Vous trouverez dans cette rubrique l'ensemble des Bulletins "Le Spiritisme"du CSLAK.
Si vous désirez vous abonner à cette revue trimestrielle et recevoir l'exemplaire chez vous, remplissez ce formulaire.

Tout internaute peut télécharger nos articles du bulletins, ils sont libres d'accès cependant si vous les diffusez sur internet sur votre blog, sur votre site ou facebook, twitter, etc, merci d'indiquer que vous les avez téléchargés à partir de notre site internet. Ainsi, vous contribuerez à la diffusion de la cause spirite en nous aidant à nous faire connaître.

Bulletin 82

Bulletin 82 - septembre 2020
Sommaire

Editorial

Avec cette pandémie, la peur s’est installée dans le cœur de nombre de nos concitoyens. Cette peur ne doit pas guider nos pas, mais il faut que chacun adapte son comportement vers plus de bienveillance. Si cette épreuve qui est subie actuellement nous divise, alors le monde ira encore plus mal. Par son action, l’espèce humaine précipite, devance, ou risque de devancer des évènements plus ou moins tragiques. Tout ce qui peut arriver ne peut être que le fruit de notre amour, de notre courage ou de notre indifférence et de notre manque de volonté.
En quelques décennies, notre civilisation a évolué, comme jamais dans son histoire, d’un point de vue technologique et scientifique. Tout s’accélère et devient incontrôlable pour les masses populaires qui subissent ces changements. Nous arrivons à une fin de cycle de notre humanité qui doit comprendre que l’évolution de la terre est entre ses mains. Il faut une volonté d’évolution individuelle et collective. Il lui faut comprendre que la véritable nature de l’être n’est pas matière mais spirituelle, et il faut rapidement se poser les bonnes questions : quelles sont les valeurs maintenant qui comptent pour notre planète, de quoi je veux que le monde de demain soit fait, et quels sacrifices, quels efforts dans mon comportement je suis prêt à réaliser ?
Plus légèrement, nous abordons dans ce bulletin un témoignage de télépathie démontrant une fois de plus que la pensée est vibration.

Gilles Fernandez

Le coronavirus selon le spiritisme

Dans un message médiumnique du 10 novembre 2019, l’Esprit Bezerra de Menezes se communique par l’intermédiaire du médium Divaldo Pereira Franco lors d’une réunion de la fédération spirite brésilienne. Il disait notamment : « … Les jours glorieux de la science et de la technologie de pointe sont ombragés par le malaise du sentiment humain qui semble se déchaîner partout. La révolte, le désespoir et la souffrance marquent la génération actuelle comme une conséquence de l'utilisation abusive du libre arbitre dans le passé… La barque terrestre vit de terribles vagues d’une mer agitée par les concepts de folie et de disharmonie. Cependant, Christ regarde et conduit cette embarcation divine jusqu’au port avec sécurité. Certaines douleurs seront probablement importantes et terrifiantes parce que les âmes rebelles acceptent mieux les choses lorsqu’elles se trouvent face aux souffrances et se soumettent à la fraternité et l’amour… C'est le grand moment que les Ecritures annonçaient depuis longtemps, le changement va avoir lieu et il a atteint son point culminant… Aujourd'hui, l'angoisse et la douleur viennent de l'intérieur vers l'extérieur, en raison des terribles perturbations causées par les ennemis de la lumière qui se travestissent en missionnaires d'une nouvelle ère. Oui, la nouvelle ère se caractérisera par la grandeur de l'amour dans le travail de la charité pour l'humanité… La douleur est le messager que Dieu offre à ceux qu'Il aime, de telle sorte que, marqué par la souffrance, ils n'ont d'autre alternative que de marcher vers l'épreuve sublime… La terre est toujours la planète des épreuves et des expiations et nous nous y trouvons tous en quête de purification. L'infériorité qui persiste reste comme un héritage dangereux d’époques qui aurait dû être dépassées et la victoire n'a pas été remportée… »
Depuis, le covid-19 s’est développé en Chine, puis en Italie pour envahir rapidement toute l’Europe. A ce jour, pratiquement tous les pays du monde sont touchés par ce virus qui perturbe les économies et les modes de vies. Chacun applique avec plus ou moins d’application, les mesures de protection mais tous attendent la fin de cette épidémie pour reprendre leurs vies d’avant ou la modifier. Dans une étude réalisée par Alessandro Ferro du groupe spirite Chico Xavier au Brésil, on trouve d’intéressantes réponses à quelques questions que beaucoup se posent.

Pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas tous contaminés ? Pourquoi certains meurent-ils et d'autres non ?
Le spiritisme explique que les maladies font partie des épreuves et des vicissitudes de la vie terrestre car dans les mondes plus avancés, l'organisme humain, plus purifié et moins matériel, n'est pas soumis aux mêmes maladies. Les conditions de vie sont très différentes et les relations entre les peuples sont toujours amicales. Ils ne sont jamais perturbés par l'ambition d'asservir le voisin, ni de combattre par la guerre. Le mal n'y est pas présent et par conséquent, il n'y a pas d'expiation.
Sur Terre, nous vivons encore dans une enfance spirituelle où le mal règne. Dans l’Evangile selon le spiritisme d’Allan Kardec, au chapitre 3, Saint Augustin nous le rappelle : « La Terre fournit donc un des types des mondes expiatoires, dont les variétés sont infinies, mais qui ont pour caractère commun de servir de lieu d'exil aux Esprits rebelles à la loi de Dieu. Là ces Esprits ont à lutter à la fois contre la perversité des hommes et contre l'inclémence de la nature, double travail pénible qui développe en même temps les qualités du coeur et celles de l'intelligence. C'est ainsi que Dieu, dans sa bonté, fait tourner le châtiment même au profit du progrès de l'Esprit. »
Si la pensée matérialiste conduit à des conclusions hâtives comme la punition, la discorde, la confusion, le manque de soin et la fatalité, la vision spirite se place au-dessus des maux du corps physique et invite à travailler et à avoir confiance en l'avenir pour surmonter les difficultés.
« Nous devons donc nous résigner aux conséquences de l'environnement où notre infériorité nous place, jusqu'à ce que nous méritions de passer à un autre. Cela n'est toutefois pas de nature à nous empêcher de faire ce qui dépend de nous pour améliorer nos conditions actuelles. Mais si, malgré nos efforts, nous n'y parvenons pas, le spiritisme nous apprend à supporter avec résignation les maux passagers. »
En ayant conscience de ces concepts spirituels, on observe que Dieu, dans Sa perfection et Sa miséricorde, agît selon des lois parfaites et miséricordieuses afin que le progrès soit réalisé dans toute Sa création.

Pourquoi tant de morts ?

Par la mort et la naissance, les deux populations, terrestre et spirituelle, ne cessent de se rencontrer l'une et l'autre. Il y a des départs quotidiens du monde corporel vers le monde spirituel et des réincarnations du monde spirituel vers le monde matériel. A certaines époques, selon la sagesse divine et en vertu de grandes révolutions à venir, ces migrations sont plus importantes. Ces départs collectifs sont des moyens providentiels pour renouveler la population corporelle du globe.
Dans la destruction d'un grand nombre de corps physique, aucun Esprit ne périt ; ils ne font que changer d’environnement et au lieu de partir isolément, ils partent en groupe. Ils sont recueillis par des fratries spirituelles ou postes de secours qui veillent à leur accueil et à leur bien-être dans l’au-delà. Un renouvellement rapide accélère le progrès social. Sans cette impulsion violente, ce progrès ne pourrait se réaliser qu'avec une extrême lenteur. Il convient de noter que pour toutes les grandes calamités qui déciment les populations, elles sont toujours suivies d'une ère de progrès soit d'ordre physique, intellectuel ou moral.

Pourquoi une invasion microbienne ?

Dans le livre Evolution dans deux mondes dicté aux médiums Chico Xavier et Waldo Vieira, au chapitre 20, on pose une question sur l'invasion microbienne et l’on demande si elle est liée à des causes spirituelles ?
- Oui, sauf dans le cas du processus infectieux dont le responsable est l’absence d’hygiène. Les dépressions, qui sont en nous, sont créées par nous-mêmes. Quand nous abusons de nos forces, quand nous corrompons les échanges vitaux du cosmos organique en nous déséquilibrant, quand nous installons des perturbations pour autrui, nous modelons dans nos tissus physio-psychosomatiques, qui constituent notre corps physique, certaines ruptures dans l’harmonie des cellules. Si le dysfonctionnement est constaté, toute la zone affectée par le désajustement devient passible d’invasion microbienne, comme une place assiégée, parce que les sentinelles naturelles n’ont pas les bases nécessaires pour réaliser l’action régénératrice qui leur incombe, elles restent très souvent autour du point lésé et cherchent à limiter sa présence ou à juguler son expansion. »
Cela signifie que nous sommes sensibles à l'invasion microbienne lorsque nous n’arrivons pas à nous adapter face aux épreuves et cela rend difficile la régénération naturelle des cellules. La maladie s’installe, en raison de la disharmonie causée par nos choix conscients ou non, d'hier ou d'aujourd'hui.
Et l’Esprit poursuit : « En général, presque tous les processus pathologiques apparaissent comme des phénomènes secondaires dans les zones de prédisposition aux maladies. Nous transformons notre corps physique par le déséquilibre de nos forces mentales. Cela génère des ruptures ou des points d’interaction entre le périsprit et le corps physique par lesquels s’insinue l’agression microbienne à laquelle nous sommes plus particulièrement sensibles selon la nature de nos dettes karmiques. »
Aussi, les Esprits supérieurs conseillent toujours de se tourner vers la transformation morale pour une vie plus saine : « Le soutien que nous offrons aux autres crée notre propre soutien. C’est la raison pour laquelle, en éliminant en nous l’animalité et l’orgueil, la vanité et la cupidité, la cruauté et l’avarice, et en nous efforçant à nous tourner vers la simplicité et à l’humilité, à la fraternité sans limites et au pardon inconditionnel, les principes de Jésus établissent. Quand ils sont observés, l’immunologie parfaite, dans notre vie intérieure, renforce le pouvoir de notre esprit à l’auto défensive contre tous les éléments destructeurs et dégradants qui nous entourent et nous relie aux possibilités imprescriptibles de l’évolution vers Dieu. »

L’évolution du globe terrestre

Régulièrement des prophéties nous annoncent la fin du monde, pour d’autres, c’est la fin d’un monde et chacun prédit que de grands évènements vont se produire, que notre civilisation va s’effondrer pour un monde nouveau, un monde meilleur.
Mais comment interpréter ces paroles prophétiques, ces visions du futur ? Pour les matérialistes, elles sont l’expression de croyances religieuses stupides ; pour un grand nombre de croyants, elles prennent racine dans un mysticisme biblique dérogeant aux lois de la nature, et pour la plupart, c’est un grand désordre de pensées relié dans les médias.
En fait, tout est harmonie dans la création et régit par des lois immuables, si notre époque est marquée pour l'accomplissement de certaines choses, c'est qu'elles ont leur raison d'être dans la marche de l'ensemble et notre planète Terre est soumise à la loi du progrès.
D’un point de vue physique, elle a subi au fil des millénaires des transformations géologiques, des changements de climats, des cataclysmes dus à des météorites qui l’ont rendue pas à pas habitable pour l’homme. Cet habitant, qui a pu de ce fait coloniser la terre, a développé ses capacités d’une incarnation à une autre. Ces Esprits incarnés et désincarnés se sont perfectionnés, ils ont permis à l’humanité de progresser par le développement de l'intelligence, du sens moral et l'adoucissement des mœurs.
L’évolution du globe terrestre s’est effectuée sous l’emprise de forces puissantes, dans un même temps les hommes ont apporté leur concours à ces modifications par l’aménagement d’infrastructures qui lui ont permis d’améliorer ses conditions de vie et de passer d’un état primitif à un statut d’homme civilisé.
Ce double progrès, physique de la terre et moral de l’homme s’accomplit pour l’un d’une manière lente et graduelle et pour le second par des changements plus brutaux montrant la marche ascensionnelle de l’humanité. Tout a été préparé pour que les êtres humains soient accueillis dans un monde le plus parfait possible ; la perfection de l’habitation devant être en rapport avec la perfection de l’habitant.
L’homme dans sa progression conserve son libre arbitre, mais chaque pensée, chaque action qu’il met en place doivent s’effectuer en fonction des lois de la nature qui sont l'œuvre éternelle de la sagesse et de la prescience divines. Il est donc normal que si l’homme dévie de ces lois, de grands évènements s’accomplissent afin de réactiver la régénération de l’humanité.
Ce mouvement progressif, en fonction du karma ou loi de cause à effet, peut-être partiel, c'est-à-dire borné à un peuple ou à une nation, d'autres fois général et touchant la terre entière comme par exemple la covid19.
De la même manière que nos sociétés sont régies par des lois humaines à différents échelons tels que les communes, les départements, les régions, l’état, tout l’univers est régi par des lois divines et de nombreux Esprits suivant leur degré d’avancement sont chargés de veiller au bon déroulement de l’ordre établi et au respect de ces lois. L’univers est un immense gouvernement avec ses ministres, Esprits évolués qui gèrent chaque chose, chaque monde, sous l'empire de cette vaste puissance régulatrice afin que tout fonctionne dans un ordre parfait.
Depuis plusieurs siècles, les avancées scientifiques rythment le développement de l'humanité. Les progrès technologiques sont incontestables et l’intelligence humaine le démontre dans bien des domaines. L’homme n’a de cesse de vouloir améliorer les conditions matérielles de son existence et d’aller toujours plus loin dans sa conquête de la nature. La technique lui permet de la transformer et de la façonner à sa guise pour en faire son propre environnement. Ces dernières décennies, tout s’est accéléré dans une marche en avant effrénée. Par le développement de son intelligence, l’homme a agrandi un sentiment de supériorité sur l’ordre des choses et malgré les avertissements de certains scientifiques ou de la nature elle-même, rien ne semble vouloir l’arrêter.
Ce n'est donc plus seulement le développement de l'intelligence qu'il faut aux hommes, mais l'élévation de leurs sentiments ; il leur reste encore un immense progrès à réaliser : c'est de faire régner entre eux la charité, la fraternité et la solidarité, pour assurer le bien-être moral et pour cela, il faut détruire tout ce qui peut exciter en eux l'égoïsme et l'orgueil.
En effet, le progrès humain est aussi et doit être surtout moral : l'humanité progresse au fur et à mesure que des valeurs de solidarité, d'égalité et de liberté s'imposent dans la société.
Les progrès qu’a pu réaliser l’homme au cours des siècles a nécessité la coopération des hommes. Les tribus ou les premières ébauches sociétales ont toujours obtenus une supériorité sur l’homme seul et c’est par ces groupes coopératifs que des progrès scientifiques et moraux ont pu s’accomplir.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’un changement partiel ou d’une rénovation limitée à une corporation, à un pays, à un continent, c’est un mouvement global au niveau de la planète qui doit s’opérer dans le sens du progrès moral. Pas à pas, un nouvel ordre des choses tend à s’établir. Les générations des deux siècles derniers, centrées sur le bien-être matériel et le profit, voient le produit de leur intelligence s’épuiser dans le stress, les dépressions, les suicides, les violences urbaines.
On aspire encore à une indépendance financière et matérielle plus grande, mais plus on avance, plus on sent ce qui manque, sans cependant pouvoir encore le définir clairement : c'est l'effet du travail intime qui s'opère pour la régénération ; on a des désirs, des aspirations qui sont comme le pressentiment d'un état meilleur. On arrive progressivement à comprendre que le complément de ce bien-être ne peut être que dans le développement moral.
D’autres générations se présenteront animées d’idées et de sentiments tout autres que les générations surannées qui s’en iront et le vieux monde sera mort pour s’inscrire dans l’histoire de notre humanité comme le fût le Moyen Age avec ses coutumes et ses superstitions.
Ce changement radical qui doit se mettre en place apportera beaucoup d’agitations à notre monde, et de ces conflits d’idéologie vont naître des perturbations violentes dans nos sociétés.
Ce monde n’a pas été fait uniquement pour l’homme, il a été fait de telle sorte qu’il soit parfait et achevé comme il convenait à l’œuvre de Dieu C’est pourquoi toutes les parties qui le composent ne sont pas ajustées à la mesure de l’une de ses créatures, mais chacune participe à l’effet d’ensemble et en dépend. Même s’il essaye de la dominer, l’homme n’est pas à l’extérieur de la nature mais il en fait partie et il ne peut continuer notamment à exterminer des millions d’espèces vivantes qui comme lui font partie de cette création. Nos enfants éprouveront certainement envers nous la même indignation que nous en éprouvons aujourd’hui pour l’esclavagisme.
Nous vivons actuellement une nouvelle renaissance, laquelle débouchera sur un autre monde et par conséquent sur une nouvelle civilisation.
Les deux communications suivantes, l’une de l’Esprit Arago et l’autre de l’Esprit du docteur Barry nous expliquent que l’évolution humaine est liée à l’ensemble des corps du système solaire, que c’est un enchaînement sans fin des circonstances, des causes et des effets, de l’action de l’Esprit sur la matière, de l’interaction entre les mondes visible et invisible et les éléments de la nature.
« Dans un même système planétaire, tous les corps qui en dépendent réagissent les uns sur les autres ; toutes les influences physiques y sont solidaires, il en résulte que ces influences peuvent amener une perturbation momentanée dans leurs éléments constitutifs, et modifier les conditions de vitalité de leurs habitants. La matière organique ne saurait échapper à ces influences ; les perturbations qu'elle subit peuvent donc altérer l'état physique des êtres vivants, et déterminer quelques-unes de ces maladies qui sévissent d'une manière générale sur les plantes, les animaux et les hommes ; ces maladies, comme tous les fléaux, sont pour l'intelligence humaine un stimulant qui la pousse, par la nécessité, à la recherche des moyens de les combattre, et à la découverte des lois de la nature. Mais la matière organique réagit à son tour sur l'Esprit ; celui-ci, par son contact et sa liaison intime avec les éléments matériels, subit aussi des influences qui modifient ses dispositions, sans cependant lui ôter son libre arbitre, surexcitent ou ralentissent son activité, et, par cela même, contribuent à son développement.
L'effervescence, qui se manifeste parfois dans toute une population, parmi les hommes d'une même nation, n'est pas une chose fortuite, ni le résultat d'un caprice ; elle a sa cause dans les lois de la nature. Cette effervescence, d'abord inconsciente, qui n'est qu'un vague désir, une aspiration non définie vers quelque chose de mieux, un besoin de changement, se traduit par une sourde agitation, puis par des actes qui amènent les révolutions sociales, lesquelles, croyez-le bien, ont aussi leur périodicité, comme les révolutions physiques, car tout s'enchaîne.
Si la vue spirituelle n'était pas circonscrite par le voile matériel, vous verriez ces courants fluidiques qui, comme des milliers de fils conducteurs, relient les choses du monde spirituel et du monde matériel. Quand on vous dit que l'humanité est arrivée à une période de transformation, et que la terre doit s'élever dans la hiérarchie des mondes, ne voyez dans ces paroles rien de mystique, mais, au contraire, l'accomplissement d'une des grandes lois fatales de l'univers, contre lesquelles tout mauvais vouloir humain se brise. »
Francois Arago, astronome, physicien et homme d'état français, mort en 1853 à Paris.
« L’humanité se transforme comme elle s'est déjà transformée à d'autres époques, et chaque transformation est marquée par une crise qui est, pour le genre humain, souvent pénible, douloureuse, qui emporte avec elle les générations et les institutions, mais toujours suivies d'une phase de progrès matériel et moral. L'humanité terrestre, arrivée à l'une de ces périodes de croissance, est en plein, dans le travail de la transformation ; c'est pourquoi elle s'agite de toutes parts dans le monde entier, en proie à une sorte de fièvre, jusqu'à ce qu'elle ait repris son équilibre sur de nouvelles bases. Qui la verra alors la trouvera bien changée dans ses mœurs, son caractère, ses lois, ses croyances, en un mot, dans tout son état social.
Une chose qui vous paraîtra étrange, mais qui n'en est pas moins une rigoureuse vérité, c'est que le monde des Esprits qui vous environne subit le contrecoup de toutes les commotions qui agitent le monde des incarnés : je dis même qu'il y prend une part active. Cela n'a rien de surprenant pour quiconque sait que les Esprits ne font qu'un avec l'humanité ; qu'ils en sortent et doivent y rentrer ; il est donc naturel qu'ils s'intéressent aux mouvements qui s'opèrent parmi les hommes. Soyez donc certains que, lorsqu'une révolution sociale s'accomplit sur la terre, elle remue également le monde invisible ; toutes les passions bonnes et mauvaises y sont surexcitées comme chez vous ; une indicible effervescence règne parmi les Esprits qui font encore partie de votre monde et qui attendent le moment d'y rentrer. A l'agitation des incarnés et des désincarnés se joignent parfois, le plus souvent même, parce que tout se tient dans la nature, les perturbations des éléments physiques de la nature ; c'est alors, pour un temps, une véritable confusion générale, mais qui passe comme un ouragan, après lequel le ciel redevient serein, et l'humanité, reconstituée sur de nouvelles bases, imbue de nouvelles idées, parcourt une nouvelle étape de progrès. »
Docteur James Barry, chirurgien anglais, mort en 1865 à Londres.
L’humanité est un être collectif dans lequel s’effectuent les mêmes évolutions morales que dans chaque individu. Notre humanité est parvenue à une de ces périodes de transformation, de croissance morale qui se traduit par des améliorations dans les mœurs, les lois, les usages tels que la décolonisation, la suppression de la peine de mort dans de nombreux pays, ou encore l’amélioration de la condition féminine dans nos sociétés.
La fraternité doit être la pierre angulaire du nouvel ordre social ; mais il n'y a pas de fraternité réelle, solide et effective, si elle n'est appuyée sur une base inébranlable ; cette base, c'est la foi dans les principes fondamentaux que tout le monde peut accepter : Dieu, la survivance de l'âme, le progrès individuel, la perpétuité des rapports entre les êtres.
Le progrès intellectuel accompli jusqu'à ce jour est impuissant à régénérer l’humanité et le restera tant que l'homme sera dominé par l'orgueil et l'égoïsme et qu’il utilisera son intelligence et ses connaissances au profit de ses passions et de ses intérêts personnels.
Seul, le progrès moral pourra assurer le bonheur des hommes sur la terre en restreignant les mauvaises passions ; seul, il pourra faire régner entre eux, la paix, la fraternité. et fera tomber les préjugés en apprenant aux hommes à se regarder comme des frères appelés à s'entraider et non à vivre aux dépens les uns des autres.
Aujourd'hui, l'humanité est mûre pour porter ses regards plus hauts qu'elle ne l'a fait, pour s'assimiler des idées plus larges et comprendre ce qu'elle n'avait pas compris.
Cette phase régénérative se révèle déjà, par des tentatives de réformes utiles, par des idées grandes et généreuses qui se font jour et qui commencent à trouver des échos. C'est ainsi qu’au XXème siècle, on a vu se fonder une foule d'institutions protectrices, civilisatrices et émancipatrices, telles l’ONU, la Croix-Rouge, les ONG, Amnesty International, Médecins Sans Frontière et bien d’autres, cela sous l'impulsion et par l'initiative d'hommes évidemment prédestinés à l'œuvre de la régénération, même si souvent elles sont rattrapées par des ambitions politiques et stratégiques.
Mais, il manque à ces réformes une base pour se développer, se compléter, se consolider, une prédisposition morale plus générale pour fructifier et se faire accepter des masses
Les générations actuelles qui vont disparaître emporteront avec elles leurs préjugés et leurs erreurs ; les nouvelles générations, parmi lesquelles un certain nombre d’êtres humains ont des pensées plus élevées, suivront, imprégnées de sentiments plus profonds et d'idées plus saines qui apporteront au monde un progrès moral qui marquera une nouvelle étape pour l'humanité.
A partir du moment où les nouveaux incarnés, imprégnés de bons sentiments, représenteront la majorité des hommes sur terre, on peut espérer de grandes modifications dans les relations sociales : charité, fraternité, bienveillance pour tous et tolérance pour toutes les croyances.
Ce sera l'œuvre de la nouvelle génération qui marchera à la réalisation de toutes les idées humanitaires compatibles avec le degré d'avancement auquel elle sera parvenue.
Elle ne sera pas composée exclusivement d’Esprits supérieurs mais en grande partie de tous ceux qui ayant déjà progressés sont disposés à assimiler toutes les idées progressistes et aptes à participer au mouvement régénérateur.
Cette transformation a déjà débuté et l’évolution de notre humanité sera lente, progressive, et parfois douloureuse. Les épreuves traversées donneront aux hommes et aux femmes de bonne volonté le courage de changer et d’aspirer pour eux, pour leur prochain, à un amour plus grand, loin de la vanité des biens matériels et des excès inévitables d’une société qui se repaît dans des constructions éphémères.

Témoignage de télépathie

Lorsque j’étais enfant, j’ai eu la chance de pouvoir être initiée à la télépathie par mon père. Je me rappelle encore du jour où j’ai découvert l’existence de cette capacité chez l’homme. J’avais alors 7 ou 8 ans, je ne sais plus trop. Lorsque je rentrais de l’école, j’aimais bien faire deviner les notes que j’avais obtenues en classe, et mon père trouvait toujours la bonne réponse du premier coup, même si elle n’était pas forcément évidente. Je lui ai donc demandé comment il faisait et c’est alors qu’il m’a répondu qu’il lisait dans ma tête... J’étais très intriguée : je n’avais encore jamais entendu parler de ce phénomène (rien de bien surprenant vu mon jeune âge), ça ne pouvait donc pas exister ! Mais, en même temps, il parvenait systématiquement à donner une réponse juste...
Pour en avoir le cœur net et effacer les doutes, nous avons convenu qu’il devait essayer de deviner le repas que j’avais pris au déjeuner à la cantine (petit rappel pour les plus jeunes : il fut une époque où on ne pouvait pas aller consulter des menus sur internet). L’idée de savoir qu’il était en train de trifouiller dans ma tête me rendait très anxieuse et je riais nerveusement sans parvenir à rester suffisamment calme pour lui permettre de « bien voir ».
Malgré mon agitation, il réussit tout de même à distinguer qu’en entrée, l’assiette était toute rouge et qu’il y avait comme des bâtons en rayons dessus. J’étais de plus en plus excitée, car j’avais en effet, ce jour-là, mangé des tomates coupées en rondelles et des sardines avaient été disposées en rayons sur le dessus. Après avoir trouvé le menu complet, au moins approximativement du fait de mon excitation, j’étais plus encline à croire qu’il était possible de « lire dans les têtes ».
Mon père m’a alors expliqué qu’on avait tous cette capacité, plus ou moins développée, mais que, comme on ne l’utilisait pas, elle s’endormait chez la plupart des gens. À partir de ce jour, nous avons entrepris des exercices simples, d’abord pour deviner un chiffre entre 1 et 10, puis entre 1 et 50, ensuite entre 1 et 100, etc. Puis, on avait corsé l’exercice en cherchant à deviner une couleur, un animal, un métier,… J’aimais beaucoup ce petit jeu où j’étais tour à tour émetteur ou récepteur et il était surtout bien agréable de voir, au fur et à mesure, les progrès se réaliser. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de pratiquer très longtemps, car mon père est mort soudainement alors que je venais tout juste d’avoir 11 ans.
Plus tard, peut-être pour me le rappeler, j’ai à plusieurs reprises essayé de trouver des partenaires pour s’amuser à lire dans la tête. C’était à présent moi qui faisais découvrir la capacité à mes copines incrédules, puis j’entraînais les plus intéressées et elles progressaient, le temps des efforts, mais cela n’a jamais été bien suivi dans le temps et la faculté s’est doucement rendormie, mais pas totalement tout de même, car sachant qu’elle existe et qu’il faut parfois un peu la stimuler pour qu’elle reste active, je n’hésite jamais à l’utiliser quand je peux. Bien sûr, il ne s’agit pas d’aller lire dans la tête de quelqu’un sans son accord, mais on dira simplement que j’entends, peut-être un peu plus souvent que d’autres, le fameux « Ah, je pensais justement à toi !» au moment d’un coup de fil...
Même si, faute d’un partenaire fiable et persévérant, j’avais dû renoncer aux exercices en duo, je savais néanmoins que, exactement comme pour la médiumnité, cette capacité existait chez chacun d’entre nous, plus ou moins développée selon un capital de départ et selon l’éventuel travail de développement fourni. C’est ainsi que j’ai pu être amenée à y avoir tout naturellement recours à différentes étapes de ma vie. Je ne citerai ici que deux exemples : l’un dans lequel je suis émetteur, l’autre récepteur.

Appelle-moi vite s’il te plaît

Quelques années après le décès de mon père, ma mère est tombée gravement malade et il fallut l’opérer rapidement. Le téléphone portable n’existait pas encore et je ne savais donc pas comment prévenir mon frère qui était parti en vacances dans un camping avec sa jeune épouse. Impossible de chercher le nom du camping dans un annuaire puisque je ne savais même plus le nom de l’endroit où il m’avait dit qu’ils partaient en vacances.
Alors, je me suis dit que la seule manière de prévenir mon frère était d’utiliser la télépathie. Comme il est un grand cartésien, peu enclin à croire à tout ce qui pouvait, de près ou de loin, ressembler à du paranormal, j’ai tout de suite pensé que je perdrai mon temps en essayant de lui transmettre une information et j’ai préféré me tourner vers ma belle-sœur que je connaissais encore peu mais que je percevais comme beaucoup plus réceptive.
Je me suis donc assise et concentrée, une dizaine de minutes peut-être, en lui demandant de m’appeler. Je précise, qu’à cette période, nous ne nous appelions qu’une fois par trimestre en moyenne, mais, pourtant, ce jour-là, moins d’une heure après, ma belle-sœur me téléphonait d’une cabine téléphonique.
Elle m’a expliqué qu’elle était dans la piscine du camping lorsqu’elle a senti un besoin impérieux de sortir pour m’appeler. Dès qu’elle a ressenti cet « appel », elle a, dans un premier temps d’abord, tenté de le chasser puis, voyant qu’il persistait, elle est sortie de l’eau et est allée voir mon frère en lui demandant de me contacter. Il s’est évidemment moqué de cette demande incongrue, mais elle sentait bien que cette pensée n’était pas « normale » et elle devait donc en avoir le cœur net. Elle a dû aller acheter une carte téléphonique pour pouvoir m’appeler et j’ai alors pu lui apprendre la triste nouvelle.
Au milieu de cette épreuve, j’avais au moins eu la satisfaction de constater que les leçons de mon père ne servaient pas seulement à jouer mais pouvaient rendre de réels services, avec le soutien du monde invisible qui avait tout mis en œuvre pour favoriser la communication par l’influence du bon moment dans la piscine, comme par le choix de récepteur adéquat.
D’ailleurs on m’objectera peut-être que des Esprits familiers ont pu se faire porteurs de ce message, sans qu’il soit donc utile de faire appel à la télépathie. C’est vrai, mais peu importe, le résultat est le même : des forces s’activent quand on y met une sage volonté.

Une faucheuse anonyme

Dans cet autre exemple, je me trouve, cette fois, dans la situation de recevoir un message à un moment où je ne m’y attendais pas.
J’étais en vacances dans un studio à la montagne et je lisais tranquillement lorsque, tout d’un coup, j’ai vu comme l’image de la mort m’apparaître. Une silhouette noire avec sa capuche et sa faucille, sortait du livre et se rapprochait de mon visage. Impossible de poursuivre ma lecture car, chaque fois que je regardais mon livre, l’image se rapprochait de moi et ne disparaissait que si je fermais l’ouvrage. Je me suis donc concentrée pour comprendre cette vision. Je sentais bien qu’elle ne me concernait pas directement. En effet, je savais, intuitivement, que ce n’était pas un de mes proches qui était décédé mais, puisque cette image m’était envoyée, c’est qu’un de mes proches était, lui, touché par un deuil. J’ai tout de suite pensé à un membre de ma famille, sans savoir exactement lequel, qui aurait perdu un membre de sa belle-famille par exemple.
Alors, je suis, moi aussi, allée acheter ma carte de téléphone pour pouvoir appeler d’une cabine téléphonique. Il est vrai qu’aujourd’hui, avec les téléphones portables, on a toujours les réponses, parfois avant même de se poser les questions, alors on a beaucoup moins l’occasion de constater comment une pensée peut être forte et pousser à communiquer. Il reste tout de même certaines belles connexions qui nous amènent à prendre notre téléphone souvent 2 secondes avant qu’il ne sonne réellement…
J’appelle ma mère, sans vouloir l’inquiéter, donc en lui demandant juste des nouvelles d’elle, de la famille, des frères et sœurs, pour savoir si elle les avait eus au moins en ligne. On était en fin de week-end, alors elle les avait tous vus ou eus au téléphone et tout le monde allait bien, sans rien à signaler. Elle se demandait pourquoi je posais tant de questions pour être sûre que tout le monde aille bien et pour avoir des nouvelles de leurs propres familles, mais je ne pouvais quand même pas décemment lui dire la vérité... J’étais déçue de ne pas comprendre mais, toujours confiante dans mon ressenti, j’ai noté le jour et l’heure de la vision macabre puis j’ai repris le cours normal de mes vacances.
De retour sur Lyon, j’apprends que ma meilleure amie vient de perdre sa mère. Je l’appelle immédiatement. Ma vision correspondait bien au moment précis où elle avait appris le décès et se trouvait complètement désarçonnée. Elle avait cherché à m’appeler tout de suite car, sachant que j’avais déjà perdu mon père, elle savait que j’aurai pu être d’un bon secours pour l’aider à surmonter le difficile moment de la brutale nouvelle. Comme elle ne m’avait pas eue sur le téléphone fixe, elle s’est souvenue que j’étais partie en vacances et que j’étais donc injoignable. Elle ne s’est pas sentie de mettre un message aussi triste sur un répondeur et elle s’est tournée vers d’autres pour l’aider dans son processus et ses démarches de deuil.
J’ai souvent regretté d’avoir bien ressenti qu’un de mes proches était touché par un deuil sans avoir, finalement, pu déterminer qui était concerné et donc n’avoir pas pu être présente malgré le message reçu. Trop focalisée sur ma famille, une fois rassurée que tout le monde allait bien, et la vision ne me « hantant » plus, j’avais malheureusement laissé tomber le message.

De l’utilité du sommeil

De nombreux ouvrages, pas nécessairement spirites, regorgent d’exemples où la télépathie ne fait aucun doute. Mais, pour nous laisser aller à cette faculté, sans lui opposer trop de résistance, il faut parfois passer par le sommeil, comme nous allons le voir dans ce dernier exemple tiré du livre Dans l’Invisible de Léon Denis.
« Dans tous ces cas, l’activité intellectuelle et la puissance de travail semblent plus grandes dans le sommeil que pendant la veille.
Parfois l’âme, dégagée des liens corporels, communique, au moyen du rêve, avec d’autres personnes vivantes ou défuntes, et reçoit d’elles des indications et des avertissements. L’envoyé spécial du Matin, de Paris, M. Scarfoglio, télégraphiait de Messine, le 5 janvier 1909, à ce journal :
«... Aujourd’hui encore, plusieurs personnes ont été retirées vivantes des ruines. A ce propos, il faut signaler un cas très touchant qui s’est produit ce matin. Un jeune homme, marin du cuirassé Regina-Elena, était fiancé à une jeune fille ensevelie sous les décombres d’une maison. Ayant obtenu de son commandant l’autorisation de travailler avec quelques camarades au sauvetage de sa fiancée et des autres personnes ensevelies sous les mêmes décombres, le marin s’est acharné à de vaines recherches pendant quatre jours. Aujourd’hui, en proie au désespoir et épuisé de fatigue, le marin s’est endormi. Tout à coup, il a rêvé de sa fiancée, qui lui disait : « Je suis vivante. Viens ! Sauve-moi ! » Aussitôt, il s’est réveillé et a supplié ses camarades de reprendre leurs fouilles pour la dernière fois. Ses efforts ont été miraculeusement couronnés de succès, car, après quelques heures, il a retrouvé sa fiancée et l’a retirée vivante des ruines. La jeune fille, qui était dans un état comateux, à peine sortie des ruines, a repris connaissance et a serré le marin dans ses bras, l’embrassant avec furie. Elle a déclaré qu’un profond sommeil l’avait prise tout de suite après la catastrophe et qu’elle avait rêvé qu’elle parlait avec son fiancé, quelques heures avant sa délivrance.
Voici un singulier et très touchant cas de télépathie. La jeune fille, les larmes aux yeux, a remercié tous ses sauveurs et a assuré qu’elle allait bientôt épouser son fiancé et sauveur. »

Le monde d’aujourd’hui

Dans une interview donnée à la télévision brésilienne en 1976, Chico Xavier donne une vision spirite face aux interrogations concernant les diverses catastrophes que notre humanité traverse :
- Plusieurs fois, nous avons parlé de fin du monde, mais en réalité, s’il n’y a vraiment de fin du monde. Si elle arrivait, la cause se trouverait dans l’ambition ou la haine des hommes mais elle ne peut être d’ordre divin. Regardons le problème de l’armement. Les armements sont de plus en plus spécialisés pour amener à la mort des millions de personnes. L’humanité ne peut pas parler de fin du monde, parce que, quelle que soit la plus tragique transformation du monde, si elle survient, ce sera toujours par la faute de l’humanité et non par la volonté de Dieu. Maintenant, nous sommes à la fin d’un millénaire et le deuxième millénaire de la vie chrétienne arrive. Ce premier a été marqué par des guerres, presque constamment. La première a duré 195 ans, au cours de laquelle les hommes se sont exterminés les uns les autres, créant des difficultés karmiques pour toute l’humanité. Les guerres des Croisades furent très longues. Pendant une période de presque 200 ans, d’à peu près 1098 jusqu’à environ 1229, des luttes terribles ont eu lieu entre des chrétiens et des non-chrétiens. Elles furent aussi cruelles que celles d’aujourd’hui où l’intelligence humaine a perfectionné le processus d’extermination. Entre le 14ème et le 15ème siècle, d’autres luttes et ce ne sont pas des jeux d’enfants. La créature humaine hérite d’un karma très douloureux, parce que tout ce que nous semons, nous devons le récolter. Ainsi, à la fin de ce siècle, nous récoltons ce que nous avons semé depuis quasiment le début de la création.
Maintenant, nous voyons, à Genève, de hauts fonctionnaires d’Etats, s’unir et s’entendre sur le fait que nous ne devons pas déclencher de guerre nucléaire, parce qu’il n’y aura pas de vainqueur. Grâce à la bénédiction de notre Seigneur Jésus-Christ pour retenir la furie de la haine entre les nations et pour soulager la souffrance, des institutions reconnues sont créées par ces mêmes hommes, pour maintenir la paix.
Mais, tout indique que si nous ne travaillons pas collectivement, avec tous les moyens à notre disposition, une nouvelle catastrophe peut nous frapper. Si nous n’arrivons pas à nous libérer de nos dettes, en cherchant à promouvoir le principe de la coexistence pacifique, en tout lieu et dans tous les cœurs, des difficultés peuvent surgir. Si nous parvenons à vivre le message de notre Seigneur Jésus-Christ, sans ségrégation, sans dogme, sans hégémonie, sans interprétation d’un point de vue religieux, nous pourrons alors porter à l’avant ce fameux drapeau qu’il nous a donné quand il a déclaré : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Il n’a pas attendu notre amour et Il n’attend pas notre amour. Il nous aime et c’est pour cela qu’Il ne nous abandonne pas. Après toute la tragédie du Calvaire, quand Il revint partager des moments conviviaux avec Ses compagnons, il a dit : « Je serai avec vous jusqu’à la fin des siècles. » Il ne se plaint pas. Il ne se lamente pas. Il ne blâme personne. Il n’y a pas d’écrits, dans l’Evangile, qui disent qu’Il est revenu pour se plaindre. Jésus n’a blâmé aucun de Ses compagnons malgré leur désertion. Il a simplement dit : « Je serai avec vous jusqu’à la fin des siècles. »