier qui a 82 ans, qui se porte bien et qui embête tout le monde. Je ne souhaite pas la mort de ces personnes, mais pourquoi cette impression que les bons partent toujours trop tôt et quand même bien souvent avant les mauvais ? Quelle justice pour eux de vivre si peu de temps créant en plus, un manque ? Quelle justice aussi de faire vivre aussi longtemps des personnes qui minent les autres et qui semblent mener une vie tranquille ? Je ne veux pas me rebeller, on doit se plier aux lois divines. J’aimerai juste comprendre.

Bonjour,
Concernant le sort bon ou mauvais de chacun, l’hérédité n’explique pas tout ni les conséquences de ce que nous faisons de notre vie. C’est pour cela que nous constatons des personnes justes, bonnes qui semblent écrasées par les épreuves, alors que des personnes méchantes semblent prospérer. Si la vie commence seulement à la naissance, que rien n’existe antérieurement pour chacun de nous, nous ne pouvons pas comprendre ces inégalités apparentes qui nous choquent, pas plus que la justice divine.
La réincarnation permet de comprendre la conception possible d’un Être qui gouverne l’univers avec justice. La doctrine des vies successives montre que chacun emporte au-delà de la tombe et rapporte en naissant la semence du passé. Cette semence répandra ses fruits sur la vie actuelle et même sur les suivantes, si une seule existence ne suffit pas à épuiser les conséquences mauvaises de nos vies antérieures. Sans oublier que nos actes de chaque jour viennent s’ajouter aux causes anciennes, les atténuant ou les aggravant, formant avec elles un enchaînement qui, dans leur ensemble, composeront la trame de notre destin.
La sanction morale, si insuffisante, parfois si nulle, lorsqu'on l'étudie au point de vue d'une vie unique, se retrouve absolue et parfaite dans la succession de nos existences. Nous subissons le contrecoup de nos actions. De même par nos actions, nous construisons notre avenir. Tout préjudice entraîne des causes de souffrances et une réparation complète nécessaire.
En vertu d’une loi universelle, nous ne pouvons jouir que d’une situation proportionnée à nos mérites. Notre bonheur, malgré des apparences souvent trompeuses, est toujours en rapport direct avec notre capacité pour le bien. Cette loi fixe les conditions de nos renaissances et trace les grandes lignes de nos destinées. Cela explique que des méchants semblent heureux alors que des justes croulent sous les souffrances. L'heure de la réparation a sonné pour les uns ; elle est proche pour les autres.
La vraie liberté est dans l’affranchissement des liens du corps, sur terre nous sommes en captivité. Nous pouvons considérer que celui qui part a fini sa tâche, et celui qui reste ne l’a peut-être pas commencé. C’est pourquoi Dieu, dans son infini bonté donne souvent à un Esprit encore dans les voies du progrès une vie longue lui offrant la possibilité de progresser, et en récompense de ses mérites, à un bon, une vie courte. Ce qui nous paraît être un mal est finalement un bien. N’oublions pas que Dieu est juste en toutes choses.
Cette réponse fait référence au livre de l’Évangile selon le spiritisme d’Allan Kardec chapitre 5, « Bienheureux les affligés », sous titre, « Si c’était un homme de bien, il serait tué » et au livre « Le problème de l’être et de la destinée » de Léon Denis, deuxième partie, le problème de la destinée, chapitre 13, « Les vies successives. – La réincarnation et ses lois »
Fraternellement,
Delphine

 

Le détachement – Luc – 28/01/2018

 

Bonjour,
j'ai lu presque tous les livres que vous mettez à notre disposition, ainsi que ceux de Chico Xavier et Divaldo Franco Pereira.
J'ai également écouté plusieurs compte-rendus médiumniques effectués à votre centre et je voudrais comprendre pourquoi il n'est jamais question, dans les témoignages des désincarnés, du tunnel de Lumière dont parlent la grande majorité des personnes ayant vécu une expérience de mort imminente (EMI). Ces dernières se retrouvent tout de suite en compagnie de leur famille et amis désincarnés, tandis que les Esprits qui se communiquent via les médiums spirites ont presque tous vécus, lors de leur désincarnation, des souffrances atroces, allant même à se " réveiller " dans leur cercueil aux côtés de leur corps en décomposition. J'avance la théorie que, lors d'une EMI, le lien fluidique étant toujours présent, l'Esprit ne ressent pas la lourdeur d'une séparation définitive. Qu'en pensez-vous ?
J'aimerais également connaître votre avis sur l'incinération et l'embaumement. Un esprit peut-il vivre un traumatisme si le corps, dans lequel il a vécu son expérience terrestre, est incinéré rapidement après l'heure médicale du décès ? Se peut-il qu'un esprit ayant de la difficulté à se détacher de la matière corporelle, ressente quelque peu la sensation d'être brûlé vif ? J'ai lu qu'il fallait attendre au moins 72 heures avant une incinération ; serait-ce pour cette raison ? ?

Bonjour,
Effectivement, vivre une EMI est un détachement mais ce n'est pas une mort. Il y a un choc émotionnel violent au départ qui dégage l'Esprit de son corps physique mais il est toujours rattaché avec le cordon d'argent. C'est donc une expérience qu'il vit avec la traversée du tunnel et la vision des proches. Dans la mort, il y a un autre processus, il y a le dégagement du fluide vital, petit à petit, puis le détachement de l'Esprit du corps physique, le cordon d'argent est ensuite rompu, comme vous avez dû le lire dans vos lectures. Il faut donc que l'Esprit soit consentant et conscient de ce processus pour que cela se passe bien. Ensuite, suivant son taux vibratoire, il peut ou non se détacher de la terre, du seuil, etc... et renaître en quelque sorte dans le monde de l'au-delà. Pour vos autres questions : En général, les incinérations se font après quelques jours du décès, il y a le temps du recueillement pour la famille, de la préparation de la cérémonie, cela suffit aux Esprits pour bien dégager le corps physique. Il n'y a pas de traumatisme par conséquent. S'il a la sensation d'être brûlé, c'est qu'il reste près du corps et qu'il y est attaché mais le détachement est fait.
Fraternellement,
Catherine

 

Fin de vie – Candice – 20/10/2017

 

Bonjour,
A chaque fois que je reviens de l’hôpital, après avoir vu ma mère je suis dépitée de voir à quel point les médecins s’acharnent sur elle. Elle est condamnée et la seule chose qu’ils font, est de lui donner des médicaments à forte dose avec des effets secondaires qui ne font qu’accroitre sa douleur. Elle n’en peut plus de cette vie douloureuse et inutile. Je ne suis pas pour l’euthanasie, comprenant que c’est une forme de suicide assisté pas très bien vue du côté divin, mais cet acharnement ne peut-il pas être évité ? Croyante et convaincu que le karma existe, mais pas spirite bien que je trouve vos ouvrages intéressant, je me retourne vers vous, si vous pouvez m’aider à comprendre quelle position je dois avoir face à ce problème ?

Bonjour,
Etant croyante vous comprenez que la vie nous est donnée par Dieu et par Lui seul peut nous être prise, ce qui va donc à l’encontre de l’euthanasie, forme de suicide assisté. Nous constatons souvent qu’une maladie grave ou des épreuves difficiles permettent à ceux qui les subissent de voir la vie d’une autre manière les aidant à murir plus vite, à grandir. Et les derniers instants de vie d’une personne agonisante peuvent lui être très importants par les réflexions sur son esprit, lui épargnant à l’avenir bien des tourments, améliorant son karma, ce qui ne peut se produire dans le cas d’euthanasie.
L’incarnation est nécessaire pour l’évolution de l’Esprit et doit être préservée jusqu’à sa fin naturelle. Répondant à la loi d’amour et de charité, nous nous devons de faire tous nos efforts pour adoucir les épreuves de nos prochains. La mort naturelle permettant la désincarnation à son terme est à privilégier. Pour cela, quand la guérison est impossible, une démarche consistant à soulager la douleur est appropriée. Par contre la solution qui consiste à abréger la vie ou à la prolonger inutilement par une thérapie lourde, imposant des souffrances supplémentaires, n'est pas appropriée. Il est bien que votre mère puisse partir en douceur, c'est-à-dire avec ses douleurs calmées, sans précipiter sa mort ni s’acharner sur elle, la laissant se désincarner dans le temps prévu pour elle.
Pour un complément d’information vous pouvez consulter le livre de l’Évangile selon le spiritisme d’Allan Kardec, chapitre 5, « bienheureux les affligés », les points 27 et 28
Fraternellement,
Emilie

 

Bataclan – JP – 14/10/2017

 

Bonjour,
je me permets de vous faire part d’un témoignage et de vous poser quelques questions. Cette semaine, en déplacement professionnel sur Paris et en sortant d’une réunion de travail avec une collaboratrice nous souhaitions aller débriefer autour d'un bon verre. Nous sommes passés à proximité du Bataclan. Arrivé à près de 150 mètres j’ai commencé à entendre, de façon diffuse, des cris de paniques et de terreur dans ma têtes, de brèves visions de personnes courants dans tous les sens et la sensation d’une terrible tristesse et douleur de la part des proches sur la place ou nous nous trouvions. Ce n’est pas des cris tels qu’on pourrait les entendre distinctement de personnes physiques proches de nous ni des images nettes, c’est difficile à exprimer. La seule chose est que je n’ai pas supporté de rester dans cette zone et j’ai demandé à ma collaboratrice de nous éloigner. Ressentir ces émotions était très lourd et deux jours après il en reste encore une bien désagréable sensation et une grande tristesse. Ma remarque et questions sont les suivantes, il est tout a fait possible d’avoir fait ressurgir, en s’approchant du lieu, un choc émotionnel personnel enfoui depuis l’annonce de cette information il y a bientôt 2 ans, ou est-il possible d’avoir ressenti des personnes désincarnées encore dans le trouble et revivant ce terrible moment ? Ou est-il possible d’avoir ressenti des charges émotionnelles imprégnées, enregistrées dans ce lieu, cette zone et dans ce cas qu’elle est la nature physique ou vibratoire de ces émotions liées à un lieu ?

Bonjour,
Nous opterions plutôt pour votre troisième proposition. Dans un lieu où s'est déroulé un drame, des images s'impriment et une personne ayant une sensibilité peut les percevoir. Ainsi, vous pouvez vous trouver à Carcassonne et entendre le bruit des batailles. Ces images sont créés par les personnes qui ont vécu le drame et elles restent sur les lieux comme des créations mentales. Cela ne veut pas dire que les personnes qui sont mortes dans ce drame sont au plus mal, cela n'a rien à voir.
C'est la force de la pensée. Notre pensée est créatrice de masses que nous ne voyons mais qui existent. Pour plus d'informations sur le sujet, voyez Ernest Bozzano, la force de la pensée.
Fraternellement,
Catherine

 

Le choix – C. – 15/08/2017

 

Bonjour, L’âme choisit le moment de sa réincarnation ainsi que sa famille mais choisit elle aussi le moment et les conditions de sa mort ? Si oui, peut-on mourir avant l’heure choisie initialement et pourquoi ? Il y a beaucoup de drames en ce moment, notamment des attentats. Les personnes tuées lors de ces attentats avaient-elles choisis de mourir ce jour-là ou est-ce la faute à "pas de chance"? Les personnes qui en sortent vivantes mais blessées ou handicapées ont elle choisis ces épreuves ?

Bonjour,
Le moment de la mort et les conditions de cette mort peuvent être choisis par ceux qui sont le plus avancés et comprennent le sens de l’incarnation sur terre mais ce qui n'est pas toujours le cas sur terre.
Si l'on choisit de partir avant, on appelle cela un suicide ou une euthanasie.
Les personnes qui sont tuées dans un attentat répondent à un destin collectif car rien ne se fait au hasard. Il n’y a pas de hasard, la vie sur terre a un sens et celui-ci correspond à l’évolution de l’individu incarné. Pour ceux ou celles qui sont blessées lors des attentats, ils ou elles traversent cette épreuve difficile également pour une évolution. Il est donc nécessaire de prier pour ils ou elles afin qu’ils ou elles puissent faire face à cette situation.
Fraternellement,
Corinne

 

La conviction – Bernard – 15/07/2017

 

Bonjour, je m’intéresse à tout ce qui touche l’au-delà, les EMI, les communications, les témoignages. Mon amie ne partage pas ma conviction ; si elle participe à l’une de vos réunions pourrait-elle être convaincue par ce qu’elle verra ? Qu’en pensez-vous ?

Bonjour,
Allan Kardec nous conseille de présenter les principes fondamentaux de la doctrine spirite avant d'inviter une personne. Ainsi éclairée, une personne participant à une réunion médiumnique ne sera pas désorientée, même si elle constate des erreurs humaines, des imperfections médiumniques, de l'ignorance de la part des Esprits qui se communiquent. Elle sera dans la compréhension et saura séparer ce qui est bon de ce qui ne l'est pas. Il n'existe pas de réunion médiumnique idéale à présenter aux nouveaux car la manifestation des Esprits n'est pas un processus didactique et leur manière d'être ou de se comporter, ainsi que leurs communications, se font naturellement, spontanément. Pour ceux qui sont en recherche spirituelle, nous proposons l'étude d'une doctrine convaincante et réconfortante, dont les enseignements ont été révélés par les Esprits et codifiés par Allan Kardec. Car même sans les phénomènes, la connaissance de la doctrine spirite répondra au désir intime de la personne en recherche d'une véritable croyance.
Fraternellement,
Nadia

 

Enfant – Stéphanie – 19/06/2017

 

Bonjour, je lis avec attention les articles que vous faites paraître mais je ne trouve pas la réponse à ma question aussi je me permets de vous écrire. Je suis maman d’un petit Thomas qui est très drôle, c’est le soleil de ma vie. Maintenant, c’est un adolescent intéressant et il me pose beaucoup de questions sur son petit frère. J’ai eu un deuxième enfant qui est tombé malade lorsqu’il avait 6 ans. Nous avons traversé cette épreuve avec difficulté et Julien est parti si vite. Nous n’étions pas préparés à cela mais la foi en ma famille m’a aidé et nous avons surmonté notre peine pour continuer à vivre malgré la séparation. Que puis-je répondre à Thomas, son petit frère est-il dans la lumière ?

Bonjour,
Dans son ouvrage Les derniers instants de la vie, le Dr Elisabeth Kubler Ross affirme que la préparation à la mort doit commencer tôt dans nos vies et que nous devrions enseigner cela à nos enfants et à nos jeunes pour affronter la réalité de la mort avec plus de sérénité. Selon son expérience, les êtres humains préparés depuis tous petits, ne passent pas par toutes les étapes difficiles de la désincarnation s'ils sont atteints d'une maladie mortelle. Par le degré de maturité que certains enfants malades démontrent face à la mort, il est certain que le détachement se fait rapidement et qu’ils trouvent dans l’au-delà l’accueil qu’ils méritent. A l’heure d’aujourd’hui même si les trois quarts de l'humanité croient à la survie de l'âme, la plupart des croyants ne sont pas préparés pour la vie dans l'au-delà. C’est une question d'éducation et les parents, eux-mêmes, sont très peu préparés, et s'avèrent être des enseignants incompétents qui n'abordent le sujet que de manière fugace lorsque un membre de la famille ou un ami décède subitement.
Fraternellement,
Antoine

 

Le suicide - Brigitte - 21/02/17

 

Bonjour, on dit que les suicidés restent dans les régions du bas astral autant de temps que toute la durée du temps qui lui restait à vivre sur terre ? Est-ce vrai ? N’y a-t-il pas une justice plus clémente pour eux ?

Bonjour,
C’est effectivement un peu difficile à admettre. Biologiquement, l’être humain est programmé pour vivre cent ans. Cela ne signifie pas que lorsque quelqu’un meurt dans un accident à l’âge de quarante ans, il devra souffrir encore soixante ans dans le monde spirituel jusqu’à ce qu’il soit délivré de la charge des fluides vitaux qui lui ont été injectés à sa naissance.
C’est l’attitude du suicidé qui détermine le temps qu’il reste dans ce monde inférieur. S’il se trouve sous l’emprise du désespoir, de la révolte et de l’orgueil, sa situation dans ces régions sera prolongée jusqu’à ce qu’il reconnaisse toute l’étendue de sa misère morale et qu’il se dispose à vouloir, sincèrement, le soutien divin. On voit dans sa nouvelle attitude, une similitude avec la parabole du fils prodigue.
Fraternellement,
Virginie

Handicap - Julien - 24/11/16

 

Bonjour,
Mon fils de 11 ans, est en fauteuil roulant qu’il devra supporter, malheureusement, jusqu’à la fin de ces jours. Il à perdu l’usage de ces jambes à l’âge de 4 ans. J’ai lu beaucoup d’articles sur votre site. J’ai pu constater que beaucoup, si se n’est la plupart de ceux qui meurt sur terre se retrouve avec des souffrances dans le monde de l’au-delà, certains même avec de grandes souffrances. Et peut-être par manque d’objectivité, cela ne m’a pas vraiment rassuré. Je suis inquiet pour mon fils. Je me demande qu’elle sera sa condition après sa mort. Sera-t-il encore handicapé ? Il prend très bien son handicap et a une force morale à toutes épreuves, mais pourra-t-il encore avoir cette force si son handicap continu après sa mort ?

Bonjour,
Dans le livre des Esprits d’Allan Kardec, livre deuxième – Monde spirite ou des Esprits, chapitre VI – Vie spirite, au numéro 257, il est écrit :
Dégagé du corps, l'Esprit peut souffrir, mais cette souffrance n'est pas celle du corps : ce n'est cependant pas une souffrance exclusivement morale, comme le remords. La douleur qu'il ressent n'est pas une douleur physique proprement dite : c'est un vague sentiment intime dont l'Esprit lui-même ne se rend pas toujours un compte parfait, précisément parce que la douleur n'est pas localisée et qu'elle n'est pas produite par les agents extérieurs : c'est plutôt un souvenir qu'une réalité, mais un souvenir tout aussi pénible.
Au moment de la mort, le périsprit, enveloppe fluidique puisée dans le milieu ambiant, dans le fluide universel, qui est le lien qui unit l’Esprit à la matière du corps se dégage plus ou moins lentement du corps. Aussi longtemps qu'il existe un lien entre le corps et le périsprit, ce peut être une impression actuelle et non un souvenir pour l’Esprit qui ne s'explique pas sa situation ; il ne croit pas être mort, il se sent vivre ; il voit son corps d'un côté, il sait qu'il est à lui, et il ne comprend pas qu'il en soit séparé. Dans certains cas, il peut ressentir la décomposition de son corps comme pour une mort par suicide.
Il est écrit ensuite :
Les souffrances que l’Esprit endure sont toujours la conséquence de la manière dont il a vécu sur la terre ; il n'aura plus sans doute la goutte et les rhumatismes, mais il aura d'autres souffrances qui ne valent pas mieux. Ses souffrances sont le résultat des liens qui existent encore entre lui et la matière ; que plus il est dégagé de l'influence de la matière, autrement dit plus il est dématérialisé, moins il a de sensations pénibles ; or, il dépend de lui de s'affranchir de cette influence dès cette vie ; il a son libre arbitre, et par conséquent le choix entre faire et ne pas faire ; qu'il dompte ses passions animales, qu'il n'ait ni haine, ni envie, ni jalousie, ni orgueil ; qu'il ne soit pas dominé par l'égoïsme ; qu'il purifie son âme par les bons sentiments ; qu'il fasse le bien ; qu'il n'attache aux choses de ce monde que l'importance qu'elles méritent, alors, même sous son enveloppe corporelle, il est déjà épuré, il est déjà dégagé de la matière, et quand il quitte cette enveloppe, il n'en subit plus l'influence ; les souffrances physiques qu'il a éprouvées ne lui laissent aucun souvenir pénible ; il ne lui en reste aucune impression désagréable, parce qu'elles n'ont affecté que le corps et non l'Esprit ; il est heureux d'en être délivré, et le calme de sa conscience l'affranchit de toute souffrance morale.
Vous pourrez trouvez dans le livre, « Le ciel et l’enfer » au chapitre 8, « Expiations terrestres » d’Allan Kardec, deux exemples qui illustrent ces propos.
Le premier (pages 323 à 326) est celui d’un enfant nommé Marcel très handicapé décrit comme entièrement contrefait, soit par difformité naturelle, soit par suite de la maladie, ses jambes contournées touchaient à son cou ; sa maigreur était telle que la peau se déchirait sous la saillie des os ; son corps n'était qu'une plaie et ses souffrances atroces. Durant toute sa courte vie, il montra une douceur, une patience et une résignation édifiante. Un jour, l’enfant demanda au docteur de l’hospice dans lequel il était, des pilules pour calmer ses douleurs, parce que malgré ses prières à Dieu, il ne pouvait pas toujours s’empêcher de crier et il avait peur de déranger les autres malades, montrant par là une élévation d’âme.
Ce qui est écrit sur cet enfant à sa mort est édifiant :
Si l'agonie a été longue, l'heure de la mort n'a point été terrible ; les membres convulsionnés se tordaient sans doute, et montraient aux assistants un corps déformé se révoltant contre la mort, la loi de la chair qui veut vivre quand même ; mais un ange planait au-dessus du lit du moribond et cicatrisait son cœur ; puis il emporta sur ses ailes blanches cette âme si belle qui s'échappait de ce corps informe en prononçant ces mots : Gloire vous soit rendue, ô mon Dieu ! Et cette âme montée vers le Tout-Puissant, heureuse, elle s'est écriée : Me voici, Seigneur ; vous m'aviez donné pour mission d'apprendre à souffrir ; ai-je supporté dignement l'épreuve ?
Et maintenant l'Esprit du pauvre enfant a repris ses propositions ; il plane dans l'espace, allant du faible au petit, disant à tous : Espérance et courage. Dégagé de toute matière et de toute souillure, il est là près de vous, vous parle, non plus avec sa voix souffreteuse et plaintive, mais avec de mâles accents ; il vous a dit : Ceux qui m'ont vu, ont regardé l'enfant qui ne murmurait pas ; ils y ont puisé le calme pour leurs maux, et leurs cœurs se sont raffermis dans la douce confiance en Dieu ; voilà le but de mon court passage sur la terre.
Le deuxième exemple (pages 360 à 362), est celui d’un homme nommé Joseph qui devint aveugle à trente ans par suite d’excès qui ont ruiné sa santé. Au lieu de reconnaître qu’il était la première cause de son infirmité, il se mit à blasphémer contre Dieu, le renier, l’accuser, en disant que, s'il existait, il devait être injuste et méchant, puisqu'il faisait ainsi souffrir ses créatures. Il ne songeait qu’à lui et à la privation des jouissances qui lui était imposée. Il devint insupportable pour les autres et finit par se suicider.
A sa mort, il resta aveugle dans de profondes angoisses jusqu’à ce que épuisé, lassé, il eu un retour sur lui-même, reconnaissant l’existence d’une puissance supérieure pouvant l’aider, il implora sa pitié. Il retrouva donc la vue.
Il est expliqué que pour prouver son repentir il du recommencer son épreuve terrestre dans des conditions plus rude qu’il accepta avec résignation et comme une expiation qui devait avoir sa source dans la souveraine justice. Il dit qu’à la fin de cette vie, le monde des Esprits n'a eu pour lui que des splendeurs et d'ineffables jouissances.
Vous comprenez que le comportant de votre fils tout au long de sa vie est déterminant.
Fraternellement,
Odile