Alzeihmer - Stéphane - 16/12/2015

Bonjour,
un malade atteint d'Alzheimer change de personnalité, peut devenir désagréable, perdre la foi, sembler régresser, etc. Dans ce cas, quelles seront ses possibilités après l'incarnation, quel versant de sa personnalité sera pris en compte ?

Bonjour Stéphane,
La maladie d'Alzheimer est une maladie dégénérative. Ainsi, ce n'est pas l'esprit qui dégénère mais bien un organe physique, le cerveau, qui empêche de communiquer normalement.
Allan Kardec écrivait, à la question 372 du Livre des Esprits : "(...) Les organes ont une très grande influence sur la manifestation des facultés mais ils ne donnent pas les facultés : là est la différence. Un bon musicien avec un mauvais instrument ne fera pas de la bonne musique, et cela ne l'empêchera pas d'être un bon musicien." Dans ce même chapitre, consacré à l'idiotisme et à la folie, Kardec explique (dans la réponse à la question 371) que les crétins et les idiots ont une âme humaine, souvent plus intelligente qu'on ne le pense et qui souffre de l'insuffisance des moyens qu'elle a pour se communiquer, comme le muet souffre de ne pouvoir parler.
Il précise encore (Q 372) "Il faut distinguer l'état normal de l'état pathologique. Dans l'état normal, le moral surmonte l'obstacle que lui oppose la matière ; mais il est des cas où la matière offre une résistance telle que les manifestations sont entravées ou dénaturées, comme dans l'idiotie et la folie : ce sont des cas pathologiques et, dans cet état, l'âme ne jouissant pas de toute sa liberté, la loi humaine elle-même l'affranchit de la responsabilité de ses actes."
C'est une épreuve difficile et souvent une expiation pour l'âme qui a conscience de cette incapacité (Q 375) : "(...) Qu'une partie ou l'ensemble de ces organes soit altéré, son action ou ses impressions, en ce qui concerne ses organes, sont interrompues. S'il perd les yeux, il devient aveugle ; si c'est l'ouïe, il devient sourd, etc. Imagine maintenant que l'organe qui préside aux effets de l'intelligence et de la volonté soit partiellement ou entièrement attaqué ou modifié, il te sera facile de comprendre que l'Esprit n'ayant plus à son service que des organes incomplets ou dénaturés, il en doit résulter une perturbation dont l'Esprit, par lui-même et dans son for intérieur, a parfaite conscience, mais dont il n'est pas maître d'arrêter le cours."
La montée progressive de cette maladie, avec sa lente dégénérescence, ajoute encore des angoisses au malade qui voit son état mental se dégrader sans qu'il ne puisse rien y faire. Mais cela ne doit pas nous faire oublier que c'est aussi une terrible épreuve pour la famille qui, avant de venir sur terre, avait choisi de pouvoir travailler ainsi, à travers son proche malade, sur la patience et l'abnégation, entre autres.
L'épreuve n'est jamais que pour le malade...
Fraternellement,
Hélène